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La Chevauchée des bannis
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note moyenne
3,7 77 notes dont 23 critiques
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23 critiques spectateurs

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Caine78

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3,0Pas mal • Publiée le 27/06/2013

Trois étoiles un chouïa sévères dues principalement à un rythme assez lent, certes volontaire, mais ne permettant pas l'immersion totale nécessaire pour rendre le film passionnant. Difficile en revanche de ne pas être admiratif devant la superbe photographie et des décors exploités à la perfection, offrant au spectateur une impressionnante démonstration esthétique. Le film ne se limite (heureusement) pas à un simple exercice de style formel : rare de voir en effet un affrontement psychologique aussi intense, surtout lorsque ceux qui l'interprète sont Robert Ryan et Burl Ives, tous les deux particulièrement inspirés. De plus, André De Toth le construit très intelligemment et ne tombe jamais dans la caricature, prenant au contraire soin de (presque) toujours garder une part d'ambiguïté chez chacun. L'œuvre atteint même un niveau particulièrement élevé dans la dernière ligne droite, prenant toute la mesure de ce récit séduisant et même souvent troublant, auquel il manque toutefois un final en apothéose, bien que celui choisi reste très acceptable... Reste donc ce traitement pas assez « punchy », qui ne doit en rien éclipser les très grandes qualités de ce film resté bien trop longtemps invisible en France, et donc à découvrir.

soniadidierkmurgia

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4,0Très bien • Publiée le 21/09/2012

L'entame du film avec sa musique lugubre nous montre immédiatement que nous ne serons pas dans un western classique. De Toth nous immerge sans détour au sein d'un conflit minant une petite communauté d'une vingtaine de personnes perdues dans la forêt enneigée. Il a choisi de ne pas céder au lyrisme habituel du genre et de révéler au spectateur ce que fut vraiment la vie des pionniers de l'Ouest. Cette dureté du propos préfigure l'arrivée de Peckinpah et de Leone qui feront de leurs films phares ("la horde sauvage" et "il était une fois dans l'Ouest") de véritables opéras décadents. Point de tout ça chez De Toth, qui puise ses références visuelles dans le film noir comme l'explique Bertrand Tavernier dans les bonus du DVD. Les hommes sont montrés tels qu'ils sont c'est-à-dire profondément individualistes mais immédiatement grégaires quand une force extérieure menace le groupe alors que les hommes de la communauté sont sur le point de s'entretuer. Concernant les déserteurs, De Toth montre bien la rusticité de ces migrants dont on sait qu'ils étaient pour beaucoup issus des rebus des différentes sociétés européennes. La difficulté du commandant à imposer sa loi est patente. Une loi dont Robert Ryan pressent très vite qu'elle sera bafouée dès que leur chef sera mort. Tout concourt à la véracité du récit et plus particulièrement les décors complètement dépouillés qui en disent très long sur la volonté de réalisme de De Toth. La présence de quatre femmes ne peut qu'accélérer la dégénérescence du groupe de pillards très bien mise en valeur dans la scène du bal improvisé où la bestialité est exposée dans toute sa brutalité. La tension monte à son paroxysme quand De Toth cesse le huis clos et envoie ses hommes sous la conduite de Ryan vers un passage inconnu où ils achèveront leur funeste voyage. De Toth a beau être moderne dans son propos il reste un moraliste convaincu et choisit d'épouser au final le happy end traditionnel hollywoodien. Mais il montre avec ce film sa stature d'auteur dans un système laissant pourtant peu de place à la créativité. Sa direction d'acteurs est remarquable, il exploite habilement la minéralité de Ryan et arrive à contenir la tendance de Burl Ives à se prendre pour Emil Jannings s’étant affublé pour la circonstance des sourcils du professeur Rath de "L'ange bleu". Un film révolutionnaire comme le prône Bertrand Tavernier.

Maitre Kurosawa

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4,0Très bien • Publiée le 02/04/2016

On se demande dans les premières minutes quel est le but de ce western qui met en place un duel dont l'issue semble bien prévisible; mais alors que les coups de feu sont sur le point de détonner, sept bandits font irruption dans cette petite ville perdue au milieu de montagnes enneigées. Le film change alors d'objectif tout comme la focalisation du spectateur sur les personnages est modifiée : alors que Blaise Starrett (Robert Ryan) était d'abord présenté comme une figure terrorisante, il devient finalement le seul rempart à ces opposants inattendus, décrits pour la plupart comme des chiens sauvages que leur chef, Jack Bruhn, tente de contrôler afin d'éviter un massacre proche d'éclater à plusieurs reprises (la scène du bal, mise en scène par une caméra virevoltante, est sans cesse sur le point de dégénérer). Ce suspense du massacre à venir est renforcé par une idée d'écriture géniale, à savoir que Bruhn est mourant et qu'on devine aisément que ses hommes en profiteraient alors pour s’entretuer et que les survivants empocheraient la totalité du butin volé. Le huis-clos dure environ une heure, prend le temps de présenter les différentes personnages en faisant monter la tension avant la grande explication de la dernière demi-heure, une chevauchée mortelle dans le froid qui voit Starrett lutter seul face aux bandits prêts à le tuer dès qu’il les aura conduit à destination. « Day of the Outlaw » est doté d’un scénario remarquablement construit, mis en valeur par la réalisation d’André de Toth, qui fait parfaitement ressentir le caractère anxiogène de la situation. Un excellent film, qui aura inspiré « Les Huit salopards » de Tarantino.

Plume231

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4,0Très bien • Publiée le 10/06/2011

Un village totalement isolé au milieu d'impressionnants et imposants paysages neigeux à faire passer celui d'"Une Poignée de dollars" pour l'Avenue des Champs-Elysées, une épure dans les décors que n'aurait pas renié un Dreyer, deux acteurs impériaux l'un face à l'autre Robert Ryan et Burl Ives, et un superbe noir et blanc pour filmer tout cela. Ca pête d'ambiguïté, les méchants ne sont jamais totalement méchants et les gentils jamais totalement gentils. Le huis-clos est intense, les scènes dans la neige le sont encore plus. C'est cruel, c'est intelligent, c'est noir, c'est très efficace. Je suis loin d'avoir tout vu du quatrième borgne, comme on surnommait André De Toth, mais je pense qu'il était à son sommet avec ce western remarquable.

gimliamideselfes

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3,5Bien • Publiée le 15/12/2015

Film plutôt sympathique, mais j'étais un peu étonné de la tournure que prennent les événements et ceci à deux reprises (je ne savais rien sur le film, je n'avais même pas lu son résumé), disons que ce n'est forcément le genre de film où l'on sait immédiatement ce qui va arriver. Il possède un côté antispectaculaire franchement bienvenu. On a ici un vrai western psychologique, centré sur les personnages, voire même sur le mythe qui sous-tend le film. On a des vrais personnages qui remplissent chacun un rôle mythologique, des personnages "types" si j'ose dire, mais des personnages incarnés, des personnages qui existent, ce qui en fait un film totalement universel et cette histoire se passe dans les rocheuses, elle pourrait se passer n'importe où, n'importe quand, elle resterait vraie et juste (c'est ce qui fait sa force et la force du film). On a donc ces types qui débarquent en ville et qui n'ont qu'une envie, de jouir de la vie (alcool et femmes (quoi d'autre ?)), cependant ils sont menés par quelqu'un qui semble intègre, droit dans ses bottes et avant toute chose un homme de parole qui n'accepte pas les débordements. Homme qui va tenter par son autorité de réfréner les pulsions de ses gars. Et là c'est vraiment bien fait dans le film puisque qu'on comprend parfaitement pour ce type fait autorité, pourquoi les gens le suivent, mais on le voit aussi petit à petit perdre de sa capacité à contrôler ses hommes au fur et à mesure qu'ils ont envie de jouir des petits plaisirs de la vie. De plus la menace est double, entre le moment où il ne le contrôlera plus, mais aussi le moment où il risque de mourir, laissant la ville alors à ses hommes assoiffés de sexe et d'alcool. Bref c'est vraiment bien écrit. Il faut noter que la dernière partie du film se révèle elle aussi très surprenante dans son côté toujours antispectaculaire et la banalité du destin des personnages (pas au sens péjoratif). Je reste cependant un peu sur ma faim car les bandits lorsqu'ils débarquent au début interrompent quelque chose, quelque chose dont on reparle dans le film, mais qui finalement n'a pas d'échos dans la fin. Or je trouvais ça intéressant, cette vision opposée, l'un qui veut un monde libre sans barbelés et les autres qui au contraire veulent délimiter leur territoire, leur propriété. Il est évident que je suis contre les barbelés... Alors je comprends bien le côté les autochtones s'unissent contre l'envahisseur et mettent leurs différents de côté... Mais à la fin il faut quand même trancher entre deux modes de vie. Il faut également noter la présence de paysages assez beaux... et quelque part ces westerns "polaires" ça me parle peut-être plus en terme de décors que les westerns "chauds". J'aime sentir le froid, la rigueur de l'hiver... Donc c'est vraiment bien, mais il manquait sans doute un petit je ne sais quoi pour être encore mieux (ou alors c'est juste moi).

Raw Moon Show

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 29/06/2013

Dans une période où on s'enflamme un peu vite pour le pauvrissime Django, il est grand temps de re-découvrir Day of the outlaw. Un des plus grands westerns qu'il m'ait été donné de voir : Minimalisme de l'intrigue (le point de non retour), personnages puissants (ambiguité à son paroxysme), décors unique (jamais paysages enneigés n'ont si bien convenu à l'univers du western) et surtout la plus grande et belle idée pour un final de western jamais portée à l'écran (je ne dévoile rien)... Franchement, vous voulez du grand western, il est ici ! http://lesfilmsderamuntxo.blogspot.fr/2013/07/la-chevauchee-des-bannis-day-of-outlaw.html

Louis Morel

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4,0Très bien • Publiée le 13/04/2013

Un western de série B magistrale, tant au niveau du scénario que de l'interprétation.

yayo

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4,5Excellent • Publiée le 08/03/2013

Excellent western, très efficace et se déroulant dans un environnnement sous exploité par les classiques du genre.

traversay1

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4,0Très bien • Publiée le 05/09/2016

Dernier western de de Toth et avant-dernier film de son auteur aux Etats-Unis. Un western dont le héros se prénomme Blaise ne peut être mauvais, non ?. Sérieusement, La chevauchée des bannis peut être considéré comme l'un des 20 meilleurs westerns jamais tournés. Bien sûr, il y le décor, la neige et la boue d'un village isolé du Wyoming. Et puis le huis-clos, la tension entre les hors-la-loi et la petite communauté qui est elle-même divisée. Robert Ryan y joue un personnage qui est tout sauf monolithique. Et le chef des bandits a aussi ses failles. Ces deux-là sont là pour canaliser la violence qui ne demande qu'à éclater. La scène de bal improvisé est incroyable, elle ressemble à un viol. Quant à la chevauchée dans la neige, elle est dantesque. Un western séminal, qui transgresse quelque peu les lois du genre, comme une sorte de chaînon manquant entre Johnny Guitar et la Horde sauvage. Mais sans flamboyance, tout en latence. Le genre de films où même les chevaux ont un vrai talent d'acteurs !

jean-paul K.

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3,5Bien • Publiée le 30/06/2016

Très bon western avec de superbes images, un noir et blanc intense, et une bonne idée de scénario. Seul petit bémol, je trouve la fin un peu bâclée et beaucoup trop rapide eu égard le reste du film.

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