Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Accueil > Communauté > Membres > Vertigo60
1 - 10 sur 103 résultats
De Tim Burton
Avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (679)
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Après le décevant « Alice au pays des merveilles », tout le monde attendait avec impatience la sortie de « Dark Shadows » la nouvelle production du grand Tim Burton, adaptée d’une série télévisée américaine de Dan Curtis diffusée de 1966 à 1971 sur ABC, dans laquelle vampires, sorcières, loups garous, fantômes et une famille décalée se côtoient. Dark Shadows narre les aventures de Barnabas Collins, transformé en vampire par une sorcière à laquelle il avait refusé son amour. Enterré vivant, celui-ci est libéré de sa tombe deux siècles plus tard et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé. C’est hélas un film sans âme, sans surprises et sans émotion que nous livre Tim Burton. C’est regrettable, d’autant plus que ce conte fantastique, emprunt de second degré, commençait plutôt bien et amusait avec notre vampire rigide au teint blafard, en décalage avec le monde de 1972 et les nouvelles mœurs, s’exclamant « Méphistophélès ! » devant une enseigne McDonald’s ou fumant avec des hippies seventies. De plus, Dark Shadows est esthétiquement parfait (on retrouve l’univers pop, gothique et surréaliste propre au réalisateur), porté par des acteurs, Johnny Depp dans le rôle principal, qui collabore pour la huitième fois avec Tim Burton, l’excellente Michelle Pfeiffer en maîtresse de maison, que le réalisateur retrouve vingt ans après « Batman le défi », Helena Bonham Carter en psychiatre alcoolique, la française Eva Green en méchante sorcière, Jackie Earle Haley en gardien de nuit, Jonny Lee Miller en père irresponsable, Bella Heathcote en gouvernante au passé mystérieux et amour de Barnabas, les jeunes Chloe Moretz en adolescente rebelle et Gulliver McGrath en enfant perturbé, tous talentueux ; et rythmé par des bons tubes pop, rock et disco des années 1970. Alice Cooper, chanteur et auteur-compositeur-interprète de hard rock américain y fait même une apparition réjouissante. Puis arrivé à mi parcourt, le film s’essouffle, assez en tout cas pour que l’on reste sur une impression mitigée. Le scénario s’éparpille, la famille Collins passe au second plan, et l’histoire, dénuée de poésie, s’achève dans un déluge d’effets spéciaux qui desservent fortement l’ambiance générale. J’aime beaucoup Tim Burton, son univers, ses œuvres en général (l’inoubliable Edward aux mains d’argent est l’un de mes films préférés), mais pour le coup je suis déçu. Il ne reste plus qu’à attendre son long métrage d’animation « Frankenweenie » qui promet d’être une réussite.
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Réalisé par John McNaughton (Mad dog and glory, Henri: portrait d’un serial killer) Sexcrimes (Wild Things) est un thriller de bonne facture, prenant, sexy et efficace, qui a rencontré un certain succès lors de sa sortie en salles en 1998. Sam Lombardo est enseignant sportif sur le campus de la petite communauté de Blue Bay en Floride. Les étudiantes ne sont pas insensibles à son charme. Tout vole en éclats lorsque l’une d’entre elles, Kelly Van Ryan, l’accuse de l’avoir violée. L’une des principales qualités de Sexcrimes, est son scénario bien ficelé, imprévisible et riche en retournements de situation. En effet, on découvre petit à petit qui a trompé qui, mais chaque rebondissement en cache un nouveau, au point que l’on n’a toujours aucune idée de ce qui se trame vraiment. On est donc surpris par les nombreux coups de théâtre, et ce, jusqu’à la dernière minute, voire jusqu’au générique de fin où l’on voit ce qui s’est passé durant les ellipses narratives du film. L’ambiance chaude et humide de ce thriller au ton ironique et insolent, est bien mise en avant par la musique composée par George S. Clinton ainsi que par les plans sur les décors illuminés par le soleil de la Floride parmi lesquels, plages, palmiers, marécages infestés d’alligators. Un cadre idyllique au panorama de carte postale, dissimulant sexe, meurtres, trahisons, soif d’argent, manipulations, faux semblants, et des personnages beaux à l’extérieur mais noirs à l’intérieur. Les acteurs Matt Dillon, Kevin Bacon, Denise Richards, Bill Murray, Daphné Rubin Vega sont crédibles et très impliqués dans leurs rôles. Celle qui tire son épingle du jeu est cependant Neve Campbell (la saga Scream) surprenante dans le rôle de Suzie Toller, étudiante bisexuelle, alcoolique et droguée, totalement à l’opposé des rôles de gentilles filles qu’elle avait interprété auparavant.
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Sorti en France en 1998, soit deux ans après sa réalisation, ce thriller signé James Foley, surtout connu pour « Comme un chien enragé », souffre légèrement d’une mise en scène plate mais tient suffisamment en haleine pour remporter l’adhésion du spectateur. Justement, de quoi parle Fear ? C’est l’histoire de Nicole, une adolescente de seize ans qui rencontre l’amour en la personne de David, en apparence bien sous tous rapports. Mais son premier amour n’est pas aussi parfait qu’il en a l’air et cache un côté sombre et sauvage sous ses apparences charmantes. Donc comme le laisse présager le résumé, Fear commence comme un film romantique avec nos deux jeunes gens qui se rencontrent et qui vivent ensuite une relation passionnée et intense. Dans cette première partie, on retiendra en particulier l’excellente scène de la montagne russe, accompagnée de la magnifique reprise de la chanson des Rolling Stones « Wild Horses » par le groupe The Sundays. Ensuite tout bascule lorsque David montre son vrai visage et qu’il n’est pas prêt de lâcher Nicole. La tension est habilement dosée et monte alors crescendo jusqu’au final très prenant, sous forme de huit-clos. La réussite de ce film réside également dans le très bon casting. Reese Witherspoon, qui a parcouru bien du chemin depuis, est juste dans le rôle de Nicole, jeune femme innocente, pleine de rêves et naïve. Doux, agréable mais aussi violent, impulsif, psychopathe et pervers, Mark Wahlberg (La planète des singes, Braquage à l’italienne, Shooter tireur d’élite) alterne les différentes facettes de son personnage avec talent. William Petersen (Gil Grissom dans les experts) en père surprotecteur, prêt à tout pour sortir sa fille des griffes de son petit ami dangereux, Amy Brenneman (Amy, Private Practice) et Alyssa Milano (Charmed) sont eux aussi très convaincants. Fear est un bon petit thriller des années 1990, à voir.
Sa note :
(4)
Sa critique : A partir de ses souvenirs d’enfance, l’actrice, scénariste, réalisatrice Julie Delpy (Two days in Paris, La comtesse) signe une chronique familiale qu’elle dédie à sa mère, l’actrice Marie Pillet, décédée en 2009. Cette réunion de famille, retracée à travers les yeux de la petite Albertine, dans laquelle oncles, tantes, cousins et cousines sont réunis en plein été au cœur de la Bretagne, le temps d’un week end, à l’occasion de l’anniversaire de la grand-mère, est notamment un film sur une époque, les années soixante dix. Ainsi, dans ce repas de famille, l’abolition de la peine de mort, les prochaines élections présidentielles, la guerre du Vietnam, les événements de Mai 1968 font partie des sujets de discussion, les références culturelles fusent et les jeunes dansent sur « Born To be Alive » de Patrick Hernandez, dans une boum. On y parle également du Skylab, satellite expérimental qui, selon les médias, menace de s’écraser sur la Bretagne, et qui inquiète particulièrement Albertine. Cette comédie vivante, ensoleillée, généreuse, divertissante, parfois tendre, respire l’authenticité et retient l’attention, rien qu’avec de purs instants de bonheur, des dialogues savoureux et des personnages hauts en couleurs, drôles et attachants, dont l’oncle Hubert qui perd un peu la tête, interprétés par des acteurs ( les petits débutants Lou Alvarez, Léo Michel-Freundlich, le jeune Vincent Lacoste, les confirmés Eric Elmosnino, Julie Delpy, Valérie Bonneton, Emmanuelle Riva, Bernadette Lafont, Aure Atika, Noémie Lvovsky…), tous excellents. Les moments de ce film, les retrouvailles, les enfants qui font des bêtises, la sortie à la plage, les prises de têtes en plein repas pour des divergences politiques, les rires, les premiers émois de l’adolescence, sonnent vrais, font beaucoup rire et susciteront une certaine nostalgie chez toute une génération de spectateurs. J’ai aussi envie de dire bravo pour le travail accompli sur les décors, les vêtements et les objets. On se laisse embarquer avec joie dans cette très bonne comédie, auprès de cette famille.
De Jacques Audiard
Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts
Film belge,français - Drame
Bande-annonce | Séances (647)
Sa note :
(4)
Sa critique : En compétition au festival de Cannes 2012, « De rouille et d’os » est le nouveau drame de Jacques Audiard, le réalisateur de « Sur mes lèvres », « De battre, mon cœur s’est arrêté » et « Un prophète », trois films très récompensés aux Césars. Adaptée d’un recueil de nouvelles de Craig Davidson « Un goût de rouille et d’os » publié en 2005, cette œuvre met en scène Marion Cotillard et l’acteur belge Matthias Schoenaerts révélé ce début d’année dans le drame « Bullhead » qui incarnent deux êtres à la dérive, Ali et Stéphanie, dans un monde âpre. Ali se retrouve avec son fils de cinq ans qu’il connaît à peine. Sans emploi, sans argent, sans amis, il trouve refuge chez sa sœur. A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, sons destin croise celui de Stéphanie, une dresseuse d’orques au Marineland. Tout les oppose. Après un spectacle qui tourne au drame, elle se retrouve dans un fauteuil roulant, sans jambes. Il va l’aider simplement, sans compassion sans pitié, elle va revivre. « De rouille et d’os » aborde des sujets graves, la pauvreté, la crise sociale, l’handicap et la difficulté de vivre après avoir perdu ses illusions, que Jacques Audiard traite avec pudeur, intensité et de façon poignante sans basculer dans le mélo larmoyant. Une histoire réaliste, écrite avec justesse, alliée à un esthétisme abrupte et à des scènes puissantes en émotion, voire belles, comme celle où Stéphanie est devant une vitre pour voir un orque. Jacques Audiard recueille l’émotion en filmant de très près ses comédiens, leurs visages, leurs corps. Justement parlons des acteurs. Tous deux remarquables, Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts interprètent corps et âme leurs personnages. Marion Cotillard joue avec un grand naturel, bouleverse et nous touche droit au cœur, face à Matthias Schoenaerts, qui offre l’épaisseur nécessaire à ce personnage bestial réveillant une sensibilité enfouie. Très bon film à ne pas rater, « De rouille et d’os » ne laisse pas indifférent, secoue, prend aux tripes, et devrait très prochainement remporter un ou plusieurs prix au festival de Cannes.
De Michel Gondry
Avec Jim Carrey, Kate Winslet
Film américain - Comédie dramatique
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Basé sur un scénario de Charlie Kaufman (scénariste de « dans la peau de John Malkovitch) et réalisé par le cinéaste français Michel Gondry, Eternal Sunshine of the spotless mind est une petite merveille, pleine de tendresse et d’émotion, teintée d’onirisme, saupoudrée d’un casting de choix composé de Jim Carrey, Kate Winslet, Kirsten Dunst, Mark Ruffalo, Elijah Wood et Tom Wilkinson. Joël et Clémentine ne voient plus que les mauvais côtés de leur tumultueuse histoire d’amour, au point que celle-ci fait effacer de sa mémoire toute trace de relation. Désespéré, il prend contact avec l’inventeur du procédé, le docteur Howard Mierzwia, pour subir le même traitement. Alors que ses souvenirs s’évanouissent Joël réalise soudain à quel point il aime Clémentine. On s’attache immédiatement à ce couple sincère, réaliste et émouvant aux caractères différents ; lui est introverti tandis que la jeune femme est extravagante et déjantée, dont la relation s’est dégradée au fil du temps. Réunis pour la première fois à l’écran, Kate Winslet et Jim Carrey se complètent parfaitement. Loin de ses rôles comiques habituels, Jim Carrey nous offre une belle prestation, nous prouvant par la même occasion qu’il peut être très à l’aise dans un registre plus dramatique. Dans le rôle de Clémentine, Kate Winslet est fabuleuse et n’a décidément pas fini de nous charmer. Dotée d’un scénario inventif et d’une structure narrative complexe qui alterne passé, présent, futur ainsi que réalité dans laquelle les personnages secondaires ont aussi leur importance, et l’esprit de Joël où tous les souvenirs qu’il a de Clémentine, s’effacent, cette œuvre nous séduit, nous transporte avec brio dans un univers loufoque et original, et nous fait assister à des scènes délirantes, poétiques et visuellement éclatantes. Les scènes où nos deux personnages prennent un bain dans un évier, se retrouvent au lit au milieu d’une plage et d’autres que vous découvrirez en regardant ce film, sont d’une imagination débordante. Beau, émouvant, artistiquement abouti, porté par des acteurs talentueux, Eternal Sunshine of the spotless mind est en plus accompagné d’une bande originale sensationnelle avec notamment l’excellente reprise de la chanson « Everybody ‘s gotta learn sometimes » par Beck.
Sa note :
(2)
Sa critique : Basé sur le jeu de société commercialisé en 1931, la bataille navale, aussi appelé Touché-coulé, Battleship est un film de science fiction réalisé par Peter Berg (Le royaume, Hancock) et produit par la société américaine Hasbro, spécialisée dans les jouets, jeux et notamment propriétaire des Transformers et G.I Joe par exemple. Evidemment le scénario est creux et sent le réchauffé : Au large d’Hawaï, la Navy va déployer toute sa puissance pour sauver le monde d’une invasion extraterrestre. Néanmoins je vais être indulgent sur ce point parce qu’en allant voir une production comme celle-ci, on sait très bien qu’il ne faut pas s’attendre à un scénario sophistiqué. Battleship n’est pas désagréable à regarder, loin de là ; le problème c’est qu’une guerre entre les humains et les aliens, on a déjà vu cela un bon nombre de fois au cinéma, dans Independence Day, La guerre des mondes…et plus récemment dans World Invasion : Battle Los Angeles ou encore dans les trois Transformers avec des robots extraterrestres. Battleship provoque donc presque l’ennui chez le spectateur à force de faire du recyclage. Ce film pâtit également de dialogues plats, de scènes d’action sans surprises, et d’acteurs, parmi lesquels on peut citer Taylor Kitsch, connu pour avoir jouer dans la série Friday night lights ainsi que dans le récent John Carter, le célèbre Liam Neeson, Alexander Skargard, Brooklyn Decker et la chanteuse Rihanna, tenant ici son premier rôle au cinéma, qui ne sont pas mauvais en soi, mais qui peinent à exister au milieu de ces tirs, destructions et explosions. Que reste t-il alors de Battleship ? Il reste de beaux effets spéciaux, bien réalisés, spectaculaires et impressionnants, ce qui n’est certainement pas suffisant pour faire de ce long métrage une réussite.
De Jan de Bont
Avec Sandra Bullock, Jason Patric
Film américain - Action
Sa note :
(2)
Sa critique : Speed, premier du nom, avec Keanu Reeves dans le rôle principal, est devenu un classique du film d’action. Une suite intitulée Speed 2 cap sur le danger, est donc réalisée, toujours par le réalisateur Jan De Bont quatre ans plus tard. Sandra Bullock rempile pour le rôle d’Annie Porter et Keanu Reeves, qui s’est désisté pour incarner une seconde fois Jack Traven, est remplacé par Jason Patric. Celui-ci interprète Alex, le nouvel ami policier d’Annie. Cette fois l’action ne se déroule, non plus dans un car, mais à bord d’un paquebot, tombé aux mains d’un génie qui modifie la programmation du pilote automatique. Alex et Annie, vont tenter de déjouer les plans du pirate et de mettre les passagers hors de danger. Speed 2 cap sur le danger fut un échec autant critique que commercial, si bien qu’il n’y a jamais eu de troisième épisode. En effet, Jan De Bont reprend logiquement les ingrédients du premier, action, cascades spectaculaires, explosion, mais tout fonctionne beaucoup moins bien. Ce second volet est nettement moins prenant, haletant et efficace que son prédécesseur. L’action se passe dans un bateau de croisière, tout le monde cherche à le ralentir, ce qui explique en partie que le suspense est quasi inexistant et que les situations dans lesquelles se retrouve le héros, ne sont ni assez palpitantes, ni assez riches en adrénaline, pour suffisamment accrocher son spectateur. Il faut d’ailleurs attendre la dernière demi-heure dans laquelle on assiste à un final à la fois invraisemblable et spectaculaire, pour que le film décolle véritablement. Jason Patric assure la relève de Keanu Reeves sans faire d’étincelles, Sandra Bullock est toujours aussi attachante mais elle est cependant moins convaincante que dans Speed, et Willem Dafoe cabotine en méchant de service. Cette suite très moyenne réussit néanmoins à distraire, mais elle est loin d’être indispensable.
Sa note :
(4)
Sa critique : Film d’action nerveux et efficace, réalisé en 1994 par Jan de Bont, Speed tient constamment les spectateurs en haleine du début à la fin grâce à son scénario très prenant. En effet, imaginez un bus piégé par un maître chanteur, qui explosera avec tous ses passagers s’il ralentit en dessous de 50 miles/h, soit 80 km/h. Heureusement que Jack Traven, jeune recrue de la Police Fédérale de Los Angeles, interprété par Keanu Reeves, parvient à monter à bord pour empêcher l’explosion du bus. Cette effroyable course contre la mort garde un rythme haletant et un suspense permanent, à couper le souffle. Avec la mise en scène sophistiquée du réalisateur Jan de Bont, le film plonge directement dans l’action avec une efficacité qui scotche au fauteuil. On n’a donc aucune seconde de répit, on stresse pour les passagers de ce bus et on se demande continuellement ce que Jack va faire pour survivre avec ces passagers puisque la route est parsemée d’un certain nombre d’obstacles (bouchons en ville, enfants traversant la route, autoroute pas terminée) qui peuvent faire descendre ce bus en dessous de 80 km/h. Côté casting, Keanu Reeves est tout à fait crédible, secondé par l’attachante Sandra Bullock, très à l’aise dans le rôle de Annie Porter, innocente passagère du bus qui prend le volant sans avoir son permis de conduire. N’oublions pas Dennis Hopper, convaincant en dangereux psychopathe, ainsi que Jeff Daniels et Joe Morton dans de bons seconds rôles. Bref, Speed est un cocktail explosif de scènes d’action époustouflantes, de cascades spectaculaires, d’explosions, le tout saupoudré de quelques pointes d’humour. Vous voulez de l’adrénaline, du suspense et vous divertir durant près de deux heures ? Ce très bon film d’action, couronné de deux Oscars, l’Oscar du meilleur son et l’Oscar du meilleur montage, est pour vous !
De Sam Mendes
Avec Kate Winslet, Leonardo DiCaprio
Film américain,britannique - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Leonardo Dicaprio et Kate Winslet, le couple d’acteurs mythique du chef d’œuvre Titanic, sont de nouveau réunis dans cette adaptation du roman « Revolutionary Road » de Richard Yates (en français La fenêtre panoramique), réalisée par Sam Mendes, réalisateur de « American Beauty », « Les sentiers de la perdition » et « Jarhead-la fin de l’innocence ». Cette œuvre au regard acerbe et pessimiste sur le couple, la famille et la petite bourgeoisie, dépeint une Amérique trop propre pour être heureuse, à travers le quotidien de Franck et April Wheeler, un couple marié avec deux enfants, qui devient ce qu’ils ne voulaient pas : un homme coincé dans un emploi sans intérêt, une ménagère qui rêve de passion et d’une existence trépidante. Une famille ordinaire, idéale en apparence, ayant perdu ses rêves et son illusion de vie parfaite. Ce drame, impeccablement mis en scène par Sam Mendes, est une grande réussite, transcendée par les grandes prestations d’un duo d’acteurs, crédible, fantastique, remarquable, dont l’alchimie fonctionne merveilleusement bien. Leonardo Dicaprio est très juste, en époux qui se contente de sa vie d’Américain moyen, et Kate Winslet est resplendissante, magistrale et bouleversante dans ce rôle de femme au foyer désespérée, refusant de vivre une vie bourgeoise bien rangée, refusant de renoncer à ses rêves et de sombrer dans la routine, dans l’Amérique conformiste des années 1950. Ce n’est donc pas étonnant que la comédienne ait reçu un Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique, puisqu’elle est crève l’écran, nous transmet toutes les émotions, la sincérité et la douleur de son personnage, et est indéniablement l’une des actrices les plus talentueuses de sa génération. Ce couple s’aime et se déchire, ce qui donne lieu, dans la dernière demi heure du long métrage, à des scènes émouvantes, dures, d’une émotion intense que l’on n’oubliera pas de sitôt. Ces scènes dramatiques sont amplifiées par la musique douce et mélancolique du très bon compositeur Thomas Newman et par la splendide photographie signée Roger Deakins. On est également bouleversé par la fin, inéluctable, poignante et saisissante, qui hante longtemps après le visionnage de cet excellent film.

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
| Tous les cinémas | Toutes les séries | Mes réservations ciné
Plan du site
Des idées, des remarques à nous suggérer sur notre site. Donner mon avis !
avec
Partenaires : Goom Radio (musique), Au féminin (magazine féminin), Up Concert (concerts)