En pleine période faste du studio Disney et un an avec son plus grand chef d'oeuvre "Le Roi Lion", les spectateurs découvraient l'adapatation du conte des mille et une nuits "Aladdin", soit le 2e plus grand dessin animé du studio aux grandes oreilles. Toutes les recettes qui ont fait le succès de Disney sont bien évidemment réunies à commencer par une galerie de personnages fantastiques avec un Aladdin aux faux airs de Tom Cruise (modèle avoué du personnage) à la fois espiègle et émouvant, a belle Princesse Jasmine qui évite le piège de la cruche de service par son refus répété de prendre époux, le glacial méchant Jafar, l'amusant singe Abu, l'hilarant perroquet Iago mais surtout l'énorme Génie dont chacune des apparitions est un morceau de one-man show (il faut dire qu'avec Robin Williams à la VO, l'abattage était assuré). On retrouve également une BO exceptionnelle (parmi les chansons cultes, on retiendra "Ce rêve bleu", " Prince Ali", "Je suis ton meilleur ami", "Nuits d'Arabie"...), une mise en scène sans temps morts qui alterne les scènes de comédie (les démêlés d'Aladdin avec les gardes du sultan, les exposés du Génie, les interventions de Iago...) et les moments de bravoures (la fuite de la Grotte, l'assaut final contre Jafar...) et une image superbe (n'oulions pas qu'à l'époque, les images de synthèse n'étaient qu'un projet, "Toy Story" étant encore en développement). Quant aux dialogues, il réserve quelques perles ("Incassable, incassable... cassé !", "Des ennuis ? On a des ennuis que si on se fait prendre... Là j'ai des ennuis !"...). Et pourtant, le pari de rendre accessible à un public occidental une histoire typiquement orientale (avec ses déserts de sable, ses Sultans, ses Grands Vizirs, ses tapis volants...) était loin d'être gagné. Disney a fait mieux qu'assurer, il a livré un de ses dessins animés les plus aboutis, faisant ainsi de cet "Aladdin" l'un des plus grands classiques de son répertoire.