ffred    

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Free Fire

Critique de Free Fire

   2.5 - Moyen
Avec deux ovnis comme premiers films (Kill List, Touristes) et un dernier (High-rise) plus décevant, on attendait Ben Wheatley au tournant. Ça se confirme donc, le réalisateur britannique semble rentrer dans le rang. Si Free Fire a tout de même quelques qualités, on reste malgré tout sur notre faim. La mise en scène est toujours sympathique, la direction artistique réussie, tout comme la bande-son. Le problème est le scénario. L’histoire est vue et revue. Et on pense beaucoup trop au Reservoir dogs de Tarantino. Reste un certain humour et un joli casting (Sharlto Copley, Brie Larson, Armie Hammer, Cillian Murphy, Sam Riley…) pour une belle direction d’acteurs. Ça se laisse certes regarder sans problème, mais aucune surprise jusqu’à un dénouement attendu et annoncé. Au final, on s'ennuie surtout et c'est bien dommage...
Marie-Francine

Critique de Marie-Francine

   4.5 - Excellent
Nouveau film devant et derrière la caméra pour Valérie Lemercier. Je doutais un peu, la bande-annonce ne disait rien qui vaille. Et en effet, tous les gags les plus drôles y sont. Mais elle ne reflète pas vraiment le film. Plus qu’une comédie sociale caustique, on est là devant une jolie comédie romantique, très douce-amère, qui change un peu de ce que l’actrice/réalisatrice nous a proposé jusque là. Sous couvert d’humour, j’ai trouvé qu’elle nous parle très bien de la crise de la cinquantaine de certains, de la vie, implacable, qui fait et défait les familles, de la vieillesse et ses petits arrangements. Les dialogues sont particulièrement soignés, souvent à double sens, il faut bien suivre parfois. Si la mise en scène reste sans surprise, elle est néanmoins très agréable. Mais c’est donc surtout le scénario qui prend le dessus, même si le schéma reste classique, ce n’est pas tous les jours qu’une « rom-com » sur les quinquas débarquent sur nos écrans. Et puis il y a l’interprétation. Tout le monde est formidable. Hélène Vincent et Philippe Laudenbach en tête dans le rôle des parents. Patrick Timsit est très bien et Lemercier est comme toujours hilarante, cette fois dans un double rôle (Marie-Francine a une sœur jumelle). C’est touchant et émouvant, plein de charme(s), de tendresse et de bienveillance. Bref, un petit coup de coeur pour cette comédie, et même une petit surprise, finalement pleine d’espoir, et qui prouve que même à cinquante ans tout peut encore arriver (dans un sens comme dans un autre !…).
Big Little Lies

Critique de Big Little Lies

   4.5 - Excellent
Le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée se lance à son tour à l'assaut du petit écran. Le metteur en scène de CRAZY, Café de Flore, Wild et autre Dallas Buyers Club nous livre une série réussie sur tous les plans. Mise en scène, scénario, direction artistique et direction d'acteurs sont somptueuses. Avec un casting de choc et de charme impeccable : Nicole Kidman, Reese Witherspoon, Shailene Woodley et Laura Dern, toutes parfaites, et un Alexander Skarsgârd terrible. Un vrai coup de coeur !
The Jane Doe Identity

Critique de The Jane Doe Identity

   4 - Très bien
Je ne donnais pas cher de ce film d’horreur. Sorti depuis des mois aux USA et dans le reste du monde, peu de rumeurs et de bouche à oreille, des acteurs peu attractifs, etc...Contre toute attente, voilà une très bonne surprise. The Jane Doe Identity (The Autopsy of Jane Doe en anglais!) n’apporte rien de vraiment nouveau au genre, mais c’est très bien fait. La mise en scène est serrée, alors que le scénario est sans surprise mais réserve quelques rebondissements sympathiques (et quelques scènes peu ragoûtantes). André Øvredal a également parfaitement su faire ressentir le côté huis-clos de l'histoire, en imposant une ambiance étouffante et angoissante, un malaise qui monte progressivement, et, sans nous terroriser complètement, nous faire bien flipper tout de même. Très belle interprétation, par ailleurs, du duo Emile Hirsch/Brian Cox. Ce dernier s’en sort particulièrement très bien (il est également en tête d’affiche cette semaine de Churchill). Au final, une production européenne plutôt éloignée des clichés hollywoodiens habituels, très bien maitrisée, à l’atmosphère oppressante très efficace, qui nous offre l’un des meilleurs films d’horreur vu depuis longtemps. On signe donc sans hésiter.
Rodin

Critique de Rodin

   4 - Très bien
Jacques Doillon n’est pas spécialement un réalisateur que j’apprécie. Tout comme Vincent Lindon. Pour être franc, je m’attendais à m’ennuyer ferme. Mais j’aime beaucoup le couple Rodin/Claudel, leur histoire, tout comme leur œuvre est fascinante. Alors certes, on est loin de l’intensité du Camille Claudel avec le duo Adjani/Depardieu. On ressent bien les affres de la création artistique et ce qui unit les deux personnages. Il manque juste ici ce qui faisait le corps et l’épaisseur du film de Bruno Nuytten : le souffle et la passion. Là, on ne les ressent pas vraiment. Le tout est pourtant magnifiquement filmé, très belle direction artistique, et sobrement mis en scène, belle épure. La direction d’acteurs est au diapason. Lindon est plus convaincant, à mes yeux, que dans La loi du marché, mais je n'avais pas aimé le film. Izia Higelin et le reste du casting sont impeccables. Au final, j’ai passé un bon moment, sans ennui contre toute attente, même s’il manque un petit quelque chose, et malgré certaines très belles scènes, une certaine émotion pour en faire un grand film...
L'Amant Double

Critique de L'Amant Double

   4 - Très bien
Du Cronenberg, du Lynch, du Hitchcock et même du Ridley Scott dans ce nouveau film du prolifique François Ozon. Reparti bredouille de Cannes cette année, L’amant double ne manque pas de qualités...et d’un gros défaut. On est un peu cueilli à froid par la scène d’ouverture. D’emblée c’est intriguant, et le restera quasiment jusqu’au bout. L’ambiance est froide, oppressante, glaçante mais aussi torride et limite fascinante. Rêves, fantasmes, réalité, Ozon brouille les pistes pour notre plus grand plaisir avec un scénario malin et paranoïaque. Sa mise en scène est élégante, souvent virtuose. Comme toujours sa direction d’acteurs est impeccable, ses acteurs sont tous convaincants. Pour la première fois Marine Vacth fait même l’actrice. Tout arrive. C’est aussi un réel plaisir de retrouver les excellentes Jacqueline Bisset, Myriam Boyer et Dominique Reymond. Malheureusement, le dénouement n’est pas la hauteur de tout cela. On s’attendait à autre chose. Pour le coup, le plaisir est un peu gâché. Vraiment dommage, car jusque là on touchait presque au chef d’oeuvre. Pas le plus mauvais film de son auteur pour autant mais pas le meilleur non plus donc. François Ozon continue sur une filmographie en dents de scie...
Les Fantômes d’Ismaël

Critique de Les Fantômes d’Ismaël

   2.5 - Moyen
On attendait de pied ferme ce nouveau Desplechin après le succès public et critique mérité de Trois souvenirs de ma jeunesse. Présenté en ouverture et hors compétition au récent festival de Cannes, on est, malheureusement, assez loin de la réussite des derniers films du réalisateur. Si sa mise en scène et sa direction d’acteurs sont toujours impeccables, c’est du côté scénario que les choses ne fonctionnent pas cette fois-ci. On a du mal à s’attacher aux personnages. Sauf peut être celui de Charlotte Gainsbourg, formidable comme toujours, elle est la seule à vraiment tirer son épingle du jeu. Ceux de Mathieu Amalric et Marion Cotillard sont limite horripilant et, très vite, on se fiche de ce qu’il peut bien leur arriver. Et puis, je n’ai pas cru à leur relation. Le récit s’étire mollement. Les histoires (le frère, le tournage…) et les genres (drame familial, espionnage, comédie, thriller...) se mélangent sans que cela soit d’un très grand intérêt pour la trame principale et rend surtout l'ensemble très confus. Un ennui poli nous gagne alors. Même si la fin est plutôt réussie, le mal est fait. J’attendais beaucoup de ce nouveau Arnaud Desplechin, j’en ressort passablement frustré, voir un brin contrarié. La déception est donc à la hauteur de l’attente. Dommage...
On l’appelle Jeeg Robot

Critique de On l’appelle Jeeg Robot

   4.5 - Excellent
Pas trop attiré au départ mais je n’en ai entendu que du bien. Finalement, j’ai bien fait car j’ai adoré. C’est noir, glauque, très violent, mais aussi très drôle et plein d’émotion. Un cocktail détonant mené de main de maitre par un jeune réalisateur italien, Gabriele Mainetti (à suivre avec attention), qui détourne ici les codes du film de super-héros et donne un coup de fraicheur au genre. Une mise en scène nerveuse et précise, un scénario, certes sans surprise, mais intelligent et carré, sans oublier une interprétation sans faille. Peu de défaut, en résumé, pour ce film qui a raflé sept David Di Donatello, les César italiens, dont trois pour ses acteurs principaux. Techniquement, c’est superbe et avec un minimum d’effets spéciaux. Sur fond de crise sociale, de camora et de drame personnel, On l’appelle Jeeg Robot séduit d’emblée et devient jubilatoire. Voilà donc un premier long métrage qui ne se prend pas au sérieux, mais ne nous prend pas pour des imbéciles non plus. Aussi revigorant que sombre et touchant, une belle surprise qui nous fait passer un excellent moment. Batman, Superman et autres héros en collants ont trouvé leur maitre et il s’appelle Jeeg Robot !
Message from the King

Critique de Message from the King

   4 - Très bien
Après une année 2014 chargée (l’excellent Alléluia et le plus classique Colt 45), revoilà Fabrice Du Welz. C’est du côté de Los Angeles qu’on le retrouve, pour un polar très sombre. Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne fait pas dans la dentelle. C’est musclé, glauque, violent. Et même très violent. Une mise en scène et un montage serrés, un scénario classique (le premier dont le réalisateur n’est pas l’auteur) mais prenant, avec une petite pirouette finale inattendue. La sous-intrigue politique n’apporte pas grand-chose, et serait plutôt à la limite de nous embrouiller, mais ça passe. Les personnages sont moins superficiels qu’il n’y paraît. On s’attache très facilement à Jacob King, à la recherche de sa sœur dans les bas-fonds californiens. Il est impeccablement interprété par Chadwick Boseman, révélé dans le rôle de James Brown (Get on up) et vu en Black Panther dans Captain America. A ses côtés les solides Alfred Molina, Luke Evans et Teresa Palmer font le boulot. En résumé, un excellent polar noir, classique sur le fond, très réussi sur la forme, qui confirme tous les talents de metteur en scène de Fabrice Du Welz. Message from the King est aussi noir qu’efficace. Je le conseille donc...
Problemos

Critique de Problemos

   3 - Pas mal
Un an après La tour 2 contrôle infernale revoilà Eric Judor devant et derrière la caméra. Si l’humour reste toujours sensiblement le même, c’est tout de même un peu moins pipi/caca et un peu moins absurde. L’idée de base est bonne ici, les ZAD sont très dans l’air du temps. Mais l’ensemble manque d’un petit quelque chose pour vraiment emporté le morceau. Plus de vitriol, plus de cruauté, auraient été bien venus, tout cela reste assez gentillet, même si la nature humaine ne changera jamais. Chassez le naturel, il reviendra toujours au galop. La mise en scène est un peu poussive, et même si les dialogues sont souvent drôles et les acteurs très biens, le tout reste donc assez inabouti. Malgré cela, Problemos se laisse regarder sans trop de problème, c’est pas la grosse éclate mais on ne s’ennuie pas pour autant.
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