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Fleurs d'équinoxe
note moyenne
4,0
82 notes dont 17 critiques
18% (3 critiques)
59% (10 critiques)
18% (3 critiques)
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Votre avis sur Fleurs d'équinoxe ?

17 critiques spectateurs

NeσLaiη
NeσLaiη

Suivre son activité 165 abonnés Lire ses 4 731 critiques

5,0
Première fois qu'Ozu s'essayait à la couleur, un peu sur le tard. Thème de société, le mariage arrangé, l'amour vieux jeux d'un père pour sa fille qui s''inquiète et prend mal le fait qu'elle refuse le mari potentiel qu'on lui propose. Superbe réalisation de Ozu, chaque cadre intérieur, objets, postures des protagonistes est en ordre, modéré et mesuré. L'acteur Shin Saburi qui malgré sa réserve fâcheuse envers la décision de sa fille va au final ouvrir les yeux et faire preuve d'une grande humanité. Que dire aussi du voyage tant pour nos oreilles que pour l'esprit de la scène ou un personnage chante une poésie japonaise autour d'une table basse. Ozu nous offre une bien belle fleur.
Yves G.
Yves G.

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3,5
Les films d'Ozu ont sur moi le même effet que les romans de Modiano. Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre, rien ne ressemble plus à un film d'Ozu qu'un autre film d'Ozu. La ressemblance est entretenue par la distribution qui se retrouve d'un film à l'autre toujours quasiment à l'identique : Setsuko Hara, Chyshu Ryu, Shin Saburi ... Si bien qu'après avoir vu une dizaine de films de Ozu, je les confonds tous. Tout comme je confonds les livres de Modiano dont l'empreinte trop fugace ne laisse, séparément, aucune marque précise. "Printemps tardif" "Eté précoce" (quelle différence ?), "Fin d'automne" et "Début d'hiver" (cherchez l'erreur dans la liste qui précède !) racontent tous quasiment la même histoire : celle de parents aimants confrontés aux choix de vie de leurs enfants. Des parents qui vieillissent, des enfants qui grandissent et quittent le nid familial sans toujours suivre les conseils prodigués par leurs aînés. Ozu chronique le temps qui passe, les générations qui se succèdent. Il chronique aussi un Japon en pleine mutation, celui des années 50 et 60, encore hanté par la guerre (ces familles comptent souvent un frère aîné mort au combat dont la mémoire reste présente), mais capable de panser ses plaies à une vitesse étonnante. Le procédé filmique de Ozu est d'une grande austérité. De longs plans fixes filmés au raz du tatami. Une mise en scène quasi théâtrale autour de quelques décors interchangeables : l'intérieur d'une maison bourgeoise, le bureau du directeur de l'usine, le bar-restaurant où les hommes se réunissent autour d'un verre de saké ... Je ne me rappellerai pas de "Fleurs d'équinoxe" que je confondrai avec "Fin d'automne" - tous les deux ont été adaptés du même romancier. Mais je n'oublierai pas l'atmosphère inimitable des films d'Ozu, baignés dans une acceptation sereine du temps qui passe.
TTNOUGAT
TTNOUGAT

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4,0
Loin moi l’idée de critiquer Ozu, sans doute un des plus grands cinéastes japonais de tous les temps mais je dois avouer que si j’admire ce qu’il fait, je reste assez insensible du point de vue émotionnel à sa ''mise en scène'' qui pour moi devrait porter un autre nom. Dans ce film il procède systématiquement par plans fixes, en plus presque tous filmés avec un objectif identique tenu à hauteur du bassin et quasiment sans montages. De temps en temps, histoire de respirer et de nous faire réfléchir, il introduit de superbes diapositives sur les extérieurs des alentours. C’est la seule fantaisie visuelle qu’il se permette, tout le reste se veut signifiant. Je ne partage pas non son humour que je assez lourd et insistant, l’épisode de la serveuse stupide m’a dérangé. Il me faudrait sans doute être japonais pour mieux l’aimer. Comme d’habitude son film traite de l’essentiel, les rapports humains, et cela de la façon a plus simple et évidente qui soit grâce à des détails qui accumulés nous rapprochent des gens. Il y ajoute ici la beauté des couleurs qui font ressortir l’élégance et la distinction de tous les personnages, elles sont convaincantes, le rouge y tenant une grande place. Ce que j’ai le moins aimé dans cette comédie de mœurs, c’est la façon dont l’amie de Setsuro à piégé Wataru qui est un brave homme. Avec une telle mère qui n’aurait pas fait la même réponse :’’Ne vous occupez pas d’elle ‘’ ? Bref un pur film japonais dans les manières même si nos cœurs de français sont les mêmes.
tagada-of-filth
tagada-of-filth

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 13 critiques

4,5
Yazujirô Ozu s'est comparé toute sa vie à un restaurateur de tofu ne faisant que du tofu. Cette parabole signifie que, d'un film à un autre, tous présentent des analogies entre eux. Fleurs d'équinoxe n'en est qu'une preuve supplémentaire en ce sens que l'histoire se déroule, une fois encore, à Tokyo et les personnages sont, comme d'habitude, tout ce qu'il y a de plus ordinaire. Pourtant, et c'est bien là que réside le talent d'Ozu, loin d'être lassés, nous sommes constamment saisis par la pertinence des dialogues et par les charmes de l'image. Sa manière de filmer au ras du sol nous mettrait presque dans la peau d'un personnage, d'un narrateur neutre qui nous révèlerait une histoire. Mais, au-delà de l'esthétique maîtrisée à la perfection, Fleurs d'équinoxe a pour thème principal le mariage. En effet, un père de famille respecté apprend que sa fille projette de se marier alors qu'il la destinait à un autre. Le père s'enlise de plus en plus dans les contradictions de sa double attitude. Effectivement, alors qu'il refuse de laisser sa fille épouser un garçon qu'il connaît à peine, il conseille à une amie de la famille de se lancer dans une relation que ses parents désapprouvent. Cette duplicité lui sera fatale et il finira par céder tout en reconnaissant le mariage à l'égard duquel il se montrait si réticent. Il s'agit d'un film initiatique, hautement moral et ironisant sans encombre sur les mœurs qui privilégient les mariages arrangés aux mariages d'amour. Ce mélange d'humour grinçant et de visée morale confère une dimension intellectuelle authentique. Fleurs d'équinoxe est donc un film bien construit, brillant à tous les niveaux mais dont certaines scènes chantées sont particulièrement assommantes.
Spiriel
Spiriel

Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 312 critiques

4,0
Son cinéma n'est pas impressionnant, mais Ozu, lui, l'est. De la grosse dizaine de films de lui que j'ai vu, il n'y en a pas un seul que je n'ai pas beaucoup aimé (ce qui est franchement rarissime, je voie juste Kurosawa, Hawks, Chaplin et Mizoguchi dont j'en dirais autant!). La différence avec ces réalisateurs, c'est que les films d'Ozu ne sont jamais très éloignés les uns des autres, même si dans le traitement, dans les détails, ils ont leur richesse propre. Ici, un père souhaite un mariage arrangé alors que la fille envisage un mariage d'amour. Ce n'est pas tant l'origine modeste de l'heureux élu qui le dérange mais le fait qu'elle ait décidé sans lui en parler, le mariage étant une affaire importante qui concerne toute la famille et pas seulement elle (esprit qui temps à disparaître dans la modernité d'après-guerre et l'influence des américains, que cherche à capter Ozu, sans en faire ni l'apologie ni la critique, juste en observant les conséquences). Si le personnage de la fille n'est pas aussi riche que d'habitude (comme dans son plus grand chef d'oeuvre, Eté précoce), le père l'est incontestablement. Il se montre assez compréhensif face à cette évolution, sauf quand il s'agit de sa famille. Il sera mis devant ses contradictions lors d'une scène culte et hilarante (l'humour fin d'Ozu faisant merveille comme d'habitude) et devra abdiquer, assistant même au mariage (l'absence de la bénédiction du père aurait été très dure à vivre pour le couple), et finissant par aller dans le nouveau foyer de sa fille, pour l'encourager et la féliciter sincèrement, après une discussion avec une amie de sa fille avec laquelle il a tissé une forte et curieuse amitié (amenée de façon remarquable par Ozu). Pas un des plus passionnants de l'auteur, mais réjouissant et intéressant tout de même.
khaldor
khaldor

Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 173 critiques

5,0
Y'a rien à faire, plus je vois de films japonais, plus je suis raide-dingue de ce cinéma ! Encore une fois, on retrouve cette capacité si particulière de composer des sortes de magnifiques tableaux animés : un véritable régal pour les yeux pendant près de deux heures. En plus, les deux personnages du père et de la mère sont merveilleusement dépeints et formidablement interprêtés (Shin Saburi arrive à insuffler une grande humanité à son personnage pourtant rétrograde et borné). L'histoire est certes simple, mais elle permets au cinéaste, par de petites touches, de brosser un magnifique tableau d'un Japon perdu entre modernité et tradition (on peut difficilement faire phrase plus clichée :-D). Un cinéma à caractère social, donc, et illuminé d'un humour délicat presque "lubitschien". C'était le premier film d'Ozu que je voyais et c'est sans aucun doute le premier d'une longue série. :-)
Grrrr
Grrrr

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5,0
Un film superbe avec des acteurs d'une sensibilité et d'une modernité incroyables, sans parler du traitement de la couleur et du cadre. Je souhaite à tout le monde d'avoir la chance de voir ce film, comme tous les Ozu. Je connais peu de réalisateurs capables de frôler le chef d'oeuvre à tous les coups.
Loïck G.
Loïck G.

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4,0
Dans un cadre qui n’appartient qu’à lui Ozu signe son premier film en couleur (1958) et donne au décor encore plus de signification au drame qu’il met en scène de manière toujours aussi intimiste. Le refus d’un père de voir sa fille mariée à l’homme qu’elle a choisi. La mise en scène toujours aussi soignée et minimaliste donne malgré tout assez d’espace aux personnages qui affublés des convenances nippones réussissent à tomber le masque pour entrevoir la société dont ils rêvent. C’est toute la quête d’Ozu, l’affut de ses concitoyens, qu’il chérie bien. Deux heures enchanteresses… Pour en savoir plus
betty63
betty63

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 414 critiques

3,0
Oups ! J'ai cru que je revoyais "Fin d'automne" une nouvelle fois. J'aime bien ce film, certes, mais là ça ne m'a pas plu qu'on reprenne les mêmes personnages et, à un chouia près, le même scénario du mariage que les parents veulent arranger sans l'assentiment de leurs enfants. Je n'aime pas le réchauffé c'est pourquoi je n'ai mis que 3 étoiles. Pourtant j'aime Ozu.
rayonvert
rayonvert

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4,0
Mon deuxième film d'Ozu après "Fin d'Automne" confirme la beauté du cinéma de ce réalisateur. Un sens du cadre mgnifique, une précision et une beauté des décors ainsi que des acteurs formidables. Je prends le même plaisir qu'en découvrant l'oeuvre de Rohmer, cinéaste majeur pour moi.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

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4,0
Le couple S.Saburi-K.Tanaka s'emploie merveilleusement bien à donner vie à cette chronique si juste, si douce comme à l'accoutumée chez Y.Ozu, mais également violente et brutale. L'alchimie des sentiments est remarquable.
FOXAVIATOR
FOXAVIATOR

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0,5
Un film très mauvais. On s'ennuie du début jusqu'à la fin. Dans ce film on a une histoire banale et le scénario est très décevant avec un jeu d'acteurs pourri... Bref : NAVET.
Attila de Blois
Attila de Blois

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3,0
Premier film en couleurs d'Ozu et force est d'avouer que la couleur réussie bien au réalisateur nippon. C'est en effet cette magnifique photographie que l'on remarque en premier. L'histoire, elle, tourne autour de la question du mariage (arrangé ou d'amour) et sur les conflits de générations entre enfants et parents. Quelques longueurs ici et là et une intrigue qui tourne en rondes sont rattrapées par le savoir faire du cinéaste. Beau mais pas toujours intéressant.
nekourouh
nekourouh

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4,5
Un Ozu de très grande qualité. Inconstestablement l'un des plus inspirés de son auteur : le génie d'Ozu éclate dans chaque séquence ainsi que ses thèmes favoris qui prennent une ampleur remarquable.
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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4,5
"Fleurs d'équinoxe" sorti en 1958 sur les écrans japonais est le premier film en couleur de Yasujiro Ozu. Le réalisateur qui n'a jamais dévié de sa route et donc de son art observe encore une fois l'évolution de la société japonaise à travers la lente et difficile transformation des rapports au sein de la cellule familiale. Le mariage moment clef de la vie de chaque individu car synonyme de création d'un foyer et d'émancipation de la tutelle parentale sera ici le thème central comme il l'était pour "Printemps tardif". Mais cette fois-ci il ne sera pas question d'une jeune fille souhaitant rester vivre avec son père veuf mais de plusieurs qui revendiquent le droit de se choisir elles-mêmes celui qui partagera leur vie et sera le père de leurs enfants. La thématique est immédiatement révélée dans la scène d'introduction où deux cheminots sur le quai d'une gare constatent que les jeunes mariés y circulent en nombre. Wataru Hirayama (Shin Saburi) notable établi assiste à un mariage où il lui revient de prononcer un discours en hommage aux deux jeunes époux. Il fait l'éloge d'une union de l'amour en rupture totale avec ce que lui et ceux de sa génération ont dû subir comme contraintes avec les mariages arrangés qui étaient la règle dans leur jeunesse. Discours sans doute moderne mais aussi humiliant pour sa femme Kiyoko (Kinuyo Tanaka) assise à ses côtés. Mais du discours à la pratique, le chemin est souvent tortueux. Quand peu de temps après un prétendant confidentiel vient lui demander la main de sa fille Setsuko (Ineko Arima), le choc est rude et la contradiction évidente. C'est la lente évolution que va devoir accomplir Wataru pour se rendre à l'évidence qu'Ozu nous dépeint. L'apport de la couleur lui met sans doute un peu de fantaisie dans le cœur car son intrigue moins linéaire qu'à l'habitude est souvent teintée d'un humour rafraichissant grâce aux amies de Setsuko qui vont avec elle apporter un nouveau souffle sur la famille tout comme les fleurs d'équinoxe sont l'annonce d'une nouvelle saison. Moins mélancolique que d'autres grands films de Yasujiro Ozu, "Fleurs d'équinoxe" bénéficie de la même qualité plastique et surtout d'une direction d'acteurs qui jamais ne faiblit et ce même si Chishu Ryu le fidèle compagnon de route du réalisateur n'a qu'un rôle modeste dans ce premier film en couleur qui inaugure avec brio le cycle des cinq chefs d'œuvre finaux du maitre.
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