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Clntra
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4,0
Publiée le 27 août 2025
Excellent film de Tourneur de la veine de 'griffes du passé* en moins ambitieux. Mais très attachant avec 3 personnages incarnant une morale un peu anar fort sympathique. On passe un moment jouissif. Très chouette et moins anodin qu,'il n'y paraît. Revu ces film en 2025 qui garde tout son charme. Anne Bancroft et Aldo Ray, chacun dans sa partition sont remarquables. La conduite de l'histoire par des flash-back et des scènes en temps réel est efficace, L'introduction d'un tiers qui permet le dénouement et les 2 truands introduisent des scènes d'angoisse donnant du punch au film.
Réalisé par le franco-americain Jacques Tourneur en 1957 , la même année que son chef d'oeuvre " Rendez-vous avec la peur" , " Nightfall" est resté encore aujourd'hui inédit en salle.
Lorsqu'on voit la qualité de ce film noir, on ne peut que s'étonner comme Patrick Brion lorsqu'il presenta ce titre lors de son cinéma de minuit, de sa confidentialité sous nos latitudes.
Voilà un opus de Jacques Tourneur, dont le scénario est tiré d'un roman de David Goodis, rondement mené, passionnant et d'une intensité émotionnelle remarquable.
Pour ma part, la seule présence de Ann Brancroft, actrice pourvue d'un charme exceptionnel, mériterait à elle seule de connaître " nightfall" ; mais l'ensemble du casting est formidable. Aldo Ray qu'on voit rarement dans un premier rôle, dégage une puissance ramassée qui crève l'écran.
Les paysages enneigés ont été tournés près du Lac Tahoe ou Tourneur qui ne goûtait pas les mondanités Hollywoodiennes, y allait passer ses week-ends en famille en compagnie de son ami l'acteur Dana Andrews.
On ne peut s'empêcher de penser que les frères Coen virent peut-être le film pour les scènes d'hiver de " Fargo". En tout cas, il s'agit ( selon moi) d'un film noir de haute gamme.
Une merveille de série B, où le héros est pris au piège, quelle que soit la direction de sa fuite désespérée. Sa rencontre avec une femme triste et attachante lui donne l'énergie d'affronter ses poursuivants et de faire face à son destin. Filmée dans un noir et blanc superbe, cette adaptation de Goodis embrasse admirablement l'univers du romancier où, pour une fois, la fatalité réserve aussi des perspectives positives. Aldo Ray et Ann Bancroft forment un couple inattendu mais très convaincant, le premier faisant montre d'un naturel étonnant (les scènes de la rencontre dans le restaurant).
"Nightfall" de Jacques Tourneur est un polar dans la droite lignée du film noir hollywoodien des années 50. Son intrigue, où un Monsieur-tout-le-monde va se retrouver pris dans un engrenage le forçant à fuir, ramassée en 1 h 15 est efficace et n’ennuie pas.
Il est rare de rencontrer un tel film qui donne à la fois une impression de pauvreté cinématographique et d’angoisse. On n’arrive pas non plus à se situer entre le normal et l’anormal qui sont constamment mélangés. Le montage alternatif y est pour beaucoup et la bizarrerie des comportements des 3 gentils n’arrive pas à compenser l’assemblage nauséabond que forme les deux méchants. Les extérieurs enneigés accentuent encore la résignation qui semble vouloir finalement emporter James Vanning, tout heureux de croire qu’il va recevoir l’aide de la police. Police, que par un curieux raisonnement il n’a jamais voulu affronter. Nous sommes dans une sorte de cauchemar dont on a du mal à s’extraire. Anne Bancroft au sommet de sa beauté ne joue aucun rôle dans le scénario ce qui rend sa présence dérangeante. Je ne suis pas certain qu’elle ait apprécié ce que lui a demandé le réalisateur. Ce qui est certain c’est que la personnalité de Jacques Tourneur ressort dans Nightfall.
L'intrigue de ce film noir tiendrait sur un ticket de métro. Un type en cavale n'a pas commis le meurtre dont on l'accuse. Et non, il n'a pas non plus les 350.000 dollars que des truands veulent lui faire restituer. Tourneur n'a pas besoin de beaucoup plus pour imposer sa griffe dans ce thriller aux dialogues ouvragés et au ton mélancolique. Pas mal pour un petit film sans sujet, ou presque. Anne Bancroft assure joliment l'indispensable touche féminine.
Sans aller parler de Série B, ou autre, on peut avant tout dire que, Nightfall, est un très bon film noir. Avec une histoire de polar classique, mais intéressante, de bons acteurs, et quelques scènes très bien écrites. L'ensemble réalisé avec style, dans la tradition du genre.
Excellent petite série B servie par une photo superbe et une bande son à la hauteur. Le film vaut surtout par son atmosphère et quelques scènes excellentes, comme la rencontre du couple, au bar, au début, et la présentation de mode, qui a un petit côté hitchcockien. En revanche le scénario, tiré d'un roman de David Goodis est assez convenu. Il est permis de penser que Tourneur a donné un caractère un peu plus optimiste à l'histoire du romancier américain, connu pour son penchant pour les personnages de looser et les fins très noires.
Sur un scénario plutôt classique, Jacques Tourneur fait une fois encore preuve de beaucoup de maîtrise pour nous offrir un suspense plutôt tendu et assez raffiné, celui-ci privilégiant les échanges oraux et les situations fortes aux fusillades incessantes. Surtout, il prend toujours soin de ses différents personnages, trouvant en Aldo Ray, Brian Keith, Anne Bancroft ou encore James Gregory des interprètes sobres et convaincants. Et si les flashbacks ne sont peut-être pas assez exploités, l'entreprise reste suffisamment solide et bien réalisé pour que l'on y trouve son compte, à l'image d'un affrontement final ne manquant pas de panache. Un bon film.
Un petit Tourneur qui souffre d’un scénario trop bavard et d’une narration bizarrement flottante. Tournant le dos à l’expressionisme du film noir et modulant sa tension dramatique sur un mode déflationniste (son héros semble toujours sous xanax), le cinéaste baigne son film dans une grisaille qui correspond bien à la morosité de son récit et d’un protagoniste qui subit plus qu’il n’agit. La tonalité mélancolique, voir dépressive, n’est pas nouvelle chez Tourneur, mais elle n’atteint pas ici la puissance tragique de ses grands films noirs. Sa mise en scène nous réserve quand même plusieurs fulgurances : l’ouverture du film avec son héros qui fuit les néons, l’utilisation toujours aussi brillante de la profondeur de champ lors des apparitions menaçantes des deux truands, une très belle scène de réveil matinal dans un bus, pleine de tendresse et d’humanité, et enfin une séquence finale dans la neige qui amène un souffle salvateur au récit (et à notre héros). Dommage que l’ensemble ne soit pas toujours de ce niveau.
"Nightfall" se situe dans la dernière partie de la carrière cinématographique de Jacques Tourneur. Après 1960 il ne tournera plus guère que pour la télévision. De par son style visuel résolument tourné vers la série B, "Nightfall" s'apparente aux films d'Ida Lupino ("Le voyage de la peur") ou de Robert Aldrich ("En quatrième vitesse"). De ce fait Tourneur est moins novateur avec ce polar qu'il l'a été dans le fantastique sous la férule de Val Lewton. La même année qu'il réalise "Nightfall", il sort le sublime "Rendez-vous avec la peur". Toutefois ne boudons pas notre plaisir à la vision de ce suspense astucieux qui tient surtout grâce au procédé de récit alterné qui entretient le doute sur la véritable personnalité du personnage principal joué par Aldo Ray. S'agit-il d'un escroc comme tout le laisse penser ou simplement d'un pauvre quidam présent au mauvais endroit au mauvais moment ? De la belle ouvrage.
Jacques Tourneur revient au film noir, genre où il fait preuve de maîtrise, avec son art habituel pour nous plonger d’entrée dans une atmosphère prenante, tour à tour banale et oppressante. Aldo Ray, méconnu mais solide et Anne Brancoft, déjà au plus haut degré de son charme sulfureux, forment un duo charismatique et sont magistralement dirigés par Tourneur. L’alternance des scènes de ville et de celles qui se déroulent dans la neige est particulièrement réussie, de même que l’utilisation toujours pertinente des flash-back. Les ressorts de cette intrigue originale se révèlent peu à peu à travers un scénario bien construit et inventif. C’est un film très réussi, nerveux, bien filmé, bien monté et qui fait passer un excellent moment.
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3,0
Publiée le 6 mai 2012
Adaptation d'un roman de David Goodis, "Nightfall" est un vigoureux film noir de Jacques Tourneur dont on peut admirait le final dans la neige! Aldo Ray est remarquable dans la peau de cet homme en butte à une double sèrie de poursuivants dont les allures de soldat viril le dèmarque rapidement des seconds rôles qui l'entourent! D'un côtè, les flics le croient coupable d'un meurtre, de l'autre les gangsters le croient en possession d'une forte somme d'argent volè! Entre les deux, Anne Bancroft, vingt-cinq ans et dèjà grande, fait une bonne prestation! On n'en oublierait presque que le thème principal de cette sèrie B hollywoodienne est une fois de plus celui d'une chasse à l'homme entre un innocent traquè et des truands dont les paysages de neige rappellent les Pyrènèes basques en hiver dans les environs de Lescun! A voir, vraiment, pour toutes ses bonnes petites choses...
Il manque toujours un petit supplément d'âme pour que, encore une fois, ce long métrage devienne un film culte du genre polar. Aldo Ray découverte tardive pour ma part, est très crédible, à voir dans sa version originale pour apprécier cette voix cassé qui colle parfaitement au personnage. Le reste est bien maîtrisé, comme à son habitude Jacques Tourneur ne dévoile son intrigue qu'à petite dose et laisse aux spectateurs la possibilité d'imaginer la suite des évènements, les images sont soignées, les dialogues sont posés, et l'héroïne est magnifique. A découvrir.
Série B de Jacques Tourneur, Nightfall est un film qu'on oublie parce qu'il ressemble à tous les films noirs de son époque. Les personnages manichéens agacent, et le héros patibulaire peine à séduire le spectateur. Mais la trame est somme toute prenante et la dernière image du film, sur la neige immaculée, n'est pas privée d'une certaine