ffred    

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Lost in La Mancha

Critique de Lost in La Mancha

   4 - Très bien
Après avoir enfin vu la version définitive de L'homme qui tua Don Quichotte de Terry Gilliam et la petite déception qui en a suivi, très curieux de ce documentaire relatant le fiasco du tournage de 2000. C'est passionnant et l'on se rend compte à quel point ce film a été maudit dès le départ. Une telle succession de catastrophes est tout de même rare. Cela fait regretter d'autant le fait que ce film n'est jamais vu le jour. Une plongée édifiante dans l'univers du cinéma et la production d'un film...
La Fête des mères

Critique de La Fête des mères

   3 - Pas mal
Après les beaux Les héritiers et Le ciel attendra, Marie-Castille Mention-Schaar s’essaie au film chorale pour célébrer les mères. Rares sont les films du genre réussis. Celui-ci n’est pas vraiment raté, pas vraiment un chef d’œuvre non plus. Certes, le casting est étincelant, on sait que ce n’est pas une garantie de succès et/ou de qualité. La fête des mères est surtout très inégal. Une succession de scènes sans vraiment de fil conducteur où trop de récits et de personnages se croisent. Comme souvent, on a donc pas le temps de s’attacher aux personnages. L’émotion ne surgit que très rarement : chez la présidente de la république (Audrey Fleurot très bien) ou chez la mère et ses trois filles (Marie-Christine Barrault, Clotilde Courau, Pascale Arbillot, Olivia Côte, toutes les quatre très biens). Les autres actrices et acteurs s'en sortent tous honorablement aussi sans que personne ne sorte vraiment du lot. Reste quelques jolis moments, mélancoliques ou nostalgiques, d’autres beaucoup moins intéressants, d’autres inutiles. Au final, un film trop inégal pour vraiment toucher profondément et emporter le morceau mais qui se laisse regarder sans déplaisir.
L'Homme qui tua Don Quichotte

Critique de L'Homme qui tua Don Quichotte

   3 - Pas mal
En projet depuis 1990, après un alléchant début de tournage au début des années 2000, et après plusieurs autres versions avortées, Terry Gilliam réalise enfin son rêve et sort son film maudit. Le très intéressant casting d’origine (Jean Rochefort, à qui le film est dédié -avec Johnt Hurt, autre pressenti pour le rôle-, Johnny Depp, Vanessa Paradis) est remplacé aujourd'hui par le trio Jonathan Pryce, Adam Driver et Joana Ribeiro. S’ils sont très biens, on regrette malgré tout que le film avec les trois premiers nommés n’ai pas vu le jour. A leur côté, une belle distribution internationale, de l’ukrainienne Olga Kurylenko au suédois Stellan Skarsgard, en passant par les toujours impeccables acteurs espagnols Rossy De Palma, Sergi Lopez et Jordi Molla. On passe un bon moment ici. Sans plus. On a connu Gilliam plus inspiré dans sa mise en scène, et dans sa «folie», déjà peu convaincu par Docteur Parnassius et Zero Theorem. Un peu long au début, l'histoire devient un plus prenante en avançant mais rien de bien excitant non plus. Tout de même quelques jolis moments, quelques scènes hautes en couleur, une image pas toujours très belle mais une belle énergie se dégage par moment de l’ensemble qui reste malgré tout un peu foutraque et donc inégal. Présenté hors compétition et en clôture du récent festival de Cannes, L’homme qui tua Don Quichotte restera surtout dans les mémoires pour la ténacité dont a fait preuve son réalisateur pour mener son entreprise à bien. Même si le résultat n’est pas à la hauteur de la (très) longue attente, rien que pour cela, il mérite tout notre respect.
Anon

Critique de Anon

   4 - Très bien
Sans doute le meilleur film du réalisateur depuis Gattaca. Il s’était déjà amélioré avec Good Kill. Cette production Netflix est vraiment très réussie. Un film d’anticipation qui fait froid dans le dos. On espère qu’on en arrivera jamais là. Belle mise en scène, scénario un peu alambiqué (faut pas décrocher) mais prenant, bonne interprétation (Clive Owen et Amanda Seyfried sobres et convaincants) et superbe technique. Un bon cru pour Andrew Niccol donc.
En Guerre

Critique de En Guerre

   5 - Chef d'oeuvre
C’est peu de dire que je n’avais pas aimé La loi du marché. Stéphane Brizé avait ensuite bien remonté dans mon estime avec le très beau et rude Une vie. Je me méfiais donc beaucoup de ce nouvel opus qui semblait beaucoup ressembler au premier film cité plus haut. Les deux ont en fait peu de rapport. Si ce n’est une réalité sociale insoutenable et un Vincent Lindon encore plus convaincant que pour le rôle qui lui avait offert un César et un prix d’interprétation cannois. D’entrée, on est pris à la gorge. La mise en scène de Brizé n’a jamais été aussi puissante. D’une fiction, certes grandement inspirée de tout ce que l’on entend tous les jours, il arrive à nous faire prendre fait et cause pour ses travailleurs avec une émotion, une rage et une colère communicatives. Le souci de réalisme est tel que l’on se croit en permanence devant un documentaire. Alors que le tout est minutieusement écrit et techniquement calculé. Avec un dénouement aussi inattendu que choquant qui restera dans les mémoires. Assez incompréhensible que le film soit reparti bredouille de Cannes. Outre Lindon, magistral, tous les acteurs sont des non-professionnels, tous exceptionnels, ayant connu de genre de situation. Bref, contre toute attente, alors que je m'attendais à détester, j’ai été aussi conquis que dérouté et bouleversé. Stéphane Brizé et Vincent Lindon nous offrent là un des moments cinématographiques les plus forts de ces dernières années. Juste, fort, puissant, dérangeant, En guerre est le vrai choc et la bonne claque que l’on attendait depuis ce début d’année. Une réussite totale.
Senses 5

Critique de Senses 5

   4.5 - Excellent
Sorti au Japon et dans les festivals en un seul film de plus de cinq heures, Senses arrive sur nos écrans en trois films séparés et cinq parties (1 & 2 : 2h19, 3 & 4 : 1h25 et 5 : 1h15). On ne peut pas dire que pour son premier film le réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi a fait dans la facilité. Il nous offre quatre magnifiques portraits de femmes, quatre amies, dans le Japon d’aujourd’hui, à travers leurs amitiés, leurs vies quotidiennes -maris, enfants, travail…-, leurs espoirs et leurs déceptions. Le rythme est très lent. Il s’y passe pourtant énormément de choses. Sur plus de cinq heures, la mise en scène (magnifique, discrète) et le scénario (subtil et profond, comme seuls les japonais savent le faire) prennent le temps pour dresser ces portraits et nous rendre les personnages aussi sympathiques qu’énervant, mais au final tous attachants. Les quatre actrices (dont c’est, pour chacune, le premier film) sont formidables. Elles ajoutent au charme et à la fascination que l’ensemble finit par créer. Au final, on est là, certes, devant un certain exercice de style, mais parfaitement maitrisé et jamais ennuyeux. Techniquement superbe, voilà donc, sous forme de série cinématographique, un magnifique portrait du Japon d’aujourd’hui. Une très belle surprise.
Senses 1&2

Critique de Senses 1&2

   4.5 - Excellent
Sorti au Japon et dans les festivals en un seul film de plus de cinq heures, Senses arrive sur nos écrans en trois films séparés et cinq parties (1 & 2 : 2h19, 3 & 4 : 1h25 et 5 : 1h15). On ne peut pas dire que pour son premier film le réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi a fait dans la facilité. Il nous offre quatre magnifiques portraits de femmes, quatre amies, dans le Japon d’aujourd’hui, à travers leurs amitiés, leurs vies quotidiennes -maris, enfants, travail…-, leurs espoirs et leurs déceptions. Le rythme est très lent. Il s’y passe pourtant énormément de choses. Sur plus de cinq heures, la mise en scène (magnifique, discrète) et le scénario (subtil et profond, comme seuls les japonais savent le faire) prennent le temps pour dresser ces portraits et nous rendre les personnages aussi sympathiques qu’énervant, mais au final tous attachants. Les quatre actrices (dont c’est, pour chacune, le premier film) sont formidables. Elles ajoutent au charme et à la fascination que l’ensemble finit par créer. Au final, on est là, certes, devant un certain exercice de style, mais parfaitement maitrisé et jamais ennuyeux. Techniquement superbe, voilà donc, sous forme de série cinématographique, un magnifique portrait du Japon d’aujourd’hui. Une très belle surprise.
Senses 3&4

Critique de Senses 3&4

   4.5 - Excellent
Sorti au Japon et dans les festivals en un seul film de plus de cinq heures, Senses arrive sur nos écrans en trois films séparés et cinq parties (1 & 2 : 2h19, 3 & 4 : 1h25 et 5 : 1h15). On ne peut pas dire que pour son premier film le réalisateur japonais Ryusuke Hamaguchi a fait dans la facilité. Il nous offre quatre magnifiques portraits de femmes, quatre amies, dans le Japon d’aujourd’hui, à travers leurs amitiés, leurs vies quotidiennes -maris, enfants, travail…-, leurs espoirs et leurs déceptions. Le rythme est très lent. Il s’y passe pourtant énormément de choses. Sur plus de cinq heures, la mise en scène (magnifique, discrète) et le scénario (subtil et profond, comme seuls les japonais savent le faire) prennent le temps pour dresser ces portraits et nous rendre les personnages aussi sympathiques qu’énervant, mais au final tous attachants. Les quatre actrices (dont c’est, pour chacune, le premier film) sont formidables. Elles ajoutent au charme et à la fascination que l’ensemble finit par créer. Au final, on est là, certes, devant un certain exercice de style, mais parfaitement maitrisé et jamais ennuyeux. Techniquement superbe, voilà donc, sous forme de série cinématographique, un magnifique portrait du Japon d’aujourd’hui. Une très belle surprise.
Action ou vérité

Critique de Action ou vérité

   3 - Pas mal
Les bons slashers ne courent vraiment plus les rues, enfin les salles de cinéma. Celui-ci a autant de bons échos que de mauvais. J’ai donc voulu me rendre compte par moi même. N’en attendant rien de spécial, j’ai trouvé cela plutôt efficace. Certes, la mise en scène n’est pas renversante, les acteurs sont à peine justes et sans charisme, mais le tout est rythmé, sans temps mort et avec quelques belles scènes pas vraiment choc mais bien amenées. Et il y a une certaine ambiance qui tient en haleine sans vraiment prendre aux trips mais délivre une certaine tension et un certain suspens. Pas inoubliable (ça sent tout de même un peu trop Destination finale) mais dans le genre on a vu (largement) pire...
Plaire, aimer et courir vite

Critique de Plaire, aimer et courir vite

   5 - Chef d'oeuvre
On ne peut pas dire que Christophe Honoré soit mon metteur en scène préféré. On ne peut pas dire non plus qu’il soit banal ou ennuyeux. Il change de registre presque à chaque film. Après les costumes de l’horripilant Les malheurs de Sophie, il saute directement aux années 90 pour nous offrir là son meilleur film. Je partais pourtant pour détester. Et puis je ne voyais pas du tout Vincent Lacoste en jeune étudiant gay. Contre toute attente, il s’en sort très bien. Tout comme Pierre Deladonchamps, terriblement touchant, impeccable comme toujours, et comme Denis Podalydès, formidable. Le trio fonctionne à merveille. Il m’a tout de même fallu un petit moment avant d’adhérer totalement au film. La scène clé est pour moi celle de la voiture sur la chanson d’Anne Sylvestre. A partir de ce moment là, l’émotion m’a submergé jusqu’à la scène finale aussi déchirante que magnifique. Une mise en scène aussi discrète que maitrisée, un scénario et des dialogues aussi fins que drôles et intelligents. Autant de moments qui m’ont rappelé avec nostalgie des souvenirs de cette époque (parfaitement rendue). Si je suis sorti du film perturbé et bouleversé par ce premier/dernier amour, c’est plusieurs heures après qu’il m’a vraiment fait de l’effet et explosé littéralement dans le cœur. Bref, Honoré remonte en flèche dans mon estime. Pourvu que ça dure. En tout cas voilà, tout simplement l’un des plus beaux et des plus forts films français de l’année.
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