Un, deux, trois, soleil
Note moyenne
3,0
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34 critiques spectateurs

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Aurelie Souria
Aurelie Souria

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 octobre 2025
Une œuvre déstabilisée et déstabilisante, qui parle a ceux qui n'ont jamais été à la bonne place dans le bon âge, à ces enfants aux soucis d adultes, aux adultes aux blessures d'enfance qui n ont pas eu la possibilité de guerir. Un film qui reste parmis ceux qui m ont le plus fait réfléchir.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 février 2025
Après l’insolite « Merci la vie », cet « Un, deux, trois, soleil » est légèrement un cran en-dessous.
Inutile de m’échiner à résumer un scénario sciemment fracturé qui part dans tous les sens mais qui au final fait sens !… comme « Merci la vie » !
C’est du Bertrand Blier tout craché qui me raconte à sa façon, qui lui est bien propre, la banlieue de Marseille avec ses petits voyous, ses délaissés de la société, son immigration, son école bondée d’enfants de tous pays, son ennui, son alcoolisme pour tromper l’ennui et sa démence qui en découle, ses enc*** d’extrême droite en survêtement et ses gauchisants au grand coeur.
Tout est exagéré et encore ! Peu importe, il suffit au spectateur de choisir sa substance essentielle s’il se donne la peine de méditer sur ce que lui raconte Bertrand Blier.
Exemple : je pense à cette scène où l’excellent spoiler: Jean-pierre Marielle somme son petit cambrioleur noir à épouser une femme blanche avec pour mission lui faire des enfants.

Il veut une France brassée ! Histoire d’ennuyer tous ces extrémistes.
Voilà la substance que je retire.

Un Bertrand Blier, ça se mérite. Je comprends parfaitement que son « Un, deux, trois, soleil » exaspère, irrite ou déçoit.
Moi, je suis un supporter de Bertrand Blier et assume ma subjectivité. Pourtant il m’arrive de ne pas tout aimer chez lui. Puis avec le temps, je peux revoir mon jugement, c’est le cas avec « Notre histoire » et « Les acteurs » par exemple.

Dernièrement, j’écrivais que David Lynch, autre réalisateur hors sentiers battus ne savait pas construire un polar simplement. Il en est de même pour Bertrand Blier qui raconte les histoires d’amour à sa façon. Leurs schémas narratifs n’est pas un fleuve tranquille. Tout spectateur doit s’attendre à être chaviré.
Ce ne sont pas les seuls réalisateurs, j’entends bien.

A cela s’ajoute pour Bertrand Blier des dialogues et des scènes percutantes, provocantes qui trouvent leur justification bien des années après. La scène avec Jean-Pierre Marielle, eh oui, c'est toujours d'actualité !

Son cinéma est audacieux ; à la lumière de nos jours, certaines séquences ne se verraient plus : spoiler: je pense à ces gosses (je ne les ai pas comptés) qui déshabillent Victorine, se couchent à ses côtés, deux mains déposées sur ses seins.

Le seul petit bémol : Bertrand Blier ne se casse pas trop la tête pour diriger de jeunes amateurs alors qu’il est très bon pour diriger des professionnels, les sortir de leur zone de confort.
Comme je l’ai déjà écrit : Bertrand Blier c’est un mélange de brutalité et de poésie.
Mention très bien à l’attachante Anouk Grinberg, au remarquable Jean-Pierre Marielle et au touchant Marcello Mastroianni…
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 juillet 2024
Bertrand Blier possède un certain goût pour l'absurde. Un genre magnifiquement maîtrisé dans son long métrage "Buffet Froid".
Mais, dans le cas d' "Un, deux, trois, soleil", le résultat est désastreux. En dehors de quelques idées sympathiques, le cinéaste se perd dans son écriture et perd ainsi le spectateur. Un scénario trop bordélique pour séduire, des acteurs en roues libres et un défaut de rythme rend le film indigeste et d'une lourdeur m'ayant rendu compliqué son visionnement.
Blier nous a pondu ici un gros délire cinématographique auquel je n'ai pas accroché.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

93 abonnés 4 268 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 20 novembre 2023
A travers ce film, Bertrand Blier décrit de façon très personnelle l'univers des banlieues: désoeuvrement et violence, habitat pécaire et pauvreté, démission parentale...La mise en scène produit un récit désordonné et présente des personnages et situations presque surréalistes.
On ne mettra pas en cause la finalité et la justesse du propos mais il est manifeste, une fois de plus et après"Merci la vie", que le metteur en scène Blier étouffe le dialoguiste Blier, celui des "Valseuses" ou de "Buffet froid", confirmant l'inspiration perdue du cinéaste. Rarement amusants et souvent de mauvais goût, les textes semblent ne pas avoir d'autre ambition que de ressembler à du Blier et de satisfaire un public acquis. Mais trop, c'est trop, et la truculence, la trivialité,de l'auteur ne s'appuient plus sur des personnages fantaisistes ou véritablement singuliers et, par conséquent, ne trouvent pas ici de justification. Le ton provocateur apparait dans "Un, deux, trois, soleil" aussi inutile qu'artificiel.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2023
Violence et bèton revu et corrigè par Bertrand Blier, avec en fond le bleu azur de la Mèditerranèe! Le destin incroyable d'une banlieusarde paumèe et rêveuse qui a une terrible envie d'affection! il y a de l'amour et de la haine dans ce film chaleureux sur les HLM de Marseille avec plein de choses dites entre rêves et rèalitè, mais qui ne perd à aucun moment son cap et son caractère! Anouk Grinberg livre une prestation exceptionnelle jouant avec brio les annèes de son personnage! On peut se sentir dèstabilisè par la sèquence d'intro (cf. le petit dèjeuner), mais on s'attache rapidement à Victorine, petite fille perdue des tours de la banlieue nord phocèenne! Le spècialiste des choses de l'amour, c'est Olivier Martinez (cèsarisè), la maman neurasthènique c'est Myriam Boyer et l'èmouvant papa alcoolo c'est Marcello Mastroianni! Autant dire du beau monde qui aide beaucoup même si la muse de Blier emporte tout sur son passage! Avec les mèlodies de Khaled qui marquèrent une èpoque! Très surprenant...
Sarah Rimbaud
Sarah Rimbaud

3 abonnés 29 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 juillet 2023
Je l'ai regardé en entier même si j'étais gênée par certaines scènes! Déjà le viol presque "banale", les tournantes " normales" et cette scène ou de jeunes enfants et l'actrice sont a demi nus dans un lit et lui touchent les seins.... Glauque! Aujourd'hui cette scène ne serait même pas penser! Le film en général ? Il a failli être poétique mais au final c'est flou pas top.
Martine R.
Martine R.

15 abonnés 65 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 juillet 2023
Je n'aime pas le cinéma de Bertrand Blier. J'ai détesté "Les Valseuses" et seul "Buffet froid" m'a plu, avec son humour corrosif et sa fin tragi-comique.
"Un, deux, trois, soleil" m'a profondément ennuyée...Scénario décousu, complaisance facile avec les mots crus, en bref tout ce qui me tape sur les nerfs dans les films de Bertrand Blier.
Choquée, même, par la scène de l'agression de l'instit' par une bande de racailles. Comme d'habitude, les femmes sont étrangement traitées dans ce genre de cinéma séducteur de rebelles et d'iconoclastes au petit pied.
Sosa
Sosa

11 abonnés 373 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 janvier 2023
Parfois drôle, rarement touchant, toujours décalé mais terriblement long, décousu.
Très peu agréable à suivre l'actrice principal n'aide en rien , j'ai bien failli ne pas aller au bout.
Ykarpathakis157

6 196 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 mai 2021
Presque tout dans ce film même les adultes qui se prennent pour des enfants et les morts qui s'expriment longtemps après qu'ils soient morts est plus ou moins cliché. C'est un gros reproche à faire à Blier. Un père alcoolique cliché, une mère dominatrice cliché, un mari ennuyeux cliché, une aventure passée cliché, une institutrice sexy cliché mais où sont les autres filles de la classe et un patron de bar incapable de culpabilité. Les surprises et presque le seul vrai plaisir viennent de l'agencement des clichés et des distorsions de l'ordre narratif de cette histoire clichée...
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2021
Oui, c’est démago, dispersé et provocateur mais ça fourmille d’idées et de sensibilité : les relations avec la mère abusive, le père alcoolique (on ne choisit pas ses parents), l’amour dramatique de jeunesse, le mari… sont croquées avec humour, panache et cynisme. Un film original dans une ambiance marseillaise réussie, avec la musique appropriée de Khaled.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 février 2021
« Un, deux, trois, soleil » (1993) est – sans jeu de mot – le film le plus lumineux de Bertrand Blier. Au sortir de la prime enfance, Victorine (Anouk Grinberg déjà présente en 1990 dans « Merci la vie »), née dans la banlieue de Marseille, aspire à vivre en adulte et à être heureuse. Tout au long de ce film – en dehors de « l’enfoiré armé » interprété par Claude Brasseur qui vient en contre point du personnage très « accueillant » qu’est Jean-Pierre Marielle – tous les personnages vont l’aider plus ou moins ostensiblement à le faire … même son étouffante mère (Myriam Boyer) dont Victorine souhaite un moment la mort. Son père – remarquablement interprété par Marcello Mastroianni - irradie de bonheur lorsque sa fille vient le chercher comme trop souvent ivre au café du coin ou lorsqu’il est à la recherche de l’appartement 722. Après la mort de Petit Paul (Olivier Martinez), « spécialiste pour les choses de l’amour », Victorine choisira de se « ranger » et épousera sans grand amour Maurice (Jean-Michel Noirey) qui la laissera finalement assez libre. Le personnage le plus touchant dans cette optique d’amour est Gladys (Irène Tassembédo), une mama africaine qui arrivera à faire renaître un jeune tué par une balle perdue tirée par son mari, le sergent Boigny (Charles Schneider) qui n’est autre (volontairement ou non ?) que le brigadier Bernard d’une célèbre série télévisée sur la vie d’un commissariat à Paris. A côté de ce moment de « magie », un moment de rêve où Marcello Mastroianni trouve pour une fois la porte de son appartement qui s’ouvre sur son Italie natale baignée par le soleil même s’il s’agit bien sûr de sa propre mort.
Ce film « inondé » d’enfants, est construit de façon quasiment linéaire même si - comme toujours chez Bertrand Blier – on assite à des décalages de situation ou de temps toujours astucieusement faits. Enfin le film est baigné par la musique de Cheb Khaled ce qui lui a d’ailleurs valu un César.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 10 janvier 2021
Si vous réussissez passer le premier 1/4h, vous avez peut-être des chances pour parvenir au bout. C’est une sorte de Fellini français. Dans tous les sens, le début est insupportable avec les voix aiguës.
A fuir
Hotinhere

791 abonnés 5 474 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 décembre 2020
Peinture d'une banlieue phocéenne à travers le portrait de Victorine, jeune fille qui rêve de tendresse et d'amour. Un film déconcertant, difficile à suivre a cause d'un scénario décousu malgré un casting prestigieux, notamment un touchant Mastroiani.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mai 2020
Comme dans “Merci la vie”, Blier est inspiré par Anouk Grimbert, sa compagne du moment, qu’il filme sous toutes les coutures, lui faisant interpréter une large palette d’émotions, de la petite fille “Cosette” à la jeune femme agressive, en passant par les étapes variées des amours colorés de poésie aussi inattendue que désordonnée. Très écrit, la réalisation peine à transformer visuellement, au delà d’un empilement chaotique, ce fourmillement créatif. Si « Un, deux, trois, soleil » émerveille par sa poésie qui semble issue d’un conte de fée, certains raccourcis sociétaux exposent les clichés du cinéma français où les méchants sont obligatoirement de droite et les gentils obligatoirement de gauche. De plus, contrairement à tenue de soirée ou un professionnel cambriole les nantis, le film se transforme en apologie du cambriolage, alors que dans la réalité, ce sont les pauvres qui le subissent dans une indifférence policière et pénale absolue. Excellente musique originale de Cheb Khaled, césarisée.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 février 2018
Cette comédie écrite et réalisée par Bertrand Blier est un prélude de "Mon home" qu'il tournera 3 ans plus tard avec l'excellente Anouk Grinberg dans le rôle principal. On retrouve ce montage anachronique et le scénario fantasmagorique mélangeant des scènes du présent avec les personnes survenant du passé lorsque l'on pense à elles. Sur une superbe musique raï de Khaled (césarisé pour ce film), Bertrand Blier nous délivre une belle histoire d'Amour entourée de beaucoup d'enfants. L'histoire de Victorine, une petite fille des quartiers de Marseille, qui veut changer de mère car la sienne est trop vilaine. Victorine qui veut trouver le bonheur ou un mari.
Anouk Grinberg est très bien entourée avec les très belles prestations d'acteurs de Myriam Boyer (la mère de Victorine) et Marcello Mastroianni qui tient le rôle de son père.
Le casting nous offre aussi de jolis seconds rôles avec Jean-Pierre Marielle le cambriolé humaniste, Claude Brasseur le cambriolé méchant et Olivier Martinez dans le personnage de "petit Paul" le premier amour de Victorine, spécialiste en délicatesse.
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