Un homme part à la recherche d’une jeune femme disparue. Blessé, il trouve refuge dans une maison où cohabitent deux femmes démoniaques…
Pendant près de 2h, Nikos Nikolaidis nous entraîne dans un délire assez particulier, à mi-chemin entre le film noir, le thriller et l’érotisme. Imaginez un huis clos mené par deux femmes (mère & fille) aux moeurs corrompues et qui vont se jeter sur le pauvre homme pour le séquestrer et le torturer. S’ensuivront ensuite, diverses séances de bondage, de viols et autres fantasmes peu ragoûtants. Dit comme ça, cela peut rebuter et on pourrait craindre un film éminemment dérangeant, mais il n’en sera rien (ceci explique pourquoi le film écope seulement d’une interdiction aux moins de 16ans, car dans les faits, rien de bien transcendant, ça reste assez gentillet).
Côté mise en scène, c’est très particulier (et encore, je pèse mes mots), ce qui explique pour quelle raison je n’ai clairement pas réussi à rentrer dans le film et ce, malgré un second visionnage. Alors certes, la photo d’Aris Stavrou est très belle (superbe noir & blanc) et Meredyth Herold (la fille) y est parfaite, contrairement à Michele Valley qui finit par agacer à répéter ses répliques 2 fois (en français puis en anglais).
Pour le reste, c’est tellement pompeux et bêtement étiré en longueur, que l’on finit par rapidement s’ennuyer sans que personne ne vienne inverser la tendance. Ça se veut faussement subversif et complexe, pour pas grand chose au final, dommage.
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