Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 20 résultats
De Kenneth Branagh
Avec Stephen Fry, Emma Thompson
Film britannique,américain - Comédie
Sa note :
(3,5)
Sa critique : J'ai revu "Peter's friends" avec autant de plaisir que les personnages du film en ont à se retrouver. Les écueils de la vie, les tragédies, les amours déçues... tout est soudain allégé dans ce refuge cocooning so british dont Kenneth Branagh a le secret. Et là où tant d'autres "films de potes" s'égarent souvent dans le larmoyant et le prévisible, Brannagh nous mitonne des personnages tout en finesse. Pourtant les mêmes ingrédients sont utilisés : des vérités sont dites, des reproches sont faits, chaque protagoniste stéréotypé par la vie a sa petite révélation personnelle alors que couve la surprise finale, celle qui renforcera d'autant plus leur amitié. Mais ce week-end chez Peter s'écoule avec tant de facilité qu'on a plus envie de quitter la petite troupe, comme eux n'ont plus envie de se quitter au final. Ce film est le film que G. Canet aurait dû voir avant de faire "Les petits mouchoirs", une leçon de cinéma qui n'aurait pas été superflue (et s'il l'a déjà vu, son navet est d'autant plus affligeant).
De Sam Garbarski
Avec Pascal Greggory, Jonathan Zaccaï
Film belge,luxembourgeois,allemand,français - Comédie dramatique
Sa note :
(2)
Sa critique : S'il est en partie réussi sur la forme, ce film n'arrive pas à la cheville du manga dont il est adapté sur le fond. Trop de raccourcis, trop de scènes qui passent à la trappe. Car c'est bien l'évolution du personnage dans ce passé figé qui créée aussi l'ambiance, la nostalgie. Certaines modifications pour transposer le scénario en France nuisent à la compréhension et plombent clairement la poésie des situations du manga. Dommage car les idées de départ créaient une atmosphère crédible (grâce notamment à la musique d'Air), le début du film est d'ailleurs prenant. Les acteurs ont tous bien saisi l'essence de leurs personnages (mention spéciale pour le père qui paraît déjà absent alors qu'il n'est pas encore parti) et une partie des messages implicites nous parviennent sans trop de mal (changer le passé ne change pas forcément qui l'ont est et ne détermine pas forcément nos choix d'adulte). Mais le film s'embourbe vite dans des scènes inutiles à sa dramaturgie. Le final nous laisse sur notre faim et manque de clarté.
De Stephen Daldry
Avec Tom Hanks, Thomas Horn
Film américain - Drame
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Il y a de nombreux films auxquels il manque un petit quelque chose pour être bons. "Fort Près" a lui l'originalité d'avoir un (gros) truc EN TROP. A première vue le principal responsable semble évident: le gamin attachant au début mais qu'on a envie de baffer au bout d'une demi-heure. Mais les acteurs ne sont pas à blâmer, ils font plus que leur part de boulot, le petit Thomas Horn y compris. Max Von Sydow incarne magnifiquement le personnage le plus passionnant et le plus dramatique du film, alors que muet. L'intrigue est plutôt bien amenée, bien qu'un poil longuette. Le mélo n'est pas vraiment larmoyant (ou alors juste ce qu'il faut). Mais quoi alors ? J'avais envie de tirer mais je ne savais sur qui ou sur quoi. "Poussif" est le mot qui me vient à l'esprit. Le réalisateur n'a pas su rester sobre comme il en avait apparemment l'intention. Il faut dire qu'essayer de faire une histoire originale mais néanmoins touchante sur le 9/11 sans jamais se perdre dans le pathos est une sacrée gageure. Son héros perd de sa crédibilité à chaque minute qui passe, tant il "essaie" d'être hors du commun.
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Quasi inconnu dans nos contrées mais légendaire en Asie, Ip Man nous est vendu comme celui qui a formé Bruce Lee, histoire d'attirer le chaland. Pourtant Lee n'est qu'anecdotique dans le film, on le le voit apparaître brièvement qu'à la fin du second volet, "Ip Man 2". A première vue, il s'agit d'un film historique d'arts martiaux de facture classique tels "Fist of legend" ou "Il était une fois en Chine" mais Donnie Yen apporte rapidement de la profondeur à son personnage. Laconique et pur, Ip Man est en effet plus proche d'un saint que du commun des mortels. Les méchants japonais et les américains sont ignorants, vils, méchants ou au mieux froids et calculateurs. Les chinois sont gentils, innocents ou au pire ridicules et prétentieux. Les seconds tenteront de démontrer aux premiers leur supériorité en arts martiaux. En vain bien sûr, quand on fait face à l'oppression armée, l'art même martial n'a jamais le dessus. C'est aussi l'histoire d'une époque qui disparaît (et de cela, "Le dernier samurai" en parlait mieux que tout autre film). L'originalité ici réside surtout dans la qualité des combats : Ip Man n'affronte pas que de méchants japonais ou de mauvais combattants, non il fait face à des maîtres, les meilleurs de sa région (et du pays, dans "Ip Man 2"). Pourtant ils sont tous du même côté : c'est l'art pour l'art, l'occasion de créer de magnifiques chorégraphies et de faire s'affronter différents style de combat, l'animosité souvent manichéenne en moins. A noter : chose rare, la suite "Ip Man 2" est encore plus réussie. Certains personnages sont plus développés et le contexte de l'après-guerre permet quelques bons ressorts scénaristiques.
De Greg Mottola
Avec Simon Pegg, Nick Frost
Film français,américain,britannique,espagnol - Comédie
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Drôle, insolent, juste, pas de fausses notes ni de lenteurs inutiles. 5 acteurs principaux aux petits oignons (et une multitude de seconds rôles inoubliables) : Simon Pegg, Nick Frost, Kristen Wiig, Jason Bateman... sans oublions Seth Rogen, incroyablement reconnaissable sous son CGI. Un film qui parlera à tous les geeks mais pas seulement. Sauf peut-être aux intégristes religieux et aux rednecks, il faut l'admettre, qui en prennent pour leur grade. Même si les héros bénéficient de la protection "geeks anglais pur souche", le pari était risqué vu la majorité du public américain. A noter : sur le site IMDb, la catégorie "langue" du film spécifie "anglais/ klingon".
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Je gardais de ce film un souvenir d'enfant la tête plein d'étoiles. Le second visionnage, quelques 20 ans plus tard, m'en a mis un coup. Dès le générique de début à vrai dire, car à ce niveau-là on ne peut plus appeler ça un "hommage" à Star Wars mais plutôt du pillage en règle (tout du long). D'ailleurs le film mange à tous les râteliers : Star Trek, Tron, Battlestar Galactica (les combinaisons des pilotes !), Buck Rogers, ..., on ne peut pas dire que les créateurs se soient creusés la cervelle question originalité. Mis à part, il faut bien leur accorder ce crédit, pour la seule bonne idée de simulation vidéo comme apprentissage au combat. Mais elle n'est malheureusement pas aboutie. Le scénario s'adresse certes à un public juvénile (caricatures et clichés à foison, morale peu développée), rien de mal à ça, c'était le cas de "Willow", "Tron" ou "Dark Crystal" à la même époque, et ils n'ont pas à rougir de leur qualité d'écriture. Mais "The last StarFighter" souffre d'une affection que les films de SF développeront allègrement par la suite : une tendance à croire que de bons ou nouveaux effets spéciaux peuvent pallier, voire même remplacer, la cohérence et la vraisemblance d'un scénario. Et là c'est le drame. Les absurdités sans nom s'empilent, frisant souvent le ridicule : [spoiler]une ligue stellaire de planètes qui fait reposer toute sa stratégie de défense sur une dizaine de pilotes de chasse, des casques de combinaison spatiale qui s'enlèvent grâce à une attache clipsable, un vaisseau armada sans aucun écran de protection même contre une minable petite navette de combat... et n'oublions pas le "je t'attaque par derrière", summum de la tactique militaire pour sauver des centaines de planètes de la destruction.[/spoiler] J'apprends aujourd'hui que ce film est le premier dont les FX ont entièrement été réalisés sur ordinateur (modélisation 3D au lieu de maquettes). Et c'est bien là le seul intérêt des scènes dans l'espace; les vaisseaux et autres appareils sont très réussis, jusque dans leur mouvements sur terre. Egalement à la décharge du film, les acteurs sont tous impeccables, si caricatural que soit leur rôle, ils en sont imprégnés. "The last Starfighter" est fortement stylisé 80's, c'est cette touche qui nous fait le regarder jusqu'au bout, surtout pour les plus nostalgiques. Mais ce n'est pas cela qui le sauvera à mes yeux. Il y a des classiques de la SF et de la fantasy des 80's qui s'en sortent mille fois mieux, pour ne citer qu'eux : "WarGames", "Darryl", "E.T.", "Retour vers le futur" et tous les films et séries précités dans ma critique. "The last Starfighter" fait figure de parent pauvre dans cette liste. Certains ont parlé de le regarder avec des yeux d'enfants, mais je doute que des enfants d'aujourd'hui, aguerris aux scénarii ultra-intelligents de Ghibli et ayant vu la plupart des classiques 80's que nous, trentenaires, avions au compte-goutte, soient captivés par si peu d'action. Ou alors, il faudrait qu'ils aient vécu dans une cave sans tv ni cinéma ni jeux vidéos. Quant à NOS yeux d'enfant à nous, trentenaires (ou plus) français, il faut rappeler qu'ils étaient victimes du désert intersidéral du cinéma français des 80's en terme de SF, de fantasy et d'action movie. Bref, la nostalgie a ses limites.
De Stephen Frears
Avec Gemma Arterton, Roger Allam
Film britannique - Comédie
Sa note :
(2)
Sa critique : Très décevant, je m'attendais à mieux de Stephen Frears, surtout au vu des louanges des critiques. La dite Tamara est une belle idiote mais surtout une idiote. Elle n'a rien de la patauderie attachante d'une Bridget Jones, elle n'apprend rien de ses erreurs... sauf au final, on ne sait comment, bam un éclair de lucidité et voilà une belle happy end on les aime pas. D'ailleurs le personnage de Tamara n'est que secondaire, on s'aperçoit rapidement que le film est surtout consacré aux truculents personnages secondaires (en particulier l'écrivain américain et la fan prête à tout). L'allumeuse n'est qu'un prétexte, un déclencheur de (petites) catastrophes. Sauf qu'il est bien fade, ce déclencheur, on se demande bien pourquoi tout ce tintoin et au final, son amoureux transi aurait été plus avisé de lui mettre une prune (ou du moins un râteau) parce qu'on aura jamais été de son côté à elle, l'héroïne du film, un comble.
De Jaco van Dormael
Avec Jared Leto, Sarah Polley
Film français,britannique,belge,canadien - Fantastique
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Ennuyeux à mourir, pompeux, chaotique. Chapeau bas à ceux qui ont vu le film jusqu'au bout. Le réalisateur s'est regardé filmer, il s'est perdu dans son propre propos. La bande-annonce séduit parce que les acteurs sont habités (Jared Leto, toujours impeccable) et que le visuel du film est très soigné. Mais au bout de 10 min. on a envie de se tirer une balle. Jamais le film ne décolle, le sujet pourtant passionnant est très mal traité. Un ratage complet.
De Rodrigo Garcia
Avec Anne Hathaway, Patrick Wilson
Film américain - Thriller
Sa note :
(1)
Sa critique : Je m'attendais à un film de suspense, j'étais toute contente de voir le trop rare Andre Braugher et Anne Hathaway dans un rôle à sa mesure. Patatra. J'ai tiqué au bout de dix minutes : "oh non, ils vont pas nous refaire ce coup-là". Mais je leur ai laissé le bénéfice du doute pendant vingt bonnes minutes supplémentaires. Et bien si, ils ont osé. Si au moins ils en avaient fait quelque chose de bien; après tout les deux films qui nous viennent immédiatement à l'esprit, quand on comprend de quoi il s'agit, se laissent revoir sans problème car leur scénario ne repose pas seulement sur la surprise du twist final. Mais ici tout est prévisible, la moindre réaction (la scène du bateau *baille*, le type mystérieux *rebaille*, la carte postale finale *rerebaille*), un scénario digne d'un (mauvais) téléfilm. Seuls les acteurs portent ce navet et ils ont du mérite. Même le chien m'a plus émue que ce qui leur arrive. Enfin tu mets un toutou dans un film et moi je chougne alors c'est de la triche u_u
De Joel Coen, Ethan Coen
Avec George Clooney, Brad Pitt
Film français,britannique,américain - Comédie
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Très drôle. Le film retourne aux sources d'un "Fargo": une histoire qui frise l'absurde, blindée de "crétins" qui font pousser les situations rocambolesques comme des champignons. Dommage que le scénario s'embourbe un peu dans la première demi-heure. On a du mal à comprendre ou ça va et si le film n'était pas porté (le mot est faible) par une multitude d'acteurs de grand talent, on s'ennuierait vite. Il suffit d'imaginer les rôles de Pitt, Clooney et Malkovitch sans eux et on se rend vite compte de ce qu'ils apportent au film. En fait je conseille de le regarder en "se laissant aller", sans chercher à comprendre à tout prix (la fin sert à ça) et en profitant de la finesse de jeu des acteurs. Brad Pitt avec un walk-man, Clooney en fantaisiste parano, McDormand en obsédée de l'apparence, Malkovitch et sa hachette ... du bonheur ! Un panel de débiles profonds en tout genre servis par des acteurs cultes, c'est rare.

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