ffred    

Membre depuis 4922 jours | Dernière activité : 17/08/2017

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Que Dios Nos Perdone

Critique de Que Dios Nos Perdone

   4.5 - Excellent
Depuis La Movida, avec Almodovar et consorts, l’Espagne nous envoie régulièrement de petites perles. Une fois n’est pas coutume, c’est la bande-annonce qui m’a donné envie de voir ce film. Je m’attendais à quelque chose de très politique. En fait, pas du tout. C'est un vrai thriller, avec serial killer violent et sadique, duo de flics dépareillés, ambiance glauque. Même si c’est sur fond de crise sociale, de protestations, de manifs et de visite du pape (ce qui n’avait rien à voir…). La mise en scène est serrée, tendue. Le scénario est particulier bien écrit. Les personnages, même les « bons flics », ne sont pas spécialement aimables, et même assez détestable. Mais, d’entrée, on est pris dans une atmosphère lourde et un suspens haletant qui le restera jusqu’au dénouement (assez surprenant), après quelques coups de théâtre bien placés. L'interprétation est toute aussi magistrale. Si Antonio de la Torre n’a plus à faire preuve de son immense talent, Roberto Álamo est une vraie révélation chez nous. Très connu en Espagne, il a d’ailleurs raflé le Goya du meilleur acteur cette année pour ce rôle, au nez et à la barbe de son collègue aussi nommé. Bref, un polar noir, violent, pessimsite et poisseux comme on les aime et comme on en voit plus beaucoup malheureusement. Avec Le Caire Confidentiel l’un des meilleurs du genre vu ses dernières années. Et une nouvelle pépite venant d'un des pays européen au cinéma le plus dynamique. A voir sans hésiter donc...
Une Vie Violente

Critique de Une Vie Violente

   4 - Très bien
Après un premier film très remarqué (Les Apaches, 2013), Thierry de Peretti retrouve son île natale pour un nouveau film coup de poing. Beaucoup plus politique Une vie violente n’en a pas moins pour autant des allures de tragédie grecque. Je ne connais pas bien l'histoire complexe de la Corse, passée et actuelle, mais j’ai trouvé le tout très intéressant et toujours extrêmement bien fait. Même remarques que pour son premier film, une mise en scène sèche, précise, solide, qui ne s’embarrasse pas fioriture ni de superflu. C’est direct et sans concession. Le scénario, saisissant, est tout aussi minutieux. La direction d’acteur est impeccable. Tous les acteurs sont débutants et non-professionnels, troublants de naturel, ils sont tous formidables. On y croit, on est happé par le suspens, même si on se doute que tout cela va mal finir et on ne voit pas le temps passer. Dans un style de nouveau très documentaire, Thierry de Peretti confirme donc tous les espoirs mis en lui et nous offre un film fort dont on ne ressort, une fois de plus, pas indemne. Glaçant et prenant.
To the Bone

Critique de To the Bone

   3.5 - Bien
Un premier film plutôt réussi pour Marti Noxon, réalisatrice venant de la télé. L’anorexie n’est pas un sujet vraiment traité au cinéma. Elle s’en sort bien même si on est parfois à la limite des clichés. Belle interprétation d’ensemble avec mention pour Lily Collins (je l’ai prise pour Rooney Mara pendant tout le film) dans le rôle principal (avec aussi Keanu Reeves et l'excellente Lili Taylor). Par contre, que sur Netflix...
Petite amie

Critique de Petite amie

   2.5 - Moyen
J’aime beaucoup le cinéma israélien. Même s’il arrive parfois qu’il me déçoive. Comme ici. J’en avais entendu du bien et j’en attendais donc autre chose. Même si l’on est là devant le portrait plutôt délicat d’une jeune fille qui découvre tout à la fois : une sexualité naissante, un premier amour, un certain désir de liberté. Tout cela dans un pays où la religion, l'armée et les traditions occupent une place prédominante. Le tout est fait avec une certaine pudeur et un certain tact. Les clichés inhérents à ce genre de film sont (tout juste) évités. Pour son premier film, la jeune réalisatrice Michal Vinik (qui dit avoir mis beaucoup de sa jeunesse dans son scénario) nous offre aussi une mise en scène assez rythmée. C’est aussi solidement interprété par des jeunes actrices non-professionnelles plutôt convaincantes. Malheureusement, je n’ai jamais vraiment accroché. Je me suis poliment ennuyé tout le long. La sous-intrigue sur la disparition de la sœur ainée prend trop de place à mon goût, scindant trop le récit principal sur la romance entre les deux jeunes filles et n’apportant rien. Malgré quelques jolis moments, l’ensemble reste cependant un peu trop sage. Dommage.
Lola Pater

Critique de Lola Pater

   4 - Très bien
En 2007, Nadir Moknèche nous avait offert l’un des plus beaux films de l’année avec Délice Paloma. Il récidive aujourd’hui avec ce Lola Pater. D’un sujet délicat, il tire une nouvelle fois un formidable portrait de femme. Lola a un passé particulier, elle n’en est pas moins femme pour autant. C’est toute la difficulté que va devoir surmonter son fils qui pense retrouver un père. Le metteur en scène signe là un scénario des plus délicats et des plus sensibles. Sa mise en scène est tout aussi fine, douce et respectueuse. Les deux alliés nous offre un film magnifique même si quelques petites baisses de régime par-ci par-là et un récit assez cousu de fil blanc ne gâchent rien à l’essentiel. Bien sûr, la trop rare Fanny Ardant est formidable. Même si elle est souvent limite d'en faire trop, sans jamais tomber dans l’excès. La marque des grandes sans doute. Tewfik Jallab (aperçu dans le récent Ce qui nous lie), non content d’être très agréable à regarder, est aussi très convaincant dans le rôle de Zino. D’entrée, on s’attache à leurs personnages et on les aime. Au final, on ressort touché, voir bouleversé par ce très beau film fait avec beaucoup de tact qui confirme tout le bien que l’on pensait de son réalisateur (et de ses interprètes). Une très jolie surprise.
La Tour sombre

Critique de La Tour sombre

   0.5 - Nul
Rarement les romans de Stephen King, à quelques exceptions près (Shining, Misery, La ligne verte, The Mist...) ont été bien adaptés sur grand ou petit écran. Le cycle de La tour sombre était jugé inadaptable, d’ailleurs beaucoup s’y sont cassés les dents. J’ai lu (et adoré) les huit livres composant la saga et je pensais la même chose. A la limite, une série télé sur plusieurs saisons pourquoi pas. Mais résumer huit tomes bien épais en une heure trente cinq c’était couru d’avance. On ne retrouve rien de l’histoire ni de l’ambiance originale. La trame n’est même pas là. C’est tellement édulcorée, délayée et tellement lisse qu’au final ça ne ressemble plus à rien. Si les trois personnages principaux sont bien là aussi, tous les autres ont disparu, sans parler des coupes immenses dans le récit, logique me diriez-vous pour un seul film de cette longueur (alors que le moindre blockbuster fait entre deux et trois heures !). Franchement, je n’y ai vu aucun intérêt. On est là devant un film d’aventure fantastique tout à fait banal, sans originalité, souffle ou suspens. La direction artistique ne sauve même rien, les effets spéciaux et les décors sont quelconques. Tout comme l’interprétation. Matthew McConaughey en fait des tonnes. Seuls Idris Elba et le jeune Tom Taylor s’en sortent avec les honneurs. Quant à la mise en scène, elle est neutre et sans saveur. On se demande ce qu’est venu faire là le réalisateur danois du pourtant très réussi Royal Affair. Bref, cruelle déception mais elle était attendue. Peut être ceux qui n’ont pas lu les livres trouveront ici un certain plaisir, pour les autres et les fans de Stephen King (a-t-il cautionné cette bouse ?) ne vous déplacez pas, c’est consternant. Un vrai ratage. Pire, un scandale !
Moi, Moche et Méchant 3

Critique de Moi, Moche et Méchant 3

   3 - Pas mal
Qu’un numéro deux soit meilleur que le un, cela arrive quelques fois comme pour ce Moi, moche et méchant. Je craignais tout de même pour ce numéro trois. Difficile de garder une certaine qualité sur la longueur et de ne pas faire le film de trop. Mais l’appel du billet vert sera toujours là. Non pas que ce nouvel opus soit raté. Techniquement, c’est toujours bien fait. Mais l’ensemble reste un cran en dessous des deux premiers. On perd en humour et en émotion ce qu’on gagne en action. L’idée d’introduire un nouveau personnage en la personne d’un frère jumeau caché de Gru est intéressante mais pas assez exploité à mon goût. Malgré tout, on passe un bon moment, encore assez drôle (mais les Minions le sont un peu moins) et la bande-son spéciale années 80 fait bien passer la pilule. Peut être faudrait-il mieux s’arrêter là quand même...
Les Filles d'Avril

Critique de Les Filles d'Avril

   4 - Très bien
En 2012, Despuès de Lucia avait été, pour moi, l’un des pires films de l’année. Je n’avais donc pas vu le suivant de Michel Franco. En fait, je suis allé voir Les filles d’Avril après en avoir eu de bons échos et ne sachant pas que c’était son nouveau film. Hasard donc. Contre toute attente, j’ai beaucoup aimé. D’entrée, j’ai trouvé cela intriguant. Même si ça part dans le drame familial plutôt gentiment. Lentement, le récit glisse vers quelque chose de plus en plus dérangeant, voir pervers, qui finit par nous glacer le sang. La mise en scène du mexicain est toujours aussi froide, voir austère, mais l’ensemble a quelque chose de très touchant, tout autant qu’effrayant, et en tout cas haletant. Cela monte en puissance jusqu’à un final inattendu et finalement logique. L’interprétation de Emma Suárez (Julieta) est sans faille, elle est vraiment parfaite. Le trio de jeunes acteurs mexicains est au diapason. Ils trouvent tous là leur premier rôle et sont très convaincants. Un film fort donc, parfaitement maitrisé sur tous les plans, d’où on ressort avec un certain malaise. Une bonne surprise et un réalisateur qui remonte dans mon estime.
Crash Test Aglaé

Critique de Crash Test Aglaé

   4 - Très bien
Mondialisation, crise sociale, affirmation de soi...Voilà un premier film qui, sur le papier, a l’air très sérieux, voir carrément sinistre. Je n’avais pas vu la bande-annonce, c’est le trio d’actrices qui m’a attiré vers ce petit film sorti un peu en catimini (La planète des singes en face aussi). Voilà donc l’une des belles petites surprises françaises de l‘été. C'est délicatement fait, joliment écrit, avec ce qu’il faut d’humour, de dérision et d’absurde pour nous concocter une comédie douce-amère parfois sombre mais surtout pleine d’espoir. Julie Depardieu et Yolande Moreau (hilarante) sont comme toujours impeccables mais c’est India Hair (Camille redouble, Rester vertical) qui tient le haut de l’affiche, et par la même occasion son premier premier rôle. Elle s’en sort avec les honneurs, aussi drôle que touchante. En plein dans l’actualité, Crash Test Aglaé est un road movie au féminin très attachant, bien que parfois un peu invraisemblable, mais c’est vraiment sans importance vu le plaisir que l’on y prend. Un très joli premier film donc, plein de charme et d’une certaine poésie, d’un jeune réalisateur franco-québécois Eric Gravel, que l’on suivra désormais avec intérêt. Pour l’heure, on peut déguster sans modération cette petite bouffée de fraicheur dans un été cinématographique, comme souvent, pas franchement emballant.
La Planète des Singes - Suprématie

Critique de La Planète des Singes - Suprématie

   4.5 - Excellent
Dernier volet de la trilogie du reboot-prequel de La planète des singes initiée par Les origines (2011) et suivie de L’affrontement (2014). A l’image de ces deux premiers opus, Suprématie est une réussite sur tous les plans. Peut être un peu moins niveau scénario, tout est un peu plus attendu et cousu de fil blanc ici. Mais l’important est que l’on passe un excellent moment devant un blockbuster techniquement parfait, distrayant et prenant, tout en nous faisant toujours réfléchir sur l’humanité et son devenir. L’émotion est également toujours présente, tout comme une belle noirceur. D’entrée on prend fait et cause pour les animaux (qui ne le sont plus vraiment). Matt Reeves reprend du service aux manettes de la mise en scène, c’est toujours solide et très bien maitrisé. Andy Serkis est lui aussi de nouveau parfait en singe César (seul acteur tête d’affiche présent sur les trois films). Woody Harrelson est comme, d'habitude aussi, très bien dans le rôle du méchant. Au final, une super production intelligente, divertissante et spectaculaire devant laquelle on prend beaucoup de plaisir. Sans doute l’une des meilleures de l’année...
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