lhomme-grenouille    

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Dark

Critique de Dark - Saison 1

   2 - Pas terrible
S’il y a bien une chose qu’on ne pourra pas renier à cette série « Dark », c’est qu’elle ne manque pas d’atmosphère. Ah ça ! Au moins sur ce point là, je dois bien avouer que c’est une réussite. Dès le premier épisode une patte est posée. Avec cette ville isolée et presque morte au milieu d’une épaisse forêt, le tout avec cette silhouette glaçante de centrale électrique à l’arrêt, il y a presque quelque-chose de « Twin Peaks » et de « Stranger Things » là-dedans. La photographie très sombre et très léchée ainsi que l’habillage musical fort à propos appuient cette démarche atmosphérique très efficace. En tout cas, le premier épisode réussit parfaitement bien sa démarche d’hameçonnage. Il rend curieux pour la suite. Malheureusement, force est de constater que « Dark » est bien une série de 2017, c’est-à-dire une série issue de la période « post-âge d’or ». Bah oui, parce que c’est effectivement l’idée que je me fais : depuis la fin de « The Leftovers », j’ai du mal à voir quelles séries ont su se lancer avec les mêmes promesses de renouvellement et de densité. Pire, pendant la diffusion de « The Leftovers » j’ai déjà eu du mal à trouver des séries de ce genre là. Certes, aujourd’hui il y a encore « Black Mirror », « Tabou » et « Baron noir », mais j’ai davantage l’impression que ce sont des queues de comètes plutôt que les annonciatrices d’un nouveau flux de chefs d’œuvres revitalisant le genre. Aujourd’hui, les séries phares qu’on nous vend pâtissent malheureusement des mêmes défauts dont souffre pathologiquement ce « Dark ». Il ne s’agit plus de tirer parti d’un format spécifique pour en faire des films impossibles à sortir au cinéma. Au contraire, avec « Dark » il s’agit de faire de la série pour faire de la série. Parce qu’au regard de l’intégralité de cette saison 1, tout ce qu’il y avait d’intéressant dans ce « Dark » pouvait aisément tenir en 1h45, soit deux épisodes. Bah oui, « Dark » est pour moi de ce genre-là. Un peu comme « Mr. Robot », « Westwood » et autres « Handmaid’s Tale », on nous met tout au début pour bien nous appâter, et puis ensuite on garde tout le reste pour la fin afin de faire un joli cliffhanger qui donne envie de voir la saison 2. « Dark » est EXACTEMENT dans ce schéma. Dès la fin du deuxième épisode la démarche est criante. Au lieu de reprendre sur le cliffhanger posé par l’épisode précédent, l’épisode 2 décide de tourner en rond, de faire de l’exposition de personnages à gogo, de meubler avec des parcelles de mystère disséminées ça et là, le tout pour ne revenir au cliffhanger précédent que sur ses trois dernières minutes. Si ça ce n’est pas chercher à gagner du temps ! Parce que bon, franchement, les personnages n’ont pas vraiment grand-chose d’intéressant. Ils sont trop nombreux, trop plats (et aussi trop mal coiffé pour l’un d’entre eux !), et surtout leurs problématiques sont tout droit sortis du sac à banalités ou à stéréotypes. Je vais d’ailleurs être honnête avec vous : face à cette série, je me suis risqué à une expérience. Quand j’ai constaté au bout de quatre épisodes que « Dark » était en train de reproduire le bon vieux schéma de narration en tunnel où il ne se passe des choses qu’au début et à la fin de l’intrigue, je me suis osé à regarder le dernier épisode avant tous les autres. Et surprise… Bah j’avais l’impression de n’avoir rien raté. A part un personnage dont je ne savais pas trop d’où il sortait, pour le reste, j’avais l’impression de récupérer tous les arcs narratifs où je les avais laissés. J’avais les réponses que je m’étais imaginé dès la fin du premier épisode. Et bien évidemment, le seul truc intéressant de l’épisode final fut sa conclusion. Il a donc fallu attendre la dernière minute du dernier épisode pour que quelque-chose de neuf tombe dans l’escarcelle ; quelque-chose qui réactive la machine à imagination et à curiosité. Seulement voilà : c’était la fin de la saison. La suite au prochain épisode ! Bref, pas de surprise donc : « Dark » est bien de cette génération de séries qui décide de diluer et de ne rien explorer afin de durer le plus longtemps possible. Le pire, c’est qu’il n’est même pas sûr que l’attente en vaille la peine. Après tout, ce mystère est assez classique et difficile de voir ce que la série peut véritablement apporter de plus au schmilblick. En cela « Dark » est frustrante. « Dark » est usante. « Dark » est ennuyeuse. Bref, « Dark » est une série de son temps. Et franchement, au regard d’un tel soin apporté à l’atmosphère et à l’univers de cette série, c’est un sinistre gâchis… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Baron Noir

Critique de Baron Noir - Saison 2

   5 - Chef d'oeuvre
« Baron noir », pour moi, c’était la grosse claque de l’an dernier. Je ne l’espérais pas et pourtant elle s’est posée là comme une remarquable série explorant habilement les arcanes du pouvoir. Forcément, j’attendais cette saison 2 avec excitation et anxiété. J’espérais que cette saison 2 saurait ne pas souiller le travail jusqu’alors accompli. Et bien autant vous le dire tout de suite : moi je trouve que le contrat a été pleinement et dument rempli. J’avoue même qu’une fois de plus, cette saison a su me surprendre. Et parmi ces surprises là, ma plus grande satisfaction, ça a clairement été de constater comment cette série avait su marier fiction et analyse de la réalité. Parce qu’au fond, pour moi, il aurait été là le grand piège. Vouloir coller absolument à la réalité, coûte que coûte. Ne se poser que comme un décalque de la situation actuelle où il suffirait de changer les noms des personnages fictifs par des personnages réels pour comprendre au fond qui était qui. Là, « Baron noir » explore sa propre voie avec ses propres personnages, tout en n’ignorant pas la réalité politique actuelle. La saison 2 a été tournée pendant l’élection présidentielle 2017 est ça se sent. Toutes l’actualité est là : le PS qui explose en faveur d’une recomposition de l’échiquier politique. L’émergence d’une nouvelle gauche. La question du Front national qui est posée comme un épouvantail à chaque élection et recomposition… Néanmoins, les problématiques posées par la série sont différentes que la réalité. Mieux, je trouve que les personnalités politiques qu’elle présente sont plus intéressantes que les personnalités politiques de notre paysage politique réel. Vidal est un bien meilleur Mélenchon que Mélenchon lui-même. Plus subtil. Plus séducteur. Chalon est lui aussi une bien meilleure Marine Le Pen que l’originale. Plus habile. Plus ambigu et plus séducteur dans ses positionnements. Et je pourrais d’ailleurs dire la même chose pour ce qui est des débats abordés par la série. La question de la gauche rouge-brun était notamment une question très audacieuse à aborder et elle l’est avec une rare intelligence. Même chose pour ce qui est de l’opposition entre ces deux visions de la politique avec d’un côté le schéma classique gauche/droite et de l’autre cette nouvelle vision dite des « trois blocs ». En tout cas, si tout cela marche, c’est parce que – certes – c’est pertinent, mais c’est aussi parce que ça a de la chair. Les personnages sont efficaces et les enjeux personnels clipsent bien avec les enjeux politiques. Et si tout cela marche, c’est aussi parce qu’il y a de la forme. Certes, plastiquement cette saison 2 est plus nonchalante que la précédente, néanmoins en termes de rythme et d’écriture, ça reste très habile ; totalement échevelé ; sachant bien mêler politique de l’instantanéité et enjeux à longs termes. Alors certes, tout n’est pas parfait non plus (la question terroriste fait un peu plus artificielle dans son traitement), mais globalement il y a une audace et une pertinence dans cette série que je ne peux que louer. Donc oui, j’ai adoré cette saison 2. Et oui – encore une fois – j’ai hâte de voir débarquer la saison 3… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Sense8

Critique de Sense8 - Saison 2

   1 - Très mauvais
La saison 1 avait été pour moi une lente descente aux enfers, du plus vif des enthousiasmes au doute le plus amer. Autant dire que cette saison 2 allait confirmer ou non cette dynamique ou pas. Or, me concernant le bilan est sans appel : « Sense 8 » saison 2, c’est non. Pour moi il est bien loin le charme des premiers épisodes ; ce charme qui faisait passer ce « Sense 8 » pour une déclinaison plus longue d’un « Cloud Atlas » revisité. Avec cette saison 2, elle est bien loin cette impression d’assister à une fable philosophique capable de questionner la place de l’individu au sein de tout le genre humain. Au lieu de ça, la série préfère se complaire dans un simple étalage d’imageries militantes à base de transsexuels, homosexuels et autres minorités opprimées. Cette saison 2 se réduit même tellement à ça que le déroulement de l’intrigue perd toute substance discursive. Les péripéties ne deviennent que des mécaniques de scénario où il faut que la gentille troupe de gentils Geeks / LGBTQ+ / United Colours of Benetton puisse triompher du méchant expérimentateur nazi au service des grandes firmes multinationales. C’est horrible à dire, mais au fur et à mesure des épisodes, j’avais l’impression de regarder une version améliorée des Powers Rangers tant cette troupe se réduit finalement un Mixt Band bariolé d'individus ne se limitant qu’à des identités plutôt que des personnalités. J’avoue que c’est assez triste de voir à quel point les sœurs Wachowski ont ici perdu le sens de l’universel au profit de la défense bête et stérile de causes qui leurs tiennent à cœur et à corps. Du coup – et vous l’aurez certainement compris – ce n’est pas moi que ai été touché par l’annonce du non-renouvellement de la série. Et même si certains fans ont réussi à obtenir de Netflix qu’il leur fasse malgré tout quelques épisodes conclusifs – et tant mieux pour eux ! – moi je crois que je leur laisserai volontiers ce plaisir là car, me concernant, l’aventure « Sense 8 » a déjà été beaucoup trop longue… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Rick et Morty

Critique de Rick et Morty - Saison 3

   5 - Chef d'oeuvre
J’avais nourri quelques réserves lors de la saison 2, m’empêchant ainsi de renouveler le « 5 étoiles » que j’avais pu attribuer précédemment à cette fabuleuse série qu’est « Rick et Morty ». Pourtant certes, le plaisir avait été au rendez-vous et certains épisodes étaient mémorables (Ah ! Cet épisode 6 avec les Aliens parasiteurs de souvenirs ! Quel régal !) Seulement voilà, je trouvais qu’à force d’avancer, les épisodes finissaient par se répéter, tourner en rond, et perdait légèrement en densité. Certes, ça restait très drôle, mais je me sentais de moins en moins dépassé par le déluge créatif des épisodes. Car pour moi c’est là la première grande force d’un épisode de « Rick et Morty » : c’est tellement dense et barré qu’on a du mal à anticiper ce qui va advenir dans les secondes qui vont suivre. Chaque instant est un contrepied permanent à ce qui est attendu ; une déclinaison fouillé d’un tournant absurde et ridicule de l’intrigue… Vous allez me dire que ça fait beaucoup de lignes pour parler des deux premières saisons de cette série sans même aborder la troisième. C’est vrai. Mais si j’y passe autant de temps c’est parce que – bien évidemment – ces qualités sus-citées de la saison 1, j’estime les avoir retrouvé dans cette saison 3. Certes, tous les épisodes ne sont pas égaux, mais globalement, je ne peux m’empêcher de considérer qu’on est ici de retour sur les standards de la saison 1, notamment avec ce merveilleux épisode qu’est « Pickle Rick ». Mais surtout, si cette saison 3 a su davantage m’enthousiasmer que la précédente, c’est parce que j’estime qu’elle a su aussi davantage renouer avec la seconde grande force de « Rick et Morty ». Cette force, c’est le cynisme. Alors que la saison 2 abusait quelque peu de l’hémoglobine et de la violence gratuite histoire de dire « Yeah ! Notre série elle est trop transgressive », je trouve que cette série recentre sur ce qui est son véritable cœur transgressif. Montrer un monde désenchanté ; présenter des personnages faibles et pathétiques ; illustrer en permanence le non-sens et la cruauté des entreprises menées : voilà le vrai cœur transgressif de cette série. Ce cynisme est incroyablement corrosif et tinte chaque rire d’une aigreur qui fait forcément écho à notre quotidien. En cela, l’épisode qui se déroule dans la citadelle en pleine campagne électorale en est la plus pure illustration. En soit, cet épisode évacue totalement le burlesque ou l’absurde. Le rare humour qu’on y retrouve ne repose quasi-exclusivement que sur la satire aigre d’une société totalement aliénante. Cet épisode d’une incroyable noirceur – totalement nihiliste – est pour moi une clef de voute de l’univers « Rick et Morty ». C’est même d’ailleurs cet épisode qui, selon moi, explique le mieux le succès de cette série car c’est lui incarne le mieux l’humour de son temps. Les années 1980 et 1990 ont eu « les Simpson ». Les années 2000 ont eu « South Park ». Les années 2010 ont « Rick et Morty ». Or, qu’est-ce qui distingue ces trois séries ? Certes, les trois sont corrosives et irrévérencieuses à leur façon, mais « Rick et Morty » est la seule à faire preuve d’un nihilisme aussi total et complet. On aura beau avoir toute la technologie du monde, explorer toutes les dimensions du monde, au final l’humanité sera toujours aussi pathétique et l’univers n’aura toujours aussi peu de sens. L’humour repose souvent sur le désamorçage d’une tension ; sur le fait qu’on réduise tout à une certaine forme d’insignifiance qui mérite qu’on en rit. Or, ce que « Rick et Morty » décide de désamorcer, c’est la pression de se dire que quelque-chose mériterait d’être sauvé de tout ça. Et ça, pour moi, c’est l’humour « Rick et Morty ». Un humour sans limite car sans idéal. Pour moi c’est clairement une série qui est terriblement drôle parce qu’elle met justement le doigt sur ce qui est insignifiant et qui mérite le rire : l’univers tout entier. Pour cela, bravo les gars. Mais bon, après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
The Handmaid’s Tale : la servante écarlate

Critique de The Handmaid’s Tale : la servante écarlate - Saison 1

   2 - Pas terrible
Bah… Bah en fait non… Non, et cela malgré un début qui laissait pourtant présager d’un sacré potentiel. C’est vrai que ce monde futuriste qui nous est présenté possède une vraie marque visuelle et un postulat scénaristique assez saisissant. Cependant, pour moi, assez rapidement, mon « oui » curieux s’est transformé en un « non » blasé… Non, parce que d’abord j’ai tout simplement eu du mal à y croire à ce monde futuriste. Parce qu’aussi saisissant cet univers puisse-t-il être, je ne l’ai pas trouvé très crédible. Les auteurs ont quand même sacrément forcé sur la dose. Ce monde est une véritable incarnation de la misogynie à l’état pur. Tout ce qui pourra dégrader la femme, ce sera fait. C’est à tel point que je n’arrive même pas à voir la logique de ce monde ni même le gain que pourraient en tirer ceux qui sont au bout des ficelles. La logique de ce monde ne semble construit qu’au service d’une dramaturgie et d'une émotion plutôt qu’au service d’une cohérence d’univers. Bon alors après – c’est vrai – si encore l’invraisemblance avait permis de faire émerger un propos original, riche et intéressant, je n’aurais sûrement rien trouvé à redire sur ces questions d’invraisemblance. Mais le problème c’est que, même en termes de propos, je ne vois pas ce que ce « Handmaid’s Tale » a de si folichon à dire. Au fond d’ailleurs, il ne dit même pas grand-chose. Il expose simplement des femmes qu’on opprime. Il en montre différents aspects, il insiste sur l’effet d’accumulation et d’usure. Tout cela OK… Mais qu’est-ce que ça nous dit tout ça ? Que… c’est triste pour elles ? Bah ouais, moi je suis désolé, mais tout ce que j’ai tiré de cette saison 1 c’est cette idée là : « opprimer les femmes, c’est pas très sympa pour les femmes. » Moi, j’espérais qu’on sache prendre le temps d’explorer les mécanismes complexes d’une société totalitaire ; d’en apercevoir aussi le développement sournois. Mais là, rien. A dire vrai le système est là parce qu’il est là. On nous dit bien qu’on a su faire peur aux gens et que ces mêmes gens ont été bien trop passifs pour réagir. Mais… C’est tout ? Dix épisodes juste pour balancer ça vite fait et puis ensuite s’étaler ad nauseam sur les rapports d’oppression entre le personnage de June et de son entourage ? Sérieux ? Et là du coup ça m’amène sur ma troisième raison de dire « non ». Cette troisième raison c’est le fait qu’en fin de compte, au bout de dix épisodes, il ne s’est rien passé. La seule chose que cherche à faire chaque épisode c’est de développer visuellement cet univers. Seulement le problème c’est que ça se fait au compte-goutte, sans véritable pensée politique ou philosophique, le tout noyé au milieu de scènes répétitives qui brassent souvent de l’air. On en vient parfois à se retrouver à entendre des oppositions du genre : « il n’y a pas que la reproduction qui compte. Il y a aussi l’amour ! » Pour moi, surtout sur un temps aussi long, c’est juste trop cheap. Franchement, dès le deuxième épisode, j’étais déjà en train de trouver que la série avait une fâcheuse tendance à se répéter et à décliner sans cesse les mêmes situations, avec les mêmes ressorts, et le tout sans réelle ambition discursive. Et le problème c’est que l’idée a été confirmée par l’épisode 3, puis l’épisode 4, puis l’épisode 5… Jusqu’à l’épisode 10. Cette série n’avance pas. On sent qu’on veut faire plusieurs saisons avec un truc qui, en termes de fond, est à peine suffisant pour un simple long métrage. Alors certes, on pourrait sauver tout cela en disant qu’au moins c’est original… Eh bah là non plus, finalement, je ne trouve pas tant que ce soit le cas en fait. Très rapidement, je me suis dit que cette série ressemblait à un croisement entre « les fils de l’Homme » pour le postulat de départ, « V pour Vendetta » pour l’atmosphère et le propos, et « Princesse Sarah » pour l’intrigue. (Parce que oui, franchement cette fille qui déguste, ne dit rien, et redéguste, et ne redit rien, et redéguste encore… C’est Princesse Sarah.) En somme, je veux certes bien reconnaitre l’effort technique et la créativité visuelle très propres de cet « Handmaid’s Tale », mais l’honnêteté m’oblige de vous avouer que cette œuvre m’a totalement laissé indifférent, ne voyant clairement pas l’intérêt de ce qui nous est ici proposé. A la fois en termes de propos, de choix d’intrigue, et de longueur, je trouve que les choix qui ont été faits se révèlent au final incroyablement inopérants. Une belle coquille vide en fin de compte, bien loin de l’auscultation minutieuse d’un totalitarisme ; chose que le début pouvait pourtant laisser espérer… Vraiment dommage.
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Black Mirror

Critique de Black Mirror - Saison 3

   5 - Chef d'oeuvre
Il est bien compliqué de critiquer une saison de « Black Mirror », et tous ceux qui connaissent la série comprendront aisément pourquoi. Quand chaque épisode est en fait un court-métrage indépendant à lui tout seul ; juger la série revient à juger un package global dans lequel se côtoient des œuvres parfois très éloignées les unes des autres. Ainsi, certains pourraient penser qu’en mettant « 5 étoiles », je ne fais qu’établir une moyenne des six épisodes que j’ai vu, et qu’en fin de compte, tous sont au top. Ce n’est pas le cas. C’est même loin d’être le cas. Sur les six épisodes, il y en a notamment un d’entre eux que j’ai trouvé très moyen, voire même assez raté : c’est l’épisode 3 intitulé « Shut Up And Dance ». Intrigue pas si originale que cela, rythme boiteux, et surtout une démarche finale plus que discutable : pour moi on a avec cet épisode l’un des plus beau loupés de la série. Je pourrais aussi dire de l’épisode 2, « Playtest », qu’il est loin d’être parfait non plus, même s’il est beaucoup plus réussi. Pour le coup, il combine déjà beaucoup plus facilement les caractéristiques propres à un épisode de « Black Mirror ». Intrigue rapidement immersive, univers intrigant lié aux nouvelles technologies, réflexions sur de réels problèmes de société que cela pourrait poser et surtout une certaine cruauté cynique qui fait la patte de la série. Même si je trouve l’amorce loupée et le questionnement posé pas assez fouillé, ça fait quand même le taf, et c’est ça qui est bon. D’ailleurs, si je mets « 5 étoiles » à cette saison, c’est justement pour cette qualité là que l’on retrouvait déjà dans les saisons précédentes. La force de « Black Mirror », c’est sa capacité à se créer une identité forte entre ses épisodes, malgré l’indépendance de chacune des intrigues. Il y a un esprit et une intelligence « Black Mirror », mais ce qui est remarquable dans cette série, c’est qu’en plus de cela, il y a de la créativité et de la maitrise formelle. Chaque épisode est – je trouve – souvent très inventif. Certains d’entre eux sont mêmes des bijoux cinématographique à eux tous seuls. Ils sont malins, denses, riches et d’une implacable pertinence dans ce qu’ils énoncent. Deux épisodes survolent à mon sens clairement la mêlée : le premier intitulé « Nosedive » et le quatrième intitulé « San Junipuro ». Je n’ose même pas en dire davantage. Ceux qui ont vu savent de quoi je parle. Ceux qui n’ont pas vu savent désormais ce qu’ils se doivent de voir. Tout ce que je retire de ces deux seuls épisodes c’est qu’il m’est inconcevable de mettre moins de « 5 étoiles » a une série capable de proposer deux chefs d’œuvres comme ceux-ci parmi six épisodes, somme toute, tous au minimum corrects. Et s’il doit y avoir des loupés comme cet épisode 3, eh bah ce n’est pas grave. Je préfère une saison de six épisodes avec deux chefs d’œuvres, trois très bons épisodes, et un loupé, plutôt que six épisodes égaux mais juste bons. « Black Mirror » est un lieu d’audace permanente. C’est un lieu de création. C’est un lieu où le cinéma et l’anticipation avancent… Donc oui, ce « Black Mirror » ne peut être traité que comme un moment du septième art. Et c’est bien ce qu’est pour moi cette saison 3. Donc oui j’adore. Et oui je vous invite grandement à vous jeter dessus…
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Rick et Morty

Critique de Rick et Morty - Saison 2

   4 - Très bien
Ralalah ! Mais cette saison 1 mesdames et messieurs ! Quelle claque ! Je me souviens qu’à chaque nouvel épisode j’étais un peu anxieux : je me demandais si Justin Rolland et Dan Harmon allaient une fois de plus réussir à me surprendre à la fois dans la densité, l’originalité et la cruauté de l’humour. Et c’est vrai que lors de la saison 1 – à part pour un épisode un peu en dessous – j’ai trouvé que ce pari presque impossible était à chaque fois relevé… Pour cette saison 2 – forcément – j’ai eu les mêmes craintes. Et pour être honnête, je trouve quand même qu’il y a quand même un léger essoufflement qui se fait sentir. Ce n’est pas global. Ça dépend vraiment des épisodes. Mais il n’est quand même pas rare dans cette saison de retrouver des éléments déjà vus. Et c’est bête, mais à partir du moment où les concepts sont déjà plus ou moins connus et qu’ils ont déjà été plus ou moins abordés (notamment tout ce qui touche les dimensions parallèles), eh bah ça perd forcément de son côté coup-de-poing. Alors après attention : globalement ça reste de très bonne qualité, et il y a vraiment deux ou trois épisodes qui sont vraiment d’un niveau extraordinaire. Je pense notamment à l’épisode 6 qui est un pur condensé de tout ce qui fait la force de la série, jusqu’à la scène post-générique d’une cruauté juste remarquable. Donc oui, au final ça m’a encore vraiment botté et c’est vraiment un travail plus qu’honorable. Malheureusement, je ne peux m’empêcher de craindre la saison à suivre. Moi, en tout cas, je sens un vrai risque que l’humour fasse du surplace à l’avenir. J’espère juste que cette série saura suffisamment se renouveler ou s’arrêter à temps pour que cette série reste à jamais ce qu’elle est pour le moment : un truc très sec, percutant et vraiment rafraichissant…
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Twin Peaks - The Return (Mystères à Twin Peaks)

Critique de Twin Peaks - The Return (Mystères à Twin Peaks) - Saison 3

   3 - Pas mal
25 ans plus tard, la voilà de retour cette série mythique et j’avoue que, comme beaucoup, j’oscillais entre excitation et crainte. Excitation d’abord parce que… bah « Twin Peaks » quoi ! Déjà rien que ça, moi ça suffit à m’exciter. Mais quand en plus on prend en considération que l’idée d’une suite 25 ans plus tard a été plus ou moins suggérée à la fin de la saison 2, ça sent quand même le projet réfléchi depuis le départ, et donc – forcément – ça ne peut être qu’alléchant. Mais bon, crainte également parce que… bah vingt-cinq ans justement. Il y a vingt-cinq ans, « Twin Peaks » était un précurseur, mais en utilisant des codes narratifs et visuels qui aujourd’hui pourraient paraître dépassés. Une mise à jour s’imposait forcément, mais d’un autre côté, qui dit « mise à jour » dit aussi « risque de dilution » de ce qui faisait l’esprit « Twin Peaks ». Alors bon, j’étais curieux et réticent à la fois et c’est avec cet esprit là que je suis rentré dans la série… Eh bah je confirme. C’est curieux… Et un peu repoussant à la fois. Malgré tout, l’un dans l’autre, un constat s’est rapidement imposé chez moi. J’ai tout de suite retrouvé ce qui faisait pour moi la force de Lynch. Et quand je dis ça, je ne parle pas forcément de son esthétique bizarre. Non. Moi, ce que je trouve fort chez Lynch, c’est sa capacité à flirter en permanence entre le sens et le non-sens. Dès qu’on risque de décrocher parce que c’est trop perché, il vient nous ressaisir avec un élément qui nous reprend par la main. Cette sensation d’équilibrisme, chez lui, j’adore. Et pour le coup, j’ai trouvé que les trois premiers épisodes étaient totalement dans cette logique là. On tire d’abord beaucoup sur la corde de l’expérimentation visuelle et sensorielle, puis on parvient toujours à raccrocher le spectateur avec du concret, du terre à terre, de l’intrigue… Alors ça, pour le coup, j’ai trouvé ça bon, surtout qu’en plus la série parvient à faire quelque-chose que je ne pensais plus possible dans les séries d’aujourd’hui : c’est ce miracle de parvenir à imposer son rythme. Un épisode de « Twin Peaks », je trouve que c’est vraiment une autre dimension où les choses se passent dans une sorte d’espace temps distordu… Mais ça passe. Cette anomalie me fascine. Et, encore une fois, sur les trois premiers épisodes ça m’a conquis… Et là, à cette étape de ma critique, je pense que voyez déjà où je veux en venir. Vous vous demandez : « mais c’est quoi son problème à partir du quatrième épisode ? » Bah à dire vrai, je n’ai pas de problème avec le quatrième épisode en particulier, c’est juste qu’à partir de cet épisode là, j’ai commencé à voir une mécanique se mettre en place. J’ai fini par saisir la logique de la construction d’un épisode. Au final, tout cela n’est qu’un enchainement de saynètes qui n’ont pas forcément de sens ; qui utilisent toujours plus ou moins les mêmes rouages pour faire du bizarre, pour finir avec le traditionnel groupe invité dans le « Bang Bang Bar »… Et là du coup se pose la question des 18 épisodes. Alors OK, du coup ça crée une sorte de pseudo-équilibre avec les deux premières saisons (la première faisant 7 épisodes et la seconde 22) – ce qui concorde avec cette logique très intelligente de cohérence globale entre les trois saisons puisque la réalisation et les effets visuels utilisés ne rentrent pas trop en déconnexion avec les deux premières saisons – mais d’un autre côté, au regard de ce qu’est cette série, je pense qu’une réduction de moitié aurait pu s’imposer. Ouais, de moitié, j’assume. Franchement, il y a quand même pas mal de redites, et un raccourcissement aurait permis une densification de l’intrigue qui – me concernant – ne m’aurait vraiment pas fait de mal (Les passages avec Dougie, mais je n’en pouvais plus dès l’épisode 6 ! C’est dire !) Et du coup, si je devais faire un bilan de mon expérience « Twin Peaks : The Return » eh bien je dirais sûrement qu’en fin de compte c’est très mitigé. Alors j’ai conscience qu’en disant cela je risque d’en refroidir quelques uns. Car bon, ce bouffer presque 16 heures de David Lynch, c’est quand même costaud. Alors si en plus ça je vous annonce que ce n’est pas totalement l’éclate, ça risque de faire douche froide. Et pour le coup ça me ferait un peu chier que ça vous refroidisse parce que, globalement, j’ai quand même été content de la voir cette troisième saison. Je ne peux pas renier qu’il y a une vraie proposition de cinéma à certains moments – voire à certains épisodes – assez anthologiques. (Tout ceux qui ont vu la série ont en tête l’épisode 8, forcément.) Or, rien que pour ça, cette saison 3 de « Twin Peaks » peut se poser comme une certaine forme d’incontournable. Mais d’un autre côté, je ne vais pas vous cacher que par moment, regarder cette série, ce fut une épreuve. Il y a parfois de véritables trous d’air (comme entre l’épisode 5 et 10 qui furent pour moi un segment particulièrement compliqué à regarder) ; parfois il y a aussi des épisodes franchement insignifiants au milieu d’un ensemble qui se tenait pourtant pas mal (je pense à l’épisode 15 notamment), et même s’il y a toujours une forme de singularité dans chaque scène – si bien que certaines d’entre elles pourraient être vues séparément de leur contexte et marcher quand même – l’effet de longueur peut parfois amener à l’usure. D’ailleurs, j’avoue que le seul épisode de fin fut pour moi un vrai moment d’indifférence. Je savais déjà plus ou moins que ça allait aboutir en eau de boudin. C’était de la resucée. J’ai vu le générique qui clôturait la saison avec un niveau d’émotion proche du zéro. Pourtant, dire ça, ça ne change rien à tout ce que je vous ai dit : malgré son irrégularité et ses redondances, je pense que « Twin Peaks » n’en reste pas moins un incontournable dont on ne ressort pas mécontent… Mais bon, après ça reste à vous de voir…
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Game of Thrones

Critique de Game of Thrones - Saison 7

   4 - Très bien
Hourra ! Ça y est ! Enfin on nous annonce la fin de cette saga hors-normes ! Alors attention – ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit – si je me réjouis, c’est justement parce que j’apprécie suffisamment cette série pour ne pas la voir se diluer inutilement jusqu’à devenir imbuvable. Or, moi, clairement, si j’ai pu adorer les saisons 1 et 4, c’est clair que je n’aurais pas dit non à une fusion des saisons 2 et 3 d’un côté et des saisons 5 et 6 de l’autre, afin que tout ça gagne en densité et qu’on évite certains moments interminables et fort discutables (la balade interminable de Brienne et de Jaime à travers Westeros, les redites et multiples temps morts dans l’arc narratif de Daenerys, l’avancée interminable de marcheurs blancs, etc etc …) Bref, savoir que cette saison 7 est l’avant-dernière – voire plutôt la première partie de la dernière saison – forcément ça m’enchante, parce que ça veut dire que tout va enfin se décanter… Et oui – effectivement – sur ce point là cette saison ne nous la fait pas à l’envers. Ça bouge (Spoiler : Daenerys arrive ENFIN sur Westeros ; les marcheurs blancs attaquent ENFIN le mur ; les conflits et sous-intrigues convergent ENFIN en un faisceau unique et cohérent.) et ça bouge même assez vite et bien. En gros, cette saison fait le taf qu’on attendait depuis un petit moment, d’où une sorte de gros « ouf » de satisfaction… Seul problème peut-être : c’est que cette saison ne fait justement QUE qu’on attend d’elle depuis un petit moment, et pas plus. Alors attention, je ne dis pas ça pour faire mon relou non plus. Si je mets quatre étoiles c’est que je me suis quand même bien éclaté hein… Mais bon, la force qu’avait aussi cette série c’était cette capacité à nous prendre au dépourvu, à rappeler la rudesse de ce monde par des coups de théâtre cruels. Là, dans cette saison 7, tout roule un peu sur des rails. La plupart des choses qui se produisent sont celles auxquelles les saisons précédentes – et surtout la saison 6 – nous ont préparé (Spoiler : …c’est-à-dire une alliance Jon Snow / Daenerys pour monter ensemble sur le trône de fer) si bien que – même si le plaisir est là – la passion malgré tout s’amenuise un peu. Disons que cette saison fonctionne surtout en s’appuyant sur le capital laissé par les précédentes plutôt qu’elle n’est vraiment en mesure d’apporter sa propre plus-value... (Spoiler : Allez… Exception faite des quelques jolis plans sur Dragonstone et de cette belle mort de dragon qui était quand même aussi surprenante que visuellement saisissante.) Et puis j’avoue que pour ma part, je n’ai toujours pas digéré cette Spoiler : exécution / résurrection de Jon Snow qui, chez moi, ne passe toujours pas, et amenuise quand même quelque peu mon plaisir… Mais bon, au final, cette saga a l’air quand même d’embrayer sur un beau final. Pour le coup, elle ne se moque pas / plus de nous. Donc pourquoi bouder son plaisir ?
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The Affair

Critique de The Affair - Saison 2

   4 - Très bien
Etonnamment j’avais un peu peur de cette seconde saison alors que, pourtant, la première m’avait vraiment convaincu. C’est que, pour être honnête, malgré ma satisfaction lors de mon premier visionnage, j’avais quand même eu l’impression que la série avait fait le tour de son concept et qu’elle n’avait peut-être pas les moyens scénaristiques pour tenir sur la longueur. C’est qu’en plus, ce double-prisme romance/polar est certes amusant quand on le découvre, mais il charrie aussi son petit lot de codes – voire de clichés – qui peuvent se transformer en de véritables obstacles pour développer des personnages et / ou une situation. Eh bien pourtant – ô surprise – je trouve que cette saison 2 parvient à faire des choix vraiment très intéressants pour à la fois rester fidèle à son esprit d’origine tout en apportant les innovations indispensables à son dynamisme. Premier coup gagnant : l’intégration de Cole et d’Helen dans le jeu des points de vue. C’est simple mais il fallait y penser quand même. Ainsi, presque mécaniquement, l’intrigue s’enrichit forcément de deux dimensions supplémentaires. Autre coup gagnant : le changement d’atmosphère. A se focaliser davantage sur New-York plutôt que sur Montauk, l’univers de ce « The Affair » abandonne l’esthétique du polar rural tranquillou OKLM typique de France 3 à un cadre plus noir, voire presque plus cynique et froid. Après, d’autres changements se révèlent à double tranchant, comme par exemple les libertés que prennent certains épisodes avec la grammaire bipolaire propre à la série. Très rapidement, les deux histoires finissent par ne plus se chevaucher quand parfois – carrément – on se décide exceptionnellement à l’abandonner. Alors certes, j’avoue que certaines fois, ce choix permet clairement à l’intrigue d’avancer et de gagner en rythme, ne subissant pas ces nécessaires retours en arrière. Mais bon, d’un autre côté ce qu’on gagne en dynamisme, on le perd forcément en ambigüité et nuance de regard sur les situations. D’ailleurs, le dernier épisode revient au tout dernier moment aux fondamentaux, et je pense que c’était indispensable pour ne pas perdre ce qui faisait la subtilité de la série. Au final, je dois avouer que je suis quand même assez séché par la qualité de la démarche fournie. Certes, le simple fait que je ne monte pas au « cinq étoiles » révèle quand même les limites qui peuvent se poser me concernant par rapport à l’artificialité de l’intrigue ou à la dimension archétypale des personnages, mais d’un autre côté le scénario est quand même suffisamment malin et – surtout – l’interprétation du carré West – Wilson – Tierney – Jackson suffisamment convaincante pour que la mayonnaise prenne sans souci me concernant. D’ailleurs – je l’avoue – je suis assez curieux de voir ce que la saison 3 va me proposer… L’avenir nous le dira…
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