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    Crépuscule à Tokyo
    note moyenne
    3,8
    56 notes dont 10 critiques
    répartition des 10 critiques par note
    2 critiques
    7 critiques
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    Votre avis sur Crépuscule à Tokyo ?

    10 critiques spectateurs

    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,5
    Publiée le 27 avril 2020
    "Crépuscule à Tokyo" dernier film en noir et blanc de Yasujiro Ozu sorti en 1957, soit cinq ans avant sa mort, est l'une de ses œuvres les plus noires. L'environnement visuel des films du réalisateur généralement assez paisible est ici plus tourmenté avec un recours au clair obscur qui situe assez souvent l'action à la tombée du jour comme pour marquer l'indécision et l'angoisse qui saisit tout au long du film les personnages. Le thème de la famille toujours présent est cette fois-ci marqué d'une teinte plus tragique et trouble car mettant à nu une transgression des traditions jusqu'alors un peu ignorée. Chez Ozu, les pères se retrouvent souvent seuls à élever leur progéniture, devant faire face à un veuvage qui rend le départ des enfants plus compliqué face aux responsabilités qui se sont progressivement imposées à eux au sein de la cellule familiale recomposée. spoiler: Ici l'apparente quiétude du père joué par le fidèle Chishu Ryu exposée dans la scène d'ouverture va vite céder le pas au doute quand celui-ci va constater que sa fille aînée (Setsuko Hara) ne souhaite plus retourner au domicile conjugal, possiblement victime des violences de son époux et quand sa cadette (Ineko Arima) semble gravement perturbée dans sa scolarité sans qu'une raison apparente ne s'impose. Peu à peu le passé va remonter à la surface et se confondre avec la réalité à travers un quiproquo aux conséquences tragiques . Le scénario concocté par Ozu avec son fidèle complice Kogo Noda, soulève des thématiques rarement abordées dans l'œuvre du maitre comme l'adultère, la violence conjugale ou encore l'avortement et le suicide. La pudeur et la retenue restent certes de mise mais le réalisateur alors dans l'âge mur qui sera plus léger à la suite avec "Fleurs d'équinoxe" et "Bonjour" filmés en couleur, tenait peut-être à se frotter à sa manière moins flamboyante aux thèmes mélodramatiques qui faisaient à l'époque à Hollywood, le succès de réalisateurs comme Vincente Minnelli ou Douglas Sirk. Des affiches de films américains sont en effet régulièrement exposées en arrière fond dans les décors de ses films. Déchirant dans ses moments les plus intimes, "Crépuscule à Tokyo" fait partie des grandes réussites de Yasujiro Ozu.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,0
    Publiée le 19 octobre 2015
    Le film tourne autour de la tragédie de cette jeune fille en quête des secrets qui entourent sa naissance et son impossibilité d'aimer ou de vivre. C'est très beau et triste en même temps. Des scènes superbes pour une histoire forcément sensible.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 1 juin 2016
    Voici l'un des films les plus sombres qui soient de Yasujirō Ozu! Voici aussi l'un des plus beaux du cinèaste japonais! Sur le malheur d'une maison familiale, Ozu inscrit des images mèlodramatiques comme on n'en voit pas souvent « au cinèma » , des images d'une noirceur singulière qui rendent ce "Crèpuscule à Tokyo" très èmouvant! L'argument, deux jeunes femmes qui vivent avec leur père (le grand Chishū Ryū) dècouvrent que leur mère qu'elles croyaient morte vit avec un autre homme! spoiler: L'une très fragile moralement se suicide, l'autre retourne auprès de son mari! il n'y a pas de suicide volontaire, mais abandon, lassitude : Akiko ne choisit pas de mourir mais seulement de ne plus vivre, puisque l'occasion s'en prèsente! Les dècors s'accordent admirablement aux personnages : le cafè Gerbera, le club Kotobuki, la maison familiale des Sugiyama [...] De plus, l'interprètation est d'une homogènèitè remarquable! il est vrai qu'Ozu rèussit à remplacer le jeu d'un acteur par une « ècriture du geste » dont la vèritè, sans cesse accordèe au dècor, est vraiment parfaite! La musique de Kojun Saitô est très belle et s'accorde joliment avec le visage triste de Ineko Arima et la solitude de Chishū Ryū...
    Yoloyouraz
    Yoloyouraz

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    2,5
    Publiée le 25 juillet 2008
    Une chronique sombre, probablement trop longue, mais dont le mérite principal est de rappeler que Y.Ozu n'excelle pas seulement dans la peinture nostalgique ou euphorique.
    Plume231
    Plume231

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    4,0
    Publiée le 14 novembre 2012
    "Noir c'est noir. Il n'y a plus d'espoir". D'habitude le grand Ozu même dans ses œuvres les plus dramatiques essayait d'alléger l'atmosphère de temps en temps soit avec une petite réplique ou une petite séquence drôle qui tombe au bon moment ou encore par l'intermédiaire d'un personnage ; là rien, nothing, nichts, nada, kaimu... Un Ozu noir de chez noir qui ne laisse aucune place à la moindre parcelle d'espoir où la science du cadrage et la subtilité de l'écriture (sauf une petite teinte un peu trop moralisatrice sur la fin mais c'est bien la seule chose que l'on puisse reprocher !!!) du cinéaste fait encore une fois des étincelles. Quand à la jeune Ineko Arima, elle arrive à voler la vedette face aux deux gros mastodontes du cinéma japonais que sont la rayonnante Setsuko Hara et l'inaltérable Chishū Ryū, ce qui est loin d'être un mince mérite. Certainement le diamant noir de la filmo ozuesque.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 20 mai 2017
    Dernière oeuvre en noir et blanc d'Ozu, Crépuscule à Tokyo nous fait suivre le destin de deux sœurs, confrontées à divers malheurs et devant faire face à une révélation qui bouleversera encore plus leurs vies... Alors au crépuscule de sa carrière, Ozu, qui tourne des films depuis 30 ans et qui n'en fera plus que six par la suite, propose avec Crépuscule à Tokyo une oeuvre d'une rare puissance et dramaturgie, où il revient sur certains thèmes qui lui sont chers, notamment le couple et la famille. Il se révèle ici d'une rare noirceur, mais toujours juste, sachant faire ressortir toute l'émotion, la richesse et la force des enjeux et personnages. La grande force de l'oeuvre vient de la façon dont il met en scène ces jeunes filles, que ce soit dans leurs descriptions mais surtout dans leurs évolutions. Il y évoque la fragilité, notamment psychologique, mais aussi le mariage, la grossesse ou encore les relations familiales, où il sera question d'une mère qu'elles croyaient morte. L'atmosphère est aussi lourde que pessimiste, et Ozu se montre sans concession, pour mieux faire ressortir le tragique des situations qu'il met en place, bénéficiant d'ailleurs d'une excellente qualité d'écriture, notamment pour les personnages et les dialogues qui sonnent toujours juste. Si le fond est émotionnellement fort et riche, la forme est là aussi remarquable, Ozu se montre brillant derrière la caméra tandis que les décors sont en osmose avec les personnages. Comme dans d'autres de ses films, Ozu se montre un remarquable directeur d'acteurs, chacun sachant faire ressortir la complexité des émotions, la douleur que cela peut inclure et nous les faire ressentir, ici Setsuko Hara, Ineko Arima et Chishû Ryû sont parfaits. Dernière oeuvre en noir et blanc d'Ozu, Crépuscule à Tokyo se révèle être d'une grande noirceur et d'une puissance émotionnelle forte, où Ozu aborde brillamment des thèmes qui lui sont précieux et dirige formidablement ses comédiens.
    Glr
    Glr

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Ce film a une tonalité un peu particulière par rapport au reste de l'oeuvre d'Ozu. C'est en effet l'un de ses films les plus sombres, ce qui lui vaut parfois d'être présenté comme son « diamant noir ». Il s'y laisse aller à des élans mélodramatiques assez inhabituels chez lui (toutes proportions gardées bien sûr, chez un autre réalisateur on parlerait de finesse et de pudeur), et sa légère tendance à moraliser, qu'on serait bien en peine de lui reprocher en général vue la qualité de ses films, m'a ici un peu gêné. Malgré ces quelques réserves, ce film reste d'un grande richesse, et est très recommandable.
    BigDino
    BigDino

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    5,0
    Publiée le 7 août 2015
    Film très noir pour Ozu, qui ne fait rien ici pour alléger l'atmosphère. Ozu fait avancer son scénario de main de maître, nous montrant au passage un éventail de ce que le Japon d'après-guerre est devenu, l'intrigue nous baladant dans plusieurs endroits de la ville. Malgré le grand nombre de lieux dans lesquels l'intrigue se dénoue, jamais Ozu ne perd le fil de son histoire, et une fois embarqué, il ne lâche pas le spectateur avant son dénouement.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 3 février 2020
    Le film le plus sombre de Ozu oui, le plus japonais sans aucun doute. Les Japonais qui pensent à tord que les films de Ozu sont trop japonais pour être appréciés ici ... et bien peut-être que ce film porté par le thème de la honte, tres récurrent dans cette culture, leur donne-t'il raison ? C'est tres rude quand même. Film, aussi, le plus proche du très grand Naruse de part son pessimisme. Et puis voir et revoir le dos de profil, en forme d'arc de cercle, de son actrice égérie assise, est merveilleux. Ils sont tous bouleversants, sans oublier Ryu.
    LiSong
    LiSong

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    4,0
    Publiée le 10 janvier 2007
    le plus pessimiste d'Ozu, le film nous montre la complexicité des relations entre enfants et parents.. le long du film, on découvre un espace limité de la relation humaine. le spectateur temoigne l'existance de ces relation en dehors de cercle. les plans fixes peuvent paraitre lourds, mais c'est l'atmosphère du film. C'est tout de même un très bon film.
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