gimliamideselfes    

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Critique de la séparation

Critique de Critique de la séparation

   4 - Très bien
Critique de la séparation est encore une fois un film extrêmement riche et il est difficile de tout capter au premier visionnage et encore une fois j'aurais bien aimé un tapuscrit afin de lire ce qui est dit car le débit de parole et le ton monocorde me perdent parfois dans le raisonnement. Mais sinon les réflexions proposées ici sont réellement intéressantes, j'en retiens deux autour de la séparation, la séparation entre l'acteur et le personnage, car même si le personnage et l'acteur vivaient la même chose, l'acteur lui s'éloigne de plus en plus de l'événement vécu. Mais la séparation la plus intéressante dont il est question dans ce film c'est la séparation entre ce que l'on voit et la réalité et que c'est à cause du spectacle continue dans les médias, au cinéma, qu'on a une distanciation qui se fait entre la misère partout dans le monde, avec les révoltes qui peuvent se produire et on reste passif, comme devant le spectacle. Bref, c'est intéressant et à méditer et dans la directe lignée de ce que peut produire Debord d'habitude, bien que moins conceptuel que Hurlement en faveur du marquis de Sade.
Downsizing

Critique de Downsizing

   2.5 - Moyen
Je n'aime pas forcément Payne et son cinéma, mais bon Downsizing ce n'est pas ce qu'il a fait pire (et j'ose espérer que ce n'est pas ce qu'il a fait de mieux). En fait le film a plusieurs soucis, le premier c'est qu'il est trop long et donc assez chiant, très écrit il est donc extrêmement prévisible, mais malgré tout grâce à Waltz et à Udo Kier il arrive à gagner un peu de fraîcheur. Néanmoins ça reste totalement oubliable car si au début on a un propos politique au niveau de l'économie sur le fait de consommer moins qui fait perdre de la croissance au pays et donc on a un message (ou du moins on en parle) sur la décroissance, c'est très vite oublié au profit de pas grand chose et c'est bien le problème. L'histoire d'amour est téléphonée au possible et le problème principal c'est que c'est tellement écrit que tout est ultra prévisible. Tout ce qui est avancé dans le film doit servir, on parle du méthane à la télé, ça va servir, on parle d'une fille retrouvée dans un carton de téléviseur, ça va servir, etc. Le film ne se permet jamais de vivre. D'ailleurs il ne fait rien de son concept puisque finalement ce n'est pas si différent d'aller vivre à l'étranger... donc le concept tombe un peu à plat, surtout qu'il n'y a pas réellement de discours intéressant sur l'économie, sur l'écologie ou bien même sur quoique ce soit. Bref, c'est un beau gâchis. Mais parfois ça reste drôle, donc ça passe vite fait entre deux bâillements.
Le voyage en Occident

Critique de Le voyage en Occident

   4 - Très bien
Je crois que j'aime vraiment le cinéma de Tsai Ming-Liang, il a quelque chose de réellement fascinant. Ici on suit au travers d'une poignée de plans fixes (et d'un plan où à la caméra bouge légèrement pour accompagner un personnage) un moine bouddhiste lors de son voyage en Occident. Ici le titre fait forcément penser à l'histoire du roi singe (aux pérégrinations vers l'Ouest), sauf que le moine a poussé un peu plus loin que l'Inde et se retrouve à Marseille. Il y marche lentement et c'est ça la force du film. Il se passe quelque chose de fou lorsqu'on regarde le film, on a à la fois cette prestation à la limite de la performance de Lee Kang-Sheng qui marche avec une lenteur absolue et à côté on a la vie des gens. Parce que c'est tourné dans la rue, on voit les gens qui s'arrêtent, qui le regardent, qui le dévisagent, qui continuent leur chemin... Ceux qui prennent une photo avant de continuer leur route... Il se passe tellement de choses à l'écran que limite on ne sait plus où regarder. Dans certains plan le moine n'est pas là dès le départ et on guette son arrivée, mais on est tellement attirée par tout le reste, par toute l'animation que par moment il semble limite surgir dans l'image tellement sa tenue rouge attire l’œil qui était au préalable attirée par tout autre chose. La composition des plans n'est pas pour rien dans la fascination du spectateur. C'est vraiment beau, notamment ce plan où l'on film un toit qui reflète ce qui se passe en-dessous. Sauf qu'en-dessous il y a la mer... on a donc cette impression étrange et irréelle que la mer s'arrête en plein milieu du ciel. Le film reste totalement énigmatique, on a le personnage de Denis Lavant que je n'arrive pas à identifier. Je l'ai vu crédité comme étant le dragon sur certains sites. Il y a bien quelques images où il peut faire penser à ça, notamment une où il est flou, au premier plan, on ne voit que son visage à l'horizontal et un petit point rouge, sans doute le moine, se déplacer au loin, au peu au-dessus de lui sur l'image. Donc malgré la lenteur absolue, c'est sans doute l'un des films les plus lents qu'il m'ait été donné de voir, le film pose réellement question sur ce qu'il dit, sur ce qu'il veut dire et sur ce qu'il montre, sur ses références. Il y a largement de quoi occuper un esprit pendant les 53 minutes que dure le film. Bref, c'était un réel régal de voir notre société par ce prisme là, avec cette lenteur qui force à la contemplation, où finalement l'étranger finit par se fondre dans le décor, dans la masse et où le réel sujet devient nous-même.
J'ai vécu l'enfer de Corée

Critique de J'ai vécu l'enfer de Corée

   3 - Pas mal
La première chose qui surprend avec ce film de Samuel Fuller c'est son année de réalisation. Le film date de 1951, il a donc été tourné en pleine guerre de Corée, alors même que les troupes étaient sur place, puisque la guerre ne s'est achevée qu'en 1953. Et pourtant, malgré ce qu'on pourrait attendre d'un film de guerre tourné durant les événements, ce n'est pas du tout manichéen. Alors oui on suit les soldats américains, les nord coréens n'ont pas réellement la part belle, mais le peu qu'ils ont la parole Fuller leur trouve des choses intelligentes à dire, comme lorsque ce prisonnier regarde le soldat noir et lui fait remarquer qu'il se bat avec des gens avec qui il n'a pas le droit de manger avec et que lorsqu'il va rentrer il va devoir continuer à s'asseoir au fond des autobus. Trente ans avant Dressé pour tuer Fuller arrivait déjà à jeter des petites piques au racisme ambiant aux USA. D'ailleurs il y a un très beau plan sur la fin avec les "parias", l'asiatique, le chauve, le noir, qui survivent encore aux assauts des forces du nord. Ici la guerre n'est pas propre, on tue les prisonniers de guerre sous le coup de la colère, on meurt, mais surtout on vit un éternel recommencement (et c'est peut-être ça l'enfer du titre francophone), après les plages de Normandie, voici le temple bouddhiste en Corée, comme si on ne s'en sortait jamais réellement. La scène faisait l'analogie entre les deux, où le héros propose à son supérieur de ne pas mourir sur la plage est vraiment très forte. Cependant le film n'est pas exempt de défauts, par exemple j'ai vraiment l'impression que le gamin au début du film est le cliché absolu du coréen, il prie bouddha tout le temps et surtout le rapport des bouddhistes avec leur religion me semble très calqué, dans le film, sur une sorte d'image qu'on s'en fait en occident mélangée avec du christianisme pour que ça soit quand même compréhensible pour le spectateur, ce qui donne un aspect assez étrange et un peu ridicule. J'ai trouvé le film assez également malgré qu'il ne dure même pas une heure trente et pas forcément abouti visuellement. Plusieurs scènes d'action sont assez confuses. Mais comme dit le propos est vraiment intéressant et surprenant pour l'époque et le film vaut le détour pour ça. Il le vaut d'autant plus qu'on n'a pas tant de films que cela sur la guerre de Corée.
Pitch Perfect 3

Critique de Pitch Perfect 3

   3.5 - Bien
Avec Sexy Dance la saga Pitch Perfect c'est un peu mon plaisir quasiment cinématographique le plus coupable et ça tombe bien, pour réaliser cet ultime opus ils ont fait appel à la réalisatrice du presque plus nul épisode de Sexy Dance. Pour moi c'était comme une « Double ration de frites », car c'est ça la générosité. On ne va pas se mentir, autant le premier pouvait être bien, autant le deuxième et celui-ci c'est toujours la même chose, les mêmes blagues, bien qu'ici ça se soit assez assagi, et on ne va pas se le cacher c'est un peu nul parce que bon quitte à prendre une réalisatrice qui filme (mal) des chorégraphie dans Sexy Dance 5 autant filmer des chorégraphies et ne pas être tout mou durant les innombrables scènes de chants, mais ils ont décidé qu'il en serait autrement... Mais j'ai malgré tout pris mon pied, parce que je savais exactement ce que j'allais voir. Je suis allé voir un film vulgaire pour filles. Donc forcément on parle de vagin, de serviettes hygiéniques, de règles de la manière la plus crue et dégueulasse possible histoire d'égaler les comédies "pour garçon" dans la scatologie et faire croire que les filles aussi savent rire de tout. Et franchement ça fonctionne, je me suis bien marré, j'ai dû déranger les trois autres personnes dans la salle... à chaque scène on a une réplique absurde qui sort de nulle part, un délire égocentrique ou bien une vacherie et si on oublie pas que le malaise face à autant de blagues qui tombent parfois à plat fait partie du plaisir et bien on passe un excellent moment. Parce que même si c'est rien du tout, on retrouve nos amies que l'on connaît maintenant depuis cinq ans, les présentateurs assez violents qui semblent s'être assagis eux aussi, même s'ils sortent quelques blagues sexistes assez marrantes je dois le dire, comme lorsqu'ils parlent de femmes qui gagnent un concours sans l'aide d'un homme et qui n'est pas un concours de cuisine... Sinon en vrai le film passe totalement à côté de son sujet qui aurait pu être la remise en question du principe débile de faire un groupe a cappella et d'introduire justement des instruments pour se surpasser et arrêter de se mettre des barrières artistiques... Tout l'aspect familial est aussi expédié que dans un Fast and Furious, mais ça reste un peu moins crypto gay malgré tout. En fait dans ce film rien n'est accompli, il y a juste tout un tas de solutions miraculeuses qui tombent du ciel... C'est d'une paresse... Mais bon, ça faisait longtemps que je n'avais pas pris mon pied comme ça (en toute hétérosexualité) devant un truc pour lequel je ne suis absolument pas le public cible (et qui est franchement médiocre il faut bien le dire).
Casse-tête chinois

Critique de Casse-tête chinois

   1.5 - Mauvais
Je ne vais pas être long mais je n'ai pas voulu voir les deux précédents opus une idéologie particulière... Mais là... Je veux dire c'est deux heures d'odes à l'expatriation à la destruction de toutes les valeurs familiales, nationales... On y vante les mérites du mariage blanc, du travail au noir, de l'immigration clandestine... Tout ça dans un environnement bobo qui n'a rien à voir avec la réalité de ce que peuvent bien vivre la majorité des gens qui sont obligés d'avoir recours au mariage blanc. C'est plaisant de retrouver les personnages mais en vrai il n'y a aucune émotion... Rien... Nada... C'est trop mal filmé, trop artificiel pour faire mouche.
A Ghost Story

Critique de A Ghost Story

   3.5 - Bien
Ce n'est sans doute pas un film à voir dans l'avion comme je l'ai fait car il est très lent et n'est pas fait pour ce mode de consommation de films pour combler l'ennui. Mais j'ai néanmoins trouvé ça pas mal du tout. Et ceci pour plusieurs raisons. La première c'est que c'est très lent et donc ça permet aux scènes de s'installer. Je pense néanmoins à une scène d'amour où Rooney Mara embrasse Affleck pendant une plombe. On sent qu'elle l'aime et qu'elle le veut. Et vu qu'on a compris ça on comprend encore plus le drame qui se joue lorsque le personnage d'Affleck meurt. En fait je m'attendais à un remake de Mme Muir et malheureusement ce n'est pas aussi bien et aussi intelligent. C'est un film sur le fait qu'on est forcément oublié à un moment donné. Un anti Coco de Pixar en fait. C'est donc très réaliste. Mais malheureusement le film part en sucette dans les dernières dizaines de minutes et c'est bien dommage. Je ne vois pas l'intérêt de venir complexifier le récit avec cette pirouette alors qu'il tenait sa forcede sa simplicité et qui fait un peu prétentieux pour le coup. Après ça reste la meilleure histoire de fantômes que j'ai vue depuis Mme Muir.
Bright

Critique de Bright

   2.5 - Moyen
Je me suis surpris à ne pas trouver ça si mal que ça. Alors oui c'est trop long, répétitif, avec quelques scènes d'action un peu bordéliques et inintéressantes tant dans les enjeux que dans leur mise en scène, mais l'univers est sympa. Rien d'original, mais se servir des orcs pour dénoncer une certaine forme de communautarisme et de racisme, de gens qui se croient condamnés à cause de leur espèce à n'être que des gangsters. C'est lourd et surappuyé, mais reste clairement assez sympa et evite que le film soit gratuit et serve juste de prétexte à mettre des orcs et des elfes à l'écran. Mais vu que plein de rebondissements sortent de nulle part ça rend la critique de la société ricaine encore plus vaine car on ne peut pas réellement prendre le film 100% au sérieux. C'est triste à dire mais niveau film Netflix c'est sans le haut du panier et clairement. La manière qu'ont nos deux policiers et héros du film de tenir leur arme alors que tour est chaos autour d'eux rend vraiment bien. C'est donc un petit film qui a ses défauts, mais pas désagréable à regarder.
Les Grands Esprits

Critique de Les Grands Esprits

   1.5 - Mauvais
Ce film n'a qu'une qualité, sa fin douce amère. Tout le reste n'est que mensonges ou enfoncement de portes ouvertes. On a donc un prof qui se croit brillant à humilier des élèves dans un lycée de riche (et en vrai tu parles comme ça à un gamin tu as de fortes chances pour que ça te retombe dessus) qui va à la suite d'une pirouette scénaristique un peu nuller arriver en banlieue et se rendre compte que derrière ces jeunes un cœur bat. Comme c'est mignon. En vrai le film ne dit pas grand chose si ce n'est que sans l'école les élèves n'ont aucune chance. Sauf qu'en faisant ça il idealise les élèves, leur comportement, etc. Donc l'image des anges qui ne demandent qu'à apprendre est totalement idéalisée. On n'est donc pas dans la réalité ou dans quelque chose qui y aurait une quelconque assise. Non. On est dans un fantasme. On est encore plus dans un fantasme que finalement le prof ne va "sauver" qu'un seul élève. Niveau conscience professionnelle c'est bien bas. Le film redécouvre l'eau chaude en disant sue c'est bien de travailler en projet interdisciplinaire au collège... Sauf que c'est obligatoire... Je passe sur les fenêtres non sécurisées que l'on peut ouvrir... Bref c'est tout plein de bons sentiments, rien n'est jamais exploité totalement... C'est triste. Notamment les relations avec les collègues qui ne pensent pas comme notre héros. Tout est cousu de fil blanc et pas intéressant. Mais, on a quand même comme dit une fin un peu douce amère où l'échange de cadeau à la fin de l'année scolaire est assez réussi et limite touchant. Comme quoi une fin un peu moins "satisfaisante" et heureuse marque bien plus et ceci même dans un film pas terrible.
Phantom Limb

Critique de Phantom Limb

   5 - Chef d'oeuvre
Sublime chef d'oeuvre que nous sert là Rosenblatt qui exolore le deuil d'un petit frère mort durant l'enfance, ce que c'est que de perdre un frère alors qu'on est trop jeune pour comprendre... Trop jeune pour bien se comporter avec lui, trop jeune pour aller à l'enterrement... Trop jeune pour réaliser ce qui se passe et ce que l'on fait. Ce film collage de Rosenblatt c'est de l'émotion pure, sans jamais prendre en otage émotionnellement le spectateur. Un bijou. Mention spéciale à la séquence de conseils où d'un air lent et monotone une felle dispense ses conseils aux parents qui on perdu leur enfant. Durant cette seque poignante on a en image un mouton qui se fait tondre et c'est du sport. Je ne sais pas sil y a un lien entre l'image et le son mais c'est tellement puissant émotionnelle de voir ce combat entre le mouton et le berger et entendre ce combat des parents qui ont perdu la prunelle de leurs yeux. Bref Rosenblatt arrive encore une fois à toucher à la beauté universelle, celle qui nous parle à tous car c'est la vie
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