D'emblée, On remarque nécessairement le contraste entre la blonde Marilyn et la brune Jane Russell. La première aime les diamants, le seconde aime les hommes, et les deux ensembles forment un duo de femmes fatales de comédie. Leur récompense sera, à la fin,spoiler: le mariage , comme un retour sur le droit chemin, dans l'esprit de l'époque. Pour autant, on sent dans le film un agréable parfum de subversion et d'amoralité. Lorelei et Dorothy ne sont pas les femmes dociles du cinéma américain des années 50. Vénales ou séductrices, elles ont le don d'être libres et apparaissent comme des héroïnes scandaleuses soumettant les hommes à leurs caprices ou à leurs charmes d'autant plus facilement que leurs proies sont sottes ou naïves. Durant cette croisière vers la France et l'escale à Paris, les ressorts de la comédie, au-delà de la personnalité caustique des deux rôles féminins, sont un peu mous. On ne retrouve pas ici l'élégance d'un George Cukor ni une véritable dynamique de comédie vaudevillesque. Quelques bons mots font sourire mais le film d'Howard Hawks manque sans doute de situations cocasses plus nombreuses. Enfin, l'aspect musical, réduit à quelques chansons, reste secondaire.
Une comédie musicale pétillante qui certes ne brille pas pour son scénario quelque peu bateau mais bel et bien pour le duo complice et plein de charme de forme Jane Russell et Marilyn Monroe parfaitement dirigées par le réalisateur Howard Hawks dont la mise en scène met avec brio en valeur les deux actrices faisant enchainer scènes cocasses et numéraux musicaux. Un film léger et sympathique.
Les hommes préfèrent les blondes est une film d'Howard Hawks de 1954. Deux danseuses de music-hall, collectionnent les aventures sans lendemain, la brune (Jane Russell) est une croqueuse d'hommes, tandis que la blonde (Marilyn Monroe) est une croqueuse de diamants. Lorelei parvient à séduire un jeune milliardaire et se retrouve embarquée dans une croisière pour l'Europe, avec sa comparse qui lui sert de chaperon. Mais un détective surveille de près les deux amies. Le film, malgré la présence des deux stars de l'époque et quelques scènes musicales, a plutôt mal vieilli. L'ensemble m'a paru démodé et un peu poussif, certains passages sur le navire de croisière sont dignes de la Croisière s'amuse. On est loin du chef d’œuvre et je m'attendais à beaucoup mieux. Les inconditionnelles de Marilyn apprécieront peut-être, les autres beaucoup moins. A voir une fois car il s'agit d'un classique, mais sans plus.
Dommage que la séquence au tribunal ridiculise le reste d'une intrigue solide grâce à la finesse d'analyse psychologique des divers personnages (jusque dans de savoureux seconds rôles), loin de tout manichéisme ou caricature - malgré l'aspect outrancier de certains jeux qui empruntent à l'envi aux ressorts du cartoon - ainsi qu'à la satire de moeurs où personne n'est vraiment innocent ni totalement dupe, ce que soulignent les perspicaces dialogues. Enlevée, dynamique, efficace, la narration s'appuie plaisamment sur les différents numéros musicaux grâce à l'entrain communiqué tant par les mélodies que par le regard espiègle de Marilyn Monroe ou de Jane Russell. Fort plaisant!
Très rafraîchissant de voir une comédie musicale de la sorte ! Porté un duo actrices exceptionnelles, le film nous plonge sur ces deux personnages qui ont une vision très différentes par rapport à l'amour. On se demande même comment ces deux personnages peuvent être amies alors qu'elles sont si différentes. L'histoire est sympathique, les musiques/chansons sont bien !
Ce n'est pas le meilleur film de l'époque mais je l'ai surtout apprécié pour les scènes musicales. pour le reste: le scénario est mièvre, les minauderies de Maryline exaspérant es et les autres acteurs inintéressants...
Si vous voulez vous faire une idée de ce qu'a représenté Marilyn Monroe pendant sa courte vie de 1926 à 1962, allez voir "les hommes préfèrent les blondes". En 1953, à 26 ans, elle est au sommet de son art, de son charme et de sa beauté. Elle danse parfaitement et chante fort bien, d'une voix langoureuse. Mais, pour moi, l'essentiel n'est pas la comédie musicale. Howard Hawks a fait de ce film un hymne à la femme, certains diront femellité plus que féminité. C'est l'équivalent américain du français "et Dieu créa la femme" avec Brigitte Bardot. Mais Hawks c'est mieux que Vadim, je n'en dirai pas plus. Toute la partie à bord du bateau transatlantique est extrêmement savoureuse. J'ai particulièrement apprécié la scène du dîner d'apparat où Marilyn cherche à se placer à côté d'un milliardaire. Patatras, le milliardaire en question est un héritier d'une dizaine d'années, naturel et drôle, et Marilyn prend la chose avec bonne humeur. Le scénario tourne autour du contraste entre la brune Jane Russel et la blonde Marilyn Monroe. Jane était alors plus cotée que Marilyn. Elle était l'idole des camionneurs, la pin-up qu'on affichait dans sa cabine. Belle fille au demeurant, dans un genre plus plébeïen. Je ne pense pas qu'elle aurait été draguée par Kennedy. Le passage où ces deux beautés font une apparition publique en robe moulante et décolletée et en roulant leurs mécaniques est une scène d'anthologie. Malheureusement, à partir du moment où tout ce beau monde débarque et se retrouve à Paris, Hawks à court d'inspiration sombre dans le franchouillard à la sauce américaine et le béret baguette. Dommage, mais l'ensemble est globalement positif et mérite largement ses quatre étoiles.
Ce classique du cinéma hollywoodien, réalisé par Howard Hawks et sorti en 1953, est très bon ! C'est ici l'histoire de deux danseuses qui partent en France pour un spectacle. Mais sur le bateau, elles vont faire la connaissance de certains hommes peu recommandables. Le film fonctionne avant tout sur la dualité de ses deux héroïnes, à savoir savoir Lorelei, interprétée par Marilyn Monroe et Dorothy, interprétée par Jane Russel. Tandis que Dorothy recherche de beaux hommes peu fortunés, Lorelei recherche quant à elle la fortune et ne semble être intéressée que par les diamants. Ainsi, une fois de plus, Monroe incarne une blonde un peu pimbêche et surtout idiote et naïve, se laissant emportée dans des problèmes. Problèmes qu'elle ne pourra résoudre qu'avec l'aide de son amie, la brune (et donc, sous-entendu, forcément plus intelligente). Cependant, le film tente de donner une personnalité un peu plus consistante au personnage de Monroe, notamment cette insistance sur le fait qu'elle soit intelligente lorsqu'elle ne joue pas volontairement les idiotes. Malgré ce côté très manichéen que je n'apprécie pas trop car Monroe ne fait que recycler ses personnages (néanmoins malgré elle puisqu'elle voulait accéder à des rôles plus dramatiques) et que le scénario en devient très prévisible, j'ai beaucoup apprécié l'ensemble. Et notamment ces touches de comédie complètement absurdes, propres au réalisateurs (qui a notamment excellé dans la screwball comedy), et puis bien-sûr ces très bons numéros chantés et dansés, notamment le célèbre "Diamonds Are a Girl's Best Friend", d'ailleurs repris des années plus tard par Madonna pour son clip "Material Girl". Malgré quelques scènes parfois un peu longues, on notera que le rythme reste très bon ! "Les Hommes préfèrent les blondes" reste donc, malgré ses quelques défauts, un classique indémodable !
Film culte parmi les films cultes, Les Hommes Préfèrent Les Blondes marque l'explosion de la carrière de Marilyn Monroe. Le voir 68 ans après sa sortie c'est se plonger dans une époque qui semble bien lointaine, et découvrir une actrice hors du commun. Son jeu est unique, mobilisant chaque centimètre de son corps. Elle maitrisait à la perfection chaque muscle de son visage. Jane Russell s'y essaie dans la scène du procès, sans approcher le talent de sa jeune modèle. Quel dommage cependant d'avoir doublé en français les parties chantées par Marilyn. La version originale doit valoir le coup d'oreille. À l'époque du tournage elle était en couple avec Joe DiMaggio, terriblement jaloux, comme le prétendant de son personnage, Lorelei Lee. Quelle étrange coïncidence ! Laquelle Lorelei, face à un membre de l'équipe olympique US (que faisait cette équipe sur un bateau transatlantique en 1954 ?!) satisfait de se présenter : "Je suis le roi des coureurs pédestres !", réplique aussitôt : "Eh bien à votre place j'aurais honte de l'avouer !" Eh oui, pour Lorelei Lee, un athlète est sans le sou, comme c'était le cas en 1954, et n'a donc à ses yeux aucun intérêt. On note lors du passage à Paris une menace bien anodine : prendre le risque d'être emprisonnée deux ans à la Bastille... en 1954, ça ne risquait pas ! Marilyn Monroe, comme Jane Russel, joue la godiche à merveille... pour mieux contrôler les hommes à leur insu. C'est probablement ça le vrai pouvoir. Ne va-t-elle pas jusqu'à dire à propos de sa nationalité : "Américaine ? Oui, sauf du côté de mon père et de ma mère qui sont Irlandais." À voir absolument.
Au secours, chef d'œuvre en péril ! Ça a beaucoup vieilli. Surtout les chorégraphies. Et comme le scénario est indigent il ne reste que Maryline et l'aspect historique du mythique Paris de l'après guerre pour les Américains.