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    Orphée
    note moyenne
    4,1
    289 notes dont 32 critiques
    34% (11 critiques)
    47% (15 critiques)
    9% (3 critiques)
    0% (0 critique)
    3% (1 critique)
    6% (2 critiques)
    Votre avis sur Orphée ?

    32 critiques spectateurs

    Salares
    Salares

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    5,0
    Publiée le 28 septembre 2012
    Orphée est un ovni dans son genre, tout comme son réalisateur. Intriguant, profond et étrange, Orphée est un véritable support de réflexion sur la mort : D'où vient-elle ? Qu'est-ce que la mort ? Son rapport avec les vivants ? Son allégorie ? Moult questions qui resteront certainement toujours en suspens à la fin de ce chef-d'oeuvre, mais qui aura néanmoins le luxe de vous retourner le cerveau. Le succès de ce film est aussi dû à son caractère "théâtral". Tragédie grecque qui reprend de nombreuses références au mythe initial, les dialogues sont profonds et grandiloquents, et le jeu des acteurs est tout simplement parfait (nldr : l'unique Jean Marais, la grande tragédienne Maria Casares, François Périer et Marie Dea). En somme : un casting digne de ce nom, une histoire profonde qui pousse à la réflexion, et une recontextualisation tout à fait réussi du mythe d'Orphée ; Cocteau nous offre un somptueux bijou cinématographique.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 13 mai 2016
    Une adaptation du célèbre mythe d'Orphée par Cocteau, moi je dis oui. D'autant plus que l'homme entend ici s'approprier totalement le mythe, afin de le moderniser et même d'en changer quelques grandes lignes. Et tant mieux ! J'aime qu'un type adapte un mythe à son univers sans jamais le trahir. Alors commençons par les quelques défauts du film : il y a quelques baisses de rythme, notamment dans tout ce qui est de la romance entre la Mort et Orphée, mais il faut également avouer que ces défauts sont vite rattrapés par l'extraordinaire créativité de l'auteur : les trucages sont inventifs et impeccables, les plans sont beaux et surtout, le film dégage une poésie à laquelle je n'ai personnellement pas pu résister. Tout comme La Belle et la Bête, c'est un film qui a ses quelques défauts, mais qui a surtout une atmosphère unique, et rien que pour ça il vaut le détour.
    Mr.Movie
    Mr.Movie

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    5,0
    Publiée le 8 décembre 2007
    Mon Dieu... Des histoires d’amour il en existe des milliers, on le sait. Mais aucune n’a la force et la complexité de celle qui lie Orphée et Eurydice, et c’est avec une incroyable maitrise complète de son sujet que Cocteau adapte le mythe au XXème siècle. La Fatalité rôde dans cette sombre histoire fantastique, permettant ainsi au réalisateur/scenariste/poète de s’immerger dans un univers à part éblouissant, aux confins du surréalisme, et permettant ainsi de multiplier les idées de mise en scène avouons-le, complêtement géniales (les inoubliables passages dans le miroir et son Monde). Jean Marais parvient à imposer sa présence incroyable (on sent la complicité - outre amoureuse - avec Cocteau) face à Maria Casarès, toute aussi impressionnante en Princesse funèbre, ainsi que tous les autres interprètes (Formidable Heurtebise que François Perier). Tant d’élements qui font de ce métrage un pur chef d’oeuvre dans le genre fantastique, tout en conservant un véritable aspect poétique et toujours visuellement efficace. Immanquable.
    Julien D
    Julien D

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    3,5
    Publiée le 29 janvier 2012
    Cette étrange transposition de l’antique mythe grec dans les temps présents fait par Jean Cocteau est une œuvre fantastique qui ne peut être comparable qu’SEPTIEME SCEAU de Bergman. Ici l’Homme ne s’oppose pas à la mort mais cherche à la contourner pour rester auprès de sa bien-aimée, c’est là un symbole inhérent au drame de la condition humaine. Cette poésie hypnotique utilise des effets visuels originaux (que ses détracteurs trouvent aujourd’hui dépassés) et une maitrise des sentiments insolite.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    4,5
    Publiée le 22 septembre 2015
    Retranscription contemporaine du mythe d’Orphée, à la fois sombre, romanesque et nébuleuse, un mélange d’univers qui fonctionne complètement, Cocteau nous plonge dans une ambiance fantasmagorique pleine de poésie et d’astuces cinématographiques, les effets spéciaux sont très bien utilisés, se fondant dans un esthétisme superbe. La narration n’est aucunement assommante par rapport aux idées reçues, la fluidité l’emporte sur la didactique, Jean Marais excelle dans la théâtralité et la prestation de Maria Casarès dans le rôle de la mort est absolument troublante et ténébreuse, tout est ensorcelant, voire planant. La vision des Enfers comme une bureaucratie austère est aussi très intéressante, comme ces jeux de miroirs qui reviennent souvent, le concept est riche en symboliques et en maitrise, du grand cinéma.
    gueuledepierre
    gueuledepierre

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    5,0
    Publiée le 7 décembre 2010
    La trilogie orphique de Cocteau est sans doute l'un des monuments du cinéma, et la sortie en DVD d'"Orphée" devait être attendue de beaucoup de cinéphiles. On y retrouve toutes les préoccupations coctaliennes: le temps, la mort, la poésie,... La présence de Maria Casarès ajoute au sublime du film. Il ne manque pas de plans, pas de plans qui soient en trop. Voilà un bel exemple de mesure cinématographique et poétique, donné par l'un des grands écrivains français du XXème siècle, et dont feraient bien de s'inspirer certains, malgré leur notoriété.
    bardamule
    bardamule

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    4,5
    Publiée le 1 mai 2011
    Adapté au monde contemporain, le mythe d'Orphée vu par Cocteau est une merveille où l'écriture et la mise en scène s'unissent dans une beauté et une ambiguïté fascinantes. L'image du poète lié amoureusement à la mort, les messages surréalistes de l'auto-radio de l'au-delà (« l'oiseau chante avec ses doigts », Cocteau et l'inspiration, l'écrivain de 1950 et ses influences) qui obsèdent Orphée au point qu'il délaisse son amour et sa vie rangée (plaisirs terrestres. Moment crucial, celui de la future paternité...), les métaphores, personnifications et autres figures à double lectures, font de cette oeuvre un hommage magnifique au Poète immortel en quête de la-dite même immortalité. La Mort qui le regarde dormir, qui change d'un instant à l'autre de parure et qui dira finalement à Heurtebise «  Il fallait les remettre dans leur eau sale ». Cette superbe Mort, cette tentation de l'artiste, « Si j'étais de notre ancien monde, je dirais 'buvons' » Cocteau en a fait du grand cinéma . Il ne se contente pas d'adapter un mythe, il le transperce avec son époque, son art propre et nous offre ainsi un spectacle singulier pour nos yeux et notre imaginaire...Dommage, les acteurs manquent parfois de piment et d'intensité dans l'expression de leurs déchirement intérieurs.
    Caine78
    Caine78

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Une très belle adaptation du mythe. L'ensemble est très maitrisé et on est étonné par la beauté de l'ensemble. Les décors sont très purs et le mythe utilisé avec beaucoup d'intelligence. Le noir et blanc donne en plus un relief supplémentaire a ce film. L'ensemble est même assez émouvant. Très bos interprètes, même si Francois Périer est ici bien meilleur que Jean Marais. Un classique du cinéma francais.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,5
    Publiée le 17 janvier 2019
    Faire du fantastique un élément logique qui fait irruption dans le quotidien le plus banal sans que quiconque ne s'en étonne, c'est la grande idée de Cocteau, incarnée dans "Orphée" de manière à la fois limpide et sophistiquée. Limpide car d'emblée un univers est posé : on discute au café du coin, on fait connaissance avec des personnages aux noms mythologiques – lesquels renvoient au texte dont le film s'inspire – et Orphée (Jean Marais) fait la rencontre d'une ténébreuse et superbe princesse (Maria Casares). Que de simples motards servent de valets à la princesse ou que Orphée-Eurydice soit semblable à un vieux couple qui s’engueule – irrésistible séquence où les deux font tout pour ne pas croiser leur regard, sous peine de la disparition définitive de la jeune femme – n'amoindrit pas la portée mythologique du film; au contraire, le rapprochement d'une lourde influence littéraire à un contexte prosaïque permet une identification plus concrète, rendu aussi possible par une science absolue du décor et des trucages. On passe du monde des vivants à celui des morts à travers un miroir et à l'aide d'une paire de gants, l'Enfer est réduit à quelques couloirs glauques et une poignée de ruines, un visage disparaît à travers un simple raccord : cette vision artisanale, forcée par les moyens financiers, rend le fantastique naturel mais n'éclaircit pas pour autant un propos général indéniablement complexe. Car "Orphée" n'est pas un film facile, son exigence repose sur l'idée du combat entre la poésie et la mort (la double victoire de la première, à travers ses écrits qui perdurent et l'union finale entre Orphée et Eurydice) et le fait que l'amour se révèle être le dénominateur commun de ces deux thèmes : il fait le lien entre l'élan créatif et la tragédie, dont la puissance éclate lors des ultimes minutes, magnifiques et déroutantes. Film sublime, "Orphée" peut rebuter par instants mais il hante longtemps après sa projection.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

    Suivre son activité 145 abonnés Lire ses 1 023 critiques

    4,0
    Publiée le 19 janvier 2009
    Jean Cocteau fait partie, selon Godard, des trois grands Jean du cinéma français avec Epstein et Renoir (sans oublier le quatrième Vigo). «Orphée» (France, 1950) est la plus belle expression d’un mot de Cocteau : «Le cinéma, c’est la mort au travail». Jonchée de miroir, parcourue par deux mondes qui se joignent mais ne se confondent pas, la réalité de Cocteau laisse prévaloir les nimbes du rêves à l’apesanteur du réel. S’il rejoint le génie des trois autres Jean, Cocteau ne leur ressemble pas, il est, comme chacun d’eux, l’auteur d’une singularité hybride que la foisonnante richesse rend admiratif. Cette admiration n’est pas l’œuvre d’un béotien, aimer «Orphée» ce n’est pas se prosterner devant la joliesse de ses effets. Aimer «Orphée» revient à jouir de ses métaphores, d’y projeter les conditions phénoménologiques du cinéma. Cocteau n’est pas si lyrique que cela. Peu sont les cinéastes qui réussissent avec tant de délicatesse à traduire la pratique du montage sur la pellicule par les effets. La place du négatif dans l’esthétique du film, l’importance des avancées à reculons (que reproduit maintes fois Godard dans «Histoire(s) du cinéma») traduisent les gestes du monteur et par là même du cinéaste. Aimer «Orphée» revient aussi à se passionner pour la façon dont l’histoire de l’Occupation traverse l’œuvre comme le récit d’une épouvante, comme l’indice d’un fantôme qui harasse encore les personnages français et leurs spectateurs. Entre la relecture de Cocteau du mythe grec et la relecture de Welles du récit kafkaïen («The Trial»), il règne une même présence de mort dans la logique humaine. L’homme n’est pas doué de sens, sa vie n’est plus que la contemplation d’un temps qui ne court que sa mort. Les effets obtenus grâce à l’ingéniosité de Claude Pinoteau, assistant sur le film, permettent de figurer la théorie cocteausite. Casuistique, Cocteau adapte ce qu’il pense du cinéma, fait d’icônes amoureuses et de bouts de mort.
    Santu2b
    Santu2b

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    4,0
    Publiée le 28 novembre 2009
    Adapter la légende d'Orphée transposée dans le monde contemporain, une telle idée ne pouvait émaner que de Jean Cocteau, le plus créatif des littérateurs français du début du XXème siècle. En 1934, sa pièce de théâtre "La Machine Infernale" était par ailleurs une relecture remarquable et amusante du mythe oedipien. Pour le coup, il y retrouve Jean Marais, quatre ans après "La Belle et la Bête" dans le rôle du poète. Le plus frappant dans l'oeuvre, ce n'est pas l'originalité du sujet ou la majesté inouïe des effets spéciaux. Car, en plus d'être un immense innovateur sur le plan technique, le cinéaste reste avant tout un conteur, un vrai. Une véritable machine à rêves. A ce sujet, la symbolique du miroir y est tout bonnement exceptionnelle. Après tout comme il l'affirme lui-même : "Les miroirs sont les portes par lesquelles entre la mort. Regardez-vous toute votre vie dans un miroir et vous verrez la mort travailler sur vous". Certaines scènes, paroles ou images s'estampilleront définitivement sur votre esprit. Cocteau ou l'essence même du fantastique.
    Plume231
    Plume231

    Suivre son activité 573 abonnés Lire ses 4 143 critiques

    4,0
    Publiée le 28 octobre 2009
    Même si l'ensemble peut parfois paraître un peu hermétique, il reste quand même remarquable. La poésie habituelle des films de Jean Cocteau frappe son sceau sur chaque plan grâce notamment à des trucages simples et soignés, des décors merveilleux et une technique irréprochable. Le mythe d'Orphée et d'Eurydice est superbement bien transposé à l'époque contemporaine et les acteurs sont brillants, même si je préfère largement les interprétations de Maria Casarès et de François Périer. Une grande oeuvre de plus à mettre au compte de Jean Cocteau et qui personnifie à merveille l'univers étrange cet artiste.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    5,0
    Publiée le 6 septembre 2009
    Orphée est la plus belle histoire d'amour, Orphée est un chef d'oeuvre, chef d'oeuvre d'une beauté rare, envoûtant, étrange, cette version moderne d'Orphée par Cocteau et superbement interprétée par Jean Marais avec des dialogues justes magnifiques, certains passages sont à la fois beau mais plein de sens, c'est ça qui fait la force du film. La réalisation n'est pas en reste, avec les moyens de l'époque Cocteau impose des plans de toute beauté, comme le plan final, classique mais tellement beau. Cocteau décrit un monde, on a envie d'y croire. Orphée est un chef d'oeuvre poétique et beau, une histoire d'amour impossible d'une beauté tragique. on est comme hypnotisé dès la première seconde, dès l'introduction où une voix off nous raconte sans détail l'histoire du mythe d'orphée avant de nous balancer un mythe moderne, car les mythes n'ont pas d'âge, ils peuvent se situer n'importe quand.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 22 octobre 2012
    Dans un genre qui fit les beaux jours de quelques cinèphiles èperdus d'amour et de rêves homèriques, le thème d'Orphèe et d'Eurydice a inspirè l'"Orphèe" de Jean Cocteau, classique absolu qu'on ne prèsente plus dans lequel on parvenait au monde de l'au-delà en traversant un simple miroir! Jean Marais y est envoûtè par la Mort, que l'on appelle ici la Princesse alias Maria Casarès! Mais celle-ci comprenant que son amour est impossible rend Orphèe à Eurydice (très belle Marie Dèa) avec la complicitè d'un jeune mort, heurtebise jouè par François Pèrier! Un amour qui tente de se survivre au-delà de la mort est un amour qui ne se rèsigne pas à la condition humaine! Les amours impossibles entre des humains et des fantômes ou des êtres fantastiques appartiennent en fait à cette catègorie! Ce qui sèparent ces objets de l'être aimè, c'est moins le temps ou la mort que ce qui chez l'homme est ètranger au temps et à la mort: l'irrèductible condition humaine! Petit rôle de l'acteur Jean-Pierre Mocky qui se partagera par la suite entre le mètier d'acteur et le mètier de rèalisateur! Le film de Cocteau a peut-être un peu vieilli mais n'en reste pas moins admirable parce que chargè de symboles et d'acteurs inoubliables...
    Gonnard
    Gonnard

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    0,5
    Publiée le 25 août 2009
    Une adaptation que j'ai trouvée bien ridicule. Pas en raison des "effets spéciaux", finalement convenables. Mais d'abord à cause du jeu ultra théâtralisé des acteurs. Jean Marais remporte haut la main la palme dans ce domaine. A la longue c'est pénible. Par ailleurs, de nombreux détails confèrent au film un coté kitch, par exemple les gants de vaisselle censés donner le pouvoir de traverser les miroirs. Franchement, j'étais consterné quand j'ai vu ça. Idem pour la radio avec les messages aux Français durant la Seconde Guerre mondiale, transformés dans ce film en messages kabbalistiques pour Orphée. Une fois de plus j'ai trouvé la trouvaille ridicule. En résumé, soit vous adorerez ce film, soit vous le détesterez, pas de juste milieu.
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