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    Querelle
    note moyenne
    3,6
    202 notes dont 25 critiques
    répartition des 25 critiques par note
    2 critiques
    3 critiques
    6 critiques
    8 critiques
    3 critiques
    3 critiques
    Votre avis sur Querelle ?

    25 critiques spectateurs

    🎬 RENGER 📼
    🎬 RENGER 📼

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    0,5
    Publiée le 22 octobre 2009
    Rainer Werner Fassbinder adapte le roman de Jean Genet : «Querelle de Brest», publié en 1947, et nous restitue une oeuvre résolument contemplative, lente, usante et à l’homosexualité bien plus qu’exacerbé que nous l’aurions imaginé, sans oublier aussi, le style vestimentaire le plus cliché possible et des décors kitch en carton pâte aux couleurs écoeurantes. Des dialogues en passant par les situations exagérément poussives, jamais le cinéaste ne parviendra à nous maintenir en haleine, le film s’enlisant dans une histoire mollassonne et poétiquement assommante. Seul Franco Nero parvient à insuffler au film, le minimum syndical en matière de jeu d’acteur, face à une Jeanne Moreau bien trop en retrait. Une oeuvre plate et très décevante auquel on en attendait beaucoup. Il s’agit là de son film posthume puisque le réalisateur décéda au cours du montage.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    2,5
    Publiée le 2 août 2017
    Mon avis sur ce film est mitigé. D’un côté, on ne peut nier une recherche esthétique. Volontairement kitsch, cliché (mais le film le reconnait lui-même), baroque dans ses éclairages, l’ambiance est irréelle et poisseuse, et cela donne un attrait forcément particulier au métrage. Cela pourra décevoir certains, pour ma part c’est toujours plaisant de voir un auteur insuffler son style à un métrage, même s’il est bizarre. Querelle est visuellement intéressant, avec une bande son solide, bien qu’un peu lancinante. Pour ma part, c’est surtout le scénario qui plombe ce film. Si l’on apprécie l’audace thématique, néanmoins la redondance du propos, le rythme souvent soporifique avec la voix off lourdaude peuvent vite rendre l’ensemble peu digeste. Ça se traine, le film n’avance pas vraiment, les pseudo-intrigues se ressemblent trop pour susciter une réelle attention sur la durée. Clairement le côté expérimental l’a un peu trop emporté sur la qualité de la narration et la fluidité du récit, qui lâcheront vite le spectateur déjà peu sensible à la forme. Reste le casting, assez étrange. Le verdict est là aussi mitigé. Si Brad Davis campe avec justesse le héros éponyme, en revanche j’ai été assez déçu de la faible présence de Nero, presque anecdotique, et de celle de Jeanne Moreau, qui tient un second rôle d’arrière-plan en apparaissant dans quelques rares scènes. Il y a beaucoup de personnages, mais peu dégrossis, avec une psychologie souvent sommaire dès lors qu’on lâche Querelle. Il y avait de quoi faire mieux je pense, et peut-être délaisser le ton métaphysique et allégorique par moment pour virer vers des émotions et des sentiments plus vrais. En clair, je salue l’exercice stylistique, mais je ne suis pas certain que Genet reconnaitrait réellement son œuvre ici. Un moment cinématographique pour initier qui ne plaira pas à beaucoup, et c’est aussi car tout est loin d’être parfait. 2.5
    bsalvert
    bsalvert

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    2,0
    Publiée le 20 mars 2013
    Plongée dans un univers sombre qui a inspiré le titre 'Cargo de nuit' d"'Axel Bauer PLV : Brad Davis et Jeanne Moreau dans un même film....
    Julien D
    Julien D

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    2,0
    Publiée le 25 février 2015
    Ultime film de Rainer Werner Fassbinder (dont il ne verra pas le résultat final, succombant à une overdose durant le montage), son envie d’adapter le plus cru des romans de Jean Genet ne pouvait qu’aboutir qu’à un pensum érotico-gay pleinement assumé. Mais, comme à son habitude, le cinéaste allemand est allé si loin dans sa démarche que son film, même s’il a conservé une part du lyrisme de l’œuvre du dramaturge français, ne semble pas être autre chose qu’un amas de stéréotypes et de symboles issus de la culture queer. Dans des décors factices filmés avec couleurs criardes, l’intrigue criminelle apparait comme purement accessoire, le scénario ne donnant de l’importance qu’à la tension sexuelle qui lie chacun des personnages. La prestation très monocorde de Brad Davis, découvert précédemment dans Midnight Express, est décevante, à peine rattrapée par celles de Jeanne Moreau et Franco Nero. Querelle ne vaut finalement que pour la réussite de sa mise en scène esthétisante à la fois torride et oppressante mais reste un objet filmique purement fétichiste.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,0
    Publiée le 3 février 2016
    Une histoire de l'Amour compliquée et parasitée par cette philosophie du livre qui rend le trait obscur et presque incompréhensible. Parfois parabolique, parfois prosaïque, le film retient l'attention grâce à sa mise en scène et son décor unique. Le marin est l'ange exterminateur qui par désamour fait le mal autour de lui. C'est abscons et en même temps sulfureux.
    Max Rss
    Max Rss

    Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 1 582 critiques

    0,5
    Publiée le 25 avril 2019
    Fassbinder aurait-il laissé des films en suspens ? C'est à dire des films dont le montage a été entamé ou pas du tout. J'en suis sûr. Le cinéaste ayant été un travailleur acharné. Et puis, si je me demande ça, c'est parce que ce film-là, a vu son montage terminé alors que Fassbinder était déjà mort. Cette dernière oeuvre s'appelle donc "Querelle". Et, j'aime autant vous dire que c'est très... singulier... en ce qui concerne l'esthétique. L'histoire ? Elle est très simple. C'est simplement l'histoire d'un marin qui, le temps d'une escale à Brest, se découvre une sexualité dont il ignorait l'existence. Apparemment. Tout le film est sous la dominance du sexe. Très souvent homosexuel. C'est tout pour l'histoire. Qui n'a franchement rien de palpitant. Je parlais d'une esthétique singulière juste au-dessus. Nous y voilà. Le film baigne du début à la fin dans des couleurs criardes qui peuvent devenir rapidement écoeurantes. Que du rouge et du jaune. "Querelle", film sentant le sexe, la sueur, l'alcool et la clope est-il vraiment un mauvais film ? Au fond de moi, je ne crois pas. Malgré une histoire n'offrant pas grand chose d'intéressant. Je crois que c'est avant tout un film à ambiance. On s'y adapte ou on s'y adapte pas, tout simplement.
    Nicolas S
    Nicolas S

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    1,5
    Publiée le 7 février 2019
    Mis à part une intéressante réflexion sur le thème du double et des décors assez inventifs, il n'y a rien à sauver dans 'Querelle' : direction d'acteurs, photographie et mise en scène sont catastrophiques.
    selenie
    selenie

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    1,0
    Publiée le 26 avril 2010
    Un géant du cinéma qui adapte un géant de la littérature (Jean Genet)... Ca donne un OVNI du 7ème art qui marque par un partie pris audacieux... Mais qui évidemment ne plaira pas à tout le monde et notamment à moi. En effet même si on lis et comprend très bien le propos (l'homosexualité débridé, cru et sans sentiment comme ultime transgression contre le conformisme qu'incarne l'hétérosexualité fade et banal) la mise en scène et les décors font que le film reste une oeuvre élitiste dont il est difficile d'apprécier tous les paramètres. Décors théâtraux en carton (on est en studio) pour un Brest qui se retrouve avec des couleurs très chaudes invraisemblables, costumes caricaturaux du gay (qui a inspiré un certain Jean-Paul Gautier) et une interprétation robotisé et dénué d'émotion. 1 étoile pour l'audace et l'originalité mais le reste est sans saveur et d'une platitude déconcertante.
    anonyme
    Un visiteur
    3,0
    Publiée le 17 août 2019
    Un scénario qui prend l’air de partout, des théories fumeuses sur l’homosexualité comme amour de soi, révélation christique, Eros et Thanatos, tout ça tout ça... Bref, un objet touchant dans sa prétention maladroite au sérieux et à l’universel. Heureusement, tout ça coexiste avec le côté ludique de dialogues très crus, de clichés homo-érotiques en tout genre (matelots, ouvriers, flics, etc.) et, surtout, avec un parti pris esthétique 100% artificiel, dans des décors d'opéra et une lumière de soleil couchant, quelque part entre Sirk et Powell, qui m’a beaucoup plu. Avec en plus la voix de Jeanne Moreau. Inégal mais visuellement unique.
    anonyme
    Un visiteur
    2,5
    Publiée le 3 mai 2018
    Le décor est idéal pour raconter une histoire d’homosexuelle d’une lenteur assommante, du sexe érotique et crime qui font ménage, les dialogues sont crus, j’ai trouvé le final décevant, la poésie n’éveillera pas, l’acteur de « Midnight Express » Brad Davis livre une prestation bis en jouant le rôle gay, il n’hésita pas à oser sans pudeur cette fois-ci au contraire. Une carrière dans l’ombre après la sortie du film qui le révéla, toute une vie relationnelle compliqué d’addiction, sa séropositivité et sa mort tragique.
    stebbins
    stebbins

    Suivre son activité 354 abonnés Lire ses 1 747 critiques

    2,5
    Publiée le 16 octobre 2009
    Ultime long métrage d'un bourreau de travail - le regretté Fassbinder - Querelle est une oeuvre cruellement décevante. Plastiquement superbe, parfaitement maîtrisée... Certes. Pourtant, le cinéaste n'a jamais poussé aussi loin l'hypertrophie esthétique qu'avec cet objet en toc, fabriqué et donc artificiel. Non pas que ce Querelle soit mauvais : il regorge même de qualités. Brad Davis est comme toujours impeccable, à l'instar de Jeanne Moreau - notre star nationale arbore la beauté des grandes figures du cinéma allemand ; par ailleurs, la crudité des dialogues apporte une certaine fraîcheur à l'ensemble car elle contrebalance le manque de naturel de la mise en scène. En d'autres termes, Querelle est loin d'être le meilleur film de Rainer Werner Fassbinder - on ne peut toutefois dénigrer l'implication du cinéaste ( qui aborde ici un sujet personnel ) ainsi que le remarquable travail de reconstitution en studio lié au résultat. Pour ma part, je m'en vais revisionner Le Mariage de Maria Braun, l'un des plus grands chefs d'oeuvre du cinéaste...
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

    Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 1 588 critiques

    1,5
    Publiée le 27 septembre 2016
    Il est difficile de donner une critique négative d'un film lorsqu'il s'agit de la dernière oeuvre de son réalisateur avant sa mort. Mais avec cette création sortie à titre posthume, Fassbinder signe un retour au caractère semi-pornographique de ses débuts. Il y est moins vulgaire et donne libre cours à sa francophilie, faisant presque passer le film pour une confession, mais au final sans grand intérêt. Certes l'art est libre mais le divertissement qu'on en retire est subjectif et Querelle est très difficilement distrayant. Le seul point intéressant est le choix des décors, étrangement colorés et irréels.
    ygor parizel
    ygor parizel

    Suivre son activité 109 abonnés Lire ses 2 503 critiques

    2,5
    Publiée le 13 janvier 2013
    J'ai bien aimé les teintes orangés et jaunes (principe qui me plaît) des images. Les décors sont excellents, par contre côté scénario et dialogues j'ai trouvé ce film très moyen (malgré la liberté de ton).
    lhdlynch
    lhdlynch

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 383 critiques

    4,5
    Publiée le 15 novembre 2010
    Un film d'une époustouflante beauté esthétique et scénaristique. S'inspirant du roman de Genet, Fassbinder construit un univers visuel particulier, aux couleurs chaudes, mélange de jaune orangé qui emprisonne le spectateur dans un environnement unique en son genre. Les décors extérieurs et intérieurs sont extrêmement bien travaillés, donnant parfois l'impression de changer d'époque et les effets de lumières sont saisissants. La mise en scènes est fabuleuse, l'histoire, d'une grande profondeur, est aussi dérangeante, intrigante que passionnante. Les dialogues et les commentaires du narrateur fondamental sont d'une grande richesse artistique, sans parler de la beauté des citations dans les cartons. Le personnage de Querelle est fascinant, Brad Davis est d'ailleurs un exceptionnel acteur, très touchant, vacillant entre une dureté psychologique et physique et une sensibilité déroutante. Sans parler de la très grande Jeanne Moreau, bouleversante et captivante une fois de plus. L'histoire de cet homme assumant au fur et à mesure son homosexualité, se rend compte qu'il est de plus en plus attiré par la gente masculine. Nous suivons donc son parcours à la fois violent, mystérieux, romantique et émouvant dans cette horde de marins plus virils les uns que les autres, à une époque où l'homosexualité est encore plus que tabous et bien cachée. Il est d'ailleurs risible de voir à quel point ces hommes bien machos détournent en permanence leur penchant homosexuel pour ne pas avoir la charge de l'assumer. En sommes, un film littéraire magnifique, très artistique et aux dialogues très soutenus. Une oeuvre d'art qui ne sera pas accessible à tous, complexe et à revoir plusieurs fois pour pouvoir tout assimiler.
    parsifou
    parsifou

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    5,0
    Publiée le 29 juillet 2007
    Dans Querelle Fassbinder exorcise ses vieux démons et choisit une mise en scène purement théâtrale pour mieux adaptée le sublime roman de Jean Genet. Finalement c'est la rencontre de deux génies totalement complémentaires aux obsessions similaires. Fassbinder glorifie dans ce film la beauté masculine en en faisant une oeuvre d'art. Il associe le désir homosexuel au meurtre mais aussi à l'art. C'est comme si l'amour homosexuel dans sa violence s'associait à un eveil des sens d'une intensité transcendantale. Fassbinder arrive à magnifier Querelle interprété par Brad Davis en mettant en valeur la beauté de son corps et de son visage. Mais il lui donne aussi un côté terrifiant et malveillant notamment dans sa relation douteuse avec son frère et le meutre de son ami. Ainsi Fassbinder montre que la mal est une beauté désirable et attrayante, que l'immoralité est une jouissance supérieure au conformisme, le désir hétérosexuel en devient fade et dénué de vertige. Dans un Brest dominé par des couleurs rouges et noires le marin devient rapidement une force de séduction à laquelle son supérieur ne peut résister, supérieur qui compare Querelle à une pure oeuvre d'art qui torture son âme et ses sens. Fassbinder filme les scènes de sexe en montrant la jouissance de Querelle dans la peur et la sueur. L'environnement oppressant dans lequel évolue le personnage est l'image de cette relation entre la beauté et le mal qui fait naître le désir. Une sorte de montruosité dans la magnifiscience, de souffrance dans la jouissance, d'oppression dans la contemplation. Jeanne Moreau symbolise alors l'infériorité de la beauté féminine trop formaliste et dont le désir semble facile et dénué d'ntensité. Le frère de Querelle lui-même s'obsède pour son frère et perd son goût pour sa femme. La beauté feminine est dénigrée et alors qu'elle symbolise normalement la conquête masculine elle ne symbolise plus qu'un apaisement tranquile. Une grande oeuvre qui révèle bien la psychologie de son réalisateur.
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