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Dans un style peplum MGM des 60s, conte l'histoire du Christ. Rien de nouveau, formellement, sous le soleil, hormis la scène du Sermon sur la Montagne qui arrive à être passionnément édifiante.
Mal reçu (à tort), ce 2nd opus permet àPhilipps de corriger le tir du 1er et d'affirmer la psychopathologie de son protagoniste. En réalisant une prod Arthur Freed à la Peckinpah, Philipps pense la butée du réel face aux injonctions de l'imaginaire.
Extrêmement touchant pour qui a passé ses années lycée dans la ruralité. Comme dans Mes Petites amoureuses d'Eustache, on perçoit un profond sentiment de présence, doublé d'une très émouvante intemporalité des affects adolescents.
Étonnant que Gans n'ai pas réalisé un film depuis celui-ci, tant la prouesse technique est à la hauteur de l'ambition formelle. Fortement emprunt du style baroque et numérique de Tsui Hark, cette réadaptation réussit son pari.
Vu la version de 7h ! Entre fulgurances visuelles (qui empruntent autant au Griffith des Deux orphelines qu'à l'Eisenstein de La Grève), Gance pèche par excès de longueur et confirme, par contraste, le génie de son Napoléon.
C'est à l'aune de prod moyenne comme celle-là qu'on se rend compte de l'excellente qualité actuelle du cinéma d'animation. Produit par la Columbio, l'inventivité graphique des gags et la qualité technique sont au RDV.
En revoyant 120 vues Lumière restaurées (avec une précision aussi impeccable que le grain d'époque est respectée), T.Frémaux a raison en disant que nos yeux sont lavés et recouvrent le plaisir originel de la vue.
Malgré une hypertrophie d'effets (au rendu parfois excessivement numériques) à 75 ans, Tsui met à l'amande Hollywood en ressuscitant les spectres de Leone & Kurosawa, tout en célébrant, à l'ère d'une Chine colonialiste, l'indépendance des peuples.
En prolongeant dans le monde la tauromachie sa poétique de la sécularisation (rendre singuliers et triviaux les mythes culturels), Serra documente le travail cérémoniel d'une vedette du game, avec un rythme hypnotique de la répétition.
En condensant en 1h20 sa série magistrale, J.-L. G. en accélère les effets, en renforce la puissance et cristallise ses fulgurances. Le film partage avec la série cette équilibre entre une musicalité foudroyante et une sensibilité profonde.
Quelle déception ! Je m'attendais une bromance digne, par son auto-dérision et son humour corrosif, des meilleurs exemples de l'humour juif. N'en résulte qu'un pilote de série TV qui développe à peine sa profondeur psychologique.
Si le film est standardisé pour le public familial de Noël et, parfaitement, calibré pour la consommation de confiseries dans les multiplexes, la réalisation force la considération par sa maestria technique.
Baigné dans une lumière dont la crudité scandinave n'a d'égale que la brutalité de l'événement au coeur du récit, le film charmerait s'il ne résonnait pas trop comme un court-métrage étiré, malgré son 1h20.
Semblant correspondre à une comédie de moeurs, le film tourne malheureusement en rond (malgré l'énergie communicative de Camelia Jordana). Reste la justesse du regard politique et la beauté de la photo de P.-H. Martin.
D'une dystopie intéressante sur le papier, Garland signe un film de genre qui ne repose que sur des effets d'effroi et laisse + que songeur sur ce que le génie d'un Peckinpah en aurait fait. Reste un p'tit objet A24 de facture honnête.
Monumentaliste, ce portrait d'un architecte sert de faisceau pour que rayonne, diffracté, la réalité brutale, économique et politique du geste architecturale, dressé ici en geste politique, équivalente à l'"America, America" de Kazan.
Avec ce portrait d'une responsable aide-soignante, Lifshitz prolonge son polyptyque féminin. Tandis que se révèle un soleil vivant (mâtiné par les lumières de Marseille), se révèlent également les ténèbres qui gangrènent l'hôpital public français.
Parfaite petite romance adolescente pour un samedi soir en amoureux. Par-delà la qualité circonstancielle du film, la qualité des K-drama est au RDV, dynamisée par l'énergie solaire de la jeune comédienne 이레 !
Ce portrait de famille brisé séduit, par sa dimension de fresque et - surtout - par le jeu tout en underplaying de Fernanda Torres. Du reste, je n'ai pas été ému à la hauteur du bouche-à-oreille, faute d'une musique trop présente.
La + belle réussite plastique du film (par-delà ce qu'il fait de l'imaginaire yokai et de la spiritualité shintoïste), c'est ce dessins crayonné aux traits esquissés et le réalisme sonore, qui crée un entre-deux poétique.
Ce qui démarre comme un beau film où l'espace-temps de la mémoire est saisi par la mise en scène du cinéaste finit par s'étirer en longueur. Se confond le raffinement psychologique et la coquetterie d'un auteur inapte à couper court.
1er long du grand cinéaste US-taïwanais Ang Lee, on y découvre l'art du taï-chi comme une métaphore de la vie. D'un beau naturalisme, A.Lee offre là un début pas tout à fait convaincant, mais prometteur.
Johnnie To est aux yeux du monde, sinon aux yeux de l’Europe, le coeur palpitant de Hong Kong. Maître d’un certain cinéma chinois avec sa maison de production, ses films sont tantôt des produits commerciaux nécessaires à sa survie économique, tantôt l’es oeuvres d’un artiste qui peut s’accorder le luxe d’un polar intime. « Fong Juk »(Hong Kong, 2007) peut s’apparenter à une oeuvre commerciale, bien qu’il y ait un ...
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Réalisé sans souci esthétique aucun, avec la même radicalité nue que le mouvement éco-militant qu'il dépeint, du hiatus entre l'importance des luttes et le côté clip friendly de la réal résulte un geste de cinéma irréconcilié.
Si le film repose sur la musique à froid des répliques (invoquant le meilleur des dialogues d’Henri Jeanson ou d’Aurenche & Bost) et que son héritage auprès de Dupieux est sans conteste, y a quelque chose d’un peu fané dans l’esprit (non sans charme).
Ce soir, j'ai fait découvrir ce CHEF-D'OEUVRE à mon épouse ! À nouveau, pour la 4ème fois, j'ai été submergé par l'émotion, par la grande pureté du trait dans le jeu des acteurs, la mise en scène, la musique et l'implacable tragédie en marche.
Tout en délicatesse (sans verser ni dans le raffinement maniéré ni dans la déférence à l'égard d'Ozu), Wenders trouve l'équilibre parfait pour célébrer les petites grâces du quotidien, malgré les ombres et en pleine lumière !
V'là l'oeuvre d'un auteur libre, détaché du souci de suive le canevas d'un récit académique. Jouissant de la puissance figurale de l'expé, la force de présence du doc et la profondeur émotionnelle de la fiction, un film entier !
En campant aux US, Almodóvar plaque ses hautes références sur le récit, étouffant alors sa puissance émotionnelle. Un film sclérosé voire politiquement chelou quand il met sur le même plan la guerre et la fin de vie.
Célébrant une sororité vaillante contre la violence des hommes, Sciamma met en scène sans distance critique l'agression sexuelle incestueuse et physique d'une grande soeur sur sa petite soeur et un harcèlement sexuel. Pas très MeToo !
1ère livraison du cru 2025 de HSS et 3ème collaboration de l’esthète sudcoréen et de l’égérie française. Oui, Huppert sert d’ange révélateur pour sourdre des personnages leur musique intérieur, mais l’intention étouffe toute épiphanie possible du réel.
Desplechin sonde les diverses manifestations secrètes qui continuent de nous guider vers la salle de cinéma et ses puissances de sidération. Un film inspiré, polymorphe, généreux, doux et passionnant, de quoi ragaillardir la passion du cinéma !
Enquête journalistique de très haut vol (par la rigueur de son dispositif de recoupement des informations, par la diversité des intervenants, par la faisceau d’indices qui accablent a priori les accusés). Reste que le film a tout du doc Arte.
Lançant le film comme pour découvrir un énième thriller coréen, j’ai été positivement surpris par la manière dont le récit nous prend du début à la fin, en serrant progressivement nos tripes jusqu'au final, digne de certains Peckinpah.
Le film parfait pour, comme ma femme et moi, un jeune couple sur le point d’être parents. Florence Pugh et Andrew Garfield servent avec une grande justesse émotionnelle un drame amoureux, certes rebattu mais d’une efficacité sentimentale implacable.
Dans le respect scrupuleux du film d’époque, Ernst Lubitsch réalise «Madame DuBarry» (Allemagne, 1919). Souvent fasciné par le grimage et le costume, le cinéma de Lubitsch s’inscrit là dans le cadre d’un genre à l’époque prolifique en Allemagne. Le film historique à costume a toujours son succès auprès du grand public qui se plait à y voir les fardages de la vérité et l’illusion des mythes. Le mythe ici, disons plutôt le ...
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