La Corde
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Don Keyser
Don Keyser

88 abonnés 1 641 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 juillet 2013
Doté d'un scénario bien écrit, "La Corde" entraîne le spectateur dans une histoire simple et très intéressante. Par ailleurs, la réalisation est excellente pour pouvoir garder en haleine le spectateur dans un huis-clos. D'autre part, les acteurs sont aussi très convainquants et jouent bien leur rôle. Ainsi, le film est très réussi par un Hitchcock au sommet de sa forme dans une oeuvre expérimentale.
Farfalle
Farfalle

11 abonnés 269 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 juillet 2013
Tout simplement parfait. Un huis-clos qui met en scène des acteurs impeccables. Le scénario est simple et sans détour. Tout se joue sur le plan psychologique et c'est ça qui est génial. A voir.
EricDebarnot
EricDebarnot

239 abonnés 1 262 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2013
"La Corde" est un film facilement criticable, tant par l'artificialité de sa mise en scène résultant du défi que le Maître s'était donné de faire un film en un seul plan, que par le manque de réalisme de son matériau scénaristique montrant l'effondrement quelque peu forcé d'un crime parfait. On peut aisément trouver qu'il manque de rythme (et il est vrai qu'il y a un petit "tunnel" au milieu, malgré la relative courte durée du film - un peu plus d'une heure vingt), et juger que le grand Jimmy Stewart n'est pas aussi bon qu'à l'accoutumée (je pense en particulier au discours un peu grandiloquent de la fin, supposé rétablir une certaine morale dans un film qui dépeint le poison distillé par les théories suprématistes au sein des milieux intellectuels). Pourtant, il y a dans "la Corde" suffisamment de moments épatants - et de partis pris courageux - pour réjouir le fan d'Hitchcock, et même le spectateur lambda : tout d'abord la peinture franche d'un couple homosexuel, chose rarissime à l'époque ; ensuite la spendeur des mouvements des personnages et de la caméra, qui montre que le challenge du huis clos n'en est pas un pour le Maître, qui nous éblouit constamment par l'élégance et l'intelligence de son filmage ; enfin, et malgré ce dernier monologue discutable, la présence magnétique de Stewart, dans la peau d'un professeur enivré par ses propres constructions intellectuelles qui se trouve horrifié par les conséquences de ses paroles, soit un sujet réellement ambitieux dans un monde qui se relevait à peine des horreurs du nazisme.
Sebi Spilbeurg
Sebi Spilbeurg

94 abonnés 1 005 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 juin 2013
Si les films d’Alfred Hitchcock avaient (et ont encore) du succès, ce n’est pas forcément parce qu’ils sont bien (quoique pour la plupart de sa filmographie, cela reste un fait indiscutable). Mais également par leur côté expérimental. La Corde, film de 1948, en est le parfait exemple ! Long-métrage quasi méconnu du grand public (qui se souvient plutôt de Fenêtre sur cour, Les Oiseaux, Psychose, La mort aux trousses ou encore Le crime était presque parfait), ce dernier reste pourtant un exercice de style à voir, rien que pour la prouesse technique faite à l’époque.

Avec La Corde, le maître du suspense adapte une pièce de théâtre (Rope’s End de Patrick Hamilton, elle-même inspirée d’un fait divers) où deux étudiants étranglent l’un d’eux dans leur appartement, juste pour la beauté du geste. Et décident malgré cela de ne pas annulé le soir même le dîner prévu où sont conviés la famille du défunt, sa petite amie et un professeur dont la théorie sur le fait que les êtres supérieurs ont le droit de tuer les êtres inférieurs (qui a inspiré justement l’un des deux étudiants dans le crime). Un jeu de manipulations verbales où les invités vont commencer à s’inquiéter de l’absence de la victime (ignorant sa mort, je vous le rappelle), l’un des deux meurtriers va se délecter du spectacle tandis que l’autre va montrer des signes de nervosité. Quant au professeur, sa perspicacité va le mener à découvrir peu à peu ce qui s’est passé, allant à l’encontre de sa propre théorie (cité plus haut). Bref, La Corde démarre par le meurtre et se poursuit jusqu’à la fin par des dialogues et autres conversations, qui mettent en valeur toute le sadisme d’un des deux étudiants. Et par ce biais, le film nous offre quelques moments philosophiques plutôt intéressants. Cependant, pour apprécier La Corde, il faut être fan du « cinéma bavard » (où cela ne fait que parler et parler). Il est vrai qu’un film où il ne se passe pratiquement rien (alors qu’à notre époque pullulent des blockbusters détonnant à tout-va) se montre ennuyeux.

Mais là où il faut regarder La Corde, c’est bien pour sa mise en scène, innovante ! Déjà d’une part le côté « théâtre » de l’ensemble. Durant 1h17, le film se déroule que dans un seul décor (l’appartement des deux étudiants), filmé que d’un seul côté (comme une sitcom). Bien plus une pièce de théâtre qu’un film ! Et c’est d’ailleurs cet effet-là qui provoquera pour les profanes ce sentiment d’ennui qui les fera fuir sans l’ombre d’un doute. Mais grâce à des dialogues pointilleux, La Corde n’est pas un amas de blablas sans intérêt. Ils permettent de se laisser emporter dans cette histoire et d’admirer ce film qui mélange habilement le 6ème et le 7ème art. Et il ne faut pas oublier la prestance des comédiens (tel que James Stewart) qui, par leur jeu, permettent de s’attacher à leur personnage respectif et de tenir la distance. Sans compter que nous tenons-là un exemple autre qu’horrifique d’un film tourner en huis-clos (comme quoi, l’épouvante n’est pas forcément l’unique genre à adopter ce style de mise en scène).

Est-ce cela la prouesse technique dont je vous parle depuis tout à l’heure ? Non, fort heureusement ! Mais avant de vous expliquez de quoi il s’agit, faisons un point sur la manière de filmer des scènes. À cette époque, point de numérique ou de pellicules, mais de grosses caméras à bobines. Un désavantage de taille : ces dernières ne pouvaient filmer que 10 minutes de scènes. Et pourtant, cette technique du Ten Minutes Take n’a pas empêché Hitchcock de présenter La Corde comme d’un unique plan-séquence (une scène filmée sans coupure au montage). Comment a-t-il pu faire cela avec des bobines ne pouvant contenir que 10 minutes de films ? C’est là que la mise en scène du maître du suspense dévoile de sa superbe. Prouvant que le cinéaste est un génie ! En réalité, il n’y a pas de plan-séquence, mais plutôt l’illusion d’en avoir un ! Et pour masquer le montage du film, Hitchcock filme ses séquences pendant 10 minutes et la finit par un plan rapproché (comme le dos d’un personnage) qui obscurcit l’image. Cela devient en quelque sorte un fondu, qui permet ainsi le changement de bobine sans que le spectateur ne s’en rende compte (la coupure n’étant du coup pas visible). Ou bien la scission n’est pas évitée mais reste discrète (étant rapide et franche) par le biais d’un gros plan mettant en valeur une réplique importante ou bien un geste dangereux (comme une arme à feu en main). Du coup, avoir comme titre La Corde n’est pas banal, le film se présentant comme cet objet (ayant servi au crime, soit dit en passant) : un objet possédant deux bouts (début et fin) qui sont joints sans interruption ni coupure.

Grandement bavard et ennuyeux quand on n’est pas habitué par ce genre d’exercice de style, ça serait pourtant une grossière erreur de passer à côté de cet exercice de style flamboyant. Où la mise en scène brille bien plus que l’histoire en elle-même. Si Hitchcock est considéré comme l’un des meilleurs réalisateurs, ce n’est vraiment pas pour rien ! Et La Corde est le film qui vous le prouvera. Comme quoi, il n’y a pas que Psychose et Sueurs froides qu’il faut retenir de sa filmographie !
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 juin 2013
La corde (Rope) est un Hitchcock expérimental, c’est un huis-clos théâtral filmé de l’intérieur par le maître.

La caméra très mouvante place le spectateur au milieu des personnages, comme s’il était un personnage à part entière mais, comme tout spectateur, il est forcé d'observer ce qu'il se passe et ne peut agir même s’il sait ce qui se trouve dans le coffre. De plus le film semble être filmé en une seule séquence, sans coupure, ce qui accentue l’immersion. Le réalisateur joue avec l'attente du spectateur : Rupert (James Steward) va-t-il ouvrir le coffre ? C’est cet élément qui crée le suspense du film qui va crescendo alors que les doutes s’accumulent.

La Corde est un film à voir pour l’exercice de style, ce n’est certainement pas le meilleur Hitchcock. Personnellement je ne suis pas fan des films tournés comme des pièces de théâtre. Mais le film reste intéressant car il met en place des éléments récurrents dans la filmographie du maître : le meurtrier qui n’éprouve pas de remords et qui se croit dans son bon droit, le héros qui s’improvise détective, beaucoup de symboles et d’éléments qui peuvent être interprétés…
Le contexte historique est important pour bien comprendre le film, il a été réalisé en 1948 peu après la Seconde Guerre mondiale, vous comprendrez alors les allusions des personnages et leurs idées dont Hitchcock tord le cou.
Guillaume836076
Guillaume836076

100 abonnés 126 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 juin 2013
Un film à part et oeuvre charnière dans l'oeuvre foisonnante d'Alfred Hitchcock, car il s'agit ici, au-delà de l'adaptation méticuleuse et diabolique du maître du suspense, d'un exercice de style expérimental au niveau de la mise en scène. Après ce film, cadrages et séquençages ne seront plus jamais les mêmes dans son oeuvre.
En respectant les bases et les codes de la pièce de théâtre, Hitchcock livre un huis clos formellement ingénieux pour l'époque: donner l'illusion que le film est un unique plan séquence. Pari réussi, qui au regard de la technique d'aujourd'hui (cf à "L'Arche Russe"), pourrait paraître artificiel. C'est sans compter sur ses talents de conteur et sa direction des acteurs.
L'audace, c'est aussi d'avoir abordé, l'homosexualité du couple joué par John Dall et Farley Granger, de manière frontale, sans jamais suggérer ou symboliser quoique ce soit, malgré le code Hays en vigueur à l'époque. Cependant, la morale est sauve, puisque ce couple d'homosexuel en est dénué, sauf Farley Granger en proie à la culpabilité. Pourtant, je me demande à quel point dans l'esprit d'Hitchcock, le choix du sujet n'était pas une habile provocation de sa part, comme il savait si bien le faire.
WalterDiBobyLapointe
WalterDiBobyLapointe

35 abonnés 346 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 juin 2013
Ce huis clos à l'humour noir et aux propos quelques fois macabres est une vraie réussite autant sur le plan technique que chacun a su souligner, que sur le plan scénaristique avec un vrai suspense à la Hitchcock, où les rebondissements et coups de théâtre s'enchaînent jusqu'au summum de la tension. Filmé comme une pièce de théâtre, Hitchcock n'use d'aucun artifice et s'appuie essentiellement sur des dialogues ciselés. Le scénario est simple et toute l'intrigue se forme et prend de son importance autour des personnages parfaitement travaillés et superbement interprétés, est-il besoin de le souligner. "La Corde" qui me rappelle un de ses autres films, aussi en huis-clos et sur le thème du crime, "Le Crime était presque parfait", est pour ma part un bijou cinématographique de ce milieu du XXème siècle.
Deye Deye
Deye Deye

2 abonnés 107 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 juin 2013
Vraiment magistral. 2 jeunes qui cherchent le grand frisson et de quel manière ! Comme dans tous les Hitchcock, les plans ne sont jamais choisis au hasard et c'est le cas pour ce 8 clos sordide, cynique très bien mené et passionnant.
sly-stallone88
sly-stallone88

244 abonnés 2 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juin 2013
très bon film, tourné dans une seul lieu ce qui grandiose, avec un suspense qui va vraiment crescendo, du bon Hitchcock
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 juin 2013
Avec l’interprétation remarquable de John Dall et de James Stewart, Hitchcock nous embarque dans l'adaptation de ce huis-clos époustouflant défiant toute convention cinématographique. Premier film en couleur pour le réalisateur, ainsi qu'un film voulue en un seul plan-séquence. Les caméras de l'époque n'étant équipé qu'avec des pellicules à durée très limitée, Hitchcock double d'ingéniosité pour rendre le tout cohérent et sans plans de coupe grossiers. Malgré tout, les coupes franches se font plus discrètes que les coupes en travelling (notamment sur le dos du protagoniste) et entachent moins la tentative de déjouer la contrainte technique. Un exercice de style maîtrisé donnant l'impression que le film a été tourné d'une seule prise. Même si le scénario reste profondément simple, La Corde est un film haletant et vraiment stimulant à voir, où l'on prend plaisir à se laisser porter par l'intrigue et ses effets de mise en scène. Pour moi, l'un des meilleurs du maître.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 juin 2013
Un film tendu, virtuose et totalement étouffant. Hitchcock réalise ici une expérience cinématographique plutôt audacieuse : un huis clos, en forme de pièce de théâtre en plan séquence (ou presque) qui mettrait la mise en scène au centre de tout. Car c'est bien à un exercice de style que l'on affaire : le cinéaste joue avec la caméra et parvient à filmer cette histoire plus efficacement encore que si elle avait fait l'objet d'un montage savant. La caméra virevolte, passe d'une conversation à une autre, d'un regard à un autre, tour à tour étouffe un personnage puis prend de la hauteur. Il s'agit ici d'une sorte de catalogue magnifique du savoir-faire cinématographique de son auteur. Mais celui-ci n'oublie pas le scénario, machiavélique et totalement prenant. Le suspense est total et il flotte sur ce film une ambiance malsaine parfaitement maîtrisée. Farley Granger est bouleversant et James Stewart est d'un cynisme et d'une efficacité incomparables.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 juin 2013
Un bon huit clot du maitre du suspense où l'histoire est assez basique mais les dialogues sont très bons et il y a quelques bons moments de suspense, ce qui nous empêche de nous ennuyer. De plus, le film est techniquement très réussie (montage, lumière, photographie,...). Et enfin, le casting est bon avec James Stewart en tête ! Pas le meilleur d'Hitchcock mais pas la pire, à voir !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 juin 2013
La Corde est un film reprenant le scénario d’une pièce de théâtre, de ce fait Hitchcock a voulu recréer l’ambiance d’une pièce de théâtre en faisant un film en un seul plan spoiler: (quelques astuces utilisés font penser à ce plan séquence même si en réalité il y a 3 coupures nets et 8 fondu au noir).
Ce qui est alors extraordinaire c’est qu’on a l’impression d’être au théâtre mais en plus d’être sur la scène et de les observer. Le scénario lui est très bien pensé et même si on a toujours un peu d’avance sur chaque personnage on se demande toujours ce qu’il va se passer. Un huis clos de qualité qui signe la première collaboration entre Hitchcock et Stewart. Un James Stewart d’ailleurs excellent accompagné d’un John Dall et d’un Farley Granger très convaincant ! A voir.
skell93
skell93

17 abonnés 308 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juin 2013
Bon petit film du grand Hitchcock, il réussi à nous tenir en haleine avec une histoire et un scénario assez basique grâce aux acteurs notamment James Stewart qui excèle à la fin du fin. De plus, cette façon de filmer dans un seul endroit (un appartement) durant tout le film créer un certain effet original. Bref, ce n'est pas le film phare d'Hitchcock mais à voir tout de même.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2013
La corde, un huit clos hitchcockien hymense; avec un trio exceptionnel.
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