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Fin d'automne
note moyenne
4,0
72 notes dont 15 critiques
60% (9 critiques)
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Votre avis sur Fin d'automne ?

15 critiques spectateurs

ferdinand

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4,5Excellent
Publiée le 11/05/2014

La splendeur visuelle de ce film en copie neuve restaurée est telle qu'on est tout près du chef d'œuvre - à mon goût- d'Ozu, "Voyage à Tokyo", mais l'histoire contée est moins riche en résonances. On retrouve là l'interprète de la belle-fille veuve dans Voyage à Tokyo , Setsuko Hara, avec son sourire bouleversant. Certains cadrages où le décor crée d'autres cadrages imbriqués sont absolument fascinants (des Mondrian habités) et tout est absolument naturel, ne sentant ni l'effort, ni la prétention, jamais. C'est sidérant de beauté.

Julien D

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3,5Bien
Publiée le 06/01/2013

Sans doute pas le plus passionnant des films d’Ozu, mais sa recette magique fait toujours effet. Caméra à ras du sol, mise en scène minimaliste en intérieur, thématique intergénérationnel et dénonciation des vieilles traditions nippones, tout est là pour nous faire suivre les péripéties d’une jeune femme devant faire face à la volonté de ses ainés (trois hommes dont les dialogues sont écrits avec une agréable légèreté) de la marier en même temps que sa mère endeuillée. Cette vision tragicomique d’une société en pleine mutation et déchirée par ses mentalités contradictoires est une petite perle cinématographique pleine de surprises.

brunocinoche

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4,0Très bien
Publiée le 01/05/2014

Ozu, cinéaste japonais vénéré par Wim Wenders entre autres, retrouve avec "Fin d'automne" ses thèmes favoris de la tradition sociale japonaise et du clivage inter générationnel. Si le rythme peut paraître lent pour le spectateur occidental, le cinéma d'Ozu possède une richesse ethnologique absolue et "Fin d'automne", même s'il ne fait pas partie des chefs d'œuvre d'Ozu (tel "Voyage à Tokyo), mérite d'être vu. Ce conflit mère fille à la japonaise n'est pas sans rappeler par moment les mélos de Douglas Sirk, notamment le très beau "Mirage de la vie".

Myene

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4,5Excellent
Publiée le 30/12/2012

Un Opéra japonais voila comment je ressens l'oeuvre d'Ozu tout y est parfait comme à Garnier avec un souci du détail perfectionniste y compris dans l'épure et le retrait ; Esthétisme formel qui est finement temporisé par les dialogues teintés d'humour.

platycodon

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4,5Excellent
Publiée le 31/05/2014

Plus de 2 heures d'un spectacle très abouti non dépourvu d'humour, esthétiquement parfait , tout à fait superbe, j'en redemande. A (re-)découvrir pour tous les amateurs de cinéma, du vrai, du bon. Merci Monsieur OZU, merci à ceux qui ont permis la restauration de ses films permettant ainsi à de nouveaux spectateurs d'accéder à des pièces maîtresses du patrimoine cinématographique mondial.

Serge R.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 29/05/2014

Le plus grand réalisateur de tous les temps, comment filmer le bonheur, jamais un réalisateur n'aura été plus proche de l'universel en partant de la marge

betty63

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/09/2011

Ce qui me plait beaucoup chez Ozu, c'est que l'histoire se passe principalement à l'intérieur. C'est toujours très cosy. Pas de drame, de discussions vaines, mais des confilts gérés de façon très nippones. Avec le sourire et la complicité des uns et des autres. Très beau film. Arigato Ozu sensei !

mozzerani

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 25/05/2011

Chef-d'œuvre absolu, qui peut être vu à la fois comme un remake et comme une suite à "Printemps Tardif", réalisé dix ans plus tôt. Comme souvent chez Ozu, le film est un dialogue constant entre le quotidien le plus évanescent et les mutations profondes d'une vie, et par-delà, le passage d'une génération à une autre.

SebD31

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 01/04/2009

L'amour mère-fille aura rarement été montré avec une si grande profondeur. Un film d'une beauté surprenante.

rayonvert

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 17/01/2009

Je découvre avec "Fin d'Automne" l'oeuvre d'Ozu et je dois dire que je ne suis pas déçu. C'est un très beau film qui marie (c'est le propos du film) à merveille les scènes émouvantes et drôles. A certains instants, on pense être chez Rohmer mais avec l'exotisme en plus. C'est passionnant;

Plume231

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 18/01/2011

C'est pas difficile avec Yasujiro Ozu car c'est pratiquement toujours le même film à chaque fois et donc les mêmes sujets traités (les conflits entre générations, les traditions, le mariage, etc...) avec le même type de réalisation. Mais le pire c'est que ça marche à chaque fois et là encore plus que les autres fois (excepté pour "Voyage à Tokyo" qui est pour moi THE DEFINITIVE BEST OZU!). Ce charme qui agit encore mieux que les autres fois est certainement dû en partie à l'humour dégagé par les trois cocos qui feraient mieux de se méler de leurs affaires, aux belles et pétillantes Yôko Tsukasa et Mariko Okada et au charisme stupéfiant de Setsuko Hara. Ainsi que pour certaines séquences qui font la différence comme l'excursion à la montagne ou quand les deux jeunes filles saluent le train du toit de l'immeuble de leur lieu de travail. Un chef d'oeuvre rayonnant de fraîcheur.

nekourouh

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4,0Très bien
Publiée le 04/02/2012

Ozu signe ici un beau film, avec toujours de nombreuses qualités et une analyse de la société pertinente.

Yves G.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/09/2018

Depuis le 1er août, dans plusieurs salles d'art et d'essai de Paris et de province, la rétrospective Ozu est l'occasion de voir ou de revoir quelques uns des meilleurs films du maître japonais. Leur accumulation produit le même effet que la lecture trop rapprochée des livres de Patrick Modiano : ils s'accumulent et se perdent dans nos souvenirs formant une masse aux contours indistincts. Il faut dire que Ozu - comme Modiano - ne nous aide guère. Ses films aux titres interchangeables sans lien avec leur contenu ("Printemps tardif", "Eté précoce", "Fin d'automne"...) sont joués avec la même troupe d'acteurs fidèles (Chishū Ryū dans le rôle du père, Setsuko Hara dans celui de la fille, Haruko Sugimura dans celui de la tante...) et explorent indéfiniment les mêmes sujets, comme autant de variations autour d'un même thème. Avec "Voyage à Tokyo", "Printemps tardif" est souvent présenté comme le chef d’œuvre d'Ozu. À raison. Car tous les éléments du cinéma du maître y sont poussés à un point de perfection jamais égalé. On a beaucoup parlé de son art de la mise en scène. Chaque plan, filmé à ras de tatami - Ozu s'était fait construire des pieds spéciaux pour pouvoir abaisser sa caméra au ras du sol - est soigneusement construit. Les arrières plans ne sont jamais rectilignes, mais offrent toujours de savantes lignes de fuite. Si les dialogues ne sont jamais ennuyeux, c'est parce que la façon de les filmer est originale : les champs-contrechamps les filment face caméra - alors que l'usage est de décaler la caméra de l'axe du regard des personnages. Assis sur un tatami, les personnages sont filmés de trois quarts dos. Étonnamment, ces postures artificielles donne une miraculeuse impression de naturel. Voilà pour la forme. Mais c'est le fond du cinéma d'Ozu qui bouleverse. Quoi de plus simple, de plus ténu que le sujet de "Printemps tardif" ? Un veuf vieillissant et aimant une fille unique qui tarde à se marier moins par manque de prétendants - elle est belle comme le jour - que par attachement à son père. Sublime sacrifice : le père feindra de se remarier pour convaincre sa fille de le quitter pour prendre époux. Le traitement n'est jamais languissant ; l'histoire nous surprend qui emprunte des voies qu'on n'attendait pas. Un chef d’œuvre... qu'Ozu répètera onze ans plus tard dans "Fin d'automne" en en modifiant légèrement le sujet. Ce n'est plus d'un veuf qu'il s'agit mais d'une veuve (interprétée cette fois ci par Setsuko Hara qui jouait le rôle de la fille dans "Printemps tardif") qui viendra lentement à bout des réticences de sa fille avec la complicité de trois amis de son défunt époux. Le ton est plus léger que dans "Printemps tardif", presque bouffon quand Ozu se moque des fausses espérances de l'un des amis qui espèrent épouser la mère. "Printemps tardif" se concluait par une scène d'anthologie : seul chez lui, sa fille mariée, Chishū Ryū pèle une pomme et sent s'abattre sur lui le poids de la solitude. On attendait Ozu et Setsko Hara au tournant onze ans plus tard. Qu'allaient ils inventer pour surpasser cette scène indépassable, pour lui être fidèle sans la singer ? Le résultat est d'une simplicité désarmante. Du grand art...

soulman

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 13/08/2018

« Fin d’automne » est une œuvre magnifique d’Ozu, une des dernières, tournée en couleurs avec la stupéfiante maîtrise qui caractérise son approche. Humaniste et parsemé d’humour, c’est un portrait de femmes déterminées, luttant pour imposer leur volonté dans une société patriarcale. Face à elles, trois hommes aisés et convaincus de leur jugement apprennent à écouter et à prendre en considération le souhait de leurs égales trop longtemps négligé. Un film implacable.

EricDebarnot

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 22/07/2006

Pour Ozu, la vie est simple et l'homme ne cesse de la compliquer en "agitant l'eau dormante" : ainsi les trois compères qui font advenir l'histoire - voire le drame souriant - de ce magnifique "Fin d'automne", seront-ils les révélateurs malgré eux des contradictions d'une société totalement piégée entre traditions immémoriales (cette manière de marier les filles,... Et de remarier les veuves...) et nouvelle émancipation féminine venue d'Occident (les jeunes japonaises rêvent d'Amour, comme partout). Sur l'unique thème qui sous-tend ses derniers films - la fin de la famille comme sacrifice consenti pour atteindre le bonheur "moderne" -, Ozu réalise ici un film plus léger (on a presque une demi-heure de badinage et de malentendus Rohmeriens), mais pas moins émouvant que ses classiques peut-être plus connus.

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