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    L'Année dernière à Marienbad
    note moyenne
    3,4
    456 notes dont 66 critiques
    29% (19 critiques)
    14% (9 critiques)
    17% (11 critiques)
    9% (6 critiques)
    11% (7 critiques)
    21% (14 critiques)
    Votre avis sur L'Année dernière à Marienbad ?

    66 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

    Suivre son activité 1472 abonnés Lire ses 8 623 critiques

    5,0
    Considèrè comme un film rèvolutionnaire lors de sa sortie en 1961, "L'annèe dernière à Marienbad" ne ressemblait alors à aucun film dèjà projetè et demeure depuis un exemple unique de langage filmè! Oeuvre commune d'un ècrivain, Alain Robbe-Grillet, et d'un grand cinèaste, Alain Resnais, ce film unique en son genre baigne dans une atmosphère ètrange reflètant l'univers inconscient de personnages filmès « de l'intèrieur » en poussant très loin son propos et en ègarant le spectateur dans un labyrinthe kafkaïen! Par sa singularitè, "Marienbad" s'èloigne de la tradition de laquelle il semble vouloir se rapprocher! Voilà ce qui permet principalement de le considèrer comme une oeuvre maîtresse du cinèma. "Marienbad" est non seulement un des titres les plus cèlèbres de l'histoire du cinèma, mais un de ceux qui illustrent le mieux cette dèfinition certes difficile! L'histoire que raconte ce film se dèroule dans un ètablissement de bains fin-de-siècle, et, apparemment, d'après les costumes, aux alentours de 1940! L'action est nèamoins intemporelle, ou, mieux, atemporelle! Les hommes sont en tenue de soirèe; les femmes portent des robes du soir sophistiquèes et anachroniques; les gestes sont èbauchès, les conversations à peine audibles: il est difficile de savoir à quel moment l'action se situe dans le prèsent et à quel autre elle appartient au passè, où si même elle n'est que la matèrialisation des dèlires et des rêves d'un des personnages! Dans un hôtel tout à la fois luxueux et dèsolè "baroque et lugubre", comme le dècrit la voix off qui ouvre le mètrage, on croirait assister à un nouvel avatar du mythe d'Orphèe et d'Eurydice: il semble que l'amant, Giorgio Albertazzi, tente de dèlivrer une femme, Delphine Seyrig (plus belle que jamais), languide et intemporelle, pourrait être le spectre dèfraîchi de Greta Garbo: c'ètait une actrice très fragile, lointaine et romantique! Sacha Pitoëff, avec son long visage impassible et glacè, fait songer à quelque vampire, voire à un hypnotiseur de foire! En fait, Resnais s'inspira d'un personnage de BD, Mandrake le magicien! Albertazzi, en revanche, semble l'unique être rèel dans ce monde de spectres! L'obstination est son meilleur atout: pour convaincre cette femme, il lui rèpète inlassablement qu'ils se sont peut-être connus, qu'ils se sont peut-être aimès, "l'annèe dernière à Marienbad". Elle ne le croit pas, elle nie! La dynamique du rècit sera polarisèe par la tension entre l'appel, la demande de l'amant, et la rèsistance que lui oppose l'aimèe, prisonnière du passè, du monde glacè et vitreux des morts, tel celui des statues qui peuplent de façon obsèdante les jardins et les terrasses de l'ètablissement de bains, (juste à tomber par terre) solennel et hostile comme un musèe! Un très grand film français qui introduit le spectateur dès les premières images dans l'univers du fantastique...
    Luc G.
    Luc G.

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    3,5
    S’il y a un réalisateur qui peut se vanter d’avoir amené le cinéma sur des sentiers non défrichés au début des années 60, c’est bien Alain Resnais. Après un déconcertant Hiroshima mon amour en 1959, il pousse encore plus loin la déconstruction de la linéarité de l’histoire racontée avec L’année dernière à Marienbad. Il s’amuse à faire éclater les limites spatio-temporelles. Un personnage situé dans le cadre initial d’une séquence s’y retrouve à nouveau au bout d’un pan dans un autre contexte, des dialogues en surimpression vocale non synchronisés aux images, des cadrages hyper construits sous de la musique dissonante, etc. Même le jeu des acteurs semble détonner de manière volontaire afin de mieux contribué à l’effet de distanciation et à la musicalité de l’œuvre. La relation étrange qui se développe entre les deux protagonistes permet au spectateur de se retrouver tant soit peu dans cet enchevêtrement d’images et de va-et-vient dans le temps. Un homme tente de convaincre une femme qu’ils se sont rencontrés un an auparavant comme s’il cherchait à la libérer d’un présent aliénant. Tout comme dans Hiroshima mon amour, la mémoire devient l’enjeu principal du film. Ici, l’artificialité de la bourgeoisie remplace les atrocités de la guerre comme toile de fond. Par son écriture des plus personnelles, Alain Resnais contribue immensément à la définition du cinéma d’auteur. Mais mon bémol repose sur le fait que j’ai l’impression de prendre davantage plaisir à analyser ses œuvres qu’à les regarder…
    Lionsotte
    Lionsotte

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    1,0
    Ce film est une histoire. Une histoire racontée. Elle est représentée par le silence, l’inactivité des personnes dont on ne parle pas. Il suffit que le narrateur évoque un détail pour que tous les regards soient tournés vers lui. Puis on se perd : c’est l’histoire ou la réalité ? Ce film, primé, est très difficile à suivre, et surtout à accrocher. La musique qui inaugure le film semble jouée au hasard. Autant dire que ce film est de l’art à l’état brut ! Il se démarque, il sort du lot. Mais ce n’est pas pour autant que ce film est intéressant. En effet, il reste en partie superficiel : artistique, original… certes. Mais l’histoire en elle-même est creuse. Malgré sa réputation de film splendide, qui peut dire honnêtement que ce film a une "âme" ? Néanmoins, on ne peut nier qu’il est bien réalisé, mais le seul réel point positif qu’on peut en tirer est les séquences qui nous font découvrir le jeu de Marienbad. 3 étoiles parce que ça reste un film énigmatique et hors du commun. A voir pour la culture.
    Gonnard
    Gonnard

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    0,5
    Un film difficile à apprécier, en particulier le début. La voix-off impose au spectateur de longs monologues, pas forcément désagréables au demeurant, mais souvent soporifiques. L'arrière-plan musical devient vite soulant, même pour ceux qui aiment l'orgue. Le cadrage est en revanche finement pensé, le noir et blanc lui donnant encore plus de force. L'intrigue est plus que légère et surtout alambiquée, du coup on décroche assez vite. Le trio d'acteur n'a rien d'exceptionnel. Delphine Seyrig est une beauté fadasse, son apathie n'arrangeant rien. Les deux coqs qui s'affrontent pour son amour se livrent à un combat digne du duel entre Gérard et René lors de la finale régionale des chiffres et des lettres. La voix envoûtante de Giorgio Albertazzi n'y change rien. Pas pour moi donc.
    Ti Nou
    Ti Nou

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    1,0
    Voila le stéréotype de film d'auteur lent dont le visionnage constitue une véritable épreuve. À l'instar du cinéma de Godard, Alain Resnais s'affranchit du récit. Alors, certes, son film est joli, les travellings sont superbes, la caméra semblant se mouvoir dans des tableaux figés (c'est amusant, parfois un peu ridicule, de voir les acteurs essayer tant bien que mal de rester immobiles), mais il n'a rien à raconter.
    Estonius
    Estonius

    Suivre son activité 221 abonnés Lire ses 1 025 critiques

    0,5
    Un film d'Alain Resnais, (1961), sur un scénario d'Alain Robbe-Grillet, qui remporta le Lion d'or de la Mostra de Venise. Il est absolument indispensable de posséder ce film dans sa vidéothèque. Si vous êtes allergiques aux médicaments qui font dormir, passez-vous ce film, c'est radical, 20 minutes après vous roupillerez comme un bienheureux ! A noter que Robbe-Grillet a ensuite continué à faire du cinéma, mais tout seul, c'est toujours aussi incompréhensible mais il y a plein de jolies nanas à poils.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    0,5
    "L'année dernière à Marienbad" est typiquement le genre de cinéma que j'exécre à savoir celui de la "Nouvelle vague" et plus précisément d'Alain Resnais, cinéaste hautement surestimé. Le style de ce dernier est prétentieux et pédant et ce long métrage en est une bonne illustration. Ce caractère prétentieux se remarque tant dans le propos que dans la technique. Certes, "L'année dernière à Marienbad" est une oeuvre originale mais originalité, bien que rimant avec qualité, n'en est pas un synonyme. Le film se compose d'un montage alambiqué et supporté par une voix narrative monotone débitant un texte creux et soporifique. Il faut s'accrocher pour suivre avec un minimum d'attention ce monologue d'autant plus que la voix est recouverte par une musique à l'orgue insuportable. Selon moi, Alain Resnais est un imposteur et "L'année dernière à Marienbad" constitue sûrement sa plus belle escroquerie.
    Misoramengasuki
    Misoramengasuki

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    5,0
    Un objet cinématographique à nul autre pareil, que je serais bien incapable d'expliquer totalement, mais qui produit un effet hypnotique. D'abord une longue incantation, un texte répété en boucle par une voix inconnue tandis que la caméra erre parmi les couloirs, les ors et les stucs d'un palais. Une femme - Delphine Seyrig. Un homme qui l'a aimée l'année précédente dans un endroit inconnu - Marienbad, peut-être. Des bouts de conversations mondaines, vides, désespérément vides. Un jardin aux lignes géométriques. Des statues. Des allées. Des couloirs, des salles de réception. Les mêmes lieux, les mêmes situations, les mêmes paroles, à l'infini. Un jeu éternellement recommencé, avec toujours la même issue. Un labyrinthe d'images, de sons, de souvenirs auxquels se heurte notre homme. Une errance, une quête. Une bataille pour la mémoire. Pour que cet amour éperdu de l'année précédente ne se perde pas dans les couloirs sans fin de cet hôtel. La force d'une volonté qui convoque les souvenirs de cet amour et tente de le ressusciter pour briser les chaînes de cet univers factice. Et au final, la victoire, l'échappée à deux vers l'extérieur. Avec pourtant la vague impression que tout était joué d'avance, que même cette reconquête de la femme aimée était dans l'ordre des choses, qu'elle n'échappe pas à l'implacable roue du destin. L'amoureux victorieux d'aujourd'hui sera-t-il le mari abandonné de demain? Peut-on vraiment sortir de cet hôtel à l'intérieur duquel chacun erre à la recherche de ses souvenirs? La caméra d'Alain Resnais, d'une maîtrise souveraine, nous enferme par des images d'une beauté envoûtante dans cet étrange dédale de couloirs, où des pantins humains s'agitent et tentent d'exister. Elle épouse totalement le merveilleux texte d'Alain Robbe-Grillet (formidablement dit par les voix de Giorgio Albertazzi et Sacha Pitoeff) et compose avec lui un poème entêtant, d'une brûlante intensité. J'ai été très ému par "L'année dernière à Marienbad"...
    Caine78
    Caine78

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    5,0
    Que dire devant une telle expérience cinématographique?? Car n'ayons pas peur des mots : "L'Année dernière à Marienbad" est sans nul doute l'un des plus grands films de toute l'Histoire du cinéma. Certains pourront bien entendu rester de marbre devant un film durant lequel on ne comprend il est vrai pas grand chose, et pourtant... Rarement l'impact des images aura été aussi fort sur le spectateur, tant cette expérience à laquelle nous sommes conviés s'avère inoubliable. Que ce soit par la puissance de la mise en scène de Resnais, cet aspect labyrinthique et mystérieux qui nous fascine de bout en bout, ces dialogues incantatoires qui nous subjuguent et bouleversent de bout en bout. Nous sommes de plus totalement hors du temps, hors de la réalité, et le fantastique n'est d'ailleurs jamais très loin... En effet, sommes-nous dans un fantasme, un rêve? Impossible d'y répondre, et on a envie de dire heureusement d'ailleurs, tant cela offre un impact encore plus fort au film. Ajoutons enfin une narration bouleversée absolument incroyable, permettant sans doute pour la première fois à nous faire réfléchir sur la cohérence, la complicité ou justement la discordance et les sons... Bref, on pourrait en parler des heures, mais il vaut tout simplement mieux vous laisser découvrir l'oeuvre avec le moins d'indices possible, l'instant n'en sera que plus magique. Même pas un chef d'oeuvre, un véritable miracle...
    titusdu59
    titusdu59

    Suivre son activité 44 abonnés Lire ses 696 critiques

    3,5
    Étant fréquemment cité comme une des inspirations de Lynch pour "Mulholland drive" que je déteste profondement, j'avais un peu peur de cette "Année dernière à Marienbad", d'autant que n'étant absolument un fin analyste je craignais d'être vite dépassé. Alors là, je ne le nie pas, sur le coup j'ai été largué (après trois plombes de tentative de compréhension, ça va quand même un peu mieux), et entre les multiples retours entre le passé et le présent j'ai trop cherché d'explication, alors que j'aurais peut-être dû me laisser prendre par le charme envoutant de ce film. Car oui, il y a vraiment une atmosphère envoutante qui baigne le film, et qui le rend tout à mystérieux et surprenant. Et Delphine Seyrig est splendide, les décors sont magnifiques, de l'ensemble se dégage un étrange sentiment de suspension dans le temps... Intrigant.
    benoitparis
    benoitparis

    Suivre son activité 54 abonnés Lire ses 1 277 critiques

    3,5
    Un film de Resnais écrit avec un pape du Nouveau roman, Robbe-Grillet, qui m'a fait exactement le même effet que les romans du genre qu'on m'avait enseigné à l'école : intelligence, virtuosité de composition, mais aucune empathie, un exercice passablement gratuit (comme le jeu, grand thème du film). C'est d'une beauté plastique extraordinaire, la construction narrative est superbe, le baroquisme des décors répond à la l'indétermination et à l'aspect en trompe l'oeil du récit, les visions des paysages ont un mystère à la De Chirico et Delphine Seyrig est fascinante. Mais bien long… Bref, vu entre ennui et admiration.
    il_Ricordo
    il_Ricordo

    Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 407 critiques

    5,0
    Existe-t-il film plus surprenant, plus fascinant et plus mystérieux que L'Année dernière à Marienbad ? Alain Resnais persiste à dire qu'il ne s'agit ni plus ni moins qu'un exercice de style. Mais ce film, unique, adaptation du Nouveau roman, n'en finit pas d'hypnotiser le spectateur, qui n'a qu'à se laisser bercer par le flot ensorceleur du voyage à travers ce labyrinthe cinématographique.
    jemenfousdecepseudodemerde
    jemenfousdecepseudodemerde

    Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 20 critiques

    5,0
    Un film assez difficile de prime abord (et tout de même pas évident ensuite). Tout est très sybillin, mystérieux; mais il est totalement impossible de ne pas se laisser aller et ne pas se laisser captiver par la beauté qui se dégage de ce film. C'est sûrement la première chose qu'on y comprend, dès les premières images. Tout est envoûtant, mystérieux, mais tellement bien filmé, bien joué, bien réalisé. L'histoire de ce personnage qui évolue dans un monde d'automates totalement déshumanisé est tellement intéressnte et envoûtante (je me répète un peu mais les mots manquent toujurs face au sublime). Bref un film éminemment recommandable, un peu difficile d'abord (mais je crois qu'il faut laisser tomber les points de détails comme les changements incessants de costumes d'un plan à l'autre et chercher à savoir si oui ou non les deux personnages se connaissent pour chercher à comprendre ce que Resnais veut nous dire). Un très grand film, sublime, épuré qui touche de très près au sublime et à la perfection (au moin plastique). UN PUR CHEF-D'OEUVRE!! PS:la version en DVD offre en outre des bonus fort intéressants qui aide grandement (et on en a grand besoin) et qui offre des pistes de compréhenssion intéressantes et auxquelles on n'aurait pas songé.
    Pulpski
    Pulpski

    Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 43 critiques

    0,5
    Robbe-Grillet et Resnais, deux potos amateurs d'auto-branlette mentale s'allient pour chier cinq heures de chef-d'oeuvre moderniste - ah non 1h30. Des images léchées et "super, on comprend que dalle à moins de se retaper dix fois chaque séquence, calepin en main", voilà les bons points. Dans les mauvais, y en a quand même un gros : non seulement tu te fais chier, mais en plus ça devient une vraie torture de regarder, big up à la pourrave musique d'orgue bouillabesque, là 80% du temps. Ma demi-étoile, c'est parce que ça ravira les faqueux de cinéma snobinards ou high, ou les fans de Resnais tellement à fond qu'ils se rendent pas compte qu'il a complètement déconné sur ce coup-là.
    Léa H.
    Léa H.

    Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 220 critiques

    5,0
    Il faut oublier tout ce que l’on connait du cinéma pour s’abandonner à ce sublime poème visuel, à ce voyage dans un territoire inexploré qui ouvre de nouveaux horizons au 7ème art. Film-monde, expérience limite, conception du cinéma comme art total, « L’Année dernière à Marienbad », pour peu qu’on accepte de s’y abandonner, est un choc émotionnel absolu, un des films les plus fous de l’histoire du cinéma, un geste d’une liberté artistique absolue (inconcevable de nos jours dans le cadre d’un cinéma « grand public »). Empruntant au Nouveau roman son refus de la narration classique, il est inutile de cherche dans le film une histoire avec un début et une fin, des personnages clairement dessinés, ou des enjeux bien balisés : il s’agit plutôt d’un agencement poétique de signes (phrases scandées, rimes visuelles et musicales) qui créent une sorte de mouvement de fond, plongeant le spectateur dans un état particulier, une sorte de transe, au cours duquel chacun fait naître le sens à donner à ces images, selon sa sensibilité et son état du moment (j’ai pu voir le film comme une comédie absurde sur l’existence ou comme un drame bouleversant sur l’irrationalité amoureuse). Resnais libère le spectateur de toutes ses chaînes et le livre à une pure expérience sensitive. Le film est tellement riche qu’il peut sans mal supporter toutes sortes de lectures : on peut y trouver du romanesque (l’histoire peut être vue tantôt comme celle d’une persuasion amoureuse, d’une libération par la passion ou d’une obsession mortifère), du métaphysique (ce château n’est-il pas une métaphore de l’existence, avec son jeu social, ses cycles de vie et de mort, sa réalité comme pure construction mentale), du psychanalytique (les 3 protagonistes peuvent représenter respectivement le moi - l’amant désirant -, le ça - la femme désirée- et le surmoi - le mari castrateur- ), ou du surréalisme (la dimension clairement onirique du récit, l’amour fou qui ne peut être qu’irrationnel et scandaleux…). La force du film est évidemment d’avoir gardé intact son mystère, lui conférant une puissance hypnotique unique.
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