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    Le Gouffre aux chimères
    note moyenne
    4,1
    292 notes dont 45 critiques
    répartition des 45 critiques par note
    6 critiques
    31 critiques
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    45 critiques spectateurs

    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 14 juillet 2013
    Le rôle nèfaste de la presse à scandale a fourni à Billy Wilder le thème du très dur et très noir "Ace in the Hole". Plus de soixante ans après sa sortie, cette satire de la grande presse et de ses moeurs fait toujours aussi froid dans le dos! Personne n'oubliera cette « malèdiction de la montagne des sept vautours » . Non personne! Et encore moins la composition extraordinaire de Kirk Douglas qui rèussit à nous dègoûter, à nous faire frèmir et même à nous èmouvoir! On est d'ailleurs èpuisè de couvrir cet acteur de louanges! Son Chuck Tatum, cynique et sans scrupules, est inoubliable! Aujourd'hui considèrè comme une oeuvre essentielle du cinèma amèricain, "Ace in the Hole" fut loin de faire l'unanimitè à sa sortie! En effet, le film fut un èchec financier et artistique complet pour le metteur en scène du mythique "Some Like it Hot". Qu'importe, devant tant de vèritè, de cruautè et de modernitè on reste pantois! Chuck Tatum est un personnage complexe, Wilder en a fait un arriviste dont l'heure de gloire ne sonnera jamais! L'èmotion, comme le malaise, nous submergent à tout jamais! Tout comme l'interminable agonie de la petite Omayra Sànchez en 1985, suite à l'èruption du Nevado del Ruiz en Colombie! On ne peut penser à elle en regardant ce film d'une incroyable actualitè, en faisant de nous plus qu'un spectateur: un voyeur, un tèmoin, un intime de Lèo Minosa...
    Benjamin A
    Benjamin A

    Suivre son activité 401 abonnés Lire ses 1 901 critiques

    4,5
    Publiée le 9 janvier 2017
    Dixième film de Billy Wilder, « Ace un the Hole » est aussi celui qu’il préférait parmi tous ses films. Il nous fait suivre Charles Tatum, un journaliste sans scrupule qui va tout faire pour exploiter un scoop, celui d’un homme coincé au fond d’une galerie effondrée. Cela ne surprend pas de voir Billy Wilder s’attaquer à ce drame très noir tant il est capable d’explorer tous les genres, du drame à la comédie en passant par le film noir. Ici c’est l’un de ses films les plus sombres, il y dénonce le cirque médiatique, l’exploitation de la souffrance humaine, les méthodes des journalistes, la corruption, la foule attirée par le moindre scoop mais surtout la nature humaine et sa noirceur. C’est notamment à travers le personnage principal qu’il le fait, un journaliste que l’on découvre d’abord alcoolique et sans le sou mais toujours sûr de lui, allant chercher un boulot dans un petit journal. Puis quand vient le scoop, on le voit tout faire pour exploiter au mieux le malheur de l’homme coincé dans la galerie, alors que ce dernier voit sa santé se dégrader. Tel un metteur en scène, il dirige tout pour parvenir à ces fins , il manipule et est même prêt à retarder de 5/6 jours l’extraction de l’homme, tout en se faisant passer par son ami. Mais Wilder arrive aussi à l’humaniser à certains moments. Mais dans cette galerie de personnages sombres, il n’y a pas que lui, Billy Wilder y dépeint aussi la foule qui s’amène en masse, l’arrivé de camions sandwich ou d’une fête foraine ( !) et surtout l’entourage, que ce soit la femme de l’homme à sauver, le chef de sentiers peureux, le sheriff, qui va être aux ordres de Tatum avec comme unique but que l’on parle de lui et qu’il soit réélu ou même de simples apparitions tels que cet assureur proposant dès qu’il peut des cartes de visites. L’une des forces du film, c’est que les propos que Wilder résonnent toujours forts et justes aujourd’hui et il les traite sans concessions et avec intelligence. Il donne une vraie puissance à son film en ne tombant jamais dans la facilité et en faisant preuve d’un réalisme fort. Les scènes dures et révélatrices ne manquent pas, que ce soit les faces à faces entre Tatum et la femme ou encore la scène finale… Kirk Douglas incarne avec force et charisme l’égoïsme de cet homme antipathique et arriviste mais en nous faisant aussi comprendre ses motivations, il livre l’une de ses meilleurs compositions. En face de lui, Jan Sterling, Robert Arthur dans le rôle de l’assistant/photographe ou encore Ray Teal dans celui du sheriff, sont impeccable. Ce n’est ni le premier, ni le dernier chef d’œuvre de Billy Wilder mais surement son film le plus sombre et le plus noir. Il traite intelligemment et efficacement les thèmes qu’il aborde et est servi par un grand Kirk Douglas. On notera aussi qu’il s’en prendra au monde journalistique un peu moins de 30 ans après « Ace in the Hole » dans « Speciale Première » avec Jack Lemmon et Walter Matthau mais sur un ton bien plus léger et humoristique (mais quand même réussi !). Pour ma part, c’était mon dernier Billy Wilder qu’il me restait à voir et je ne suis pas déçu en terminant par celui-là. Et je voulais tout simplement die un simple merci à celui qui m’aura offert de nombreuses expériences cinéma marquantes et qui est à ce jour l’un voire mon cinéaste fétiche, je prendrais toujours autant de plaisir à revoir ses chefs d’œuvres (Boulevard du Crépuscule, La Garconnière…), ses très bons voire excellents films que je trouve sous-évalué (Stalag 17, Fedora, Avanti…) ou donner une seconde chance à ceux qui m’ont (un peu) déçu (Sept ans de réflexions et Irma La douce). Merci.
    landofshit0
    landofshit0

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    5,0
    Publiée le 15 novembre 2013
    Si Billy Wilder est efficace dans la comédie il l'est encore bien plus dans le drame, ace in the hole est assurément son meilleur film. Ce film est d'une noirceur et d'un cynisme rare,Willder va jusqu'au bout de ses personnages,pas d'happy end ici. Il met le personnage de Kirk Douglas face à ses actes et à ces conséquences. Dans cette perle de film noir qui en fait l'un des meilleurs du genre,une perfection d'un bout à l'autre,aucune longueur comme c'est souvent le cas chez Wilder.
    stebbins
    stebbins

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    4,5
    Publiée le 14 octobre 2012
    Chef d'oeuvre visionnaire du grand Billy Wilder, The Big Carnival reconstitue par son petit humour acerbe le regard d'une foule sentimentale de petits charognards, excitée par un petit sensationnalisme morbide lui-même provoqué par un petit cynique à la petite ambition... Ouf ! Vous l'aurez compris : l'homme chez Wilder s'écrit sans majuscule et se contemple de haut, au bord d'un gouffre de chimères et de vanités égotistes. Kirk Douglas y campe Chuck Tatum, écrivaillon sans scrupules convaincu de pouvoir tirer profit d'un misérabilisme généralisé en enquêtant sur une étrange affaire d'éboulement précédée d'une chasse aux crotales... Personnage complexe, mégalomane et suffisant Tatum annonce à sa manière le héros cynique du Shock Corridor de Fuller, réalisé douze ans plus tard : voyeurisme et appât du gain, de la gloire et du pouvoir sont visiblement les valeurs capitales du héros wilderien, pourriture spectaculaire s'il en est. The Big Carnival est sûrement l'un des films du cinéaste les plus en avance sur son temps, véritable critique du système médiatique et judiciaire américain. Un très , très, très grand film.
    NeoLain
    NeoLain

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    2,0
    Publiée le 16 juillet 2014
    Kirk Douglas en journaliste sans scrupules. Il trouve un job, cherche l'article le plus croustillant et il va le trouver. Alors qu'on l'envoi vers la direction d'une histoire de crotale, sur le chemin il apprend et assiste un homme qui ne pleut plus bouger, coincer à l'intérieur d'une grotte, le journaliste tient son article de feu. Il va même pousser cette histoire par le vice, simplement en retardant la démarche des travaux de sauvetage. Première partie pas mal, l'autre partie par contre on tombe dans un gouffre de répétitions. Très embêtant, l'ensemble pouvait être prenant.
    Plume231
    Plume231

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    5,0
    Publiée le 7 juillet 2009
    Avec «Le Gouffre aux chimères», Billy Wilder, en plus d'avoir mis en scène un chef d'oeuvre, a certainement réalisé son film le plus noir et le plus désabusé. Critique sans fard de la presse à sensation et de la foule qui la cautionne, le réalisateur nous pousse à nous identifier au personnage du journaliste cynique et arriviste, magistralement interprété par Kirk Douglas, en nous faisant comprendre les motivations qui le poussent à commettre l'irréparable. Dans ce film, il y a ni d'happy-end à contre-courant du reste du film, ni de petite morale rassurante, ni même la plus petite lueur d'espoir, Billy Wilder est allé jusqu'au bout de son idée et de l'horreur. C'est pour cela que ce film n'a absolument rien perdu de sa puissance et qu'il reste plus-que-jamais d'actualité.
    halou
    halou

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    5,0
    Publiée le 7 septembre 2011
    Un des chefs-d’œuvres de Wilder. Un film sombre mais lucide, magnifiquement interprété par un Douglas égoïste et calculateur. Une peinture vraie et visionnaire d'une société moderne impitoyable et pathétique inspirée de faits réels. A ne pas louper.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,0
    Publiée le 13 octobre 2016
    Ce film est un peu tout ce que Nightcrawler n'a pas réussi à être. Alors c'est sans doute un peu "injuste" pour le pauvre Gilroy de comparer son film à celui de Wilder, car il n'a bien évidemment aucune comparaison qui puisse tenir, mais c'est le même genre de film, où un journaliste est prêt à tout pour la célébrité, même à former la réalité pour que l'événement qui lui fera gagner cette célébrité puisse arriver. Sauf que chez Wilder on n'a pas une sorte de dangereux psychopathe, mais un type normal, ambitieux, cynique, mais qui reste humain et qui permet donc l'identification. Ainsi pendant tout le film le spectateur peur se reconnaître dans le personnage de Kirk Douglas, dans ses choix, dans son attitude, on est ému en même temps que lui et on n'en arrive pas à souhaiter un retour moral brutal et violent comme pour Nightcrawler. Ici la fin n'est sans doute pas morale, mais l'humanité du personnage de Douglas donne envie que ça se finisse bien pour lui, car ce n'est finalement pas un si mauvais bougre, c'est juste quelqu'un qui a pris des décisions malheureuses. On a donc un film très bien pensé, qui sait exactement où il veut venir, par quel chemin émotionnel faire passer son personnage principal et son spectateur pour porter son message. Et ça marche d'autant mieux que vu le ton cynique du film on ne sait pas réellement comment ça peut se terminer, ce qui permet d'utiliser le suspens, car quand le film et Kirk Douglas abandonnent le cynisme pour revenir sur un premier degré, la bascule se fait également chez le spectateur qui pendu à son écran ne souhaite uniquement que le pauvre Léo, enfermé dans sa mine s'en sorte. Et étant donné qu'il y a eu empathie pour le personnage de Douglas, même si on sait très bien qu'il n'a pas bien agi, que ce qu'il a fait est moralement condamnable (et légalement aussi), qu'on a cru à sa belle histoire et qu'on voulait qu'il réussisse à le faire, le spectateur cynique se trouve pris face aux conséquences de ses propres souhaits de spectateur et en vient, tout comme Douglas à regretter cette scène pourtant assez jouissive où Douglas suggère (impose) de libérer Léo avec une foreuse ce qui prend une éternité, plutôt que d'opter pour un moyen bien plus simple et plus rapide. Le film est très habile, arrive parfaitement à jouer avec les attentes, les émotions pour délivrer un message réellement puissant. Un très bon film.
    MathiasH
    MathiasH

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    3,5
    Publiée le 7 mars 2020
    Un scénario implacable sur le cynisme de la société du spectacle, sublimé par un Billy Wilder au sommet de sa forme. Pas grand-chose à redire, sinon que la démonstration est tellement rigoureuse qu’elle en devient assez prévisible et que le résultat manque parfois un peu d’air et de surprises. L’écriture des personnages a aussi quelque chose d’un peu trop raide et caricatural, au service de la dénonciation, et c’est vraiment l’interprétation de Kirk Douglas, littéralement habité par son rôle, qui insuffle de la vie dans cette machine presque trop bien huilée pour mon goût. Très bon film, parfaitement maîtrisé, mais un peu en dessous du chef-d’œuvre pour moi.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 1121 abonnés Lire ses 4 339 critiques

    4,0
    Publiée le 6 janvier 2013
    Un exemple frappant de film qui ne vieillira jamais.Tout simplement car ses thématiques sont résolument contemporaines,en présentant un monde cynique et opportuniste,peuplé de personnes mal intentionnées derrière leur façade avenante."Le Gouffre aux chimères"(1951)fut un échec critique et commercial abyssal,car trop avant-gardiste pour cette époque où l'on se voilait la face,surtout en Amérique.Billy Wilder commettait un sacrilège en présentant le journaliste de terrain,non pas comme un héros pourfendeur de tous les maux,mais comme un arriviste exploitant à son avantage toutes les situations.Kirk Douglas,déjà détenteur d'une image ambigüe,s'efforça de ne pas le rendre trop détestable,en exploitant ses tiraillements et sa honte.C'est un personnage qui transforme un fait-divers local(un homme coince dans une grotte,suite à un éboulement),en grand carnaval.Les badauds viennent contempler le spectacle,les médias font le pied de grue,les forces de l'ordre font tout pour retarder le sauvetage.A force de jouer avec le feu,on se brûle les ailes.Tous sont renvoyés dos à dos.Une critique très virulente du sensationnalisme et du spectacle à tout prix.
    Shephard69
    Shephard69

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    5,0
    Publiée le 7 juin 2019
    Après "Le poison" et "Assurance sur la mort", ma troisième incursion dans la filmographie de Billy WIlder. Présenté comme l'un des drames les plus sombres de l'histoire du cinéma, un long-métrage qui rappelle énormément le récent "Night call" avec Jake Gyllenhaal. Avec en toile de fond le sauvetage d'un homme coincé au fond d'une grotte, un film qui livre un portrait bien peu flatteur du journalisme à sensations prêt à tout pour un scoop entre mensonges, manipulations et autres bassesses pour arriver à ses fins cupides. Une oeuvre qui repose en majeure partie sur l'interprétation magistrale de noirceur, de vice de Kirk Douglas et sur une mise en scène fonctionnelle mais subtile. A la fois sublime et dérangeant.
    lilybelle91
    lilybelle91

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    4,0
    Publiée le 29 mai 2014
    Un film précurseur sur les affres de la téléréalité et de l'univers tout info, ou Kirk Douglas excelle en salaud notoire prêt à tout pour la gloire et la fortune ! Réalisé avec brio par un Billy Wilder au sommet de sa carrière, malgré une mise en route un poil longuette...un quasi chef d’œuvre !!!
    Freaks101
    Freaks101

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    4,0
    Publiée le 16 octobre 2012
    Déjà en 1951, Billy Wilder dressait une satire féroce et pessimiste de l’info spectacle, cette vision reste d’ailleurs tout à fait pertinente aujourd’hui. Le personnage de Chuck Tatum (Kirk Douglas à contre emploi), journaliste cynique et sans scrupule, ne voit son métier qu’à travers une équation simple : drame = spectacle = argent. L’accident de ce pauvre homme coincé au fond d’une grotte devient donc une attraction de foire, ceci avec la complicité de la population, avide de sensationnel. Wilder filme ce barnum infernal avec une mise en scène grandiose qui enchaîne les moments forts, il dresse aussi un portrait peu flatteur de l’américain moyen, ce qui explique peut être l’échec public du film à l’époque, pourtant un des meilleurs du cinéaste.
    AlphaWolf
    AlphaWolf

    Suivre son activité 26 abonnés Lire ses 395 critiques

    3,0
    Publiée le 18 juin 2014
    Le film débute bien avec un Kirk Douglas en journaliste frustré en quête du papier qui relancera sa carrière, le sauvetage de cet homme coincé dans une grotte apparait alors comme le sujet idéal, sauvetage que Tatum va d'ailleurs chercher à faire trainer pour son propre besoin. Cette situation montre bien les travers de l'être humain, ici décrit comme sans scrupules, froid, opportuniste, et met en lumière le pouvoir des médias. Malheureusement, l'intrigue s’essouffle au fur et à mesure que les minutes défilent, la mécanique devient un peu trop répétitive et l'histoire finit carrément par tourner en rond dans la dernière demi-heure qui parait vraiment longue. Dommage car cette critique cynique, pessimiste, était totalement visionnaire pour l'époque et reste toujours pertinente aujourd'hui.
    Vladimir.Potsch
    Vladimir.Potsch

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    4,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Le gouffre au chimères (The big carnival, 1951) est un exemple de film à thèse qui évite les pièges de la facilité. Il relate comment un simple accident (un homme est resté coincé dans une mine) se transforme en véritable fait de société, amplement couvert par les médias, suite au triste calcul des profiteurs de tous bords. Le film fonctionne parcequ’il prend à bras-le-corps, sans parti pris, on pourrait même dire de façon quasi documentaire, la description de ce fait divers qui devient l’attraction de la semaine. Chez Wilder, point de grands discours, les faits parlent d’eux même. Le policier véreux, le journaliste arriviste, le chef de chantier trouillard, et la femme ingrate sont des personnages typés mais Wilder évite opportunément la carricature en les humanisant, dés qu’il en a l’occasion. Ainsi, la fin tagique et pathétique du journaliste, loin d’être une simple concession à l’éthique de rigueur, s’apparente davantage à un suicide. La distribution est dominée par un Kirk Douglas qui excelle dans ce rôle d'arriviste, qui le voit frapper une femme et se montrer arrogant envers tout le monde. Les autres acteurs, peu connus, sont au diapason. Wilder tire parti de cette ambiance d’orgie médiatique et de fête malsaine pour étaler son humour, parfois un peu insistant (le caravaniste qui est assureur proposant ses polices à tout va, le prix de l’entrée du site qui augmente sans arrêt), souvent approprié (le policier véreux qui aime les serpents, le train qui crache les hommes et femmes aux abords du site…). D’autre part, il a un style incisif, dépourvu de lenteurs, sauf le temps d’une scène destinée à montrer la détresse d’un homme qui vient de perdre son fils. C’est un film charnière entre la période « noire » du réalisateur, dont les plus beaux fleurons sont « Assurance sur la mort » et « Boulevard du crépuscule », et les films plus légers, tels « certains l’aiment chauds » et « Sept ans de reflexion ».
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