Le Cuirassé Potemkine
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Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 mars 2017
Le Cuirassé Potemkine est sans doute un des meilleurs films politiques du cinéma.
Le scénario, malgré le filtre politique évident, fait preuve par moment d'un certain réalisme lorsqu'il décrit les conditions de vie des soldats.
Le film, malgré le caractère muet et en noir et blanc, arrive à transmettre avec brio des émotions très fortes.
Comme beaucoup de films de l'époque, il est assez court, et du coup, on ne s'y ennuie pas trop.
Si évidemment le film a pris un coup de vieux (le film est presque centenaire), il faisait à l'époque d'une certaine prouesse technologique remarquable.
Bon film d'époque, que l'on peut apprécier indépendamment de ses opinions politiques.
Roger Cola
Roger Cola

35 abonnés 96 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2017
Depuis le temps que je regarde Le Cuirassé Potemkine au point de pouvoir réciter presque par coeur chaque carton, deux questions me viennent à l'esprit : comment un film de propagande soviétique a-t-il pu marquer l'histoire du cinéma au fer rouge ? Et pourquoi fait-il parti de mes favoris ? Pour la deuxième question, j'avoue que la réponse n'est pas des plus limpides. Pour la première par contre, il y a plusieurs réponses. Il s'agit avant d'une prouesse de montage, en parfait opposé de ce qui se faisait aux Etats-Unis et particulièrement à Hollywood: le film ne se comporte pas de personnages principaux mais "seulement" des foules, faisant de plus en plus de gros plans sur les visages, montrant ainsi l'esprit de révolte qui grandit au sein du peuple. Un souffle épique renversant, avec cette musique, cette violence et sa symbolique (on a tous déjà vu cette incroyable scène du landau qui dévale l'escalier d'Odessa), un film indispensable à toute vidéothèque et quiconque opte pour des études de cinéma (au même titre que nombre d'autres films d'Eisenstein, au hasard Ivan le Terrible ou Octobre). Sur ce, je vais finir d'user mon DVD, qui est devenu tranchant comme un rasoir à force de tourner dans le lecteur.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2016
Qu'il est difficile de parler d'un monstre sacré du cinéma russe, et du cinéma tout court, comme Eisenstein. Exercice encore plus difficile quand il s'agit de la première oeuvre qu'on découvre du cinéaste. Pourtant, et bien qu'il n'y est pas beaucoup à dire pour expliquer l'intérêt du film, je vais tenter de produire un avis à peu près construit. Car "Le Cuirassé Potemkine", sorti en 1925, est une complexe à traiter, et pourtant incroyablement simple dans son exécution. Le film est révolutionnaire dans son approche du cinéma, tout en le récit d'une révolution, communiste qui plus est, qui se révèle être, et de manière parfaitement assumé, un film de propagande.

Dans "Le Cuirassé Potemkine" la révolution est traduite par la mise en scène de Eisenstein, les gros plans sur les visages des opprimés, naissance même de la révolte, laisse peu à peu place, à partir de la mort du marin Vakulinchuk, à la révolte populaire. Les plans larges et les choix de cadres du cinéaste traduise parfaitement cet état de fait, il va jusqu'à mettre des caches sur les bords du cadres pour que seul la foule soit visible. Eisenstein expose en quelques idées de mise en scène, par ailleurs magnifiquement mis en image par la photographie, tout le propos du film et sa charge, certes propagandiste mais toutefois, révolutionnaire.

Mais si il est un incroyable metteur en scène, ce en quoi Eisenstein est le plus doué c'est le montage. Ce dernier traduit l'état d'urgence du long métrage, avec une intensité crescendo, qui trouvera son point d'orgue lors de la scène des escaliers, dont le passage du landau reste, encore aujourd'hui, d'une intensité rare.

Cependant, le film n'est pas exempt de défauts, certains passages perdent en intensité, mais difficile de conserver un tel niveau durant tout son long, mais le plus important reste l'aspect de propagande du film. Sa mise en en scène est parfaite, mais le traitement est beaucoup plus grossier, compréhensible pour un film de ce genre mais néanmoins problématique. L'"ennemi" du peuple fait preuve d'une représentation des plus cliché, voir maladroite, à l'image de ces femmes passant devant un cadavre sans broncher.

"Le Cuirassé Potemkine" est une oeuvre magistral tant dans sa mise en scène que dans son montage. Malheureusement ce, grand, film révolutionnaire fait preuve d'un manichéisme embarrassant, surtout face à la qualité de traitement, des idéaux ou des personnages, plutôt subtil durant le reste du film. Reste cependant un métrage incroyable, d'un intensité démesuré, et au souffle épique et contestataire indéniable.
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2016
Film sur une révolution et film révolutionnaire, "Le Cuirassé Potemkine" marque par son urgence, incarnée dans sa courte durée et dans un montage hyper dynamique, qui dit la violence d'un sentiment d'insurrection historique, d'abord marqué par la mort du marin Vakulinchuk. À la disparition tragique de l'individu s'ensuit donc la révolte du groupe, une masse de citoyens qui tente d'échapper à l'autorité tsariste : c'est à ce moment précis qu'Eisenstein construit la défense d'une idéologie communiste en opposition à l'absolutisme, source de chaos dans la célèbre scène des escaliers - et donc celle du landau - où la vitesse du défilement des images mime l'horreur instantanée et incontrôlable du moment. Film d'action spectaculaire grâce à un montage novateur et percutant, propagande communiste assumée et hantée, "Le Cuirassé Potemkine" est un moment de cinéma important même si son final abrupte, qui laisse de côté son discours politique, est relativement décevant.
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 août 2016
Un film audacieux et grand spectacle qui présente différents tableaux assez forts et denses et qui possède un rythme impressionnant. La digue grouillant d’hommes, la terrible scène des escaliers évidemment, les mouvements de foule, mais aussi les moments d'attente et de répit qui annoncent de sombres heures donnent à ce film un éclat assez tragique surtout par rapport à son sujet: la révolution.
Thibault F.
Thibault F.

83 abonnés 824 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juin 2016
Attention, il est difficile de juger un film qui dispose d'une telle aura, d'une telle ampleur. Ne vous fiez pas à la notation qui peut paraître stricte et injuste. Le cuirassé Potemkine de Serguei Eisenstein dispose d'une réalisation efficace offrant, à travers 5 actes, une vision propagandiste de la mutinerie du cuirassé qui trouve refuse à Odessa. Pan historique, Eisenstein, dans toute sa brutalité et sa beauté, parvient à ressusciter, à capter, des moments intenses notamment la fameuse scène du landau qui dévale les escaliers qui semblent infinis. Pour autant, à l'exception de ce 4ème acte, je n'ai été guère impressionné par le reste du scénario notamment le 1er acte sur la viande avariée. Peu passionnant, ce film se dévore pour sa réalisation, sa technique vraiment époustouflante et pour son moment anthologique que le cinéma a décidé de retenir. Le reste ne parvient pas à se démarquer... Mais cela reste compréhensible au vu de cette descente d'un peuple opprimé face à l'armée impériale. Sympathique !
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 juin 2016
Un film muet de référence et devenue un classique, pour ses idées, la brutalité de ses scènes et l'incroyable aura qu'il s'en dégage. La scène du berceau dans les escaliers sera reprise dans "Les incorruptibles" de Brian De Palma et le film sera une inspiration majeure pour bien des cinéastes. A découvrir.
Dead-for-Someone
Dead-for-Someone

49 abonnés 694 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 mai 2016
Il y a des films qui ont marqué leur époque mais qui ne parviennent pas à traversé les âges. Bien qu’il soit considéré comme film culte, le Cuirassé Potemkine n'est plus que l'ombre de lui-même. Il faut reconnaître que la réalisation est correcte avec des plans soignés, une belle utilisation de la lumière et une belle musique mais le scénario n'est franchement pas bon, avec beaucoup trop de longueurs, je ne parlerai pas de l'écriture des personnages vu qu'elle est inexistante, des incohérences majeures (surtout à la fin), comme dit plus haut une réalisation correcte mais qui en fait parfois des caisses, des acteurs franchement pas géniaux,un montage qui ne m'a fait ni chaud ni froid. Je suis tout de même content d'avoir vu ce film, car il a sa place dans l'Histoire en général et celle du cinéma mais ce n'est pas le chef-d'oeuvre intemporel dont on m'a tant vendu les mérites.
MemoryCard64
MemoryCard64

57 abonnés 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 janvier 2016
Après avoir vu des extraits d'Ivan le terrible et d'Alexandre Nevski, je me suis dit qu'il était grand temps d'attaquer la filmographie d'Eisenstein, je regarde donc son œuvre la plus connue... Et je constate qu'elle n'est pas aussi extraordinaire que semblent l'être les deux autres films. Le principal problème est que l'ensemble n'est vraiment pas subtil : ça crie, ça pleure, et vas-y que je montre les visages en gros plans histoire de bien appuyer l'émotion... Non quoi. C'est pénible. En plus de cela, c'est manichéen à l'outrance. Que le capitaine soit détestable je veux bien le croire, mais que l'ensemble des tsaristes deviennent automatiquement des ennemis cruels qui massacrent des civils, c'est un peu facile. Alors, je vois venir le fameux "C'est un film de propagande", mais justement, la propagande ça gagne à être subtil, voire insidieux, pour faire croire au spectateur qu'il a raison de penser comme le film, sans qu'il sente qu'on est en train de lui bourrer le crâne. Formellement par contre, c'est très intéressant. Eisenstein est visiblement très porté sur le montage. Il privilégie les cuts aux mouvements de caméra, ce qui fait que chaque scène est très découpée, et donc rythmée. Par ailleurs, le réalisateur possède façon très particulière de mettre en scène les figurants. Dans les plans d'ensemble, ils forment une masse informe mais puissante. Ils sont filmés d'une manière particulière, presque comme du bétail, peut-être est-ce pour traduire l'idée que l'individu a besoin du troupeau pour exister ? En somme, le fond est présenté de manière assez grossière, ce qui n'empêche pas d'apprécier une forme très travaillée et originale. Ce n'est pas un coup dans l'eau, mais on est loin du touché-coulé.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 2 décembre 2015
J'en entends déjà s'insurger contre cette note si basse, et m'insulter pour cela. Ouais, ce film a une mise en scène vraiment incroyable pour son époque, mais c'est tout. Derrière ça moi tout ce que j'y ai vu c'est une œuvre de propagande simpliste et manichéenne (j'avais l'impression de voir le pendant soviétique de Rocky IV, alors je ne vois pas pourquoi je déglinguerais l'un sur sa morale niaise et insupportable et pas l'autre) et surtout chiant à en mourir, à un tel point que j'ai subi le film comme une longue punition alors qu'à la base je m'attendais à quelque chose d'exceptionnel, et pour un film qui dure un peu plus d'une heure c'est un comble. Et aucun personnage auquel se rattacher, suivant le parfait modèle communiste, les personnages sont noyés dans la masse et n'existent plus en tant qu'individu propre (sauf un qu'on voit tellement peu qu'au final on s'en fiche). Donc à part pour voir à quel point on a fait un grand pas depuis, je ne vois pas en quoi ce film dont je n'ai tiré aucun plaisir ni aucune émotion est un incontournable.
Benjamin A

809 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 mars 2015
Symbole de la Révolution russe de 1905, la mutinerie du cuirassé Potemkine a été immortalisée par Sergeï Eisenstein en 1925 répondant à une commande du gouvernement soviétique pour commémorer le vingtième anniversaire de la Révolution de 1905.

C'est le second film d'Eisenstein après "La Grève" et à nouveau, il utilise des événements passés pour les présenter comme des prémices de la révolution russe de 1917. Ici il met en scène les conditions de travail déplorables des marins, notamment vis-à-vis de la nourriture puis leurs révoltes et la façon dont, peu à peu, le mouvement va prendre de l'ampleur avant de voir les armées tsaristes tenter de stopper cette révolte avec violence. Si le final est plus optimiste que "La grève", ça n'en reste pas moins une démonstration de l'injustice des différences de classes sociales où ceux qui sont les plus pauvres, travaillent le plus, dans d'horribles conditions et doivent faire face à une violente répression au moindre sursaut de dignité.

Film de propagande, Le cuirassé "Potemkine" est assez démonstratif dans ses propos, tout comme la façon dont Eisenstein va opposer les deux classes sociales, mais il n'en reste pas moins puissant et même pertinent pour montrer l'excès des différences de richesses et sociales. La lutte est violence et il n'hésite pas à la montrer, tout comme les répercussions sur le peuple. Mais là où le Eisenstein met bien en valeur ses propos, c'est dans la façon de les mettre en scène, il donne de la tension, de l'intensité, du rythme et de la puissance à son récit. Le scénario est bien construit et orchestré, il met bien en avant la montée progressive du sentiment d'injustice chez les marins avant de rentrer dans la confrontation et donner de l'ampleur à son film, une force et une répercussion.

Tragédie en cinq actes, Le cuirassé "Potemkine" bénéficie aussi du talent et du savoir-faire de son réalisateur derrière la caméra. Usant d'un montage ingénieux, rapide et efficace, il met bien en avant la marche en avant et les prémices de la révolution de 1917. Ses plans et travellings provoquent l'effet voulu et permettent de nous immerger au cœur de ces mouvements de masses. Le suspense monte peu à peu et, comme dans "La grève", plusieurs scènes sont marquantes à l'image de la séquence des escaliers (repris par De Palma dans les Incorruptibles) ou de la façon dont la foule s'unit pour faire face aux oppresseurs.

Une démonstration de cinéma pour un film qui n'a rien perdu de sa puissance et de sa force au fil des années. Eisenstein met en avant les prémices de la révolution de 1917 et incite le prolétariat à s'unir et se révolter contre ses oppresseurs.
Shephard69

405 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2015
Un film propagandiste plutôt facile d'accès car l'œuvre est beaucoup moins prégnante de symbolisme que "Nosferatu" de Murnau par exemple. Même si la mise en scène a vieilli, le discours reste encore relativement moderne. Un récit qui pousse assez loin la réflexion, un manichéisme fortement présent, un chef d'œuvre à la portée hors du commun. Stupéfiant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 18 janvier 2015
Quand on compare au nombreux films du même genre produits actuellement par Hollywood on se dit que vraiment les soviétiques avaient quand même une sacré longueur d'avance. Objectivement s'entend. Du très grand cinéma!
Tupois Blagueur
Tupois Blagueur

75 abonnés 1 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 novembre 2014
S'il est une chose que l'on doit reconnaître au "Cuirassé Potemkine" c'est sa puissance visuelle. Construit comme un film de propagande pour glorifier la prise de pouvoir du peuple et se ressentant comme tel, le long-métrage muet de Sergueï Eisenstein demeure à bien des égards un summum du genre, avec toutes ses qualités et ses défauts (inhérents à ce genre). Certaines scènes sont impressionnantes et symboliques (citons par exemple spoiler: la mort de Vakoulintchouk, la descente de l'escalier interminable sur le port d'Odessa par la garde tsariste se soldant par le massacre de centaines de citoyens et l'attente de la bataille avec l'escadron du tsar qui finalement n'aura pas lieu
), et le film sait se montrer incisif dans son message de fond malgré un traitement lourdaud et pas très fin. Il en résulte un film dont la portée politique et philosophique reste encore aujourd'hui exemplaire. Un classique à voir au moins une fois dans sa vie.
Sylvain P

387 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2014
Il serait mensonger de nier que tout spectateur actuel du Cuirassé Potemkine ne vient pas voir et resituer la fameuse scène des escaliers dans son contexte. Cette longue scène est une prouesse technique pour l'époque (avec des travelling complètement nouveau) et constitue une mise en scène destinée à rester dans les têtes : créer une image inoubliable. Le pari est réussi puisqu'elle est devenue l'une des scènes les plus cultes du cinéma, avec une tension et une émotion encore puissante malgré l'absence de dialogues et de son (hormis la musique). Le landau dévalant les escaliers, le petit garçon piétiné, les femmes implorant, chaque personnage a été pensé pour ajouter une marche à la terreur et faire de ce film un film de propagande marquant. Cette partie ne constitue néanmoins qu'une partie sur les 5 que compte le film. Les 3 premières sont certainement un peu plus faibles, car trop marquées par la propagande soviétique. La dernière est en revanche une très belle scène de guerre navale et de fraternité, avec là aussi de magnifiques plans aériens et une musique puissante mêlant la Marseillaise à des musiques russes (du moins dans la version qu'il m'a été donnée de voir). On peut noter également la superbe idée de montrer les 3 statues des lions du théâtre d'Odessa à la suite, l'un couché, le second aux aguets, le troisième debout, pour montrer le réveil du peuple. Ces 3 statues n'étaient-elles pas un ancêtre du cinéma à une époque où l'on ne pouvait créer du mouvement ?
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