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    Quelques jours de la vie d'Oblomov
    note moyenne
    3,4
    12 notes dont 4 critiques
    50% (2 critiques)
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    25% (1 critique)
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    4 critiques spectateurs

    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Comme c’est un beau film,bien fait,sérieux et ne cherchant aucunement les recettes,les 4 étoiles s’imposent.Beau travail,belle ambiance et merci pour la leçon de nostalgie. Dire que c’est passionnant ,je ne m’y risquerais pas et ne voudrais pas entraîner des spectateurs sur le chemin de l’ennui. En effet,en cette fin de 19 siècles, les aristocrates russes s’ennuient.Personne ne travaille et encore moins le personnel de maison.Pour passer le temps à ne rien faire si ce n’est des projets non aboutis,Oblonov semble imbattable à ce jeu.L’auteur du roman comme Tchekov ou Dostowieski sont d’une tristesse à pleurer ,nous ne sommes visiblement pas du même monde que les soviétiques qui au passage ont toujours besoin de musique au cinéma pour faire passer leur lyrisme.Quand arrive la femme ,c’est encore pire car autant elle est pomponnée et mignonne à regarder autant elle est imbuvable pour rester courtois.Le film se termine d’un coup et après être rentré dans la vie du héros avec la lenteur de l’escargot,autant on en sort en bourrasque.C’est parmi les différents thèmes le plus intéresant,on accompagne Oblomov au point de partager sa futilité et ses colères dérisoires,notamment celle qui couronne son impossibilité de demander une femme en mariage...Il s’époumone sur un viellard qui a su le faire pour lui-même heureusement sans succes.Film à 100% soviétique à voir pour cette raison...Sinon Soleil trompeur bénéficie d’une aussi belle mise en scène ,extérieurs compris,avec un sujet bien plus passionnant..Nous pourtant plus éloignés de la culture japonaise pourtant, je ressens bien mieux Mizoguchi que Mikhalkov...Il y aurait à dire.
    Dodes_Kaden
    Dodes_Kaden

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    5,0
    Mise en scène sur un ton de comédie lubitschÉenne de la période muette, la première époque relève de la simple jubilation grâce notamment à la sublime interprétation des acteurs, qui permet à l'auteur de montrer à quel point l'état moral du spectateur est dissocié de celui des personnages : leurs rires attristent et leurs pleurs amusent. Mikhalkov va pousser l'ironie jusqu'aux couleurs, très froides, alors que les rideaux fermés filtrent une lumière surexposée pouvant à elle seule nous réchauffer d'un sourire. Il faut attendre la seconde époque pour voir s'opérer un changement radical dans le traitement de l'image et de la couleur, mais plus encore dans le ton de la mise en scène - à travers les positions et déplacements de caméra - qui perd de sa légèreté enjaillante pour être progressivement remplacée par la catharsis, et donc les larmes d'un plaisir pur. Moins de rires et plus de bonheur, c'est ce que concluait déjà Ophuls dans le Plaisir en 1951 : "Le bonheur n'est pas gai." La force, la puissance de l'amitié et son contraste avec la volonté d'isolement y sont estompées puis effacés devant l'insertion d'un nouvel élément venant - comme toujours, tout bouleverser : la femme (et quelle femme !). Plusieurs scènes de duos magnifiques sont à noter, tant dans la première partie, avec notamment les sanglots d'Oblomov devant son valet qui lui a parlé d'"un autre", ou encore la terrible illustration de "Voir un ami pleurer" après le bain du "Paumé du petit matin" ; que dans la seconde, avec essentiellement les promenades impressionnistes bercées par la Norma de Bellini, et plus encore lors des retrouvailles du trio réunissant outre les personnages, Renoir et Tarkovski à en croire qu'ils furent amis. [9/10]
    Daniel C.
    Daniel C.

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    3,0
    Voici un film énigmatique pour moi. Mythique, tant j'ai l'impression de connaitre son titre depuis toujours. Souvenirs de la salle parisienne rue de Rennes, qui s'appelait le Cosmos, où "Quelques jours de la vie d'Oblomov" a probablement été projeté. L'oisiveté de cet homme en psychopathologie est désignée par le terme de clinophilie. Point d'hymne à la paresse ici, plutôt un état dépressif chronique, issu d'un sentiment de mésestime de soi, ayant entrainé une difficulté à s'engager dans un lien amoureux. L'état d'élation cède assez rapidement la place à un sentiment de nullité, à tout le moins d'insuffisance : l'autre, les autres sont nécessairement mieux que lui, lui est forcément perçu comme médiocre. La femme reste insaisissable, tout comme les absences de sa mère le laissaient en suspens jusqu'à son retour. Tout ceci n'est pas sans évoquer le fort-da freud, c'est-à-dire cette expérience dite du jeu de la bobine, où selon l'observation de Freud, un jeune enfant tente de métaboliser les allées et venues maternelles, passant de la disparition à la mentalisation de son absence. Cela passe par le vécu d'être aux commandes des mouvements maternels en pouvant s'imaginer la repousser ou la rejeter.
    tzara1
    tzara1

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    2,5
    Film adapté du roman paru en 1859 par Gontcharov qui est un livre formidable sur la paresse ainsi que sur la mélancolie. Je n'ai pas accroché au film de Mikhalkov qui fait de Oblomov un personnage grotesque et caricatural alors que le roman nous donne le plaisir sensuel que ressent Oblomov dans la paresse. Je conseille plutot de lire le livre qui est sensuel, mélancolique et tragique.
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