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Un visiteur
5,0
Publiée le 30 janvier 2008
Tout simplement fabuleux!!! début un peu long certes. mais alors quelle esthétique chez Eisenstein! il nous montre ici son véritable génie. Impressionnant! des scènes remarquables (la viande avec les vers, l'enfant tué dans les escaliers) et cultissime (le landeau dans l'escalier). Einsenstein nous fait vivre ainsi des émotions que l'on n'aurait pas cru pouvoir vivre au début du film. Certes, la fin est un peu attendue lorsque l'on sait dans quel cadre ce film a été réalisé. Mais petite mention spéciale pour ceux qui dénigrent ce film car il est de propagande communiste : n'oubliez pas qu'il est facile de critiquer en 2008 des idéologies qui n'avaient alors pas encore montré leurs limites en 1920. Il ne faut bien sur pas voir la propagande dans ce film, mais bien la beauté des séquences et comme l'a dit le critique précédent : c'est avec ce genre de chef d'oeuvre que l'on comprend pourquoi le cinéma est un art!
Eisenstein a réalisé Le cuirassé Potemkine pour mettre en pratique ses idées sur le cinéma et les exposer aux autres. Son film est tellement réussi que la relation réalisateur/spectateur devient professeur/élève. Il révèle la puissance du cinéma en élargissant violemment les possibilités de mise en scène. Plutôt que par des mouvements de caméra, il traduit la nervosité de la situation par des plans fugaces, plus ou moins rapprochés, d'ensemble ou gros plan. Il va jusqu'à découper ses intertitres pour donner de la nuance dans la façon de dire les paroles. Il étudie minutieusement la position des caméras pour donner la sensation de vitesse du cuirassé (près de l'eau) et rendre la flotte "ennemie" impressionnante, sans parler bien entendu du dernier plan, qu'on a tellement l'habitude de voir aujourd'hui. Bref, le film est très fort, révolutionnaire et à part dans le cinéma, mine d'inspiration de mise en scène inépuisable, mais attention au malentendu : Eisenstein n'en profite pas pour développer ses personnages ou son histoire, il n'en avait de toute façon pas la liberté. Le film relit l'insurrection de 1905 en changeant l'Histoire de façon à ce que les russes se retrouvent dans la camaraderie, alors qu'en réalité ils ont été massacrés (évènement qui est, indubitablement, une des origines de 1917). Indispensable, mais pas pour voir une chouette histoire.
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5,0
Publiée le 23 septembre 2014
C'est le traitement artistique du thème qui donne au "Cuirassè Potemkine" sa grandeur et permet de le considèrer comme l'un des rares chefs d'oeuvre du cinèma! il s'agit d'un film de propagande, avec toutes les limites que cela suppose et impose, mais Sergueï Eisenstein n'a pas cherchè à èviter cet aspect : il a su le sublimer au niveau artistique! De là, des images qui sont de vèritables morceaux d'anthologie et sortent du cadre strict du cinèma pour occuper une place à part dans l'art en gènèral : c'est le cas du transport du cadavre de Vakoulintchouk depuis le cuirassè jusqu'au port de Odessa (montage rèalisè à partir de jeux de lumière dans un film en noir et blanc, et de rythmes dans un film muet) ; c'est ègalement le cas de la scène des yoles, dans laquelle le "bon peuple Odessa" apporte de la nourriture aux marins du Potemkine pour les encourager! On pourrait multiplier les citations de scènes cèlèbres, en particulier celle des escaliers d'Odessa (pur exemple de montage rythmique), ou la grande sèquence de l'attente dans la première partie! Rappelons encore l'image de la proue du cuirassè, envahissant tout le champ visuel de l'ècran et dèbordant le temps historique de 1905, pour devenir un vèritable concept : celui de la Rèvolution en marche, dont Potemkine est le symbole même...
"Le Cuirassé Potemkine" réalisé en 1926 est sans aucun doute l'uns des films les plus célèbres du cinéma mondial. Sergueï Eisenstein de par son coté novateur est parvenu à donner un souffle à la fois surpuissant et épique à son oeuvre. Cette dernière narre la mutinerie de l'équipage marin du cuirassé Potemkine en 1905 suite aux méthodes cruelles des officiers. Cet événement fût perçu comme précuseur de la révolution d'octobre 1917. De par sa forme, le film est un chef d'oeuvre incontestable. Non seulement sa reconstitution est impressionnante et la musique excellente mais Eisenstein a également marqué le cinéma grace à ses innovations techniques. La scène du massacre est superbe et le fameux plan du landau dévalant les marches filmé en travelling avant en plongée est une prouesse révolutionnaire pour l'époque. Mais dans le fond ce que l'on pourra regretter est un message de propagande assez douteux. Retenons que le coté artistique.
Ce film est peut être un classique, mais qu'est ce qu'il est chiant, et ce n'est pas parce que c'est un classique du cinéma, que je dois faire semblant de l'aimer ou que je dois l'aimer. Ce film est très lent, il ne se passe pas grand chose; je ne m'attendais pas à voir un film d'action, mais là quand même, on a que peu de scènes. On n'a même pas, en regardant ce film de bonnes informations sur la révolution de 1905 en Russie, et on n'apprend rien sur le contexte de cette révolte. C'est un film surjoué, qui joue trop dans le pathos. Enfin, il ne faut pas oublier que ce film était une oeuvre de propagande soviétique à la gloire de la révolution bolchévique et du régime communiste russe.
Film de commande du gouvernement soviétique pour fêter le 20ème anniversaire le film de Eisenstein est devenu un monument du cinéma mondial. Le film reste très réaliste, à tel point qu'on pourrait croire à un film d'époque, à des images d'archives. Le chapitre 4 est devenu aussi culte que mythique avec la grande scène de l'escalier ; la violence reste inouïe pour un film de 1925. Ca reste un film historique d'une grande importance. Il est aussi clair que le réalisateur a eu les moyens nécessaire pour un film impressionnant. Un film inestimable.
Attention chef d'oeuvre indémodable. C'est vraiment génial. La fameuse scène de l'escalier souvent copiée jamais égalée me donne toujours des frissons à chaque fois que je la vois ! A voir, revoir, revoir, revoir... jusqu'à plus soifpour ce faire une idée de ce que c'est qu'une bonne leçon de cinéma !
Ce film est une grande fresque magnifique et magnifiante, à l'image d'un tableau de David. Vertigineux ! comme le légendaire landau s'engoufrant dans les abîmes, dont la puissance est celle d'un rouleau compresseur. Einsenstein avait prévu pour la fin de la première projection, en rapport avec la denière image du film, de faire crever l'écran avec une maquette grandeur nature du Potemkine, ceci n'a pas été exécuté mais dans un sens "le cuirassé" crève tout de même l'écran encore aujourd'hui. Et plus encore que d'autres de ses films même parlants (comme le bel Alexandre Nevsky). Pour la musique, je trouve que celle de Chostakovitch est trop champêtre pour servir autant le film que l'originale (Meisel). Il est important d'évoquer un peu le contexte politique de ce film. Historique ? certainement pas puisque le film est une métaphore de la révolution de 1905 et non une reconstitution. Alors propagande ? tourné en 1925, un peu après la mort de Lénine, le film certes consolide les bases historiques du régime mais, d'une part il ne sert pas la propagande stalinienne puisque le film serait plutôt au contraire trotskiste, et d'autre part il ne trahit pas fondamentalement les réalités historiques. Alexandre III détourna bien le malaise social sur les juifs dont la citoyenneté ne fut admise que par la révolution bolchevique (voir la scène -certes idéaliste- du lynchage du "méchant" après sa tentative du "mort aux youpins"). La politique tsariste de Nicolas II était belle et bien impitoyable à l'intérieur (et pitoyablement colonialiste au Japon)... Donc dans les grandes lignes le film n'est pas à proprement parler, à mon avis, de la propagande. Par-contre, il est clair que si l'on tient compte des camps de concentrations (mis en place dès 1920 en URSS) le film n'est pas d'une pertinence politique révolutionnaire...
Je pense que c'est le plus vieux film que j'ai visionner, mais très très loin du plus mauvais ! En effet, sans aucun sons, avec des coupures de textes toutes les 10 secondes, Eisensten realise un film excetpionnel (pour l'époque). Des décors fabuleux, des figurants par centaines, 1h05 d'hébaïssement. Même si les musiques accompagnent difficilement le film, le cinéma muet reste d'une beauté incompareable. Pas facile à le trouver dans les magasins de nos jours, ce dvd est un passage obligatoire chez les collectionneurs de GRAND cinéma.
génial ce que l'on pouvait faire déjà à cette époque. Bien que le film soit en accord avec la propagande communiste, il montre avec force la détresse et la révolte du peuple avec pour symbole les marins du cuirassé Potemkine. La fameuse scène de rafle sanglante dans les escaliers avec notamment le landeau dévalant les escaliers est tout le symbole de ce chef d'oeuvre du cinéma muet. En revanche caméra plutôt statique, les métaphores sont nombreuses et l'image très significative, mais la mise en scène reste figée et peu vivace.
un film de 1925 plus impressionants que tout les blockbusters actuels réunis. Lorsque l'on voit le nombre de figurants de la sequence de l'escalier on se dit qu'il fut un temps ou l'on savait comment utilisé l'argent. Un film qui met ko,un chef d'oeuvre.
Un groupe de marin condamné à manger de la viande avariée. Une foule envahissant la ville d'Odessa. Un landau dévalant les escaliers. Telles sont les images du Cuirassé Potemkine, film majeur dans la filmographie d'Eisenstein ( réalisé en l'honneur du vingtième anniversaire de la révolution russe de 1905 ). Si le contenu est pauvre ( le film est un pur objet de propagande ) la forme, elle, force l'admiration. Virtuosité à tous les étages, que ce soit la mise en scène parfaite du réalisateur ( Le Cuirassé Potemkine fut le premier grand film à donner le rôle principale à une foule ), la musique de Meisel ( deux autres compositions seront par la suite inventées pour le film, dont l'une de Shostakovitch ) et surtout le montage ( montage alterné utilisé de façon remarquable pour créer la tension lors du deuxième et du cinquième acte, montage d'attraction, etc...). Kubrick disait du cinéma d'Eisenstein qu'il n'était que pur objet formel et vide de tout contenu. Eisenstein est donc un maniériste, qui influença notamment des cinéastes comme Brian de Palma, autre maniériste contemporain ( ce dernier reprit d'ailleurs la scène du landau dans Les Incorruptibles ). Le Cuirassé Potemkine est un chef d'oeuvre.
Mitigé. Partagé entre la grande admiration pour certaines scénes ( celle de la révolte ) et certains plans ( celui où le berceau roule dans les escaliers ) et la confusion pour un montage énergique, on sort quand même confus. On a l'impression que la caméra d'Eisenstein et d'Aleksandrov condense l'espace dans lequel elle s'exprime. Cependant cette condensation a de bons côtés, "Kniaz Potiomkin" ( 1925 ) donne ainsi de l'importance à autre chose qu'aux visages, tout le corps des acteurs expriment. Ce sont même les corps entiers qui expriment ( beaucoup de scènes de cohue ). Le point le plus étrange du film reste le montage. Parfaitement théorico-académique, l'exemple type du montage de "Kniaz Potiomkin" ( 1925 ) reste celui-ci : les machines tournent + la mer défile + les cheminées fument résultat le cuirassé avance. L'hégémonie et le parfait respect du montage dans le cinéma russe prend ici toute son ampleur. A utiliser cette technique, les plans défilent sans arrêt, si bien qu'on se perd parfois dans les scènes intenses, accompagnés toute de même d'une musique de génie signée Edmund Meisel. En bref, "Kniaz Potiomkin" ( 1925 ) est une grande oeuvre russe, à n'en pas démordre, avec une histoire prenante, une montée en puissance extrêmement bien menée, surtout pas ennuyeux mais que j'ai trouvé parfois fouilli dû au montage trop riche. Ayant la réputation d'être l'un des meilleurs films de tout les temps, j'ai été légerement déçu. Je ne le conseille pas moins pour autant.
Le cuirassé Potemkine est la plus belle tragédie d'Eisenstein. La grande ambivalence de ce film est qu'il est à la fois le plus célèbre au monde pour les cinéphiles, tout en étant totalement inconnu pour 95% du grand public. Révolution cinématographique, ce film est le symbole de limportance du montage pour lécole soviétique.
A partir d'un film de commande demandé par le pouvoir communiste,Eisenstein réalise un film monumental qui fera date sur le plan technique,sur le fond le message reste quelque peu manichéen bien que chargé d'émotion. A Odessa,en 1905 une révolte éclate à bord du cuirassé Potemkine en raison des conditions iniques qui sont imposés aux marins. La mutinerie sera réprimée mais la révolte gagnera Odessa,il en résultera la fraternisation de la population avec les marins,un moment sublime. En fait,le véritable héros du film,c'est le peuple omniprésent,toujours glorifié,faisant l'Histoire. Mais il faut bien sûr évoquer la technique révolutionnaire,le montage,la theâtralisation et le stylisme à sensation et suspense,avec en point d'orgue la fusillade sur les escaliers d'Odessa et le landau qui dévale les marches. De Palma entre autres rendra hommage à Eisenstein avec un remake extraordinaire de virtuosité dans Les incorruptibles en 1987. Il ne faudrait pas que le désenchantement provoqué par tout ce que l'on a appris sur la Russie vienne jeter une ombre sur la qualité des trouvailles esthétiques et techniques aujourd'hui étudiées dans les écoles de cinéma du monde entier. Le génie d'Eisenstein mérite mille fois mieux que celà.