gimliamideselfes    

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La Momie

Critique de La Momie

   0.5 - Nul
Mmmmh... je dois avouer que voir Tom Cruise tourner là-dedans ne m'avait pas enchanté lorsque j'ai découvert la bande annonce par hasard au cinéma. En effet, jusqu'au second opus de Jack Reacher, Tom Cruise n'avait pas fait de mauvais film depuis quelque chose comme presque dix ans. Je ne comprends pas comment lui qui choisit si bien ses rôles a pu se fourvoyer dans ce navet cosmique. Alors le projet est alléchant, faire revivre les monstres d'Universal Monster dans un univers partagé (parce que c'est à la mode), avec des mégastar dans les rôles titres. Mais bon... il aurait fallu tout simplement avoir des gens compétents à la barre. Là on a Alex Kurtzman à la réalisation, qui si j'en crois sa filmographie n'a jamais donné lieu à un truc qui ne serait rien que regardable comme scénariste ou producteur, donc comme réalisateur ça n'allait pas donner grand chose, ça semblait assez évident. On a bien des gens comme Christopher McQuarrie qui trempent dans ce scénario là, mais ça reste assez consternant dans l'ensemble. Le problème est un problème de direction artistique, au lieu de faire un film sur les mystères de l’Égypte qui aurait réellement pu être angoissant, intéressant, captivant haletant, on a un banal film d'action/catastrophe. Je n'aime pas les précédentes itérations de la Momie que j'ai pu voir, mais celle la là est encore plus désolante. En fait comme tout le monde étant gamin j'étais passionné d'égyptologie et l'idée d'imaginer les secrets, les recoins oubliés d'une pyramide me faisait frémir, là... ben euh... C'est perché au possible, on mélange tout, on se demande pourquoi on nous parle de croisés qui vont en Égypte (le but des croisés n'était pas au départ d'aller en Égypte en plus, donc ça fait vraiment "je te prends pour un con") et le lien ne se fait pas tout de suite, donc c'est loooong, chiant, totalement grossier. Et ce qui aurait pu fonctionner, comme le fait que la fille se rende petit à petit compte qu'on n'est pas dans un tombeau mais dans une prison ne fonctionne pas du tout en terme d'effet angoissant puisque le spectateur le sait déjà, qu'on ne s'est jamais donné la peine de construire quelque chose en terme d'ambiance dans ce faux tombeau et toute la situation autour est juste ridicule et incohérente. Bref, le film n'essaye même pas un tantinet de se la jouer aventure/horreur, ou même rien qu'aventure, en faisant les choses correctement, tout n'est qu'un déluge d'effets spéciaux moches, de Tom Cruise qui semble drogué par moments sans que ça ne soit justifié dans le scénario... Pire au lieu de faire un film correct, ils ont préféré en faire une bande annonce pour leur Dark Universe, avec ici Dr Jekyl en Nick Fury pour faire le lien entre les films. Sauf qu'en fait, et là je vais dire du bien de Marvel, ça sera assez unique pour être noté, vu qu'ils ne savaient pas si leur film allait marché, ils ont juste glissé un caméo final, ils n'en ont pas fait des caisses. Plutôt que de toute introduire en même temps ils auraient dû introduire correctement ce qui avait besoin de l'être. Mais le pire dans cette volonté d'univers partagé reste la fin du film la Momie. C'est évident que cette fin n'a aucun sens et est encore plus absurde que toutes les conneries qu'on nous a faites bouffer jusque là... Tout ça pour faire revenir Tom Cruise dans l'univers partagé... après je ne dis pas non à Tom Cruise, mais bon, faut qu'il se ressaisisse rapidement...
Valérian et la Cité des mille planètes

Critique de Valérian et la Cité des mille planètes

   3 - Pas mal
Contrairement à toutes mes attentes, j'ai bien aimé. Je pensais aller voir ça pour aller lui chier dessus, mais en fait j'ai été pris dans le truc. Alors c'est peut-être parce que vu que je suis en vacances je vois un film par semaine, mais franchement, ça a beau être plein de défauts, j'ai trouvé ça assez plaisant. Je commence par ce qui ne va pas, outre les multiples incohérences, les moments où forcément je tique, il y a trois défauts principaux, le premier est la niaiserie ambiante. Je veux dire, si le début où les américains accueille tout le monde dans leur station spatiale, c'est sympa, la séquence qu'on se tape ensuite où tout est beau dans le meilleur des mondes, dans une sorte de vision fantasmée du paradis terrestre, ça me dégoûte au plus au point tant c'est débile. Non seulement c'est très anthropocentré, mais en plus c'est con. Je veux dire, qu'est ce que j'en ai à foutre, qu'est ce que l'humanité peut en avoir à foutre de voir des créatures bleues numériques tendre les bras et avoir l'air niais et être heureuses ? Limite on est content quand leur planète est détruite, bien fait pour leur gueule... Dans la naïveté on peut placer également la relation Valerian/Laureline qui parfois, surtout à la fin, est vraiment totalement mièvre. Pire encore, dès qu'ils semblent se rapprocher, le film semble l'oublier à la scène d'après et ils continuent à faire comme si leur relation n'évoluaient pas, ce qui fait que tout simplement toutes les scènes de rapprochement semblent sortir de nulle part. Le deuxième défaut, c'est la mise en scène. C'est mieux que Lucy, plus lisible, mais ça tournoie dans tous les sens, ça n'arrête pas, mais surtout ça ne fait rien de réellement intéressant. On a une séquence qui se situe au début du film sur deux niveau de réalité, l'un qui se voit avec des lunettes et où il faut un bidule pour y accéder, l'autre qui est le monde réel. Un vrai et bon réalisateur aurait réussi à jouer avec autrement plus d'intérêt et en en faisant une séquence d'une grande tension et réellement virtuose. Là tout ça reste bien plat et c'est vraiment difficile de trouver le moindre intérêt à ce qui se passe, de ressentir du danger. En parlant de danger, les acteurs semblent jouer des personnages qui ont genre 30-40 ans, qui ont déjà vécu, qui ont un passé et là ils ont l'air d'être au lycée... Alors forcément, parfois la crédibilité des personnages en prend un sérieux coup. Ils disent gérer, mais en fait, ils ont juste l'air de ploucs de l'espace et de gamins capricieux. C'est d'ailleurs par moments assez cocasse. Ils sont là, avec leurs petits airs de gamins perdus alors qu'ils devraient être sûr d'eux. Le dernier défaut a à voir avec la naïveté, c'est tout le parallèle totalement grossier avec la Shoah. On parle de génocide, de six millions de morts, de responsabilité (voire même de culpabilité collective). Ce qui n'a aucun sens dans ce cas là. Pourquoi les héros se sentent-ils coupables pour un truc qu'ils n'ont pas commis ? Il ne peut pas y avoir d'après Arendt de culpabilité collective, puisque si tout le monde est coupable, personne ne l'est et donc cela dédouane ceux qui ont réellement fait quelque chose. Surtout qu'ils commettent réellement un génocide dans le film, mais c'est une race alien moche et décadente, donc ça passe je suppose. On peut tuer les laids pour le profit des beaux. La sélection naturelle en somme... Sinon, j'ai vraiment trouvé ça plaisant à suivre, même si c'est long, que ça ne se pose jamais, que ça ne soit jamais réellement profond... que ça se veut un peu badass sans jamais réussir à l'être réellement... en fait le fait que les héros soient jeunes, que le tout soit coloré, ça donne un certain charme un peu kitch à ces aventures spatiales très pulp qui ne sont pas sans rappeler des délires comme Barbarella... et même si c'est sans doute le salir, ça doit sans doute être le truc de space opéra que j'ai préféré depuis les chroniques de Riddick. Oui l'univers sonne creux tant tout est survolé, oui Besson n'est pas Del Toro et ne sait pas donner réellement vie à un univers, mais j'ai apprécié passer un moment avec Cara Delevingne. Et comme dit j'aime bien le côté kitch, mais si en vrai je suppose qu'il aurait été possible de faire quelque chose avec une réelle menace et avec un réel impact. Mais voilà, voir Besson tenter d'écrire un personnage de femme forte alors qu'elle est bête à caresser les papillons et se met elle même dans la merde tandis que le héros lui est en danger car il a de vrais problèmes et faits de vrais trucs ça a son charme... Ou alors c'est juste parce que j'ai vu le film en VO sous titré croate et que j'avais bu avant.
Dunkerque

Critique de Dunkerque

   1.5 - Mauvais
Je n'aime pas spécialement les films de guerre, j'en regarde pas ou peu, mais bon, aller dire que le dernier Nolan c'est pas aussi bien que le disent les fanatiques c'est toujours un grand plaisir... mais là... franchement... ça ne passe pas. Au début du film je trouvais ça plus ou moins sympa, mais bien vite je me suis ennuyé ferme. Si j'aime bien l'idée de la radicalité, faire un film sur une seule bataille, de puis différents points de vue... c'est beaucoup trop propre et trop aidé par la musique pour avoir le moindre intérêt et le moindre impact. Surtout que toutes les scènes se ressemblent... c'est juste horripilant. Le montage est atroce également, on passe d'une histoire à l'autre avec un montage alterné extrêmement sec et brutal, histoire de faire croire que c'est "intense", mais c'est que du vide, la musique fait tout, la mise en scène rien du tout... et franchement voir pour la centième fois le même plan des avions en l'air, le même plan du bateau de pêche qui traverse la Manche pour aller chercher les soldats, ça gave pas mal... J'ai profondément détesté la fin, qui est une véritable insulte à toute forme d'intelligence... si le film avait été tourné en 43, j'aurais compris, pourquoi une telle verve patriotique ? Limite c'est tellement masturbatoire que ça en devient gênant, comme lorsqu'un pote se branle à côté de toi en pensant que ça t'excite un peu alors que toi tu veux juste partir... Ici il n'y a rien de réellement violent graphiquement, pire ce n'est même pas suggéré par des montagnes de cadavres ou que sais-je. Mais comment faire sentir une menace si on ne voit pas les corps défoncés par les avions allemands ? Le côté trop propre va même jusque dans les décors... le ciel bleu en permanence aurait pu être une bonne idée, mais vu que le film ne se pose jamais pour laisser monter la tension, ben ça fait juste carte postale de Dunkerque. En fait il y avait des choses à faire, même sans trop de dialogues, mais il aurait fallu qu'on sache pour l'on s'intéresse à ces personnages et surtout savoir pourquoi je devrais en avoir quelque chose à foutre d'eux... Je ne savais pas qui était qui et surtout je m'en foutais. Qu'ils meurent ou qu'ils survivent je m'en foutais. D'ailleurs j'ai vu le film il y a une semaine et je n'ai déjà presque plus de souvenirs tant c'était quelconque.
Spider-Man: Homecoming

Critique de Spider-Man: Homecoming

   0.5 - Nul
Je ne vous dis pas la pression que j'ai dû mettre à ma copine pour aller voir ça... "pourquoi tu veux aller voir ça alors que ça a l'air nul et que tu détestes les supers héros". Les gens ne veulent pas comprendre ! Je crois que c'est l'infini chaos qui se dégage du plaisir masochiste d'aller voir ce qui se fait de pire, de plus bête, de moins intéressant... Comme si on voyait à quoi l'être humain était réduit : à être une sorte de merde informe qui va de poubelle en poubelle pour trouver de quoi se sustenter. Bref je me suis amusé comme un petit fou devant les blagues nulles, l'introduction horriblement longue façon found foutage, la présence inutile d'Iron Man... Mais je crois que le pire dans tout ça, c'est le méchant, car Raimi voulait l'utiliser dans son quatrième film avant qu'il ne dégage, et ce n'était pas un "vrai méchant", c'était encore une fois un méchant avec un bon fond. Et là, je ne sais pas quoi dire, car on voit qu'ils essayent de jouer sur ce tableau, mais que ça ne fonctionne absolument pas. Il y aurait eu des trucs à faire avec un tel vilain qui agit juste pour sa famille, mais si c'est pour se taper une sorte de coup de théâtre sorti de nulle part bof... et en plus on tombe clairement dans la redite du premier Spiderman. Le héros quant à lui parle trop, vraiment trop... la différence entre les enjeux adolescents et les enjeux plus "cosmiques" est mal traitée, puisque de toute façon rien n'est vrai, donc je n'ai aucune raison de m'intéresser à ces ados et en plus les enjeux "cosmiques" sont assez perchés et inintéressants. Quel est l'enjeu ? On sait bien vite que s'il arrive le moindre problème à Spiderman, Iron Man débarque illico le sauver. On sombre bien vite dans la beaufitude absolue avec les blagues de cul sur le physique de tante May... Et rien de plus dégueulasse que cette "coolitude" revendiquée qui ne fait que montrer que toute cette merde, ben c'est juste un produit formaté pour ado et qui correspond à un cahier des charges indigent Difficile de se satisfaire de quelque chose qui n'arrive jamais à avoir la moindre ampleur et ceci même si c'est plus connecté aux autres films Marvel qu'un Doctor Strange par exemple. C'est juste une vitrine montrant "on a Spiderman", ouais mais bon il est en plastique de mauvaise qualité et qui ne raconte rien... tous les dilemmes ont été traités par Raimi, donc autant passer à la suite directement. Bref, désolant. Le seul truc à retenir reste le cabotinage de Keaton...
Le Grand Méchant Renard et autres contes

Critique de Le Grand Méchant Renard et autres contes

   3.5 - Bien
J'ai enfin pu voir ce film tant attendu (après que la caissière ai absolument voulu me refiler un second ticket pour mon fils Louis qui n'existe pas, choquée qu'un adulte puisse aller voir ça sans morveux pour l'accompagner, mais patiente Louis, tu naîtras). Et je suis un peu déçu, déçu parce que j'ai adoré le travail de Renner (mais il n'était pas tout seul sur Ernest et Célestine, et que j'ai vraiment ri comme un porc en lisant bébé et à livrer et que Le grand méchant renard c'était quand même mignon tout plein. Et donc le film m'excitait au plus haut point, mais en fait, l'histoire n'est pas écrite pas Pennac, et si Renner essaye de s'éloigner de ses BD, gardant ainsi uniquement les idées de départ et quelques gags, histoir de ne pas être uniquement une redite, je dois dire que je trouve ça bien court. En fait j'aurais préféré deux films, un sur le grand méchant renard, et l'autre sur le bébé à livrer. On sent que tout ça va trop vite, qu'on aurait pu tenir 1h20 sur la même histoire et que le potentiel n'est pas totalement exploité. (je passe volontairement sur Il faut sauver Noël dont je n'ai pas lu la BD et qui est sympa sur grand écran, mais les deux premières histoires restent meilleures). Cependant Renner remplace malgré tout certains gags afin d'avoir quelque chose de plus visuel, on sent que ça a été travaillé pour être au cinéma et que ce n'est pas une simple redire et que c'est pensé de manière cinématographique. D'ailleurs j'ai trouvé que le film tentant trop de jouer la carte "mignon tout plein", notamment avec le bébé et c'était peut-être un peu forcé par moments. Reste que c'est vrai qu'elle est mignonne et attachante même si elle ne dit rien. J'ai beaucoup aimé le fil rouge avec la pièce de théâtre, notamment le personnage de la cigogne totalement mégalo et bien senti. Après ça fait partie des choses que seuls les adultes comprendront, mais c'est pas bien grave, vu que c'est réussi. C'est un film qui a plein d'idées, qui arrive à être touchant, même s'il aurait pu l'être plus. Mais, mais, mais... la bd reste mieux, plus de péripéties, plus de conneries, plus de tendresse. Je pense que mon conte préféré reste celui du grand méchant renard (alors qu'en bd je crois préférer bébé à livrer), le "maman" alors que le renard se prépare à mettre en oeuvre son plan machiavélique fonctionne tellement bien. Mais en tous cas je veux plus de films comme ça, qui ne prennent jamais l'adulte ou le gamin pour un idiot et qui permettent à tous de ressortir de là sourire aux lèvres et le dernier film du genre, c'était Ernest et Célestine (et un peu avant Mr Fox).
THX 1138

Critique de THX 1138

   1.5 - Mauvais
J'ai vu ça totalement par hasard (mais vraiment, j'étais sur Netflix, mon clavier tombe et le film se lance, j'ai décidé que c'était donc le destin) et j'ai trouvé ça assez mauvais. J'ai vu le film dans sa version Director's Cut, je ne sais pas ce qui a changé, mais en tous cas visuellement pour un film de 1971 ça en jette. Mais bon connaissant Lucas il a peut-être refait les effets spéciaux. Reste que je ne retiendrai du film que ça : un visuel, un visuel que je connaissais d'ailleurs avant même de voir le film. Je pense que le visuel est assez marquant d'ailleurs puisque avant même de voir le film, l'image d'un monde dystopique, froid et carcéral ressemble un peu à ça. Et si je pense que Lucas sait créer des univers, finalement il ne sait pas réellement quoi raconter de palpitant à l'intérieur, surtout là, où franchement c'est assez mou du genou, même dans les scènes d'action (scènes assez inutiles au récit par ailleurs). Il y a néanmoins les scènes de tendresse qui fonctionnent plus ou moins, notamment parce que l'actrice garde un certain charme avec son crâne rasé et elle accorde au film une touche de sensibilité. Mais sinon globalement je me suis ennuyé tout du long. Par rapport à la littérature du genre, je n'ai pas l'impression d'avoir vu quelque chose de neuf et que ce que le film avait à raconter et comment il le racontait valait de perdre 1h28 de sa vie.
Une Passion

Critique de Une Passion

   3 - Pas mal
Comme souvent avec Bergman, je suis très partagé, parce que d'un côté je ne suis pas réellement rentré dans le film et de l'autre il y a plein de choses intéressantes. Ce film partie de ceux filmés sur l'île de Fårö, île sur laquelle Bergman habitait. Il tranche d'ailleurs avec d'autres de ses films tournés sur la même île comme Persona ou bien L'heure du loup qui étaient de véritables exercices visuels, ici on est face à quelque chose de beaucoup plus sobre, voire même de plus réaliste si j'oserais dire. Le fait que l'on soit sur une île justifie le côté "microcosme" du film, c'est avant tout quatre personnages (tous joués par des fidèles, parmi les fidèles du cinéma de Bergman) dont on finit par comprendre leur solitude, leur besoin d'être sur cette île... J'ai l'impression de voir un film totalement misanthrope; où ces gens-là ne sont pas fait pour vivre ensemble. Mais à côté de cela on une sorte de petite enquête pour savoir qui c'est qui tue tous ces animaux sur l'île. Quelque part ça m'a fait penser à Hors Satan, avec le mal qui rôde sur la Lande, ce qui donne tout à coup à ce drame intimiste basé uniquement sur les relations entre quatre personnes quelque chose de maladif, on sent que non seulement ce n'est pas sain, mais instinctivement on voit alors le mal qui se produit autour d'eux... Le film de Bergman fait sentir ça et ça j'ai beaucoup aimé. Une passion est surprenant, car on s'attendant avec le titre à une grande histoire d'amour, mais c'est "une passion" et pas "la passion", une parmi d'autres, mais rien que formellement il brise les codes, ainsi on voit une scène qui pourrait être issue d'un bonus où Max von Sydow (magistral dans le film) se met à parler de son rapport à son personnage et comment il l'aborde. Et puis il y a cette fin, brutale, quasiment incompréhensible, mais marquante. Et du coup ça m'embête d'autant plus de ne pas être rentré dans le film, car je sens qu'il y a quelque chose et que j'aurais pu aimer beaucoup plus.
The Lost City of Z

Critique de The Lost City of Z

   3.5 - Bien
J'aime bien les deux films que j'ai pu voir de James Gray, notamment Two Lovers, cependant là je ne suis pas totalement convaincu. Je comprends les intentions de Gray de ne pas faire un film où l'homme blanc irait affronter la jungle, on n'est pas dans un remake d'Aguirre (bien que l'on ait des gens sur une sorte de radeau sur un fleuve perdu au beau milieu de l'Amazonie), mais de faire un film sur un homme qui a un but, un but qui va petit à petit le détruire, mais sans jamais trop en faire. On n'a pas ici de crises de folies ou autres, juste quelqu'un qui est persuadé qu'il existait une ancienne civilisation en Amazonie et qui veut absolument la retrouver et qui va faire plusieurs explorations. Le fait qu'il y ait plusieurs explorations permet de segmenter le film, de montrer la réticence initiale à aller en Amérique du Sud, puis effervescence à l'idée d'une grande découverte, puis finalement les ennuis qui arrivent et cette sorte de fatalité qui finit par englober tout le film. Forcément il faut y retourner... Et ça j'ai beaucoup aimé, par contre j'ai une nette préférence pour les scènes dans la jungle, qui sont assez courtes par rapport à la durée du film (2h21), il semble y avoir une espèce de poésie un peu macabre qui s'empare des membres de l'expédition. Et je dois dire que j'en aurais voulu beaucoup plus. Je comprends l'intérêt de ne pas s'éterniser, ça permet de se concentrer sur le drame et de ne pas transformer le film en survival, mais j'aurais aimé voir plus de séquences où ils marchent dans la jungle, surtout que Robert Pattinson a une gueule mémorable avec sa barbe et même s'il ne cause pas trop, ben il en jette... et puis Charlie Hunnam est vraiment bon également, les deux forment vraiment une paire. Une paire qu'il est d'autant plus triste de voir se séparer au travers d'un dialogue assez banal. C'est comme ça que finissent les amitiés. On sent rien qu'à la mise en scène que la troisième expédition sera particulière, le travelling où la fille court après la voiture qui emmène son père et son frère est déchirant et ça m'a fait un peu penser à la Maison des bois de Pialat. Mais malgré toutes les qualités du film, je n'ai pas senti le temps passer (le temps dans le film), je n'ai pas eu l'impression que les personnages vieillissaient tant que cela, que cette obsession lui trottait dans la tête pendant des décennies... Et bien que je n'aime pas trop les films trop long, peut-être que le film aurait gagné à s'étirer, à s'offrir plus de séquences dans la jungle, mais aussi chez lui, des scènes où l'on aurait montré son quotidien, où l'on aurait vu ce couple s'aimer et vivre, ce qui aurait eu comme effet de renforcer encore le drame. Donc pour moi, c'est bien, il y a plein de qualités, mais il manque un souffle réellement porteur qui aurait donné au long métrage une force supplémentaire qu'un "aller-retour", mais néanmoins ça reste un beau film.
Okja

Critique de Okja

   4 - Très bien
Beaucoup de choses ont été dites sur ce film avant même sa sortie, surtout parce qu'il est distribué par Netflix, mais ce que je retiens, c'est que Netflix produit énormément de merdes et ce n'est pas demain qu'il va réussir à concurrencer réellement le vrai cinéma et ses salles. Par contre, s'il s'amuse à financer Herzog ou ici Bong Joon-ho on va déjà plus dans le bon sens que lorsqu'on l'on pond War Machine. De Bong Joon-ho j'avais surtout apprécié son dernier film : Snowpiercer (plus que The Host ou Memories of Murder, bien que j'aime assez ce dernier) qui était un peu ses premiers pas très réussis dans le cinéma hollywoodien. Okja confirme qu'il arrive parfaitement à se plier à la demande internationale, sans jamais se renier. On a dans ce film qui est quand même destiné en partie au marché US, une bonne partie des scènes qui sont tournées en coréens et donc faut lire des sous-titres, ce qui est inhabituel en Amérique et surtout ça garde une certaine radicalité. Quelque part je rapprocherai un peu ce film de The Mermaid de Chow, où la violence et la brutalité venaient également tout à coup s’immiscer dans le quotidien plutôt tranquille, les deux films ayant un message fortement écolo. J'avais lu pas mal de délires autour d'un soi-disant film antispéciste (si l'on suppose que ce a mot a un sens), alors que c'est surtout un film contre la maltraitance animale et plus pour ce qui serait l'équivalent d'un animal domestique que d'une poule. Et je trouve que ça fonctionne vraiment bien, plusieurs fois le film était super juste dans ce qu'il montrait, il arrivait à garder une certaine sobriété et ne tombe jamais dans le pathos absolu. Surtout que Bong Joon-ho s'amuse avec les caricature, on voit donc Tilda Swinton reprendre un peu son rôle de bourgeoise mégalo de Snowpiercer et c'est sans parler de Jake Gyllenhaal qui est en roue libre. Tout ça aide à caractériser la farce, mais sans jamais perdre en dramaturgie, le film reste fort et poignant. Il décrit alors un univers vraiment semblable au notre, mais où la démesure l'a emporté, où les patrons de Monsanto ne se contiennent plus et où toutes les manipulations de l'opinion publique sont possibles afin d'avoir un petit côté colo qui rassure le consommateur. Bon en vrai on n'est pas loin du tout de la réalité... Mais le fait que l'on ne si situe pas totalement permet malgré au film d'avoir son univers propre et de pouvoir raccrocher ce film à une belle petit fable. La folie de ce monde passe également par la mise en scène, notamment une scène, où Okja est enfermée, la pièce rectangulaire est filmée en plan zénithal, mais le cadre du plan est légèrement incliné par rapport à la pièce, on voit alors Okja déambuler d'un bout à l'autre de la pièce, sans jamais réellement être dans le cadre une réelle impression de malaise sort de là. Le film n'est pas non plus dénué de suspens, il faut dire qu'il sait y faire, je me suis souvent demandé comment ils allaient pouvoir s'en sortir, même s'il y a des victoires qui ont plus des goûts de défaite et je dois dire que l'avant-dernière séquence est vraiment déchirante. Et puis il y a cette tension limite poétique, comme lorsque Paul Dano regarde la gamine et lui dit de ne pas se retourner, tout est là... Je trouve le film assez complet dans le panel d'émotion qu'il fait vivre, mais également dans son discours, il semble s'en prendre aux multinationales, mais également à leur "greenwashing", tout en dénonçant certaines actions des militants écolos qui pour mieux dénoncer laissent souffrir des animaux. Bref, j'ai beaucoup aimé et ça va me motiver à voir Mother.
Le Roi Arthur: La Légende d'Excalibur

Critique de Le Roi Arthur: La Légende d'Excalibur

   0.5 - Nul
En voyant cette nouvelle itération des aventures du Roi Arthur j'ai l'impression d'avoir vu une bande annonce de deux heures. C'est d'une tristesse absolue. Guy Ritchie est loin d'être le type le plus subtile du monde, mais là... Il n'arrête pas pendant deux heures, que ça soit les effets de ralentis accélérés, le montage alterné entre différentes "époques", les scènes dégueulasses bourrées de numérique qui sont censées être "cool", ben ça devient juste insupportable. Et franchement, vu la distribution, ça aurait pu être un minimum classe, Charlie Hunnam a vraiment de la gueule, Jude Law aurait pu faire un bon roi torturé et machiavélique, mais tout le reste est à vomir, même ce qu'en fait Ritchie est à vomir, jamais on n'a un plan sur Hunnam qui soit réellement beau, tout va bien trop vite, tout est dans l'effet et jamais dans la substance. Je veux dire que ça aurait pu en jeter de le voir sur son cheval entrain de se pavaner un peu sur de la musique bretonne, celtique ou je ne sais quoi... Mais là j'ai juste l'impression de voir un clip. Il est là le problème, il n'y a pas de cinéma là-dedans, du clip, de la pub, une bande-annonce, pourquoi pas ? Mais où est le cinéma ? Surtout que toutes les scènes sont dégueulassées par des serpents numériques, par des couleurs fades assez peu réalistes, jamais on n'a juste deux acteurs qui jouent bien qui disent un texte cohérent. Parce que oui, je ne comprends pas comment un britannique peut oser faire ça au mythe arthurien... Les Monty Python encore c'était irrévérencieux et potache tout en ayant une identité bien anglaise, mais là, c'est n'importe quel blockbuster US qui tente de faire de l'heroïc fantasy, ça n'a même pas la décence de respecter ses origines ou sa culture. Hallucinant de bêtise.
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