L'Epouvantail
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hephep
hephep

5 abonnés 137 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 mars 2026
Un road movie vu en 2026 mais qui a bien mal vieilli malgré les deux grands acteurs qui règnent sur ce film.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 692 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 février 2026
Si ce n'est pas la comédie dramatique la plus mémorable de cette époque (preuve en est, le film reste assez méconnu aujourd'hui), l'Epouvantail est un film tout à fait correct qui marche grâce à son duo d'acteur iconique : Gene Hackman – Al Pacino (qui commencent à faire parler d'eux à cette époque). L'alchimie entre les deux personnages complémentaires (un personnage taiseux et costaud et un autre qui résout les problèmes avec son humour) marchent bien.
Un road-movie qui se regarde très bien.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 décembre 2025
Un beau duo d'acteurs pour ce road-movie. Mais que de longueurs tout de meme dans ce film. C'est dommage, un peu plus de peps, aurait été bienvenue.
I'm A Rocket Man

390 abonnés 3 781 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2025
Excellent film sur deux vagabonds qui tentent de remettre de l'ordre dans leur vie... déjà je voudrais tirer mon chapeau à Al Pacino, encore une fois car il est excellent dans son rôle de raté au grand cœur mais par contre, je dois avouer que j'ai trouvé Gene Hackman beaucoup moins crédible dans son rôle de séducteur bagarreur m'enfin... en attendant le film est vraiment bon et touchant et malgré quelques longueurs, j'ai pris beaucoup de plaisir à voir ces 2 amis tenter de reprendre une vie ''normale'' ! Merci Al pour votre talent fou !
Cadreum
Cadreum

61 abonnés 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 juin 2025
Qui est le film ?
L’Épouvantail s’inscrit dans ce qu’on pourrait appeler la veine dépressive du Nouvel Hollywood. Un cinéma d’après la fête, d’après la guerre, d’après les illusions, où les personnages errent sans repères dans une Amérique dépeuplée de sens. Jerry Schatzberg, après Portrait d’une enfant déchue et Panique à Needle Park, semble vouloir ici franchir un pas de plus dans l’épure : plus de structure narrative classique, plus de drame saillant, juste deux hommes (Pacino et Hackman), une route, et ce qui pourrait advenir ou pas.

À la surface, Scarecrow semble promettre une forme de fraternité fragile, une exploration du lien dans l’errance. Max est colérique, rugueux, impulsif ; Lion est doux, lunaire, presque enfantin. On imagine l’affrontement, la complicité, la tension fertile entre deux pôles du masculin, tout autant qu'un voyage géographique mais moral, intime, historique.

Que cherche-t-il à dire ?
On sent bien que Schatzberg ne veut rien démontrer. Le film ne cherche pas à résoudre, ni à conclure, encore moins à condamner. Il voudrait, au contraire, nous plonger dans un état : celui d’un désœuvrement partagé, d’un lien ténu entre deux êtres sans attaches.

La tension principale du film repose sur ce refus d’aller quelque part. Et ce refus, dans un autre contexte, chez un autre cinéaste, pourrait être un geste radical. Mais ici, il se heurte à une forme de mollesse esthétique, comme si Scarecrow ne voulait surtout pas déranger, surtout pas déborder. La mise en scène épouse cette vacance, mais sans jamais en épouser les vertiges.

Par quels moyens ?
La première scène donne le ton. Un champ désert, deux silhouettes se croisent sans se parler. Pas de musique, pas de coupe franche, juste un flottement. Cette ouverture aurait pu poser un mystère, mais elle s’éternise, et semble déjà exprimer ce que le film ne cessera de répéter : tout est ralenti, comme si chaque scène avait peur de décider ce qu’elle est venue faire là.

Plus tard, la séquence de la fontaine, souvent citée comme emblématique, montre Lion sautant dans l’eau pour faire rire Max. C’est un moment suspendu, de pure gratuité. On peut y lire un geste de tendresse absurde, un abandon, mais le film ne le cadre ni ne le construit comme tel. Le plan reste distant, presque embarrassé. Là où un Cassavetes aurait capté l’éclat fragile d’un moment de grâce, Schatzberg reste dans le retrait.

La scène de danse dans le bar, avec Lion qui virevolte sur la piste, est peut-être la plus vivante du film. Pacino y est excellent, troublant, enfantin sans être caricatural. Et pourtant, là encore, la caméra ne semble pas savoir comment accueillir ce surgissement. Elle regarde, oui, mais sans fièvre. Le montage ne relance pas la scène, ne la structure pas.

Même le cadrage, souvent naturaliste, en plans larges, refuse l’enfermement mais finit par produire une uniformité. Chaque ville traversée ressemble à la précédente, non par un effet de répétition signifiant, mais par un manque d’inflexion formelle. Aucun décor n’imprime vraiment. L’Amérique est là, mais floue, presque décorative.

Où me situes-je ?
Je suis de ceux que ce film fatigue doucement. Pas parce qu’il est raté, il ne l’est pas. Il est même d’une grande cohérence. Mais parce qu’il ne laisse rien affleurer. On sent bien que Scarecrow voudrait être un film de silence et de pudeur, mais ce silence devient mutisme, cette pudeur devient esquive. Ce qui pourrait être une forme de retrait poétique devient une manière de ne pas s’impliquer.

Je regarde ce film avec un mélange de tendresse et de frustration. J’y devine des promesses, des figures inabouties, des idées esthétiques intéressantes. Mais elles restent à l’état de brouillon. Comme si le film avait peur de son propre désir. Peur de nommer, de choisir, de prendre position.

Conclusion
L’Épouvantail pourrait être vu comme un contre-film. Contre les grands récits, contre les climax, contre les engagements. Un cinéma de l’évitement, du repli. Mais le retrait, pour être fécond, doit créer du manque, du trouble, une tension avec ce qu’il refuse. Ici, il ne reste qu’une forme de langueur impuissante. Les rares moments de beauté (Pacino qui sourit, Hackman qui déraille, un ciel laiteux) ne s’agrègent jamais. Ils passent, isolés, et ne tissent aucune mémoire.

Alors je reste au bord. Spectateur d’un film qui me semble lui-même être resté au bord de lui-même.
Guillaume M.
Guillaume M.

2 abonnés 158 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2025
Un road movie de deux compères qui viennent de se rencontrer sous forme de mélancolie, car le film joue de tristesse.
C’est filmé avec des décors typique des années 70 des USA. Le film a quand même légèrement vieilli, et le rythme est très lent.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2025
Simplement une histoire de vagabonds, vraiment ? Ce serait vraiment dommage de le limiter à ça, vous ne croyez pas ? En ce qui me concerne, j'y ai toujours vu une histoire de deux paumés. Deux paumés qui s'associent, alors qu'ils n'ont pas le même but. L'un, sortant de taule, veut monter son affaire de lavage de voitures et l'autre, simplement désireux de renouer avec sa femme qu'il a plantée pour partir en mer et pour rencontrer son enfant, dont il ne sait pas s'il est un garçon ou une fille. Autrement dit, un partenariat perdu d'avance. Mais, Schatzberg ne s'arrête pas à cette dissonance des objectifs, il suggère aussi l'incompatibilité des personnalités, en jetant volontairement le flou sur la psychologie de l'un des deux hommes, avant qu'elle ne plante définitivement le dernier clou du cercueil. A ce titre, le final a ceci de triste que l'autre perd, au prix d'un terrible mensonge, le seul ami qu'il avait pu se faire jusqu'à présent. Palme d'or en 1973, ex-aequo avec "La méprise" de Bridges. Je n'ai jamais trouvé quoi que ce soit à redire. L'un comme l'autre ont des défauts, mais si j'avais été du jury, je n'aurais pas pu les départager.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mars 2025
Épouvantail Cowboy

Je m’attendais à tout sauf à ça.

Le film est à voir absolument rien que pour le duo Hackman/Al Pacino. Les deux sont au top de leur forme et surtout Al Pacino qui est totalement exceptionnel, un de ses meilleurs rôles. Son personnage m’a beaucoup fait penser à celui de Kieran Culkin dans A real pain, une personne détruite, seule qui se cache derrière le masque de la folie, de l’humour, de la pure connerie pour ne pas éveiller les soupçons.

Très honnêtement le film m’a fait beaucoup rire, rien que le premier plan donne le ton et mise en scène intelligemment. Par contre, je ne m’attendais absolument pas de la tournure qu’allait prendre les 20 dernières minutes qui m’ont détruites totalement. Un ascenseur émotionnel.

Enfin il faut noter un travail sur la photo de Vilmos Zsigmond qui est exceptionnel, les plans lors des couchers de soleil mon dieu quelle maîtrise et quelle beauté !
noodles2
noodles2

115 abonnés 108 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 mars 2025
L’Épouvantail fait parti de ces grands films sur les paumés de l'Amérique, au même titre que Macadam Cowboy et quelques autres films des années 70' que le cinéma américain a su très bien exploiter.
une tragi comédie sublimée par 2 magnifiques acteurs, dont l'alchimie transperce l'écran (alors que Pacino raconte dans ses mémoires qu'il n'avait pas d'atome crochu avec Hackman..ce qui les rend encore plus grand)
On pleure tout le long du film, émus d'abord par cette amitié qui lie les 2 personnages, et les scènes de comédie qui traversent le film spoiler: (notamment celle du bar où Max recommence encore une bagarre que son comparse Lion essaye d'arrêter. Puis n'y arrivant pas, quittant le bar et rattrapé par Max qui se met à jouer leur scène de duo comique, et se met à danser avec le provocateur..au lieu de le frapper.
On jubile devant cette scène).
Bouleversés ensuite, par les drames qui vont jalonner leur parcours.. tout d'abord en centre de dressement (la scène avec Richard Lynch, prenante) , puis les retrouvailles de Lyon avec sa femme et son enfant.. spoiler: la séquence de la cabine téléphonique
, une scène de quelques minutes, quelle émotion.
Et enfin la fin... quelle fin.
Ce film est touché par la grâce, d'une grande sensibilité, un des plus beaux films sur l'amitié, une des plus belles Palme d'Or, un peu oublié, rarement diffusé, parmi l'un des meilleurs rôle de chacun de ses interprète... avec l'espoir qu'il sera (re)découvert par certains cinéphiles avec la récente disparition de Gene Hackman..
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2024
Très habilement filmé, offrant quelques séquences mémorables par leur symbolique (l'ouverture, le strip-tease, la fontaine) ou leur atmosphère mélancolique, désabusée, douce-amère, ce buddy movie présente deux personnages ébréchés, un fragile Al Pacino et un tonitruant Gene Hackman ne manquant ni de subtilité ni d'entièreté. Sur un scénario simple se tisse un récit empli d'humanité trahie mais de vibrante camaraderie pour toucher pudiquement. Et si les corbeaux riaient?!
Joël DI DOMIZIO
Joël DI DOMIZIO

16 abonnés 130 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 décembre 2022
Deux ans après "The Panic in Needle Park", Al Pacino retrouve Jerry Schatzberg.
J'ai vu ce très beau film plusieurs fois et je le place dans mon top 100 personnel.
Palme d'Or méritée au Festival de Cannes 1973.
Road movie où 2 laissés pour compte que tout oppose vont partager un bout de route ensemble.
Magnifique composition de Pacino et de Gene Hackman.
Un an plus tard en 1974, "The Conversation" de Francis Ford Coppola décrochera la Palme d'Or au Festival de Cannes, avec un Gene Hackman époustouflant.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2022
Ancien photographe de mode réputé, J.Schatzberg passa au cinéma avec " portrait d'une enfant dechue" film magnifique interprété par F.Dunaway qui devint sa compagne à la ville.

Après avoir découvert et révélé Pacino dans " panique à needle park", c'est Gene Hackman qui creva l'écran, avec son interprétation admirable dans " l'épouvantail " qui obtint la palme d'or ( partagée avec " la méprise " de Alan Bridges ) à Cannes en 1973 ( encore appelée grand prix ).

Film sur l'amitié entre deux hommes ( Schatzberg reviendra sur ce thème dans " l'ami retrouvé ").

A partir de la rencontre entre deux marginaux (l'un ouvert au monde, l'autre méfiant et réservé à l'égard de ses semblables), c'est aussi la valorisation de la joie et de la bonne humeur comme manière d'exister, au milieu du côté tragique de la vie .

Le point d'orgue de " l'épouvantail " survient dans son dernier quart d'heure, d'une réussite totale par l'émotion qu'elle transmet et par la sincérité des sentiments qu'elle montre.

Il est évident que pour son auteur, l'amitié, mais l'amitié véritable au sens romain du terme, est un des ses sentiments les plus nobles, peut-être même le plus grand, que l'Homme pourra connaître.

Troisième réalisation du cinéaste, c'est son film le plus titré dans une œuvre majeure d'un cinéaste de premier ordre du nouvel Hollywood. Malheureusement pour le spectateur, beaucoup de ses opus ne sont pas facilement visibles.
chrischambers86

16 171 abonnés 13 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 septembre 2022
Gene Hackman et Al Pacino, vagabonds à la dèrive splendides en quête d'une nouvelle vie loin du mitard, dans une association pour l'histoire! Mais la route est longue pour le lavage de voitures vers la Pennsylvanie [...] Le road movie nous a donnè de vraies rèussites au cinèma! Certains, tous en reflètant leur èpoque! Et d'autres bien plus en franchissant les annèes sans prendre une seule ride! C'est le cas de "Scarecrow", (1973), sacrè Palme d'or (ex aequo) et Prix du jury à Cannes! Cette oeuvre magnifique porte jusqu'en nous sa douloureuse amitiè en cachant ses blessures sous une apparente et ènergique envie de vivre! Le savoir faire de Jerry Schatzberg est indèniable (improvisation et plans-sèquences, soin de la lumière naturelle, de la bande-son...) et le sens de l'amitiè qu'il nous sert sur un plateau marque suffisamment les esprits pour rejoindre le cercle restreint des Palmes qui ont fait rèfèrence! Et puis dans le rècit, dans l'atmosphère, "Scarecrow" èvoque un peu le "Bound for Glory" d'Ashby à venir, mais sans la musique de Guthrie! Chef d'oeuvre...
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2022
La complicité entre les deux acteurs sont visibles, évidente, et crève l'écran. Al Pacino et Gene Hackman, dans ce film d'aventure dramatique. Entre un rigolo de service qui veut revoir son fils et un ex taulard qui veut diriger une station de lavage, s'associent pour percer. Mais le destin aurai destiné autrement. Un curieux film marquant.
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 février 2022
Deux marginaux se rencontrent au bord d’une voie de chemin de fer et vont se lier d’amitié. L’épouvantail est un Road Movie assez classique qui vaut surtout (uniquement) pour ses deux acteurs principaux. Gene Hackman alors au sommet de sa carrière est excellent avec son loubard bas du front qui rêve entre deux passages en prison d’ouvrir une station de lavage et Al Pacino qui lui est à ses débuts et qui est bluffant avec son personnage perché, qui a peur de la vie. Un portait de l’Amérique des années 70 des gens de peu, entre carcasses de tôle , friches, bars minables souvent sans issus.
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