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    Cet obscur objet du désir
    note moyenne
    3,7
    449 notes dont 50 critiques
    20% (10 critiques)
    30% (15 critiques)
    30% (15 critiques)
    18% (9 critiques)
    2% (1 critique)
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    50 critiques spectateurs

     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    "Cet obscur objet du désir" est un film bien étrange. Les personnages sont atypiques, l'humour pour le moins décalé et la progression de l'action surprenante. Tous ces éléments confirment le style surréaliste de Luis Bu­ñuel, avec des choix de décors et de couleurs qui se répondent parfois très bien sans que l'on comprenne vraiment leurs significations. Si j'apprécie beaucoup le film, il ne passionne pourtant pas totalement, à cause notamment de l'alternance des deux actrices (Carole Bouquet et Ángela Molina) pour jouer le rôle de Conchita. De prime abord, cette idée de mise en scène se révèle troublante mais devient finalement vaine, dans le sens où elle n'apporte plus de distinctions relatives au caractère du personnage féminin. On retiendra un final hallucinant et un ensemble qui reste un document précieux sur la complexité du désir.
    Chambermaid
    Chambermaid

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    5,0
    Un chef d'oeuvre indémodable qui dresse un portrait sans concession du concept de plaisir. Le désir selon Bunuel prend une tournure dramatique, car éternellement voué à la répétition et la destruction. Pour son dernier film, le cinéaste espagnol réalise l'odyssée d'un homme obsédé par la consommation de l'amour. La différence fondamentale qui le sépare de l'objet de ce dernier est qu'il s'agit d'un être doué de pensée, et qui n'a qu'une envie, être considéré pour ce qu'il est : un sujet. Par une mise en scène compartimentée sous la forme d'une suite de flash-backs, le cinéaste réalise une oeuvre bouleversante, parfaitement maîtrisée, qui achève de placer le réel et l'irréel sur un même plan d'indétermination. Le fantasme d'une Conchita double, grâce bouillonnante à l'espagnole et beauté froide incarnée par Carole Bouquet, semble en effet l'incarnation parfaite de tout un pan du cinéma de Bunuel, son essence même, à savoir que l'humain, animal social, ne peut se défaire de ses obsessions les plus fortes et reste condamné à l'éternel retour de son désir. Le très grand point final d'un très grand cinéaste.
    Akamaru
    Akamaru

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    3,0
    "Cet obscur objet du désir"(1977) est la dernière réalisation d'un Luis Bunuel,qui en était alors à plus de 50 ans de carrière! Dans ce film-testament,Bunuel questionne une fois encore ses grandes obsessions,celles du désir,de la frustration,de la réalité sociale évadée dans une rêverie perturbante. Fernando Rey en alter-eg de toujours,incarne de nouveau l'homme âgé,sorte de pervers raffiné pris en affection,qui se heurte à une maîtresse récalcitrante,à la fois allumeuse et prude,opportuniste et libre. L'idée de génie étant de faire jouer cette fille par deux actrices très différentes, Carole Bouquet et Angela Molina,comme les deux faces d'une même personne. Le tout est conté sous forme de flash-backs, racontés durant un voyage en train Séville-Madrid. En parlant des attentats sur un mode bouffonnesque,Bunuel semble indiquer qu'il quitte apaisé un monde qu'il ne comprend plus. Picturalement,ce film qui dégage aussi un fort parfum érotique,est aussi très réussi.
    Estonius
    Estonius

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    3,0
    Dernier film du maître, plein de bonnes choses mais souffrant d'hermétisme. On ne sait pas trop ce qu'a voulu nous raconter Buñuel en adaptant à sa façon (et plutôt librement) le roman de Pierre Louÿs, "La femme et le Pantin" (L'histoire d'une homme amoureux pigeonné par une femme et s'accommodant de cette situation) et on ne le saura sans doute jamais car que de questions non résolues : qu'est ce sac de patates qui apparaît plusieurs fois, pourquoi incorporer tous ces attentats, pourquoi cette scène d'attaque sur la route, pourquoi cette fin absurde (la broderie et l'explosion) ? Et pourquoi cette souris en plastique ? Quant à cette idée de faire jouer le rôle de Conchita par deux femmes différentes, ce que certains qualifient de génial, (Buñuel ne s'est jamais vraiment expliqué sur ce point) disons qu'elle n'est pas gênante, on s'y habitue très vite, mais elle a un inconvénient celui d'empêcher d'entrer dans la psychologie du personnage. Le film n'est pas non plus une critique de la bourgeoisie (ça devient lassant d'entendre répéter ça). Fernando Rey (qui joue très bien) n'est pas un mauvais bougre, il a simplement le tort de croire que l'argent achète tout (rien de nouveau sous le soleil) La critique de la religion (personnage de la mère bigote) manque de finesse. Ça fait beaucoup de points négatifs ! Reste : l'interprétation des Conchitas (avec une Angelina Molina qui crève l'écran et qui est bien supérieure à Carole Bouquet), un doigt d'humour, un zeste d'érotisme, quelques scènes insolites, des personnages secondaires impayables (Pierral, Milena Vukotic...) l'inoubliable séquence de la pièce cachée dans le cabaret, le rôle de parfait abruti du valet Martin, et la mise en scène de Buñuel qui fait qu'on ne s'ennuie jamais même si on ne sait pas où on nous emmène. Ça reste bon mais on est loin des grands Buñuel !
    oranous
    oranous

    Suivre son activité 91 abonnés Lire ses 1 097 critiques

    2,5
    « Cet Obscur Objet du Désir » n’a pas l’humour absurde des deux précédents et géniaux films de Buñuel, « Le Fantôme de la Liberté » et « Le Charme Discret de la Bourgeoisie ». Il y a toujours une critique de la bourgeoisie dans ce dernier film de la filmographie du réalisateur espagnol, avec notamment les déboires amoureux d’un homme malmené par sa femme de chambre. La fin est assez déroutante. En parlant de la femme de chambre, c’est assez déroutant et on ne comprend pas bien pourquoi, deux actrices incarnent le même personnage et ce à tour de rôle durant tout le film. Il est amusant de voir Carole Bouquet jouer, au tout début du film, une femme de chambre. « Cet Obscur Objet du Désir » est finalement assez décevant.
    Parkko
    Parkko

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    2,5
    Cet obscur objet du désir vu par Parkko : 5.5/10 supprimer Mouais. Bunuel et moi c'était pourtant une histoire cinématographique qui avait bien commencé. J'ai beaucoup apprécié des films tels que Viridiana, Le charme discret de la bourgeoisie, L'ange exterminateur ou encore Le journal d'une femme de chambre. Mais après ma première petite déception - Belle de jour -, j'enchaine sur la suivante - Cet obscur objet du désir -. Je pense que dans ces deux longs-métrages (qui se ressemblent sur pas mal de points) n'ont pas la force des Bunuel que j'aime. Car ce que j'aime chez Bunuel, c'est son sarcasme qui parcourt tous ses films mais sans aucune retenue. Mais au lieu d'avoir des films moralisateurs et manichéens, Bunuel condamnait tous ses personnages, aucun n'était sauvé quasiment. Du coup, c'était une espèce de satire sociale bien appuyée, volontairement grossière mais qui faisait souvent mouche. Et ce n'est plus le cas dans Cet obscur objet du désir. Il garde à la fois son trait incisif et moqueur mais cela ne s'adresse plus que sur certains personnages. Du coup, cela entraine une sorte de déséquilibre dans le film qui devient final assez peu subtil et malheureusement peu pertinent. A noter que le doublage d'Angela Molina est assez mauvais.
    youfahakit
    youfahakit

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    5,0
    Je revois ce film pour la 3ème fois (sur trente ans) avec la même passion amoureuse que Fernando Rey. Je rajoute rien aux critiques sauf que c'est rare de voir les seins de Carole Bouquet !
    pavallet
    pavallet

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 8 critiques

    5,0
    Un homme d'affaires méprisant tombe amoureux une femme à deux visages (une pauvrette innocente qui se révèle être une terroriste d'extrême gauche). Humiliation et Fascination. Formidable description de la montée du désir. Cruelle désillusion finale grandiose. On comprend mieux la passion amoureuse après avoir vu ce film. Carole Bouquet a 20 ans. C'est son premier film. A mon avis, elle ne fera rien d'aussi bien après.
    Plume231
    Plume231

    Suivre son activité 562 abonnés Lire ses 4 143 critiques

    5,0
    Pour sa dernière oeuvre le réalisateur Luis Buñuel a choisi d'adapter avec son collaborateur habituel Jean-Claude Carrière le roman de Pierre Louÿs «La Femme et le Pantin» en lui insufflant une bonne dose de surréalisme dont le meilleur exemple est le fait que le même personnage de Conchita soit incarnée par deux actrices différentes. Détail saugrenu, parmi tant d'autres dans le film, qui n'est absolument pas utile au bon déroulement de l'action mais sans lequel un film de Luis Buñuel ne serait pas un film de Luis Buñuel et donc en conséquence perdrait tout son sel. Fernando Rey, acteur fétiche du réalisateur, incarne à la perfection l'acharnement et la frustration sexuelles de son personnage et «L'obscur objet de désir» est brillamment représenté par Angela Molina et Carole Bouquet, même si j'ai une petite préférence pour cette dernière. Bien évidemment, le cinéaste en profite pour y égratigner par-ci, par-là la bourgeoisie, le clergé et le terrorisme. J'ignore totalement pourquoi j'ai mis quatre étoiles à ce film, peut être est-ce parce que ce que j'apprécis le plus avec ce cinéaste, chose grandement présente dans ce film, c'est le fait qu'il nous mène tout le temps là où on ne s'y attend pas. Le testament d'un maître.
    ralou
    ralou

    Suivre son activité Lire ses 41 critiques

    5,0
    Le dernier film de Luis Buñuel est un véritable chef d'oeuvre. Le surréalisme cher à l'auteur est une dernière fois présent à travers les nombreux décalages (acteurs doublés, deux actrices pour un même rôle,...) qui entretiennent et jouent avec le plaisir du spectateur. On reste captivé tout le long du film par le récit passionnant du personnage de Fernando Rey. Buñuel conte superbement son histoire et la met superbement en images. Certaines scènes excessivement buñuliennes sont magnifiques. Un film fascinant.
    GabbaGabbaHey
    GabbaGabbaHey

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    4,0
    "Cet Obscur Objet Du Désir" est surement le plus célèbre long-métrage de Buñuel, et c'est bien naturel... Ce dernier film est incroyablement représentatif du style de son cinéaste, une pointe de surréalisme (quelle idée brillante que d'utiliser deux actrices pour le même personnage, afin de la montrer sous deux angles bien distincts), une moquerie sincère du milieu bourgeois, un choc des cultures... Et bien sur une excellente mise en scène. Dans ce film, Luis Buñuel se montre une fois de plus et pour la dernière fois, extrêmement original, talentueux et corrosif. Vraiment excellent.
    Grouchy
    Grouchy

    Suivre son activité 75 abonnés Lire ses 952 critiques

    5,0
    La renaissance du surréalisme au cinéma, Bunuel en est le maître. Dans son dernier film, il ne récidive pas avec le thème du cadavre exquis et l'absence totale de logique comme dans ses précédentes oeuvres, mais décide de travailler sur une histoire d'amour semblable à Lolita de Kubrick. Tout en restant élégant, le cinéaste introduit encore quelques touches de son style, cependant très minimes. Il fait une éloge ironique de l'amour en comparant ce phénomène à la violence des attentats, et pour pousser le bouchon encore plus loin en comparant la femme à un sac d'ordures ( le plan panoramique du couple principal vers un ouvrier portant un sac ). Les abandons et retrouvailles amoureux s'enchaînent, jusqu'à la dernière séparation, non justifiée ( les paroles inaudibles de Rey derrière la vitrine ) et se terminent par une fin typique de Bunuel. Il n'hésite pas à maltraiter les types de personnalités, comme le nain professeur de psychologie. Bunuel a choisi de faire incarner l'héroïne par deux actrices, sans doute pour traiter du caractère indécis féminin. Il s'agit pour lui d'exprimer un cercle vicieux avec un objectif confus, comme souligné dans le titre, "obscur". Le film abonde de métaphores et de trouvailles scénaristiques, preuve de la grande perfecion du cinéaste.
    Paul M.
    Paul M.

    Suivre son activité 117 abonnés Lire ses 540 critiques

    3,5
    C'est le 7 ou 8ème film de Buñuel que je vois et si je ne peux pas dire qu'il me passionne comme d'autres maîtres notamment car sa mise en scène et les thématiques qu'ils abordent ne me touchent pas spécifiquement, il clair que chacun de ses films est très intéressant et gagnent à être visionné (belle de jour, viridiana et l'ange exterminateur m'ont tout de même grandement plu). Cet obscur objet du désir s'inscrit dans la dernière période de sa carrière puisque c'est son dernier film, ainsi la ressemblance avec son film le charme discret de la bourgeoisie qui m'avais moyennement plu est d’emblée évidente; cette ressemblance tient dans la théâtralité de la mise en scène et de la narration qu'utilise Bunuel. Je dois avouer qu'ici c'est ce style un peu trop froid et figé qui m'a rebuté et qui m'empêche d'être pleinement acquis à la cause du film; cependant c’est justement sur ceci que repose le film et c'est ce qui lui donne son intelligence et son intérêt donc il est ridicule de le critiquer, je me considère juste comme y étant moins réceptif. Donc le processus utilisé par Bunuel d'avoir 2 actrices pour jouer le personnage de conchita est juste génial, toujours très finement utilisé et justifié par la grande ambiguïté du personnage. Avec l'interprétation de Angelina Molina et de la magnifique Carole Bouquet, Conchita deviens l'objet de tout les désirs, de tout les fantasmes, elle obsède et intrigue de plus en plus au fur et à mesure du film et permet à Bunuel d'intégrer dans son récit toutes les figures qui l'obsèdent: la bourgeoisie, la religion, la frustration amoureuse et sexuelle ou encore le terrorisme. Évoluant entre toutes ses figures le film est comme d'habitude chez Bunuel rempli d'une symbolique fascinante et toujours très juste. Le processus narratif constitué de flash-back est très bien utilisé et prend tout son sens à la fin du film où l'on se rend compte que cette confession aux autre passagers du train n'est en rien une rédemption et que Mathieu n'en a pas fini avec Conchita; et la scène finale, splendide prend tout son sens et apparaît comme évidente. Je suis juste un peu déçu d'avoir été retissant au style du dernier film de ce qui restera comme un grand maître de cinéma...
    hamasiblan
    hamasiblan

    Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 449 critiques

    2,5
    étrange, un film prenant par son interprétation, par ses dialogues, et son côté bizarre. Une expérience
    Kloden
    Kloden

    Suivre son activité 61 abonnés Lire ses 617 critiques

    4,0
    Avec Cet obscur objet du désir, Luis Buñuel partait sur un chef-d'oeuvre qui condensait son style surréaliste et ses obsessions pour les contrariétés amoureuses et la bourgeoisie. Traités sur un mode grotesque, les attentats qui occupent l'arrière-plan du film amènent un quelque chose d'alarmant et d'abscons, comme si tout allait exploser de façon ridicule et sans qu'on y comprenne rien. Buñuel, à travers ses personnages, les considère de loin, leur importance étant de loin dépassée par l'obsession charnelle du personnage de Fernando Rey, qui désire follement une femme qui se refuse à lui. Ainsi, le film s'inscrit dans une veine presque maladive peaufinée par des décors qui se font écho (parcs, appartements bourgeois et grilles sont omniprésents) , traçant un tableau mental, comme celui d'un paysage inextricable. Concernant le travail d'ambiance, j'ai beaucoup pensé à Sueurs Froides et sa ville qui répondait directement à l'état psychologique de son personnage, sans jamais que celui-ci ne manifeste la conscience de sa situation alors que tout l'environnement semblait la lui crier. Dans son développement et le grotesque de son histoire, ce film testamentaire me rappelle également L'Eternel Mari de Dostoïevski, où les personnages semblaient là aussi les jouets ridicules d'un destin qu'ils embrassaient à la fois en tant que coupables et victimes. C'est d'ailleurs ce genre de sensation souterraine que semble tenter de faire passer Buñuel, de façon bien plus riche que s'il débitait une thèse. Le désir, d'ailleurs, est considéré sous tous ses angles, pour finir par dépasser même l'objet qui le motivait et exister a priori, comme un élan humain dont la source est intarissable. Cette nature inévitable d'un désir dont on ne sait plus quoi faire, dont il faudrait presque se purger en le projetant quelque part est en grande partie amenée par l'idée géniale de faire jouer un même rôle à deux actrices différentes. Jamais utilisé pour appuyer une schizophrénie du désir entre pulsion charnelle et amour spirituel puisque les deux actrices jouent le même comportement (toutes deux se montrent tour à tour offertes et inaccessibles), le procédé concourt simplement à troubler en désacralisant la femme désirée et en faisant remonter le désir au sujet qui l'éprouve, qui continue pourtant de demeurer aveugle en croyant de façon grotesque que tout repose sur une femme et que tout se résoudra en la possédant. Mais en réalité, impossible d'agir d'une quelconque manière sur ces traits complètement inséparables de notre nature. On le comprend de façon simple, par le personnage du psychiatre condamné à débiter des banalités, même s'il comprend ce qui se passe : on peut bien analyser le désir et prendre conscience de sa nature véritable, cela ne permet en rien de s'y soustraire et d'y échapper. Profond, cohérent et très personnel, ce testament est un grand film, qui parle de l'Homme avec la sagesse usée d'un artiste arrivé au bout de ce qu'il avait à offrir, et préférait renoncer à son art (la scène de l'explosion finale signe la victoire nécessaire du désir et des impulsions humaines sur toute forme de recul) pour s'abandonner, le temps qu'il lui restait à vivre. Un chef-d'oeuvre.
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