Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 5 sur 5 résultats
De Glen A. Larson, Ronald D. Moore
Avec Edward James Olmos, Mary McDonnell
Série américaine,britannique - Aventure
Sa note :
(5)
Sa critique : La série Battlestar Galactica est une série de science-fiction dont l'intrigue se déroule dans un univers post-apocalyptique. Elle est inspirée de la série Galactica, diffusée à la fin des années 70, mais l'histoire a été totalement revue et dépoussiérée, certains personnages ayant même changé de sexe entre les deux. L'intrigue principale consiste en la recherche de la Terre, le tout sur fond de guerre contre les Cylons, de pénuries pour les survivants. À la différence des autres séries du genre, le matériel utilisé n'est pas futuriste et semble même dépassé. Mais il ne s'agit pas là d'une incohérence, bien au contraire, puisque cette technologie empêche les Cylons de s'attaquer aux systèmes. Les bruitages, spécifiques à la série, renforcent l'impression de matériel désuet, apportant un charme certain à la série. La grande force de BSG, est le développement des personnages et de l'intrigue. Même les épisodes standalone présentent un intérêt pour l'histoire. Tous les personnages principaux et secondaires sont développés. Mais parmi ceux-ci, celui de Starbuck est pour moi le plus attachant. C'est un personnage très torturé, plutôt complexe. La religion n'est pas absente, puisque beaucoup prient les douze Dieux de Kobol (Lords of Kobol). Cette partie est également bien développée, présentant des extrémistes aussi bien que de simples croyants. Quant à la musique, elle donne une profondeur à la série et colle parfaitement à l'univers. Je ne citerai qu'une chose qui me dérange : l'épisode est spoilé en quasi-totalité en début d'épisode, mais la musique particulière prévient, et il suffit de détourner les yeux pendant les quelques secondes que durent ce moment... Je considère Battlestar Galactica comme l'une des meilleures série de science-fiction actuelle.
De John Milius, William J. MacDonald
Avec Kevin McKidd, Ray Stevenson
Série américaine,britannique - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Dans la veine des séries HBO, Rome n'est pas une série qui édulcore ou simplifie les faits, vous le verrez rapidement, la série se veut réaliste et très fidèle à l'Histoire. Certes, les personnages principaux, Lucius Vorenus et Titus Pullo, sont fictifs mais ils sont véritablement au cœur des évènements et permettent de lier les destins des différents hommes qui ont fait l'Histoire. Ils nous permettent aussi, et surtout, de suivre le quotidien des romains, qui est véritablement passionnant à suivre. En effet, la série, bien qu'évoquant parfaitement les évènements politiques survenus du temps de la bataille que se menaient Jules César et Pompée Magnus, est jubilatoire lorsqu'elle met en scène le quotidien des romains, sans pudeur et parfois avec cruauté. Des scènes de sexe sans voile aux spectacles publics pour le moins coquins en passant par des opérations chirurgicales pratiqués sans anesthésie devant une foule ébahie, rien ne nous est épargné! Un spectacle grandiose et convaincant, d'autant plus que la série a eu des moyens énormes, permettant aux producteurs de créer des décors somptueux. Nous ne manquerons pas non plus de signaler les excellentes performances des acteurs, notamment Polly Walker en manipulatrice sans scrupules et en mère tyran. Bref une grande série.
De Shawn Ryan
Avec Michael Chiklis, CCH Pounder
Série américaine - Policier
Sa note :
(5)
Sa critique : The Shield est pour moi une série énorme.Je considère la saison 5 de cette série comme la plus réussie. Avec des acteurs toujours exceptionnels, que ce soit les principaux que j'ai présentés ou les secondaires qui sont tout aussi convaincants, un scénario aux multiples rebondissements qui m'ont cloués plus d'une fois sur mon fauteuil et un suspense et des scènes d'actions tout le temps maîtrisés, la série n'est pas loin d'être parfaite. Je la conseille à tout le monde, allergique ou blasé du genre policier, fan ou non des acteurs, acharnés ou pas du petit écran. The Shield est une grande série, qu'on la considère comme policière ou pas.
De James Manos Jr
Avec Michael C. Hall, Jennifer Carpenter
Série américaine - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Laissez-vous séduire par ce polar pas comme les autres. Brillamment réalisée, cadrée, photographiée, écrite et interprétée, cette série est la perle de 2006. Vous prendrez grand plaisir à suivre l'histoire de Dexter au gré de ses commentaires en voix-off qui parsèment les épisodes. Son cheminement de pensée est pour le moins désopilant. Cynisme de rigueur et bonne tranche de rigolade pour le spectateur, Le tout enrubanné d'une musique envoûtante dès les premières secondes du pilote où vous aurez l'impression de suivre De Niro dans une scène de Taxi Driver. Dès l'épisode 2, chaque épisode s'ouvre sur un générique absolument génial où vous voyez la routine matinale de Dexter avant de se rendre au boulot : le réveil ordinaire d'un gars très loin de l'être. Splendide. Attention toutefois aux âmes sensibles. Certaines images sont susceptibles de choquer : piqûres, morceaux de cadavres, sang, bain de sang et psychologie du personnage... Se fasciner pour un serial killer, c'est grave, docteur ?
De Alan Ball
Avec Peter Krause, Michael C. Hall
Série américaine - Comédie
Sa note :
(5)
Sa critique : Il s'agit d'une série résolument anticonformiste qui brise plusieurs tabous. Le premier tabou est celui de la mort : l'action de la série se déroule dans une entreprise funéraire familiale, Fisher & Sons. Après la mort accidentelle du père, Nathaniel Fisher Senior, ce sont ses deux fils qui héritent de l'entreprise basée à Los Angeles. La disparition de Nathaniel va faire basculer l'existence de tout le reste de la famille. Nathaniel, le fils ainé, ayant fui le foyer familial très tôt, revient pour les obsèques de son père et ne repartira plus. Après avoir tant fui le climat austère et lugubre de sa maison, il reprend l'affaire avec son frère David, qui lui, s'est voué corps et âme à l'entreprise. La famille Fisher est donc à nouveau réunie au complet dans la même maison : Ruth, la veuve éplorée tiraillée entre la culpabilité et l'envie de continuer sa vie de femme (elle entretenait une liaison avec un coiffeur avant que son mari ne passe l'arme à gauche), Claire la cadette, âgée de 17 ans en pleine crise d'adolescence et existentielle, qui va au lycée dans son corbillard repeint en vert et raillée par l'ensemble de ses camarades. Quant à David, il est le fils "modèle" celui qui prend toutes les responsabilités et tente tant bien que mal de gérer Fisher & Sons, menacée par une chaine funéraire qui veut faire couler l'entreprise. Cependant, sous sa carapace d'homme fort, il tente de refouler son homosexualité en la vivant sporadiquement de façon clandestine. A ces personnages s'ajoutent Brenda, la petite amie de Nathaniel rencontrée dans le vol qui le menait à Los Angeles le jour de la mort de son père. Brenda est une fille plutôt fantasque et légère mais sous cette apparence bien des mystères demeurent...Quant à feu Nathaniel Fisher (Richard Jenkins), il vient régulièrement hanter les siens et demeure un personnage récurrent de la série, ponctuant les scènes de ses commentaires toujours sarcastiques. [Q] Chaque épisode démarre par une scène où l'on assiste à la mort d'une personne qui sera "prise en main" par Rico, le "réparateur" de cadavres de la maison funéraire. On suit alors les évènements qui suivent la mort du personnage, son histoire personnelle et sa famille. Parallèlement, on suit les tourments et les interrogations de la famille Fisher. Là où l'anticonformisme est manifeste c'est dans le choix des victimes : on assiste à la mort d'un enfant de 6 ans ou bien celle d'un bébé (ce qui se fait rarement dans les autres séries), d'une ex-star du porno, etc... Tout cela étant montré sans l'ombre de voyeurisme, sans climat malsain. [Q] Un des autres tabous brisé est celui de l'homosexualité, Alan Ball le scénariste, ouvertement gay, a décidé de montrer des scènes d'amour entre hommes très explicites. Comme il l'expliquait lors d'une interview d'Alain Carrazé (Canal Jimmy), contrairement aux autres séries où il y a le gay de "service " joyeux et épanoui, il a choisi de montrer l'indécision, les doutes, la culpabilité qui assaillent David tout au long de la série (ça s'arrangera par la suite), les difficultés à s'assumer en tant que tel. [Q] Malgrès le contexte qui semble d'office lugubre et sinistre, la réussite de Six Feet Under réside sans doute dans son humour décapant et cynique. Car c'est une série très drôle : dans l'épisode pilote on assiste à des pubs hilarantes, ainsi on peut voir de belles filles présenter un corbillard à la manière du Juste Prix (sans Philippe Risoli, ouf !). On voit aussi une pub vantant les produits de maquillage pour les morts... Bref, c'est vraiment de l'humour noir. [Q] Forte du bouche à oreille très élogieux à son égard, Six Feet Under, est très appréciée par le public et les critiques. La série s'est terminée en pleine gloire, dans un bouquet final absolument détonnant au terme de sa cinquième saison, donnant une sensation de finition plutôt que d'interruption. On se souviendra à jamais d'elle comme l'une des plus belles séries ayant eu comme sujet la mort.
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