velocio  

Membre depuis 4800 jours | Dernière activité : 19/08/2017

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Lumières d'été

Critique de Lumières d'été

   2 - Pas terrible
J'aurais dû me méfier : "Une jeunesse allemande", le précédent film de Jean-Gabriel Périot, encensé par la quasi totalité de la critique, ne m'avait pas vraiment convaincu. Mais ce film était un documentaire alors que "Lumières d'été" est le premier long métrage de fiction de Périot. Eh bien, pour moi, ce n'est toujours pas convainquant. Après une introduction qui permet d'assister à l'interview d'une survivante du bombardement d'Hiroshima, séquence intéressante mais un peu trop longue, on se retrouve dans la ville japonaise auprès d'un japonais vivant en France depuis de nombreuses années, réalisateur de documentaires pour la télévision française. Abordé dans un parc par Michiko, une jeune japonaise, il la suit dans une pérégrination urbaine et ... on s'ennuie profondément : rencontre qui apparait totalement artificielle, film qui n'approfondit rien de ce qu'il aborde, émotion totalement absente. Vu le cadre ("Hiroshima") et tout ce qui s'y rapporte, on a vraiment le droit d'être déçu !
Victoria

Critique de Victoria

   2 - Pas terrible
Certes, il y a la performance collective du film tourné en un seul plan-séquence. Mais sinon ... ? On retrouve en fait tous les poncifs du thriller dans ce film beaucoup trop long et qui peine à démarrer, on a déjà vu 100 fois toutes les scènes qui se succèdent donc sans aucune interruption.
La Route des Indes

Critique de La Route des Indes

   4 - Très bien
Un très beau film, réussissant à être à la fois intimiste et "grand spectacle". David Lean n'y va pas avec le dos de la cuillère pour fustiger le comportement des colons (ici, des anglais) vis à vis des colonisés (ici, des indiens). La distribution est impeccable, les images superbes. Heureusement, la musique de Maurice Jarre est plutôt discrète. On peut toutefois lui reprocher d'être totalement hors sujet.
Djam

Critique de Djam

   3 - Pas mal
Avec Tony Gatlif, les amateurs de musique savent qu'ils ne seront jamais déçus. Pour les amateurs de cinéma, il n'y a pas une telle évidence, même si ses films ne laissent jamais indifférents. Concernant "Djam", Tony Gatlif ne fait pas preuve d'une forme olympique, bien que le film ait tourné principalement en Grèce : le film pêche par la minceur de son scénario (une jeune femme grecque envoyée à Istambul pour faire fabriquer une bielle nécessaire pour réparer un bateau) qui n'est en fait qu'un vague prétexte assez artificiel permettant au réalisateur d'aborder des sujets qui lui tiennent à cœur, avec certaines scènes qui sont tout simplement bouleversantes : l'exil, les drames touchant les migrants, la situation catastrophique dans laquelle les banques et l'Europe ont placé la Grèce. Plus, bien sûr, la musique. Celle qui est le cœur du film, c'est le rébétiko, le blues des tavernes grecques, une musique magnifique, pleine de nostalgie, née dans les années 20 lorsque les grecs d'Asie mineure furent expulsés vers leur pays d'origine, une musique à la fois grecque et turque. Tony Gatlif fait la part belle à des interprétations magistrales de ce type de musique, avec la présence des instruments adéquats : bouzouki, baglama, santouri, kanonakouti, etc.. Autant prévenir : si vous n'aimez pas le rébétiko, n'allez pas vous faire voir chez les grecs de ce film ! Pour jouer le rôle principal de Djam, Gatlif avait besoin de trouver une jeune comédienne parlant couramment le français et le grec. Il a eu la chance de trouver Daphné Patakia, une actrice belgo-grecque très "nature" qui a toutefois un petit défaut : il lui arrive assez souvent de surjouer (peut-être à la demande du réalisateur, allez savoir). Dans le rôle de Kakourgos, l’oncle de Djam, on trouve le toujours extraordinaire Simon Abkarian : qu'il joue le rôle d'un arménien, d'un kurde, d'un israélien, d'un grec, il est toujours parfait ! Quant à Avril, la jeune française rencontrée par Djam à Istamboul et qui ne veut plus quitter Djam, elle est interprétée par Maryne Cayon, découverte par Thierry de Peretti pour son casting de "Les apaches" et interprète d'un petit rôle dans "Geronimo" de Tony Gatlif.
My Cousin Rachel

Critique de My Cousin Rachel

   3.5 - Bien
Nombreux ont été les nouvelles et les romans de Daphné du Maurier adaptés au cinéma. D'ailleurs, "My cousin Rachel" avait déjà fait l'objet d'une adaptation, en 1952, sous la direction de Henry Koster et avec Olivia de Havilland et le jeune Richard Burton dans les rôles principaux. Ici, c'est Roger Michell qui s'y colle, celui à qui on doit, entre autres, "Coup de foudre à Notting Hill". C'est une mise en scène très classique qu'il a adoptée, ce qui lui a valu, bien sûr, quelques critiques assassines de la part d'une certaine presse. Mais alors, franchement, qu'est ce que ça fait plaisir de voir un film filmé de cette façon après, par exemple, "Une vie violente" et "Que dios nos perdone" ! Figurez vous que, dans "My cousin Rachel", il n'est pas nécessaire de se torturer les méninges pour comprendre l'intrigue et, élément capital, l'ambigüité du personnage de Rachel est peinte jusqu'au bout avec beaucoup de finesse. Le rôle de Rachel est interprété de façon magistrale par ... Rachel Weisz et celui de Philip, le jeune homme qui passe et repasse d'un sentiment à l'autre à son sujet, par Sam Claflin, à qui il est inconvenant de reprocher une certaine fadeur, puisqu'il joue le rôle d'un personnage sans aspérité. La beauté de la campagne anglaise (tournage dans le Surrey et le Sussex) est très bien rendue (Ah! les magnifiques "bluebells", jacinthes sauvages des bois des printemps anglais), ainsi que celle des côtes du Devon (en particulier Mothecombe Beach). Par contre, ce film souffre d'un défaut important, même s'il n'est pas rédhibitoire : une musique beaucoup trop présente et, qui plus est, pas de la meilleure qualité !
Une Vie Violente

Critique de Une Vie Violente

   1 - Très mauvais
Une question que j'aimerais poser à Thierry de Peretti, le réalisateur de "Une vie violente" : comment a-t-il réussi à faire un film aussi mortellement ennuyeux sur un sujet a priori passionnant : les rapports violents entre factions nationalistes rivales et le milieu dans la Corse de la fin du 20ème siècle et le début du 21ème ? J'ai bien quelques propositions à faire : il a voulu faire un film qui soit le plus authentique possible, qui soit presque documentaire ; il a déstructuré son récit au maximum ; il a bâti un casting composé de comédiens locaux, professionnels ou amateurs, capables de parler le français avec un véritable accent corse et de s'exprimer en corse de temps en temps ; il a choisi de pratiquer surtout le plan-séquence. Vous allez me dire : "c'est très bien cela, rien que de très bons choix" et je vais être d'accord avec vous (sauf, en ce qui concerne la déstructuration du récit, très à la mode en ce moment mais qu'on a le droit de trouver très irritante !). Sauf que le résultat n'est pas du tout à la hauteur des espérances : c'est bavard, la plupart des personnages ne sont qu'esquissés, on les confond très vite, on ne comprend rien aux tenants et aboutissants de l'histoire, on voit des hommes tuer à bout portant d'autres hommes sans qu'on sache qui est qui, sans qu'on ait la moindre idée des motivations des tueurs, etc. Un film reste donc à faire, si possible par un réalisateur plus "terre à terre" que Thierry de Peretti : un film qui nous montre la genèse du nationalisme corse et comment, à partir de causes parfois très justes, de jeunes hommes se sont laissés entrainer dans des dérives sans issue proches du grand banditisme ; peut-être aussi un film qui fasse le rapprochement entre ces jeunes et ceux qui, actuellement, se jettent dans les bras du djihadisme.
Que Dios Nos Perdone

Critique de Que Dios Nos Perdone

   1.5 - Mauvais
"Jamais deux sans trois", affirme une expression bien connue. Une affirmation qui, pour moi, a trouvé sa confirmation avec le film "Que dios nos perdone", 3ème polar espagnol encensé par la presse et très bien reçu par un grand nombre de spectateurs mais à qui je trouve beaucoup plus de défauts que de qualités et qui m'ennuie profondément. Les deux précédents avaient pour titres "La isla minima" et "La colère d'un homme patient". Dans "Que dios nos perdone", nous voici en présence d'un film trop long et très mal construit dans lequel le spectateur se trouve très souvent complètement perdu (Je sais, c'est à la mode, c'est fait exprès mais c'est quand même très désagréable !). La recherche du "violeur de mamies" par un flic hyper coléreux et par son collègue bègue s'avère vite très peu passionnante et, in fine, les 3 meilleurs moments du film sont ceux où on entend du fado interprété par Amalia Rodrigues.
Cherchez la femme

Critique de Cherchez la femme

   1.5 - Mauvais
Qu'y a-t-il de plus triste, en matière de cinéma, qu'un film présenté comme une comédie et qui ne réussit à arracher que 2 ou 3 sourires ! Et encore, en étant gentil ! Faut-il croire à ce qu'on voit lorsqu'on regarde une comédie ? Pas forcément, mais y croire un tout petit peu ne peut pas faire de mal. Ici, on ne croit à rien de ce qu'on voit, c'est lourd, caricatural et, surtout, mal joué. Si Félix Moati arrive à peu près à tirer son épingle du jeu, il n'en est pas de même pour les autres comédiens. Même Anne Alvaro n'est pas bonne. Quant à William Lebghil, le frère de Camélia Jordana qui revient du Yémen, il ne joue pas mal, il joue très mal. Je suis d'accord : il est risqué de chercher à faire rire sur un sujet sensible. Le premier problème, ici, c'est qu'on ne rit pas !
Melaza

Critique de Melaza

   3.5 - Bien
Un film qui raconte de façon sobre l'histoire d'un couple cubain qui s'efforce de s'en sortir, d'une façon ou d'une autre. Film tourné surtout en plans séquence et bénéficiant d'une bonne interprétation. Le village "melaza" n'existe pas. Il faut voir dans le titre un jeu de mot sur la mélasse.
Une Femme douce

Critique de Une Femme douce

   4 - Très bien
Après "My Joy" en 2010 et "Dans la brume" en 2012, "Une femme douce" est le 3ème long métrage de fiction de l'ukrainien Sergei Loznitsa, très productif par ailleurs dans le monde du documentaire. C'est également son 3ème long métrage à entrer dans la compétition officielle du Festival de Cannes. Une fois de plus sans succès, même si ce film confirme que Loznitsa fait partie des très grands réalisateurs de notre époque. Le titre reprend celui du film que Robert Bresson avait réalisé en 1969 avec Dominique Sanda et qui était une adaptation assez fidèle de la nouvelle "La douce" de Fiodor Dostoïevski. Concernant le film de Sergei Loznitsa, il parait difficile d'évoquer une nouvelle adaptation de cette nouvelle, ce que le réalisateur reconnait d'ailleurs. En fait, ce film est une charge féroce de la Russie d'aujourd'hui, voire de la Russie de toujours. On est là dans un monde kafkaïen et inhumain où règnent la corruption et la médiocrité et on suit les rebuffades subies par une jeune femme, plus passive que douce, qui a vu revenir un colis envoyé à son mari incarcéré et qui prend la décision d'aller le porter en mains propres. Reconnaissons que "Une femme douce" n'a pas la force de "My Joy" et de "Dans la brume". Ce n'est pas pour autant un film mineur ! Il y a des scènes magnifiques dans ce road-movie particulier, en particulier une qui se déroule dans un autocar. Par contre, on ne peut que regretter la scène du rêve qui envahit la fin du film, une scène qui se veut félinienne mais qui n'apporte rien et qui retire ... un peu !
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