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Black Panther

Critique de Black Panther

   3.5 - Bien
Black Panther, c'est le film un peu osef qui parvient à faire son bout de chemin à la surprise générale. Adaptant un personnage tout juste apparu dans Civil War (l'un des meilleurs points du film, par ailleurs), ce nouveau Marvel devait mettre en avant la culture africaine au sein d'un nouvel univers particulier dans le MCU, sans pour autant virer dans l'origin story classique. Pari réussi? A demi-teinte. Comme tout film Marvel, Black Panther peine à s'ouvrir; les dialogues sont lourds, la mise en scène peu inspirée, les acteurs peu dynamiques. Mais rapidement, dès que l'intrigue s'envole et que les enjeux du scénario se révèlent, l'oeuvre paraît de suite plus à l'aise. On entre dans un univers cohérent, raffiné et très bien designé des plus fidèles à la vision des comics. La culture africaine y est par ailleurs très bien représentée, mise en avant avec talent dans tout ce qu'elle a de plus sincère et spontané. C'est joyeux, rythmé, bien rythmé, surtout, et l'univers graphique du wakanda est très bien travaillé. Et si la première partie nous présente la culture et le cadre d'évolution des personnages de manière cohérente et suffisante, la seconde permettra de réellement nuancer le film en y amenant un méchant à la psychologie extrêmement bien élaborée, profonde et touchante. Il s'agit là de Killmonger, sorte de chien de guerre rendu comme tel par une société extérieure ultra-violente, et sans trop en révéler sur sa personnalité, vous verrez qu'il a sûrement le meilleur approfondissement psychologique de tous les méchants du MCU, la personnalité la plus profonde et humaine. C'est un personnage attachant, d'une certaine manière, interprété à la perfection par un Michael B. Jordan au charisme imposant. Il en jette, en impose, jusqu'à la fameuse scène de combat sur la falaise, épique et poignante. La seule scène de combat à peu près lisible de tout le film, par ailleurs, qui pâtit d'une mise en scène beaucoup trop incertaine et mouvementée dans les combats, qui empêche le spectateur de prendre le plaisir qu'il devrait prendre à suivre son héros, T'Challa (au demeurant toujours très bien interprété par Chadwick Boseman), se battre et sauver sa vie, sinon le monde. A cela vient s'ajouter l'irrégularité de la mise en scène de Ryan Coogler, qui s'il met au point quelques cadrages avec de la gueule, des ralentis sur fond de musique chill qui pètent la classe au plus haut point, tombera facilement dans les travers des autres films du MCU, en respectant un cahier des charges prédéfini depuis le premier Iron Man, et qui ne fait jamais évoluer le ton, le timbre d'image de sa mise en scène (à quelques exceptions prêt, bien sûr). Là est aussi le problème de Black Panther : c'est un film qui, s'il pouvait s'attendre comme un vent de fraicheur dans un univers développé dans tous les sens (avec une maîtrise certaine), se contente d'être un film de commande certes réussi, mais sans réelle vision d'auteur. Quelques plans marqueront, comme je l'ai dit, des décors, aussi (à la colorimétrie qui n'est pas sans rappeler du Snyder; depuis Ragnarok, il est flagrant que Snyder a codifié le genre depuis 300 et BvS), mais ce respect de codes basiques gâche bien des choses. Notamment cet humour, qui s'il était pleinement assumé dans Thor : Ragnarök, se trouve ici par petits ajouts ruinant tout de même quelques passages clés, pour ne pas dire dramatiques, du film; la fameuse scène du "Vous n'auriez pas une couverture?" témoignera d'un nouveau problème du MCU, le brisement de ses enjeux pour faire rire la galerie, côté dramatique sacrifié sur l'autel des tristes déceptions au profit du divertissement pur et dur. De fait, il est dur de s'attacher à des personnages qui, s'ils sont sérieux la plupart du temps, ne le sont pas quand il le faut. terrible manque d'enjeux qui se répercute jusque dans le combat final, bordélique et sans aucun souffle, où les deux camps s'affrontent sans qu'une seule goutte de sang ne coule. Ils se frappent, se parent et se tuent, et l'on a l'impression qu'il se battent à coup d'épées et de bâtons en mousse et en plastique (en plus du fait que l'armure occultant tout dégât corporel à Black Panther, on ne craint plus pour sa vie). Dur de rentrer dedans, à ce que compte ci. Il en ira de même pour la conclusion décevante du film, face à un très beau coucher de soleil : bâclée, elle fait preuve d'un manque d'enjeux pourtant développés quelques secondes avant, des enjeux auparavant touchants qu'elle détruit par un mauvais cadrage sans aucune sensibilité. Décevant dans sa mise en scène, donc, mais joli par certains moments (le passage dans le casino est un délice). Un délice de mise en scène (avant ce combat peu lisible qui donnera cependant la pare-belle à des cascades en véhicule des plus réussies) et dé références, qui se comptent par dizaines tout du long; du Batman, du Predator, du Star Wars, du James Bond et du Mission Impossible, l'amateur trouvera ici chaussure à son pied pour passer un bon moment de détente. Et c'est ce qu'est Black Panther, un bon moment de détente avec quelques thèmes de société développés. L'effort était intéressant pour un blockbuster aussi codifié qu'un film Disney/Marvel, mais il est bien évidemment gâché par ce même cahier des charges qui fait ses qualités d'écriture. C'est une oeuvre complète, aboutie, imparfaite mais des plus agréables, qui déçoit cependant par son manque d'enjeux et ses imperfections : car si Thor : Ragnarök assumait à fond son délire comique, Black Panther était en droit de partir à fond dans un trip sérieux, sombre. Sûrement que ce sera pour Infinity War, au final...
La Tour sombre

Critique de La Tour sombre

   2 - Pas terrible
Il arrive, quelque fois, que l'on ne comprend pas la réputation d'un film. On essaie de percer le mystère, de voir pourquoi on le déteste tant; c'est alors qu'arrive la paranoïa, qu'on se sent seul au monde, à fricoter avec le diable pour des goûts de chiotte. Voilà le cas dans lequel je me trouvais avec La Tour sombre, alors que les 20 premières minutes s'écoulaient et que la qualité semblait être au rendez-vous. Puis vint la suite, soit l'heure restante. Et là, c'est le drame. On se rend compte que les acteurs jouent comme des pieds; Katheryn Winnick, Dennis Haysbert, Idris Elba, même l'excellent Matthew McConaughey est horriblement mauvais, interprétant son personnage de grand méchant d'une manière si osef qu'on en viendrait à se demander s'il ne tourne pas aux somnifères les plus violents qui soit. Insupportable, il est triste de le voir ainsi, s’empêtrer dans un rôle qui n'est clairement pas à la hauteur de sa réputation et de son talent. Passer d'Interstellar, True Detective, Dallars Buyers Club à ça, c'est une intense douloureuse à se prendre. Ne parlons pas des autres, d'Idris Elba qui se ridiculise à balancer des maximes d'une bêtise phénoménale et d'un manque de sens ahurissant. Le "célèbre" code des rangers du film incarne l'exemple typique des lignes de dialogue placées n'importe où, n'importe comment parce que cela faisait bien, et bien pompeux comme il faut. Le film se prend trop au sérieux, et c'est ce qui le rend rapidement très drôle : persuadé de toujours bien faire les choses, La Tour sombre agit comme s'il croyait être la nouvelle grande franchise du cinéma d'épouvante/horreur/science-fiction, n'étant jamais conscient de la merde qu'il sert à son public. Il y aura pourtant un effort de fait sur les effets spéciaux (spécialement réussis, par ailleurs) et la mise en scène, très proche des films Netflix, soit efficaces et compacte dans l'horreur. C'est un tout crédible, cohérent avec l'univers développé (de manière conséquente et honorable en un seul film, reconnaissons-le) et les thèmes abordés (même si la manière de faire n'est pas toujours la bonne), à l'imagerie convenable (le choix des couleurs est excellent) et à l'exercice de mise en scène très soigné. On y sent tout de même une once de talent; La Tour sombre n'est pas foncièrement mauvais, c'est seulement qu'il manque de rigueur. Si l'on omet cette écriture catastrophique et affreusement manichéenne, dans laquelle les méchants sont très méchants sans raison autre que le fait qu'ils sont méchants et qu'ils veulent dominer le monde (certes, c'est cocasse), et que les gentils sont très gentils parce qu'il faut des gentils très gentils pour sauver le monde des griffes des méchants très méchants, la direction d'acteurs fait elle aussi tâche. S'il faut rater certains films d'horreur, La Tour sombre n'est pas du niveau d'un Chroniques de Tchernobyl pour vous le déconseiller complètement; il permet tout de même de se détendre en suivant une histoire certes absolument stupide, mais qui n'en demeure pas moins intéressante et bien rythmée; on ne s'ennuie pas, du moins pas vraiment, on rit, parfois volontairement, parfois involontairement, et l'essentiel, c'est qu'on y passe un bon moment. Des mauvais films comme ça, j'en redemande.
Hitman & Bodyguard

Critique de Hitman & Bodyguard

   3.5 - Bien
Quand on veut voir un film bourrin, le genre de divertissement détente qui pétarade dans tous les sens possibles et imaginables, le cinéma américain semble tout indiquer. Schwarzy en eut fait son faire de lance, au tour de Ryan Reynolds qui, après Deadpool et le mauvais RIPD, nous propose ici une comédie fort sympathique aux saveurs de bourrinage intensif et de morts à tout va. Comique à plus d'un titre, le film de Patrick Hughes (déjà réalisateur du décevant [Red Hill][1] et du passable [Expendables III][2]) réussit le point essentiel de la comédie d'action : son rythme, pleinement soigné, nous tient en haleine tout du long, et sans que ce soit du grand cinéma, assène une grande efficacité à l'oeuvre. Les scènes d'action s'en trouvent particulièrement soignées et agréables à l'oeil : c'est esthétique et suffisamment esthétisé pour que certains plans, ou certains moments, nous restent en tête. On se croirait presque revenu au temps de l'âge d'or du cinéma d'action des années 80, à voir tellement de bonnes scènes de fusillades qu'on ne saurait plus les compter. Hitman & Bodyguard s'inscrit dans cet héritage, que ce soit dans sa manière d'être exécuté que dans la qualité globale de sa mise en oeuvre. Hughes part ici dans une toute autre direction en misant tout son humour sur quelques vannes bien placées, sur le jeu de ses acteurs complètement décalé (alimenté par une certaine alchimie comique et d'action), en plus d'une gestion du rythme calquée, sans trop de plagiat, seulement une inspiration évidente, sur le génie de montage du cinéma comique de genre : Edgar Wright, qui prouve une fois de plus que ses techniques imaginatives ont fait école. Inspiration évidente lors d'une unique séquence, donc, qui montre les bonnes influences de son metteur en scène efficace qui manque, cependant, d'une réelle personnalité visuelle. Il y a ce timbre d'image grisâtre que l'on trouve dans tous les films d'action post-Dark Knight, qui par défaut de ne posséder de réelle imagination en colorimétrie, se contentent de toujours remettre les mêmes couleurs pour les mêmes films, aux mêmes moments. C'est cette banalité dans l'imagerie qui empêche le film d'être meilleur que ce qu'il est réellement, malgré tous ses efforts pour paraître plus qu'une simple comédie d'action. On notera l'excellent jeu d'acteur d'un Ryan Reynolds au top de sa forme, comique et charismatique, parfait tempérament d'un Samuel Jackson qui a de la bouteille, vieux mais pas obsolète. Les deux s'opposent au sein d'un scénario un poil prévisible (qui l'enferme toujours dans cette banalité décevante), soutenu solidement par une très bonne bande-son, surprenante et plutôt marquante. On notera la présence de Gary Oldman, qui interprète de nouveau le méchant salopard qu'on aime tant voir chez lui; sa prestation, stéréotypée au possible, n'est pas sans rappeler la sanguinarité d'un Staline poussée à son paroxysme, les nuances en moins, le manichéisme profond en plus. C'est l'odieux personnage cruel du film, le grand méchant des actioners d'avant qu'il fallait tuer, mais surtout faire souffrir comme aucun autre homme n'avait souffert avant lui. La justice par la vengeance, ma gueule. Si tu aimes les films d'action bourrins saupoudrés d'un poil d'humour bien dosé, Hitman & Bodyguard devrait te satisfaire. Ce n'est pas un grand film, il ne marquera pas votre âme de cinéphile par l'originalité de sa mise en scène ou le renouveau de son écriture, mais s’imprégnera surement dans votre esprit comme un divertissement honorable, détente et honnête. On y passe un excellent moment. N'est-ce pas la seule chose que l'on pouvait en attendre, en même temps?
Hurlements

Critique de Hurlements

   4 - Très bien
Film des plus cultes, Hurlements fait partie de ces cadors du cinéma de genre qu'il faut avoir vus dans sa vie. Révélé à mes yeux par une petite référence dans l'excellent Scream de Wes Craven, j'ai depuis tout ce temps eu envie de le voir. A présent que c'est chose faite, que vaut réellement le film de Joe Dante, faiseur d'oeuvre très réputé des années 80? Il faut lui reconnaître une forte personnalité pouvant cependant désarçonner son spectateur. A mi-chemin entre le film d'horreur et l'humour noir, on ne sait jamais vraiment devant quoi l'on se trouve; face à l'idiotie des personnages et les choses stupides qu'ils font, on se formalise premièrement, avant de comprendre que ce n'est que satyre d'un genre nouvellement né et pourtant propice à la parodie et bourré de défauts. Slasher sans réellement l'être, Hurlements se place en tête des meilleurs films de loups-garous grâce à l'intelligence de son scénario, à l'efficacité de sa mise en scène sentant bon les années 80, cela ajoutés à des moments gores et jouissifs d'une générosité sanguinaire réjouissante. On y remarquera la qualité bluffante des maquillages, qui nous livrent des loups physiquement impressionnants, charismatiques et terrifiants; chaque transformation est une surprise, chaque bête est une horreur. Forcément filmées avec talents, les bêtes trouvent une bonne partie de leur charisme dans cette mise en scène 80's de Dante, qui prouvent dès lors qu'il est l'un des mieux placés pour filmer l'horreur : il nous la montre avec froideur et violence, avec un soupçon de sarcasme et d'ironie. L'on pourrait venir à penser que l'homme aime se moquer d'un nouveau genre de films ô combien stupide, qu'il aime voir des personnages stéréotypés faire ce pour quoi nous pouvons les qualifier de clichés sur patte. Conservant toujours une maîtrise appréciable, Dante ne tombe jamais dans la linéarité ou les stéréotypes de mise en scène propres au genre, ou les approche pour mieux les détourner; éminemment malin, Hurlements fait l'effet d'une bombe par l'innocence de sa forme et la monstruosité de son fond, réflexion intelligente sur la perversité de l'homme, couplée à des dédoublements de personnalité intéressants. Et c'est ce qu'est le loup-garou, dans ce film : le mauvais penchant de l'homme, le Mister Hyde du Docteur Jekyll, le Joker du Batman, une double personnalité purement monstrueuse capable des actions les plus cruelles sans que l'autre âme dans le corps ne puisse rien y changer. Réflexion intéressante quoi que classique dans le genre, même si la forme du film fait qu'on a rapidement l'impression de sortir des sentiers battus et du cadre classique des oeuvres du genre, même si la forêt isolée ne déroge pas à la règle. Là encore, c'est l'ironie du film qui nous fait oublier les clichés volontairement placés un peu partout; on rit forcément, on a peur, aussi, sans que cela ne soit jamais trop ou pas assez. Hurlements est un film qui marque par son sens de la mesure, de la nuance et de la pondération, par sa fin simplement insupportable pour toute personne émotionnellement fragile et le réalisme de son horreur. Une oeuvre pionnière du genre, apogée d'une époque horrifique révolutionnaire. Culte.
Pandemic

Critique de Pandemic

   1 - Très mauvais
Pandemic est un cas d'école, l'exemple parfait de la bonne idée que l'on exploite n'importe comment. S'inspirant clairement de la vue POV de l'excellent Harcore Henry, le film mélange FPS cinématographique et cinéma de zombies. On l'attendait bourrin, pétaradant, mais on espérant qu'il ne soit pas autant stupide, convenu, sans intérêt. Dès le départ, on se rend vite compte que la mise en scène est un infâme bordel : elle enchaîne les plans en vue première personne de manière brouillone et hachée, rendant le tout illisible dès qu'un moindre mouvement de caméra se produit, et ce en plus du fait d'ajouter des angles de caméra extérieurs aux caméras go pro des personnages, histoire de rendre l'action encore plus détaillée. Toute logique cinématographique est ainsi brisée, et l'immersion perd de son sens. Pour tout arranger, le montage est immonde et ne donne aucune logique à l'enchaînement des plans, affirmant l'idée de brouillon qui règne tout du long. De fait, les scènes s'enchaîneront pour la plupart de manière décousue, reliée par un fil scénaristique d'une étrange linéarité. On s'ennuie devant Pandemic, tout autant qu'on s'ennuierait devant n'importe quel autre mauvais film du genre. C'est ainsi qu'on comprendra très rapidement que chaque scène ne sera justifiée que pour remplir un certain cahier des charges moribonds, symptomatique du mal qui ronge le cinéma de genre de faible budget; affreusement codifiée, l'intrigue se déroule sans qu'on y porte plus d'un regard, sans qu'elle ne laisse jamais transparaître un semblant d'originalité. Il y aura pourtant des moments de tension qui auraient pu être efficaces si la débâcle du jeu des acteurs n'avait pas tout foutu en l'air. Ils feront preuve d'une impressionnante homogénéité dans le mauvais, et du début à la fin, n'en auront soit rien à faire, soit se livreront à un étrange surjeu froid, désincarné. C'est exagéré sans y mettre du coeur, joué sans une once de talent : ils en font trop sans en avoir quelque chose à faire, nous offrant un résultat complexe rarement vu ailleurs. Dès les passages d'émotions/drama/victimisation des personnages principaux pour qu'on s'y attache, par ailleurs déjà aperçus dans tous les autres films du genre, eh bien dès ce moment ci, les acteurs joueront tellement mal que l'émotion désirée à la base se change soit en ronflements profonds, soit en rires nerveux. C'est interprété avec autant de conviction que le Batman de George Clooney. Les maquillages n'aideront vraisemblablement pas le film a sortir la tête de cette marade inextirpable : d'un ridicule affirmé, voilà qu'on aperçoit de nombreux infectés n'arborant que quelques gouttes de sang sur la visage, sans qu'aucun autre effort de grimage n'est été mis en oeuvre. La prestation de l'héroïne ne viendra pas me contredire sur le fait que c'est un mauvais film, insupportable personnage qui nous amènera vers une fin catastrophique, bâclée, inutile, stupide. C'est aussi de cette manière que l'on pourrait qualifier ce Pandemic, drôle de mauvais film qui trouve rapidement ses limites dans un rythme linéaire approfondi par une terrible absence de talent. Ps : A ma grande surprise, Alfie Allen (Theon Geyjoy) joue le rôle d'un gars qu'on n'aime pas.
Le Convoi

Critique de Le Convoi

   2 - Pas terrible
Il est difficile de savoir quoi penser du Convoi : médiocre ou non, bon ou mauvais, on ne sait plus trop où se placer une fois le film lancé. Dramatiquement mauvais si l'on ne considère que ses dialogues et son intrigue, il possède cependant cette petite chose qui fait qu'on l'aime ou qu'on le déteste, qu'on l'apprécie tout en étant conscient de ses nombreux défauts. Et si le film pêche par son rythme, il faudra directement souligner des lignes de dialogues stupides, caricaturales et vulgaires, imitant péniblement la version low cost d'un film de Quentin Tarantino en plein milieu des banlieues. Drôle de huis clos qui nous perd facilement par son manque d'intérêt saisissant, Le Convoi multiplie les grossièretés et les banalités conventionnelles aisément décelables dans des répliques bouche-trous ne servant qu'à tout étirer en longueur. Lent, plat, le film parvient tout de même à rendre ses personnages un brin attachant, tout caricaturaux qu'ils soient. On ne reviendra pas sur la prestation globale des interprètes, beaucoup trop stéréotypée, caricaturale et surjouée pour que l'on s'y attarde. Hormis le calme froid d'un Benoit Magimel qui n'en a vraisemblablement rien à faire, tous se débrouillent plus ou moins bien avec des dialogues constamment dans l'excès, tirant ou non leur épingle du jeu avec plus ou moins de naturel de jeu. Détail autrement surprenant, Frédéric Schoendoerffer (réalisateur ayant uniquement battit sa carrière sur des thrillers et films policiers en tous genres) a décidé de couvrir les passages emplis de lumière d'un filtre jaune qui répugne très rapidement. Dès lors, il n'y a plus que les passages de nuit pour que l'on puisse déceler un minimum de travail pictural, ceux en plein jour ou dans la nuit noire (éclairée par quelque lumière artificielle) n'étant guère propice au plaisir des yeux. Ils piquent, propulsent le film dans une banalité visuelle des plus décevantes. Autrement insupportable, son manque d'originalité fait que le film peine à vraiment se lancer; tout du long, on cherchera la destination de l'oeuvre, vers où les scénaristes désiraient se diriger. S'en éjecte la drôle d'impression de voir un film monotone (appuyée par le timbre d'image linéaire et monochrome) et sans grand relief, qui termine pourtant bien son petit bout de route sans qu'on comprenne réellement le pourquoi du commun. L'explication du climax est trop simple, trop mal amenée; à l'image de tout le reste, c'est inachevé. Le dernier plan rattrapera pourtant ce Convoi en plein carambolage qui, s'il avait eu de meilleurs scénaristes et réalisateur, aurait eu la marque des grands films d'auteur. Dommage, donc, qu'on ne tienne là qu'un divertissement primaire et faussement viril, qui tente de cacher le vide de ses dialogues par maintes insultes mal placées. L'oeuvre entre directement dans la caricature et le lieu commun, prouvant que l'on y aperçoit un profond potentiel gâché. Pour l'occasion, un remake américain ne ferait guère de mal.
Next level

Critique de Next level

   1 - Très mauvais
Au sein du triste monde des dtv ratés, il est courant de voir des concepts particuliers au potentiel gâché. Next Level (ou The Call Up, au choix) fait partie intégrante de ces pathétiques oeuvres gâchées par leur budget ou le manque de talent de l'équipe en charge du projet; horrible résultat pour une bonne idée de base, qui lorgne parfois sur Cube ou Ultimate Game, sans jamais parvenir à les égaler d'un dixième. Au départ, le film peut paraître un chouilla bon : le concept, intéressant, promet de belles choses. On se dit que l'histoire sera intense, propice au glauque, à des combats efficaces qui devraient amener un rythme effréné. Au bout d'une dizaine de minutes, on comprend qu'on n'aura rien de tout cela. Strictement rien. Rapidement, très rapidement, le faible niveau du tout s'impose comme une claque en pleine gueule : les dialogues volent au raz des pâquerettes, tombent bien souvent dans un primaire hilarant. C'est stupide, beauf, sans finesse ni soupçon de recherche; on y trouve le degrés zéro des répliques de cinéma de genre, couplées à un jeu d'acteurs fantastiquement raté. Si l'on tente de trouver des interprètes qui essaieraient de s'investir et parviendrait à rendre le film un poil plus digeste, on lâche rapidement l'affaire face à l'amateurisme du tout. Mal interprété, les acteurs étant mal dirigés, tout est fait pour foirer un concept qui s'avérait, comme dit plus haut, des plus prometteurs. Il en va de même pour la représentation de la réalité virtuelle, casse-gueule car trop peu imaginative dans le monde réel et le monde illusoire; là non plus, il n'y a pas de travail de recherche ou d'esthétisation particulière : c'est du simple, basique. Banal. On tentera, selon notre humeur, d'élever un poil la note accordée à cette purge en se concentrant sur autre chose; la mise en scène, par exemple, qui ne rattrape guère le tout. Molle et vide, elle ne fait que filmer sans aucun talent des combats sans intensité aucune, accompagnée de bruitages à gerber. Elle ne tente jamais de rendre son "divertissement" oeuvre, sauf lorsque le plan final retentit et que Next Level surprend par la classe de sa conclusion (même si la banalité s'avère toujours présente). N'ayant même pas la décence de se finir bien, The Call Up se contente de tuer des personnages inintéressants et caricaturaux sans même essayer de rendre leur mort iconique, voire juste un poil marquante. On se fiche des personnages, de leur destinée ou de ce qu'ils font, de ce qu'ils disent et de ce qu'ils prennent en pleine gueule. Manque d'intérêt, ennui, soulagement une fois que le film s'achève, il paraît évident qu'il ne fait pas bon de voir ce Next Level.
Nerve

Critique de Nerve

   2 - Pas terrible
Si l'on en croyait sa promotion somme toute intéressante, Nerve est un film qui promettait de l'intense, du glauque et du dérangeant. Partant d'un principe de voyeurisme à l'extrême, de multiples portes s'ouvraient à lui, destination qu'il a délibérément décidé d'éviter pour rester dans un format tout public commercial et sans prise de risque. Le résultat ne met pas longtemps à trouver des qualifications dans l'esprit du spectateur : produit prémâché bon pour la consommation, oeuvre au potentiel intéressant rabaissée à du divertissement certes efficace, mais largement trop banal pour qu'on s'en souvienne comme d'un film qui marque vraiment, non pas comme une long-métrage distrayant mais sans plus. Et c'est ce qu'il est, au final : pauvre déception que celle-ci, Nerve se contente de rester en surface quand il pourrait gratter en profondeur, nous servant un rendu final superficiel quand il pouvait entrer dans les pires sévices du voyeurisme, et réellement impressionner son téléspectateur. Parce qu'au final, on a rapidement l'impression de tomber sur une partie un poil plus mouvementée qu'à l'accoutumée d'un Action ou Vérité de base; on pourrait même tomber sur un Ca tourne mal d'ibraTV que ça ne nous choquerai pas le moins du monde. Il arrivera tout de même que l'on ressente quelque émotion à la vue de tel ou tel gage (celui sur la moto était très réussi, tant au niveau de la mise en scène que de l'utilisation de la bande-son), mais ce sera soit trop rare, soit pas assez viscéral pour que l'on se sente pleinement satisfait. Là est le problème du film : quand on ressort de Nerve, on garde en nous un certain goût d'inachevé, de déception par manque d'originalité. Ce qu'il fait, il a beau le faire bien, il restera toujours ce fait : il fallait chercher beaucoup plus loin dans l'extrême pour parvenir à vendre ce qu'on devait vendre au spectateur. Dans l'état actuel des faits, ce n'est rien de plus qu'un film tout public un poil nerveux qui ne manque pas de clichés et de moments prévisibles, et dont la mise en scène souvent banale ne lui permet pas de se sortir du cadre nocif des teen movies américains des années 2000. Plutôt bien interprété par un duo d'acteurs assez convaincant (Emma Roberts et Dave Franco, assez bonne pioche), on n'échappera cependant pas aux personnages stéréotypés et caricaturaux : la bimbo jalouse de son amie devenant intrinsèquement l'une des méchantes du film (parce que la superficialité c'est mal, m'voyez?), et le néo-métalleux terriblement insupportable qui pense que c'est un personnage badass parce qu'il porte un flingue de gansta sous un blouson beaucoup grand pour ses bien trop maigres épaules de grand dadais. Décevant à plus d'un titre, Nerve trouve cependant l'intelligence de partir dans une excellente direction sur sa conclusion, avant de tout gâcher par un climax ô combien stupide et incohérent, prévisible et pourtant si naïf. On sentait qu'ils voulaient que le tout se termine bien, qu'ils n'avaient pas la foi de faire une histoire profondément glauque traitant le voyeurisme de manière intelligente et pertinente (hello, Fenêtre sur cour); de fait, on tient un divertissement casse-gueule qui, même s'il fait très bien passer le temps, aurait pu être tellement plus qu'il en devient difficilement appréciable. De bonnes idées subistent, même si la plupart sont mal abordées ou développées.
Chappie

Critique de Chappie

   2 - Pas terrible
On m'a souvent vendu Chappie comme un excellent film, comme un drame émouvant et intelligent sur le destin d'un être artificiel façon Frankenstein. On me promettait un bon moment doublé d'un plaisir cinématographique total, pour que je tombe finalement sur un film qui manque de profondeur, sorte de divertissement somme toute convaincant extrêmement mal vendu lors de sa sortie en salles; on nous promettait un combat pour la survie, alors qu'on reçoit une fable humaine sur la relation qu'entretien une machine avec une bande restreinte d'humains. Et c'est dans ces relations là que le film coince au premier abord : ses personnages étant terriblement caricaturaux (tout particulièrement les Die Antwoord, seulement présent pour s'éclater et faire leur pub tout en surjouant comme des pieds), les interactions qui en découlent paraissent forcées, superficielles; surgit donc un manque d'empathie flagrant pour les protagonistes présents à l'écran, qui patissent également d'un manichéisme à tomber. Profondément niais, Chappie nous ressort la carte de l'humanité méchante agressant la machine toute gentille, mais façon compte de fée urbain. C'est cliché, empli de pathos et de lourdeurs sentimentales; le film fonce à la pelleteuse, détruit tout sur son passage sans faire dans la finesse et l'habileté. On pourra s'en contenter, mais quand on nous vendait un film puissant, peu commun, la surprise est de taille et la déception immense. Vient s'ajouter à cela une mise en scène passe-partout qui, même si de belles images y sont transmises, peine à se réinventer depuis la sortie du premier film de Neill Blomkamp, District 9; rien n'a évolué, rien n'a changé : le ton documentaire, sombre et la caméra peu stable sont toujours présents, larguant le film, par bien des moments, dans une banalité insupportable. De beaux passages restent en tête, divinement soulignés par des ralentis bienvenus et pertinents (on pensera notamment à l'attaque visant Chappie, dure et poignante), mais ils sont trop rares pour considérer l'oeuvre comme réellement réussie au niveau de sa mise en scène. Irrégulier et manichéen, Chappie reste un bon divertissement, émouvant mais plombé par sa fin trop rapide et mal amenée, où l'on quantifie l'âme en deux temps trois mouvements sur un clavier, en mode what the fuck complet. C'est un passage forcé, le genre qui gâche tout le reste par sa facilité d'exécution; alors c'est certes beau, propice à l'émotion et aux sourires de contentement, mais la conclusion est à ce point sortie de nul part, à ce point niaise et convenue que cela ne marchera clairement pas sur une partie des spectateurs. Et c'est dommage, tant le film posait de bonnes questions qu'il n'approfondit jamais; quel est notre rapport à nos parents, au Créateur, aux autres; comment accueille-ton l'étranger dans nos vies, comment le traite-t-on? Est-on humain parce qu'on le naît, ou parce qu'on le devient? De même, peut-on perdre son humanité sur le bûcher de la cruauté? Tant de thèmes intéressants qui aurait dû être abordés de manière plus profonde, moins superficielle. Clairement inspiré du Robocop de Verhoeven (juste après Starship Troopers et Total Recall, avec District 9 et Elysium), Chappie se veut moins dramatique, beaucoup plus enfantin; à l'image de sa machine mignonne et magnifiquement animé (le principal point positif du film), le tout est niais, naïf, touchant, attachant. On retiendra donc la qualité des effets spéciaux concernant la machine en question, preuve que l''écran de cinéma peut donner la vie a à peu près n'importe quoi. Les mimiques, les mouvements, la qualité des détails et le design même de l'androïde, toutest si bien fait qu'on croirait regarder une vraie personne, une vraie machine; humaine, souvent bien plus que lesdits humains, Chappie se démarque dans le cinéma par la perfection de son réalisme, le plaçant directement dans une position de rapport homme à homme avec le spectateur. Ce dernier a l'impression de le voir vraiment, de pouvoir lui parler. Saisissant. En soit, Chappie est un film à voir si l'on est bon public, pas trop pointilleux. Si les défauts ne vous empêchent pas de prendre un maximum de plaisir lors du visionnage, si vous n'avez que faire d'incohérence ou de facilités scénaristiques, le film devrait vous plaire. Il remplit très bien son contrat d'oeuvre divertissante, parfois même un peu trop, y perdant l'intelligence de son propos. Un film qui divise, comme chaque oeuvre de l'ami Blomkamp. C'est à cela qu'on reconnaît les grands...
La 5ème vague

Critique de La 5ème vague

   1 - Très mauvais
Que l'on aime ou non les films Harry Potter, il faut leur reconnaître une influence cinématographique révolutionnaire : dès leur sortie et la démocratisation progressive d'un genre à part-entière, le teenage movie, des dizaines et des dizaines de films plus mauvais les uns que les autres ont commencé à pondre sur nos grands et petits écrans. Twilight, 50 Nuances, le Labyrinthe (le moins mauvais d'entre tous), tant de films inoffensifs destinés à une unique chose : le profit maximum en arnaquant les jeunes. Le principe est simple comme la pluie s'écoulant du ciel : utiliser toujours les mêmes codes (histoire d'amour agrémentées de triangles amoureux, société dystopique ou cadre d'évolution des personnages des plus hostiles), tourner chaque film comme l'épisode d'une longue saga plutôt qu'une oeuvre à part entière, ne jamais sortir des sentiers battus. Des fois, le résultat peut s'avérer convaincant; on se souviendra du premier Labyrinthe, un film certes inoffensif et sans personnalité mais un bon divertissement tout de même, qui permettait de passer un bon moment sous tension. Seulement, le rendu final est, pour la plupart du temps, affreusement raté : en témoigne La 5ème Vague, affreuse oeuvre au but purement commercial qui se rate sur pratiquement tout ce qu'elle entreprend. D'un niveau de clichés dégoûtant, le film de J Blakeson n'en rate pas une pour aligner les pires stéréotypes poussifs imaginables : le héros hybride qui se retourne contre les méchants suite à des révélations trashs et cruelles, l'héroïne qui retrouve son amour du lycée (détail au demeurant pas du tout prévisible dès l'introduction), le méchant tout méchant que l'on avait vu venir à des kilomètres, les retournements de situation sur retournements de situation qui font perdre toute crédibilité à l'ensemble (et son par ailleurs toujours détectables), et le fameux triangle amoureux gerbant dont on parlait plus haut. En plus d'un manichéisme à toute épreuve et de repompes totales d'autres grandes oeuvres du post-apo (de Walking Dead à Mad Max, en passant notamment par La Guerre des Mondes et Marionnettes Humaines de Robert A. Heinlein), La 5ème Vague parvient à rater ses scènes d'action en les filmant avec une terrible banalité. Parce qu'au final, le film n'a pas de style; non pas qu'on lui en demandait, on s'en doutait bien qu'il n'en aurait aucun; non, c'est surtout qu'il s'empêche dès lors de marquer l'oeil du spectateur, de se trouver un semblant de personnalité au sein d'un sous-genre déjà suffisamment sur-occupé pour rajouter une pierre inutile à l'édifice. Et c'est exactement ce qu'est la 5ème vague : un caillou de plus jeté dans l'eau, un potentiel perdu qui ne tenta jamais de s'élever de sa condition d'oeuvre random en sortant des sentiers battus. On tombe donc sur une oeuvre formatée prévisible du début à la fin, sans aucune attention de prêtée aux personnages tant ils sont mal écrits, sans profondeur et très peu intéressants. Il sera aisé de deviner ce qui fera avancer le scénario, les liens qui lieront ensuite tel ou tel protagoniste avec tel ou tel second couteau. C'est du banal, du consommable ayant dépassé la date de consommation : on est rapidement dégoûté, écœuré par tant de bêtise et de vide. De fait, les acteurs n'aident pas : dirigés n'importe comment, ils n'ont rien à faire de leur interprétation ou ne savent tout simplement pas comment la gérer. Insupportable Chloë Grace Moretz (que j'apprécie pourtant dans ses autres films), inintéressant Nick Robinson. Il manque clairement une figure forte au film, des acteurs charismatiques avec de la personnalité : vides et sans saveurs, ceux de l'oeuvre ne se démarqueront jamais vraiment, restant tout du long dans un manque qualitatif flagrant. Ce n'est pas Liev Schreiber qui viendra me contredire, encore moins bon ici que dans X-Men Origins. Triste. Mauvais, stéréotypé, poussif et jamais original, La 5ème Vague est un film qui manque de personnalité dans sa mise en scène, ses acteurs, son écriture. Vide et pathétique, il ne tient jamais le spectateur en haleine, et se termine dans une fin ouverte prévoyant clairement une suite, voire même plusieurs. On tient ici tout ce qui est détestable dans les teenage movie, le tout réunit dans un film de deux heures beaucoup trop long pour ce qu'il a à raconter, et beaucoup trop bête et incohérent pour qu'on puisse le prendre un tant soit peu au sérieux. L'imagerie même de ce qui ne va pas dans le genre et le cinéma de divertissement des années 2010. Un naufrage.
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