Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage
chinois.
Genre :
Drame
Année de production :
1988
Synopsis : 1945, le Japon voit pointer la defaite. Une unite specialisee dans les experimentations chimiques et bacteriologiques est chargee par l'empereur de mettre au point de nouvelles armes capables d'inverser le cours de la guerre. Le camp 731, vivier de cobayes humains, est des lors mis a contribution.
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1 455 jours
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50 critiques postées
Sa note : (4)
Sa critique :
Un très bon film qui retrace avec un rare soucis du réalisme un génocide quasiment méconnu. Camp 731 devait au départ être un documentaire basé sur des archives à la façon du très éloquent "Nuit et Brouillard" de Resnais, mais les documents ayant été presque tous détruits par l'empire du Japon, le réalisateur s'est tourné vers la fiction tout en aillant le soucis de dépeindre les évènements (et les tortures) avec le plus d'exactitude possible. pari gagné puisque le film soulèvera l'estomac même des plus initiés. La réussite de Camp 731 réside dans le fait qu'il ne bascule jamais dans la torture pure et dure en gardant un aspect historique. Mais comme le dit une critique un peu plus bas, la scène du chat n'était pas nécessaire, même dommage, ainsi que celle des rats brulés, où de vrais animaux ont été utilisés. Le film recèle aussi des clins d'oeil intéressants, comme cette scène à la fin où sont mis en montage parallèle les cris d'un enfant qu'on exécute et ceux d'un enfant en train de naître, qui n'est pas sans rappeler la scène de l'abbatoire dans "la grève" d'Eisenstein. A noter une fin un peu trop théâtrale avec un drapeau du Japon eclaboussé du sang d'un enfant (mouais...), mais qui n'enlève rien au film. En résumé, je le conseille, mais à ne pas mettre entre toutes les mains car la mention - de 12ans d'Allocine est éronnée, ce film est largement interdit aux - de 16.
Aucun point
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1 601 jours
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89 critiques postées
Sa note : (3)
Sa critique :
Force est de saluer le souci de réalisme et l'absence total de parti pris que l'équipe de ce film a tenu à appliquer. Retraçant les sévices infligés par l'occupation japonaise en Chine durant la Seconde Guerre Mondiale à des prisonniers chinois ou coréens leur servant de cobayes afin d'élaborer des armes bactériologiques, CAMP 731, production purement hongkongaise, demeure à ce jour réputé pour figurer parmi les bandes les plus voyeuristes, les plus trash jamais réalisées. Réservant forcément son lot de scènes absolument atroces (glaçage des bras et mains d'une femme, avant de les faire plonger dans de l'eau bouillonnante puis d'en arracher la peau comme l'on ôterait sa chaussette, mains congelées puis brisées en petits morceaux à coups de marteau, intestins d'un homme enfermé dans une chambre hyperbare surgissants par voie anale sous l'effet de la montée de pression, autopsie ultra-Gore et explicite au possible d'un petit gosse chloroformé, lente agonie d'un chat jeté aux rats, pour citer les plus marquantes d'entre elles), le film ne se résume pourtant pas à une succession lambda de tortures - celles-ci se déroulent au milieu de l'intrigue, puis disparaissent complètement avant les trente dernières minutes -, et dissèque plus particulièrement les douteuses méthodes d'enseignement pédagogique de la part des japonais, du moins dans le contexte de l'époque qu'il représente. Réalisation classique mais soignée, interprétation honnête et budget visiblement assez confortable à l'appui, CAMP 731 rebute pourtant de par son ton glacial et son tempo extrêmement léthargique. On se souviendra de cette oeuvre avant tout pour ses mises à mort et sévices d'une cruauté achevée, ainsi que pour l'impressionnante crédibilité de sa reconstitution, dont ce sont les deux uniques véritables intérêts.