alain-92  

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Une Vie

Critique de Une Vie

   5 - Chef d'oeuvre
La réalisation sans fioriture du nouveau film de Stéphane Brizé est surprenante. Tant par le choix de l'image, qui emprisonne le spectateur au cœur du récit, que par l'histoire qui s'étale sur plusieurs années. Concernant son adaptation le réalisateur a déclaré : "Le roman de Maupassant impose une telle structure, le style prend tellement de place, qu'il est compliqué de s'en débarrasser. Tout en gardant la trame narrative, il faut tordre le cou à la puissance littéraire pour s'approcher d'une narration de cinéma." Il rajoute pour définir son héroïne comme une femme qui "entre dans la vie dite "adulte" sans avoir fait le deuil du paradis de l'enfance, ce moment de la vie où tout semble parfait."Un casting remarquable à la tête duquel Judith Chemla est bouleversante et magnifique. Un grand coup de cœur pour ce film et la magistrale interprétation.
http://cinealain.over-blog.com/2016/12/une-vie....
Baccalauréat

Critique de Baccalauréat

   3 - Pas mal
Avec ce nouveau film Cristian Mungiu, récompensé au dernier Festival de Cannes par le prix de la mise en scène, plonge le spectateur en plein cœur d'une Roumanie d'une incroyable tristesse. Un médecin, tente d'imposer à sa fille ses idées et tout ce qu'il juge nécessaire afin de lui assurer un avenir meilleur, mais surtout, ailleurs. Le scénario survole la propre histoire de Romeo, ce père, et principal protagoniste du film. Sa propre vie n'est ici qu'une succession de faits à peine effleurés. Son mariage qui, visiblement part à la dérive. Il en va de même sur la relation qu'il entretien avec une maîtresse, désireuse d'une autre vie. Cette dernière attend surtout de son amant un rendez-vous avec orthophoniste pour son fils. Des faits divers et variés ne trouvent aucune explication, tels vitres brisées en pare chocs qui vole en éclats. Pire encore, une agression sur la propre fille de Romeo. Pas davantage d'explications quant au petit ami qui, selon le père, pourrait être le coupable. Plus certainement le témoin de la dite agression. Seule véritable constatation l'impuissance de la police. Entre passe droit malversations et tricheries diverses Romeo voit ses idéaux s'effondrer les uns après les autres. Seul conseil d'un policier pour se prémunir de certains de ces délits, installer une caméra de surveillance. Tout semble partir à la dérive. Je me souviens de l'émotion ressentie avec les précédentes réalisations de Cristian Mungiu "Au-delà des collines" ou encore le magnifique "4 mois, 3 semaines, 2 jours". Dans ce dernier film, d'une incroyable noirceur, l'ensemble manque de profondeur.
http://cinealain.over-blog.com/2016/01/baccalau...
Mademoiselle

Critique de Mademoiselle

   4 - Très bien
Un jeu détestable entre manipulatrices et manipulateurs. Trois récits racontent tout au long du film leur propre histoire, chacun apportant des éléments nouveaux. Les dialogues parfois virulents laissent passer de beaux moments d'humour. Un seul bémol. Certaines scènes trop récurrentes ralentissent le rythme sans laisser passer une réelle émotion. Toutefois, la virtuosité du scénario ne s'essouffle à aucun moment. L'intérêt, apporté par le point de vue des trois principaux protagonistes, tient le spectateur en haleine du début à la toute fin du film. L'amour donnera à celles que l'on imaginait faibles le plus beau rôle. Des années de souffrances les ont enfermées dans des univers différents. La mise en scène est éblouissante. Les décors et les costumes sont à la fois somptueux et raffinés. La photographie discrète et léchée magnifie l'ensemble que ce soit dans les intérieurs ou au beau milieu d'une végétation luxuriante, ordonnée et somptueuse. Le casting est remarquable. Un grand moment de cinéma.
http://cinealain.over-blog.com/2016/12/mademois...
Iris

Critique de Iris

   3 - Pas mal
À la fois coscénariste, adaptateur et dialoguiste, Jalil Lespert signe également une mise en scène soignée. Ses références vont de Vertigo à Body double en passant par Gone Girl ou le cinéma coréen et Memories of Murder. Les éclairages de Pierre-Yves Bastard accentuent le côté très sombre du scénario. Un thriller démoniaque dans lequel la manipulation tient la première place, avec aussi une cascade de rebondissements astucieux, même si quelque peu prévisibles. Le scénario ne s'attarde pas sur le caractère des principaux protagonistes et l'ensemble aurait mérité un rythme plus soutenu pour faire de ce polar une parfaite réussite. Un bémol qui n'entrave en rien un réel intérêt. Le réalisateur définit son film dans lequel "il est autant question de désir que de trahison et dans lequel j’espère que le spectateur pourra se laisser happer sans s’en rendre compte...." Pari réussi.
http://cinealain.over-blog.com/2016/11/iris.html
Réparer Les Vivants

Critique de Réparer Les Vivants

   3.5 - Bien
Katell Quillévéré réalise avec ce sujet difficile, délicat et douloureux son troisième long-métrage. Elle a déclaré : "Je voulais construire un récit qui ne soit ni une chronique, ni un film choral, un film de relais, sans personnage principal"… "Chaque personnage, tout en ayant une identité très forte, est le maillon d’une chaîne suspendue entre une mort et une vie. Le cœur du film est la question du lien entre ces individus et comment s’organise cette chaîne pour prolonger une vie, pour transformer la mort." Le scénario ne s'attarde pas sur la psychologie des personnages. Les moments forts, ceux de l'acceptation des parents donneurs, ou celui de cette mère qui sera la réceptrice, sont à peine effleurés. Trop d'images stylisées entravent l'émotion. Les passages concernant les opérations n'apportent pas grand chose, à l'exception de cet éclair de joie dans les yeux des chirurgiens à la toute fin de l'intervention. Ces petits bémols ne réduisent en rien l'intérêt de ce film courageux, voire indispensable. Un long-métrage qui ne laisse pas indifférent et qui laisse à chacun son libre choix. L'ensemble du casting et la direction artistique sont remarquables.
http://cinealain.over-blog.com/2016/10/reparer-...
L'Invitation

Critique de L'Invitation

   2 - Pas terrible
L'intimité, qui unit dans la vie le réalisateur/comédien Michaël Cohen et Nicolas Bedos, se reflète parfaitement dans ce film. Le questionnement permanent et la réserve de l'un, face à l'humour qui se veut grinçant de l'autre, donnent quantité de scènes assez répétitives. La présence de Gustave Kervern offre un joli moment.
http://cinealain.over-blog.com/2016/11/l-invita...
Le Client

Critique de Le Client

   4 - Très bien
Le scénario, justement récompensé au dernier Festival de Cannes est minutieux. Asghar Farhadi réalise son désir, celui "de faire un film qui se passe dans le milieu du théâtre." Une passion pour le réalisateur. Des passages de la pièce d'Arthur Miller, "Mort d'un commis voyageur", se mêlent, avec habileté à l'intrigue principale. La mise en scène est précise et délicate. Entre la vengeance ou le pardon, Asghar Farhadi donne le beau rôle à son héroïne, la talentueuse et convaincante Taraneh Alidoosti qui tourne pour la quatrième fois avec le réalisateur. Shahab Hosseini, quant à lui, est tout aussi éblouissant. Son prix d'interprétation, à Cannes, largement mérité, vient compléter un grand nombre de distinctions. Le Client est sa troisième collaboration avec Asghar Farhadi. Le réalisateur a déclaré : "Ce que je peux dire, c’est qu’une nouvelle fois, ce film traite de la complexité des relations humaines, surtout au sein d’une famille ou d’un couple." C'est exact, parfaitement démontré et magnifiquement mis en images.
http://cinealain.over-blog.com/2016/10/le-clien...
Moi, Daniel Blake

Critique de Moi, Daniel Blake

   4 - Très bien
Le grand mérite de ce film est de mettre en lumière, et au premier rang, les laissés pour compte de notre société. Pour se faire le réalisateur a choisi deux formidables acteurs Hayley Squires et Dave Johns, que je découvre, tous deux, dans ce film. Impossible de rester indifférents. Ils sont justes, touchants, aimants, généreux, magnifiques. Les seconds rôles sont également bien vus. En particulier les conseiller(e)s chargés de recevoir les demandeurs d'emploi, ou d'autres, devenus inaptes du fait même de la maladie, mais obligés malgré tout de chercher un travail, aussi précaire soit-il. On peut avoir envie de hurler en attendant certains propos tenus par les prétendus conseillers, ou devant l'absurdité de ce système qui enfonce, plus qu'il n'aide. Ken Loach a déclaré au sujet du fonctionnement de cette administration, "Elle a mis en place des agences Pôle Emploi, dont le but n’est pas d’aider les gens mais d’ériger des obstacles sur leur chemin. Il y a des conseillers, comme on les appelle, qui ne sont pas habilités à renseigner les gens sur les postes disponibles, alors qu’autrefois, ils les accompagnaient dans leur recherche d’emploi. On leur fixe des objectifs chiffrés de gens à pénaliser." Paul Laverty livre un scénario, parfaitement écrit, fouillé, incroyablement documenté, douloureux, aussi. Démonstration parfaite de l'obligation d'avoir un minimum de connaissances en informatique, internet en particulier pour vivre aujourd'hui. La réalisation s'appuie avec efficacité et discrétion sur le combat quotidien de ces personnes. La recherche de Paul Laverty sur les banques alimentaires permet au réalisateur de mettre en images certaines scènes particulièrement douloureuses.
http://cinealain.over-blog.com/2016/10/moi-dani...
Mal de Pierres

Critique de Mal de Pierres

   3.5 - Bien
Le scénario, librement inspiré de l'œuvre éponyme de Milenas Agus, est coécrit avec le fidèle Jacques Fieschi. L'héroïne souffre beaucoup plus du manque "de la chose principale", cette aspiration à l'amour fou et au bien-être qui en découle, que du mal de pierres. Cette quête, impossible à maîtriser, dérangeante pour une femme de cette époque, offre à la réalisatrice de très beaux moments, dont elle use avec habileté. Entre autres passages, celui dans lequel la mère menace sa fille d'internement, et la silhouette fragile qui apparaît ensuite dans l'ombre, presque irréelle. La réalisation de Nicole Garcia souligne avec élégance la profonde douleur de cette femme. Son film peut paraître suranné par excès de sentimentalisme et une réalisation peu novatrice. Il n'en est que plus intemporel et poignant. Alex Brendemühl, est un magnifique taiseux qui se révèlera bien différent de que l'on peut supposer. Louis Garrel est surprenant de retenue. Brigitte Rouan excelle dans ce rôle de mère. Marion Cotillard se laisse envahir par les troubles de son personnage et traduit toutes ses blessures par un ensemble d'expressions à la fois parfaitement justes et douloureusement significatives. En totale confiance, la comédienne donne tout à la réalisatrice.
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Tout va bien

Critique de Tout va bien

   2 - Pas terrible
Le début du film n'est rien de plus qu'une succession de fêtes, dans lesquelles une certaine jeunesse chilienne, riche et désœuvrée, sombre dans l'alcool, le sexe et la drogue. Gueule de bois assurée jusqu'à la fin de ce long-métrage. La musique anxiogène, et la fadeur de la photographie accentuent la sensation de malaise. Le réalisateur a déclaré : "J’ai toujours été intéressé par la justice ; dans le film, cette idée de justice est liée à beaucoup d’autres sujets. Je suis retourné au Chili en 2007 et les profondes inégalités que j’ai y trouvées m’ont beaucoup heurté." Le scénario s'inspire d'un fait divers mais peine à trouver la juste voie pour étayer son propos. La mise en scène devient d'une lourdeur excessive, quand, quantités de sms apparaissent sur l'écran. Contrairement à ce qu'avait souhaité le réalisateur, ils n'ont rien de violent. "Mes personnages sont toujours assez faibles moralement, très peu conséquents…" a déclaré Alejandro Fernández Almendras. Cela se révèle tout à fait exact avec le principal protagoniste. D'une neutralité confondante, il ne donne, à aucun moment, un relief quelconque à son personnage. Les personnages secondaires sont, en revanche, parfaits. Pauline Gracia, incarne une mère aimante mais dépassée. Luis Gnecco dans la peau d'un avocat véreux. Alejandro Goic, en oncle impuissant, déjà remarquable dans Gloria, No, Les vieux chats et par dessus tout dans El Club.
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