Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 6 sur 6 résultats
De John Hamburg
Avec Ben Stiller, Jennifer Aniston
Film américain - Comédie
Sa note :
(3)
Sa critique : Une comédie gentillette, sans grande prétention ni originalité. Elle est cependant agréable, portée par des comédiens excellents, le seul grand intérêt du film. Ben Stiller est toujours aussi drôle, mais sans tomber dans l’excès, et Jennifer Aniston craquante dans son (éternel) rôle de célibataire sympathique. C’est comme le sucre dans le café : pas indispensable, mais il laisse un petit goût doux assez agréable.
De Neill Blomkamp
Avec Sharlto Copley, David James (II)
Film sud-africain,canadien,américain,néo-zélandais - Science fiction
Sa note :
(3)
Sa critique : Je n'ai pas aimé l'histoire n'étant pas une vraie fan de SF, et je n'ai donc regardé que la moitié du film, mais je mets 3 étoiles parce que j'avoue avoir été plutôt bluffée par le reste. Déjà, le côté documentaire extrêmement réaliste, on se demande d'ailleurs au début si District 9 est bien une fiction. L’ensemble du film (ou du moins ce que j’ai vu) est très bien filmé, notamment dans les plans caméra à l’épaule. Mais l’atout maître du film est bien sûr Sharlto Copley, criant de vérité en fonctionnaire pas très futé (avec un sourire carrément stupide), arriviste et raciste. Il n’est pas barbare, ni sadique mais considère les extraterrestres comme des moins-que-rien. Sans chercher à faire souffrir, on voit le mal qu’il peut faire. Cela renforce le côté critique (et historique) du film, recréant une nouvelle apartheid entre profiteurs et opprimés. Les extraterrestres sont d’ailleurs loin d’être des caricatures, mais plutôt des êtres intelligents et pacifique que les humains poussent à la guerre. Ils ont été beaucoup travaillé, et loin de ressembler à des petits hommes verts de dessins animés, ils sont plutôt un croisement entre humain et créatures imaginaires. Crédible, avec un scénario en béton et un réalisateur ultra-motivé par son projet, District 9 est un film à voir rien que pour prouver qu’avec un budget de 30 millions de dollars et sans stars à l’affiche, on réalise de bien meilleurs films que certains blockbusters sans saveur.
De Christopher Nolan
Avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard
Film américain,britannique - Science fiction
Sa note :
(5)
Sa critique : Une claque. Magistrale, grandiose. Je suis sortie du cinéma un peu hagarde et hallucinée, me demandant soudainement si j’étais dans la véritable réalité ou dans une créer de toute pièce. On plonge littéralement dans le film, on est emporté par l’histoire, et on croit ce qu’on voit. M. Nolan livre encore ici un joyau pur. D’abord, un scénario intelligent, maîtrisé, sur un concept inventé par le réalisateur lui-même et pas forcément simple. Mais le premier coup de génie est de le développer autour d’une histoire d’amour, brute, et qui dévoile ses secrets tout au long du film. Quels que soient les actions, les plans, les rêves, le spectateur garde ce point de repère, cette histoire à suivre et ne se perd pas dans les méandres de l’esprit de Chris Nolan. Le film allie émotion, psychologie, et scènes d’action assez hallucinantes /spoiler !/ comme le rue retournée par Ellen Page (brillante, la plus belle surprise du film pour moi) dans son rêve ou Joseph Gordon Lewitt (un peu cynique, toujours « on the control », performance à saluer pour lui aussi) se battant et se déplaçant sans pesanteur et sans aucune marque d’effort sur le visage dans la deuxième strate du rêve./ Le tout au service de l’histoire, comme le reste : chaque élément à sa place, rien ne semble avoir été laissé au hasard. Le film répond aussi à une certaine logique de division en trois partie : 1) La présentation du concept (première partie qui m’avait un peu déçue, parce que je m’attendais à quelque chose d’extraordinaire tout de suite, mais il suffit d’être patient ; après réflexion, elle commence d’ailleurs très bien le film). Elle permet au spectateur de comprendre le monde dans lequel il entre, démarque réalité et rêve. 2) Le plan d’action. Nolan développe plus précisément la mécanique du rêve, et le personnage de Cobb prend toute son ampleur. Léonardo Di Caprio ne joue pas un héros, mais un homme détruit par la mort de la femme qu’il aimait. Tout en douceur, en émotion, il livre une interprétation touchante et juste. Marion Cotillard est un peu décevante au début, tout en larme et apparition fantomatique (n’ayant pas vu la Môme, je ne peux pas faire le rapprochement), mais la donne change quand son personnage dévoile un côté plus sombre : les méchants sont souvent plus intéressants que les gentils sans relief… 3) La partie la plus réussie, la plus brillante, la plus hallucinante : la plongée dans le rêve. Je trouve assez impressionnant d’avoir réussi à créer 3 niveaux de rêves aussi différents (mais complémentaires) et construits, et gérer le temps avec autant de brio : tout parait naturel. On plonge avec l’équipe jusqu’au limbes, on oublie la réalité de la salle, et (enfin) le rêve devient réalité. Le réveil est d’autant plus brutal, d’abord dans le film, puis dehors. Quoi, partir, quitter Cobb et son monde ? L’émotion me submerge, et seule la fin, qui clôt magistralement le film, me permet de revenir sur Terre. Plus tard, quand on a retrouvé ses esprits, on réfléchit à cette fin, qui remet tout le film en question (ou non, cela dépend de chacun), mais des questions qui ne trouveront pas de réponses. Car le monde des rêves est trop vaste pour se contenter d’une seule solution… Magique ? Oui, et pourtant non, parce qu’il n’y a aucun secret. Juste le génie d’un homme.
De Michael Winterbottom
Avec Colin Firth, Hope Davis
Film américain - Drame
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Un été italien doit se regarder chaussé de tongs, jupe ou short à fleurs, tout en apercevant par la fenêtre le soleil, pour nous faire retrouver la chaleur et l’air de l’Italie (je ne pense pas, sérieusement, que j’aurais accueilli ce film à l’identique dans le froid ou la pluie !). J’ai ainsi partagé ces vacances à Gênes, le calme après une année de dur labeur, les romances de vacances de Kelly aussi bien que les cigales qui chantent sur le passage de Barbara et Marie. J’ai été émue par le chagrin de Marie, sa candeur et en même temps la maturité d’une petite fille qui aurait grandi trop vite. Par celui, plus silencieux mais si bien joué de l’aînée, qui se doit de rester forte et de ne rien montrer, par courage, par fierté. L’interprétation magistrale, comme toujours, de Colin Firth, en père aimant, qui choisit de vivre plutôt que de sombrer, à travers ses filles, ses cours, la chaleur de l’Italie. Le film ne tombe jamais dans le mélo, il reste toujours une part de joie, un sourire qui illumine l’image. Le sujet de brille pas par son originalité, mais la réalisation, de longs plans silencieux, toujours dans la lumière, le rattrape. Reste quelques longueurs, mais Un été italien donne un avant-goût de la mer et des vacances pour ceux qui en sont encore loin, et une soudaine envie de sourire et de profiter de la vie.
Sa note :
(3)
Sa critique : Alors oui, bien sûr, Wild Child est un film de midinette, à ne pas voir quand on ne supporte plus les histoires conventionnelles des films d’ado made in Hollywood. Cependant, si vous vous situez encore dans la tranche d’âge de ce genre de film, Wild Child est une bonne surprise. La première partie est trop « cliché » pour être intéressante (la pauvre américaine riche et pourrie gâtée doit se rendre dans un lycée en Angleterre (qui ressemble à une vieille abbaye) où elle rencontre des « ploucs » qui la changeront en une fille, etc). Mais petit à petit, le film se met en place, Emma Roberts abandonnant ses mimiques agaçantes pour jouer enfin la vraie Poopy. On a alors droit à des répliques cinglantes, une guéguerre amusante entre Poopy et Harriet en passant par les plans machiavéliques de filles soi-disant rangées pour faire rentrer Poopy en Amérique. Le film défend de vraies valeurs : la très belle histoire d’amitié (typique mais qui évolue bien tout au long de l’histoire), la famille (belle séquence d’émotion, très bien interprétée, quand Poopy découvre la photo de sa mère)… Enfin, une mignonne petite histoire d’amour, mais pas si « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », commençant par de beaux moments très doux et bien choisis, avant le baiser tant attendu. Le rythme ne fléchit pas, et les acteurs y sont pour beaucoup. Emma Roberts, digne nièce de sa tante, crève l’écran, et même si elle en fait un peu trop au tout début, elle arrive à donner au personnage de Poopy une ampleur inhabituelle pour ce genre de film en jouant avec justesse et sincérité. De même pour sa bande d’amies, toujours un éclat malicieux dans les yeux, et Alex Pettyfer dont le Freddie se trouve être plutôt mûr et réservé, loin du tombeur prévisible. Reste Natasha Richardson, tout simplement parfaite dans son interprétation de la directrice, et une très bonne raison de regarder Wild Child. A voir aussi pour l'arrivée des « divas » à la fête et la scène de danse d’Emma Roberts !
De Mike Newell
Avec Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton
Film américain - Aventure
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Prince of Persia est tel que je l’imaginais : de l’aventure, de l’humour, de l’amour… la recette parfaite d’un excellent divertissement. Il est vrai que la mise en scène est parfois chaotique, certains dialogues hésitants et des personnages jugés peut-être avec raison un peu trop lisses. C’est en quelque sorte le petit frère de Pirates des Caraïbes , n’égalant pas son illustre aîné car moins extravagant, moins « culte » mais tout aussi fun. On retrouve aussi le même plaisir apparent de l’équipe (réalisateur, scénaristes, acteurs) dans la réalisation du film ce qui devient son principal atout. Prince of Persia ne se prend pas au sérieux, son job, c’est de divertir, et alors là, là vraiment, pari réussi. Les dialogues sont mordants, l’histoire bien construite et même si la fin reste prévisible, elle ne correspond pas forcément à ce à quoi on pouvait s’attendre. On voyage à travers la Perse et ses paysages désertiques en compagnie de Jake Gyllenhaal et Gemma Arterton qui campe avec brio deux héros naïfs mais charismatiques (c’est aussi cette innocence qui fait du bien au monde des gros bras des blockbusters hollywoodiens). Ils s’imposent ici comme les dignes héritiers du roi Johnny Depp et de la reine Keira Knightley et jouent désormais dans la cour des grands. Du côté des acteurs justement, Ben Kingsley est tout à fait crédible en « méchant », et semble prendre un malin plaisir dans sa quête du Graal ; cependant, la véritable révélation du film est pour moi Richard Coyle, toujours juste et touchant dans son interprétation de Tus, le frère aîné de Dastan. Quand vous entrez dans une salle de cinéma, vous avez plusieurs choix. L’un est de retrouver une réalité souvent morne et terne, en découvrant certes des histoires réalistes et enrichissantes, mais qui donnent plus souvent envie de pleurer que de rire. C’est souvent le cas des Grands films. Cependant, un public moins averti peut au contraire chercher à s’évader, ici, vers une Perse ancienne retrouvant des personnages attachants, des aventures palpitantes et une love story plus que prévisible : bref, un film qui ne brillera pas par son intérêt culturel mais aura au moins le mérite de nous faire ressortir avec le sourire ! Je n’ai que 16 ans, je ne suis plus tout à fait une enfant mais pas encore une adulte, et je rêve autant de films intimistes et profonds que d’épopées grandioses. Je comprends la réaction de certains qui trouvent dans Prince of Persia un film facile et sans grand intérêt, mais je juge quant à moi ce film pour ce qu’il est : un pur entertainment, qui mérite alors amplement ses 3 sur 4 ! Cette demi étoile en plus est offerte à un véritable coup de coeur...
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