Je suis un aventurier
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inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
James Stewart n'est pas ici le citoyen altruiste de chez Capra. Au contraire, Jeff Webster est, dans ce film d'Anthony Mann, un aventurier de l'Ouest, un cowboy individualiste jusqu'à l'égoïsme.
C'est précisément le thème que développe le western au cœur d'une action des plus classiques. Tout au long d'un périple qui le mène vers une petite ville de chercheurs d'or, Webster se refuse à dévier de sa route, à donner de son temps ou son aide pour des causes qui ne sont pas les siennes. En l'occurrence, le sort des habitants de Dawson, spoliés et rançonnés par une bande de méchants ne semble pas l'apitoyer. Jusque quand s'obstinera-t-il à ne pas s'impliquer?
C'est l'idée directrice que poursuit ce bon film d'Anthony Mann, dans lequel on retrouvera des péripéties assez originales, de beaux espaces montagneux et des personnages dont la plupart -tel le juge crapuleux Gannon- s'éloignent des stéréotypes du western.
Shining80
Shining80

10 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 novembre 2025
Je suis un aventurier est, peut être avec Winchester 73, le meilleur film du duo Mann/Stewart, d'abord parce que son personnage principal est atypique, un anti-héros presque parfait. Le cadre du film également, avec ses décors enneigés de l'Alaska et du Yukon. Le long-métrage est une quête perpétuelle cherchant à savoir ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, l'individualisme ou la collectivité, le renoncement ou la bravoure... Ces questions traversent le film, et on appréciera le principal antagoniste, Ganon, shérif (auto-proclamé) de la ville de Skagway qui exerce sa propre loi avec une normalité et un professionnalisme décomplexé, avant de reproduire sa pratique à Dawson. Le thème très américain de la conquête par la création d'une ville (ou plutôt ici de son développement) avait déjà été exploré dans Les Affameurs à l'arrivée du convoi de colons en Oregon, ce qui donne une approche authentique de l'américanisation des territoires (Dawson étant pourtant une ville du Canada, où il n'y a jamais eu de shérif !). Le personnage de Stewart est rongé par des démons passés que l'on ne connait pas bien, ce qui donne une force supplémentaire au film, et enfin la scène finale est magnifique, en particulier le dernier plan : spoiler: le personnage de Stewart faisant sonner la cloche qui appartenait à son ami défunt, mort en partie par sa faute, et qui joue dans le film un peu le même rôle que l'armonica dans Il était une fois dans l'ouest.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 septembre 2025
Sans être mémorable « Je suis un aventurier » est un solide western où se combine le savoir-faire derrière la caméra d’Anthony Mann et le charisme devant l’écran de James Stewart, ce qui oublier le manque d’originalité de l’ensemble.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juillet 2025
Un western assez dense sur la conquête du Nord (on est à la frontière du Canada) puisqu'il montre autant le périple avec le bétail que l'installation dans une ville pionnière et l'exploitation de l'or. Avec des aventuriers qui se font bien avoir dans leur quête d'ailleurs, et comme on est chez Anthony Mann, ils en paient le prix fort.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2025
Passons sur cette habitude dans nombre de westerns des ces trentenaires (car les deux actrices n'ont que trois ans d'écart, bien qu'on doive croire que l'une est une propriétaire accomplie, et l'autre une jeune ingénue) de s'amouracher d'un briscard de quinze années de plus...surtout quand il est désagréable, aigri, égoïste... Accumulant les coïncidences peu crédibles (de la confiscation du troupeau lâché au milieu d'une pendaison à la survie de l'héroïne sous l'avalanche en passant par le retour des mêmes antagonistes - dont un retors John McIntire - au fil de la narration), le récit dénonce la cupidité née de la ruée vers l'or ainsi que des fort rudes conditions de vie (malgré les magnifiques décors de l'Alberta) de ces pionniers en quête d'asile ou de renouveau. D'ailleurs on appréciera le dessin psychologique des protagonistes, entre femmes de caractère, vieil ami touchant et anti-héros. Cependant, on sera plus dubitatif devant la prépondérance d'un didactisme mièvre assommant sur les discrètes touches d'humour distancié (l'étude des intestins à Vienne ou l'ivrogne dessoulé à l'idée de ramener son butin à son épouse). Dispensable.
JoeyTai
JoeyTai

25 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2025
Honnête western, qui a tout de même vieilli. On s'en aperçoit avec le rythme lent, une certaine pesanteur, et des scènes alors incontournables à ce genre : convoi de bétail, recherche d'or, café autour d'un feu de bois, etc... Mais les motivations des différents personnages ont maintenu mon attention jusqu'au bout. L'individualisme affiché ostensiblement par le cowboy Jeff Websters est mis à rude épreuve par les agissements d'un shériff véreux, Gannon. Une certaine Ronda tente de se rapprocher de Webster tout en gardant des relations cordiales avec le dangereux Gannon, qui fait la pluie et le beau temps. Mais la ruée vers l'or dans ce coin perdu d'Alaska attise les passions... Les acteurs jouent leur partition avec talent. Un film peu original mais sans véritable faiblesse.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 septembre 2023
4ème de la série associant Anthony Mann et son acteur fétiche James Stewart, "The far country" porte bien son nom puisque c'est un des rares westerns à se passer en Alaska (même si il a été principalement tourné en Alberta).
Les paysages sont donc par définition magnifiques et servent de toile de fond à cette histoire de chercheurs d'or confrontés à des bandits paradoxalement représentés par un homme autoproclamé shérif (interprété par un John McIntire déconcertant de cynisme et sans aucun scrupule).
Quoi que fassent ces pionniers, non seulement ils se font voler ou tuer mais en plus le personnage interprété par James Stewart est tellement individualiste que ça en devient presque frustrant.
Malgré un ensemble est un peu trop lisse à mon goût et certains rôles caricaturaux, le tout se laisse quand même regarder sans trop d'ennui.
White Fingers
White Fingers

29 abonnés 1 237 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2023
Je suis un fan de James Stewart, mais j'avoue que ce film d'Anthony Mann, le réalisateur de « Winchester 73 », un des dix plus grands westerns jamais réalisé (selon moi), m'a laissé entièrement de marbre. Les espaces sont magnifiques, mais l'histoire peine à se développer. Les bons et les méchants sont un brin caricaturaux. On a beaucoup de plaisir à retrouver un certain nombre de seconds rôles incontournables dans les westerns dont l'ineffable gaffeur Walter Brennan et l'inquiétant John McIntire. Un film inégal, un peu long et sans grande profondeur. Décevant. A noter que c'est le quatrième des cinq films du cycle de westerns d'Anthony Mann avec James Stewart. Rattrapez-vous avec « Winchester 73 ».
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2022
Quatrième western (en fait un northern puisqu’il se passe majoritairement au Canada) du cycle réalisé par Anthony Mann ayant James Stewart comme interprète principal, « The Far Country » reprend comme dans les trois opus précédent le cheminement d’un solitaire ultra violent au passé trouble, vers une sorte de rédemption au sein d’une communauté. Ecrit par Borden Chase, scénariste émérite du western, le film développe un triangle inattendu entre la belle, le shérif véreux et l’aventurier, purement sur le plan des affaires. Mais rapidement le sentiment amoureux, la cupidité et la vengeance vont s’inviter au bal. L’évolution progressive de Jeff (Stewart) au contact des braves gens et de la petite Renee (Corinne Calvet) est analysée avec beaucoup de finesse. Elle s’oppose à un personnage qui est un sheriff–juge-tyran sympathique au premier abord, mais véritable ordure sans scrupules et sans pitié. L’antagonisme entre James Stewart et John McIntire est un des points forts du film, au même titre que la performance de Ruth Roman qui rend crédible les actes de Ronda Castle, y compris ceux qui ne le sont peu. Mais, si Jay C. Flippen (Rubbe) est excellent et touchant, Walter Brennan fait son numéro habituel de vieux-ronchon-édenté-le-coeur-sur-la-main et Corinne Calvet test peu convaincante dans le rôle de l’ado amoureuse et jalouse. Regrettable également les extérieurs inégalement rendus et l’avalanche techniquement datée, alors que les paysages majestueux de l’Alberta permettent tous les superlatifs visuels. William H. Daniels a mieux photographié les séquences dans les espaces plus restreints de ces villes approximatives et boueuses et offre des gunfights remarquablement lisibles. Sur ce point, la mise en scène de Mann est remarquable d’ingéniosité dans le final du film. Si globalement « The Far Country » reste une excellente réalisation, à cause de ces quelques réserves, il reste légèrement inférieur aux quatre autres westerns du cycle Mann-Stewart
Patjob
Patjob

43 abonnés 757 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2022
Une déception (parce que j’en attendais beaucoup) que ce western qui fait partie du grand cycle tourné par l’un de ses maîtres. Ce qui pêche, et a nui à mon adhésion, est incontestablement le scénario, qui comprend trop d’incohérences ou d’invraisemblances : la protection sans raison de Jeff par Ronda, l’abandon immédiat de la recherche dudit Jeff sur le bateau, la renonciation à l’exécution de la pendaison pour un simple passage de bovins, … jusqu’à la résurrection miraculeuse de Jeff qui passe d’une situation de handicap à celle de tireur virtuose ! Dommage car le film a beaucoup de qualités : le traitement des contextes typiquement « westerniens » que sont le transport de bétail et la ruée vers l’or ; des personnages très réussis, comme celui du « méchant », le sheriff Gannon ; la scène mémorable de l’arrivée nocturne annoncée par la clochette ; l’idée de l’itinéraire intérieur du héros, qui passe de l’individualisme forcené à une forme de solidarité (même si la dernière scène illustrant ce thème est assez pompeuse)…
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 190 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 avril 2022
un western qui n'a pas très bien résisté au temps qui passe. Le scénario, pourtant relativement élaboré est trop prévisible, le jeu des acteurs est forcé et même les paysages du grand nord américain semblent mal rendus.
Stigma_max
Stigma_max

7 abonnés 97 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 avril 2022
Un western de 1954 ? Je craignais qu'il soit un peu kitch, mais non. Les paysages sont fabuleux. Les décors sont parfaits pour un film de cette époque James Steward est parfait en cowboy solitaire.
Agnes L.
Agnes L.

229 abonnés 2 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 avril 2022
Typique western que « The Far Country » de 1954. J'ai surtout apprécié toutes les scènes en extérieur avec le troupeau de bovins à mener dans les montagnes proche du Yukon. Ce lieu n'est pas si fréquent dans les films du genre. Certes, l'avalanche fait assez carton plâtre et la fille Renée, un peu cruche, mais l'ensemble est de bonne facture et agréable à visionner pour les amateurs de westerns.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 avril 2022
Far West de pacotille, personnages caricaturaux, dialogues nunuches...le pire du Hollywood de l'époque. Rien de crédible, humour laborieux, beaucoup de longueurs. James Stewart et la beauté des paysages ne peuvent rien contre l'ennui qui gagne face à ce déluge de bons sentiments.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mars 2022
Quatrième par ordre chronologique des cinq westerns ( tous excellents), fruits de la collaboration entre le réalisateur Anthony Mann et James Stewart, " je suis un aventurier" est un des mes préférés. Certes, le tout début souffre d'un artifice scénaristique improbable qui handicape sa mise en route. Passé cet écueil, le film propose le meilleur du western. Paysages somptueux, contexte historique ( ruée vers l'or du Klondike entre 1896 et 1899), dialogues qui renvoient à une philosophie existentielle individualiste, rôles féminins parfaitement incarnés, second rôles tous excellents, écrits et habités, sans parler de la clochette symbolique attachée à la selle du héros dont la présence fait penser à ce que sera plus tard l'harmonica dans "il était une fois dans l'ouest " de Leone ; il n'y a pas à dire on est en présence d'un grand film.
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