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    Fin d'automne
    note moyenne
    4,0
    84 notes dont 15 critiques
    répartition des 15 critiques par note
    9 critiques
    5 critiques
    1 critique
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    15 critiques spectateurs

    ferdinand
    ferdinand

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    4,5
    Publiée le 28 juin 2014
    La splendeur visuelle de ce film en copie neuve restaurée est telle qu'on est tout près du chef d'œuvre - à mon goût- d'Ozu, "Voyage à Tokyo", mais l'histoire contée est moins riche en résonances. On retrouve là l'interprète de la belle-fille veuve dans Voyage à Tokyo , Setsuko Hara, avec son sourire bouleversant. Certains cadrages où le décor crée d'autres cadrages imbriqués sont absolument fascinants (des Mondrian habités) et tout est absolument naturel, ne sentant ni l'effort, ni la prétention, jamais. C'est sidérant de beauté.
    Julien D
    Julien D

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    3,5
    Publiée le 5 janvier 2013
    Sans doute pas le plus passionnant des films d’Ozu, mais sa recette magique fait toujours effet. Caméra à ras du sol, mise en scène minimaliste en intérieur, thématique intergénérationnel et dénonciation des vieilles traditions nippones, tout est là pour nous faire suivre les péripéties d’une jeune femme devant faire face à la volonté de ses ainés (trois hommes dont les dialogues sont écrits avec une agréable légèreté) de la marier en même temps que sa mère endeuillée. Cette vision tragicomique d’une société en pleine mutation et déchirée par ses mentalités contradictoires est une petite perle cinématographique pleine de surprises.
    brunocinoche
    brunocinoche

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    4,0
    Publiée le 1 mai 2014
    Ozu, cinéaste japonais vénéré par Wim Wenders entre autres, retrouve avec "Fin d'automne" ses thèmes favoris de la tradition sociale japonaise et du clivage inter générationnel. Si le rythme peut paraître lent pour le spectateur occidental, le cinéma d'Ozu possède une richesse ethnologique absolue et "Fin d'automne", même s'il ne fait pas partie des chefs d'œuvre d'Ozu (tel "Voyage à Tokyo), mérite d'être vu. Ce conflit mère fille à la japonaise n'est pas sans rappeler par moment les mélos de Douglas Sirk, notamment le très beau "Mirage de la vie".
    Myene
    Myene

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    4,5
    Publiée le 30 décembre 2012
    Un Opéra japonais voila comment je ressens l'oeuvre d'Ozu tout y est parfait comme à Garnier avec un souci du détail perfectionniste y compris dans l'épure et le retrait ; Esthétisme formel qui est finement temporisé par les dialogues teintés d'humour.
    SebD31
    SebD31

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    5,0
    Publiée le 1 avril 2009
    L'amour mère-fille aura rarement été montré avec une si grande profondeur. Un film d'une beauté surprenante.
    Serge R.
    Serge R.

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    5,0
    Publiée le 29 mai 2014
    Le plus grand réalisateur de tous les temps, comment filmer le bonheur, jamais un réalisateur n'aura été plus proche de l'universel en partant de la marge
    mozzerani
    mozzerani

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    5,0
    Publiée le 25 mai 2011
    Chef-d'œuvre absolu, qui peut être vu à la fois comme un remake et comme une suite à "Printemps Tardif", réalisé dix ans plus tôt. Comme souvent chez Ozu, le film est un dialogue constant entre le quotidien le plus évanescent et les mutations profondes d'une vie, et par-delà, le passage d'une génération à une autre.
    rayonvert
    rayonvert

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    5,0
    Publiée le 17 janvier 2009
    Je découvre avec "Fin d'Automne" l'oeuvre d'Ozu et je dois dire que je ne suis pas déçu. C'est un très beau film qui marie (c'est le propos du film) à merveille les scènes émouvantes et drôles. A certains instants, on pense être chez Rohmer mais avec l'exotisme en plus. C'est passionnant;
    betty63
    betty63

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    5,0
    Publiée le 8 septembre 2011
    Ce qui me plait beaucoup chez Ozu, c'est que l'histoire se passe principalement à l'intérieur. C'est toujours très cosy. Pas de drame, de discussions vaines, mais des confilts gérés de façon très nippones. Avec le sourire et la complicité des uns et des autres. Très beau film. Arigato Ozu sensei !
    platycodon
    platycodon

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    4,5
    Publiée le 31 mai 2014
    Plus de 2 heures d'un spectacle très abouti non dépourvu d'humour, esthétiquement parfait , tout à fait superbe, j'en redemande. A (re-)découvrir pour tous les amateurs de cinéma, du vrai, du bon. Merci Monsieur OZU, merci à ceux qui ont permis la restauration de ses films permettant ainsi à de nouveaux spectateurs d'accéder à des pièces maîtresses du patrimoine cinématographique mondial.
    nekourouh
    nekourouh

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    4,0
    Publiée le 4 février 2012
    Ozu signe ici un beau film, avec toujours de nombreuses qualités et une analyse de la société pertinente.
    Plume231
    Plume231

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    5,0
    Publiée le 18 janvier 2011
    C'est pas difficile avec Yasujiro Ozu car c'est pratiquement toujours le même film à chaque fois et donc les mêmes sujets traités (les conflits entre générations, les traditions, le mariage, etc...) avec le même type de réalisation. Mais le pire c'est que ça marche à chaque fois et là encore plus que les autres fois (excepté pour "Voyage à Tokyo" qui est pour moi THE DEFINITIVE BEST OZU!). Ce charme qui agit encore mieux que les autres fois est certainement dû en partie à l'humour dégagé par les trois cocos qui feraient mieux de se méler de leurs affaires, aux belles et pétillantes Yôko Tsukasa et Mariko Okada et au charisme stupéfiant de Setsuko Hara. Ainsi que pour certaines séquences qui font la différence comme l'excursion à la montagne ou quand les deux jeunes filles saluent le train du toit de l'immeuble de leur lieu de travail. Un chef d'oeuvre rayonnant de fraîcheur.
    Yves G.
    Yves G.

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    5,0
    Publiée le 6 septembre 2018
    Depuis le 1er août, dans plusieurs salles d'art et d'essai de Paris et de province, la rétrospective Ozu est l'occasion de voir ou de revoir quelques uns des meilleurs films du maître japonais. Leur accumulation produit le même effet que la lecture trop rapprochée des livres de Patrick Modiano : ils s'accumulent et se perdent dans nos souvenirs formant une masse aux contours indistincts. Il faut dire que Ozu - comme Modiano - ne nous aide guère. Ses films aux titres interchangeables sans lien avec leur contenu ("Printemps tardif", "Eté précoce", "Fin d'automne"...) sont joués avec la même troupe d'acteurs fidèles (Chishū Ryū dans le rôle du père, Setsuko Hara dans celui de la fille, Haruko Sugimura dans celui de la tante...) et explorent indéfiniment les mêmes sujets, comme autant de variations autour d'un même thème. Avec "Voyage à Tokyo", "Printemps tardif" est souvent présenté comme le chef d’œuvre d'Ozu. À raison. Car tous les éléments du cinéma du maître y sont poussés à un point de perfection jamais égalé. On a beaucoup parlé de son art de la mise en scène. Chaque plan, filmé à ras de tatami - Ozu s'était fait construire des pieds spéciaux pour pouvoir abaisser sa caméra au ras du sol - est soigneusement construit. Les arrières plans ne sont jamais rectilignes, mais offrent toujours de savantes lignes de fuite. Si les dialogues ne sont jamais ennuyeux, c'est parce que la façon de les filmer est originale : les champs-contrechamps les filment face caméra - alors que l'usage est de décaler la caméra de l'axe du regard des personnages. Assis sur un tatami, les personnages sont filmés de trois quarts dos. Étonnamment, ces postures artificielles donne une miraculeuse impression de naturel. Voilà pour la forme. Mais c'est le fond du cinéma d'Ozu qui bouleverse. Quoi de plus simple, de plus ténu que le sujet de "Printemps tardif" ? Un veuf vieillissant et aimant une fille unique qui tarde à se marier moins par manque de prétendants - elle est belle comme le jour - que par attachement à son père. Sublime sacrifice : le père feindra de se remarier pour convaincre sa fille de le quitter pour prendre époux. Le traitement n'est jamais languissant ; l'histoire nous surprend qui emprunte des voies qu'on n'attendait pas. Un chef d’œuvre... qu'Ozu répètera onze ans plus tard dans "Fin d'automne" en en modifiant légèrement le sujet. Ce n'est plus d'un veuf qu'il s'agit mais d'une veuve (interprétée cette fois ci par Setsuko Hara qui jouait le rôle de la fille dans "Printemps tardif") qui viendra lentement à bout des réticences de sa fille avec la complicité de trois amis de son défunt époux. Le ton est plus léger que dans "Printemps tardif", presque bouffon quand Ozu se moque des fausses espérances de l'un des amis qui espèrent épouser la mère. "Printemps tardif" se concluait par une scène d'anthologie : seul chez lui, sa fille mariée, Chishū Ryū pèle une pomme et sent s'abattre sur lui le poids de la solitude. On attendait Ozu et Setsko Hara au tournant onze ans plus tard. Qu'allaient ils inventer pour surpasser cette scène indépassable, pour lui être fidèle sans la singer ? Le résultat est d'une simplicité désarmante. Du grand art...
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 6 octobre 2019
    "Fin d'automne" est l'antépénultième film de Yasujiro Ozu qui mourra trois ans plus tard, à peine âgé de soixante ans. Toujours fidèle au cadre narratif et visuel très strict qu'il a façonné dès 1936 avec "Le fils unique", Ozu continue à observer l'évolution des mœurs familiales de son pays en proie à une profonde transformation depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Il reprend pour l'occasion le thème déjà exploré dans "Printemps tardif" (1949) du lien indéfectible qui unit un enfant avec son père ("Il était un père", "Printemps tardif") ou sa mère ("Fin d'automne") quand arrive le veuvage. Mais depuis "Fleurs d'équinoxe" en 1958 qui l'a vu adopter après de longues hésitations la couleur, le cinéma d'Ozu s'est teinté d'une légère pointe d'humour. C'est avec la réunion de trois vieux camarades pour célébrer le sixième anniversaire de la mort de Miwa, leur compagnon d'université que commence "Fin d'automne". Autour du traditionnel saké qui clôt la cérémonie, ils se mettent en tête de marier Ayako ( Yoko Tsukasa), la fille d' Akiko (Setsuko Hara), veuve de Miwa. La discussion dérive vite sur la beauté encore intacte d'Akiko dont étudiants ils ont tous été amoureux. Le trio reconstitué galvanisé par quelques grivoiseries ressurgies de l'évocation de leur jeunesse envolée, confond très vite ses propres intérêts avec ceux de la mère et de la fille, actant finalement que pour décider la plus jeune peu encline à quitter le nid douillet, il faudra convaincre la jolie veuve d'épouser l'un d'entre eux, veuf également. La démarche échafaudée en "chambre" va vite s'affronter à la résistance passive d'Akiko et à celle plus déterminée d'Ayako. Ozu tire parti du versant vaudevillesque de son scénario pour emprunter un ton primesautier souligné par la musique enjouée de Kojun Saito sans oublier de mettre le doigt sur le conflit générationnel autour de la tradition des mariages arrangés, symbole de prédominance du continuum social sur les aspirations individuelles. Les mœurs issues de l'accumulation des siècles cèdent peu à peu le pas sous la pression inexorable d'une modernité envahissant désormais chaque pan de la société comme Ozu le montre à intervalles réguliers à l'aide de ses célèbres plans fixes témoignant de la transformation du paysage urbain. La soumission aux plus anciens recule à pas lents mais réguliers comme le montre la scène où Yuriko (Mariko Okada), camarade de Ayako règle leur compte aux trois mâles dominant pour condamner leur comportement intrusif et autoritaire, les obligeant à battre en retraite. Les choses comme souvent chez Ozu finissent tranquillement par retrouver leur cours même si un peu dévié de sa trajectoire initiale. Après un mariage offrant des images somptueuses de la jeune Ayako resplendissante, le réalisateur conclut son film par la fin d'automne qui s'ouvre pour Akiko enfin rendue à sa sérénité mais aussi livrer à la solitude. Ayant vécu lui-même toute sa vie avec sa mère, Ozu est tout à son affaire pour traiter d'un sujet qu'il connait de l'intérieur et livrer un nouveau chef d'œuvre.
    soulman
    soulman

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    5,0
    Publiée le 13 août 2018
    « Fin d’automne » est une œuvre magnifique d’Ozu, une des dernières, tournée en couleurs avec la stupéfiante maîtrise qui caractérise son approche. Humaniste et parsemé d’humour, c’est un portrait de femmes déterminées, luttant pour imposer leur volonté dans une société patriarcale. Face à elles, trois hommes aisés et convaincus de leur jugement apprennent à écouter et à prendre en considération le souhait de leurs égales trop longtemps négligé. Un film implacable.
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