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Death Note Le film

Critique de Death Note Le film

   2.5 - Moyen
Alors que l'adaptation Death Note de Netflix vient tout juste de sortir et qu'elle se fait déjà conspuer par la grande majorité du public international, il me paraissait bon de me plonger dans les autres adaptations du célèbre manga avant d'attaquer la dernière en date. Et si l'on bâche méchamment le reboot américain, autant vous avouer directement que la première adaptation en live-action ne valait pas grand chose non plus. Sympathique petit film manquant singulièrement de maîtrise, le Death Note de Shûsuke Kaneko se vautre bêtement, alors qu'il avait tout pour plaire. La fidélité au manga est suffisamment respectée pour ne pas faire hurler les plus puristes d'entre nous, les acteurs ressemblent suffisamment bien aux personnages de base ( surtout Ryuk et L, qui l'imite très bien ). De même pour le caractère de tous les protagonistes, globalement très bien respecté. Seulement, le film pêche justement par son jeu d'acteur, qui s'ils avaient le bon physique pour nous livrer une adaptation un tant soit peu fidèle dans son apparence, n'avaient pas forcément le talent suffisant pour nous offrir une prestation réellement convaincante. Bouffé par le surjeu, gâché par ses acteurs qui ne savent plus trop où se placer, ou par sa direction d'acteurs qui semble catastrophique, ce Death Note se gâche donc bêtement, alors que son seul acteur un minimum crédible et talentueux semblait être l'interprète de L, Ken'ichi Matsuyama, qui ne veut plus quitter la saga depuis. Le film ne serait pas réellement médiocre si la suite n'était pas tout aussi décevante. Prenons l'exemple des effets spéciaux : laids et peu crédibles, ils détruisent le charisme même de Ryuk, le transformant en une poupée mal animée. Le look était pourtant très fidèle aux comics : seul défaut, la qualité du rendu visuel était clairement en deçà de ce que l'on faisait à l'époque, ruinant tout le potentiel crédibilité de son personnage. L'écriture est elle-même décevante, tant elle manque de maîtrise à tel ou tel moment, pour être de très bonne facture l'instant d'après. Les rebondissements sont suffisamment bien vus et mis en avant pour maintenir l'intérêt du spectateur, ce twist final montrant le fond de la pensée d'un certain personnage. L'écriture est elle-même décevante, tant elle manque de maîtrise à tel ou tel moment, pour être de très bonne facture l'instant d'après. Les rebondissements sont suffisamment bien vus et mis en avant pour maintenir l'intérêt du spectateur, ce twist final montrant le fond de la pensée d'un certain personnage. Heureusement que la mise en scène viendra rattraper ces défauts, mettant bien en valeur les qualités de l'oeuvre. Petite adaptation médiocre mais divertissante, Death Note prouve que les adaptations live de mangas ne réussissent que très rarement à rendre un bon résultat final. Laid dans ses effets spéciaux mais convaincant de par sa mise en scène efficace, il se plante dans son écriture globale mais réussi à bien développer la psychologie de ses personnages et ses retournements de situation. Un résultat surprenant, donc, qui oscille entre le bon et le mauvais. Simplement moyen.
Starship Troopers: Traitor Of Mars

Critique de Starship Troopers: Traitor Of Mars

   3 - Pas mal
Rares auront été les potentiels gâchés avec la superbe de celui de feu Starship Troopers premier du nom. Porteur d'un message cynique sur l'impérialisme de l'armée américaine sous la présidence de Bush Senior, le film de Verhoeven s'attaquait frontalement à la politique militariste affirmée d'une Amérique en soif de guerre et de recettes monétaires. Petit chef-d'oeuvre de science-fiction, il nous promettait des suites tout aussi réjouissantes. Mais c'était sans compter Starship Troopers 2 : Héros de la Fédération et son huis-clos des plus ridicules, prouvant qu'un bon scénariste n'est pas forcément bon réalisateur ( n'en déplaise à David Goyer ). Échec cuisant, ce triste dtv n'en finissait plus de tenter de dissimuler ses pauvres moyens derrière son écriture je-m'en-foutiste et ses plans de caméra mal maîtrisés, annihilant complètement le souffle épique, voire même grandiose, de son illustre ainé. Plus tard, Starship Troopers 3 est venu enfoncer le clou, une suite minable dont le seul intérêt se trouvait dans le retour de Casper Van Dien en Johnny Rico, fatigué mais efficace, clairement ici pour toucher un chèque honorable ( ou pas ). Mais l'animé sorti ensuite, du nom d'Invasion, permettait de renouer un peu avec l'âme de l'a saga, sans atteindre de réels sommets de grandeur. Sympathique et divertissant, il nous montrait du bon défouraillage d'arachnides, de la tripaille de soldat mêlée aux cadavres de punaises éclatées. Un bon film, qui promettait du lourd pour la suite. Traitor of Mars s'inscrit donc dans cette longue lignée de suite, aussi bonne que mauvaise. Mais à ma grande surprise, le film s'est écopé d'une mauvaise réputation, passant pour une suite décevante à l'écriture démentiellement catastrophique. Certes, ce cinquième Starship Troopers pâtit d'une écriture qui manque de cohérence : en simple détail, l'illogisme va jusqu'à faire revenir le sergent Rasczak en VF, alors qu'il était clairement mort dans le film d'origine, et que ce Traitor of Mars s'en dit la suite canon. Fait d'autant plus étrange que le film ressemble plus à une suite d'Invasion que de Starship Troopers, son univers graphique et son Johnny Rico étant drastiquement identiques. Reste à préciser, en ce qui concerne l'écriture, que les dialogues manquent parfois de finesse ( surtout pendant la première demi-heure du film ) et que le scénario, très simple, s’embarrasse de retournements de situations et de sous intrigues qu'il ne maîtrise. Mais comme pour contre-balancer tout cela, l'esthétisme du film est magnifique, ses graphismes soignés faisant un travail remarquable. Sertie de détails faciaux saisissants, son animation rend tout vrai, rendrait les personnages presque palpables. L'illusion est totale, l'on a clairement l'impression qu'ils se trouvent devant nous, que Mars s'anime sous les coups de feu incessants et les explosions pétaradantes. On lui regrettera quelques faiblesses aisément discernables, des faiblesses identifiables lorsque les arachnides se déplacent, l'animation baissant largement de qualité. Les graphismes paraissent alors vieillissants, peu précis, et les mouvements des monstres perdent de leur réalisme pour virer à la démarche la moins crédible possible, marchant sur la sable comme si elles surfaient sur l'eau. Mais pour le rattraper, le film possède son action soutenue, ses passages glorieux et ses références au premier film : car s'il reprend les fameux gimmicks de l'oeuvre de Verhoeven, c'est qu'il tente des choses. Il tente de retrouver ce ton propre à l'original, de retrouver ce côté satirique qui manquait tant aux autres films. Et si c'est globalement raté, cela aura au moins permis au film de retrouver l'âme de la saga, de renouer avec ce qui en faisait l'intérêt principal, autre que l'action et la violence débridée. Au final, Traitor of Mars n'est pas un mauvais film : c'est une bonne suite, clairement pas du niveau de l'original, non, c'est un film indépendant qui souffre de défauts mais jouit également de qualités importantes, qui permet au spectateur de passer un bon moment autant que de se divertir devant des soldats qui dézinguent des arachnides par centaines. Intéressant et bien plaisant. Voulez-vous en savoir plus?
The One

Critique de The One

   2.5 - Moyen
The One est un petit film de science-fiction fort sympathique, le genre de séries b qui te détend le temps de sa durée. Sans être parfait ( il est même plutôt médiocre ), il nous livre cependant de bonnes petites scènes d'action pas trop mal chorégraphiées, même si le résultat s'avère filmé avec les pieds, digne reflet des films d'action/sf post-Matrix. Banale série b clipesque aux forts relents de kung-fu, le film n'est pas sans rappeler un certain Blade, sorti quelques années avant ledit Matrix. Pourri par ses incohérences, The One patit d'une écriture qui manque de rigueur, même si les scénaristes n'hésiteront pas à nous abreuver de belles séquences, à l'image de celle où l'on voit une version parallèle d'un personnage secondaire somme toute important. Caractérisé par le bordel de son intrigue, par tous ces pinceaux qui s'emmêlent au sein d'un résultat pourtant généreux en action clipesque, le film contient suffisamment de points positifs pour qu'on puisse ne pas s'ennuyer, et l'apprécier pleinement ou plus superficiellement. Car il y a du bon, dans The One : les chorégraphies ne sont pas si dégueulasses, de même que l'interprétation de Jet Li, même si l'on aura vu largement mieux dans le genre ( notamment plus expressif ) sera rapidement rattrapée par sa technique au combat, et ses expressions dantesques quand il fait des mouvements de folie. C'est qu'il est vachement drôle, ce petit bout. Partant dans tous les sens, cet étrange film de science-fiction se perd souvent dans toutes ses théories de multivers et de terres parallèles, même si le concept était intéressant pour un film d'action, et pas spécialement très répandu dans le monde du cinéma de divertissement pétaradant. On pourra cependant avoir des réticences à le voir concernant la bande-son tellement techno bas de gamme qu'elle en est à vomir, ou cette mise en scène over-cutée, toujours mouvementée, bordélique à souhait. Sympathique série b que voici, The One ne marquera cependant ni son époque ni son genre de prédilection, n'étant au final qu'une oeuvre banale et peu marquante, même si le divertissement est là. On pourra aimer à condition de ne pas être très pointilleux ce jour, et de vouloir un divertissement qui assure un minimum de qualité. Médiocre mais divertissant, c'est un choix que de le regarder : le choix de visionner une oeuvre que l'on saura imparfaite, mais qui pourra tout de même nous plaire de bien des façons.
Shark 3D

Critique de Shark 3D

   1 - Très mauvais
Shark 3D, c'est un peu le film que tu regardes juste pour la détente, mais qui se trouve être suffisamment mauvais pour te faire regretter l'idée même de l'avoir visionné. Hésitant entre deux fronts, ne sachant jamais vraiment s'il doit mieux tomber dans le film de requin basique ou le slasher à la mord moi le nœud, cet énième film de la Shark Exploitation se vautre lamentablement dans les abysses des mauvais films du genre ( qui sont malheureusement une grande majorité ). Très mal interprété, il choque par la piètre qualité de ses acteurs peu engagés, de multiples têtes à claques qu'on aura tous envie de gifler. Jamais aidés par leurs personnages stéréotypés et affreusement insupportables, les interprètes sont également très mal dirigés, leur jeu partant dans tous les sens sans qu'il n'y ait le moindre catalyseur. C'est un bordel infâme à voir, une bouillie visuelle, numérique et "artistique" terrible. Débandade complète, le film s'autorisera le luxe d'être une oeuvre longue malgré sa durée, pétrie de longueurs toutes plus insupportables les unes que les autres, cela jusqu'à un twist final original mais d'un saisissant n'importe nawak. Ne se souciant alors plus du tout du semblant de vraisemblance ou de logique qui persistait malgré les diverses incohérences présentes un peu de partout dans l'oeuvre, Shark 3D vire complètement de bord et nous sort un retournement de situation sorti de nulle part, avec pour seul intérêt qu'il n'avait jamais été fait dans le genre. Jamais aidé par le design douteux de son requin ( par ailleurs jamais effrayant, impressionnant ou même intéressant ), Shark 3D rate également son travail de mise en scène, le faiseur de série B David R. Ellis ne sachant plus du tout quoi faire pour se sortir de cette galère. Sa réalisation est mauvaise, sans imagination, et se paye le luxe d'enfermer le film dans une direction artistique digne des pires productions télévisuelles. Mauvais de bout en bout, le film ne parvient jamais à divertir un minimum, la faute à son scénario qui part n'importe où, à ses acteurs mauvais, à sa mise en scène catastrophique et à son requin mal foutu. Le résultat est moche, éminemment laid. Un film profondément mauvais, qui pourra vous divertir selon vos goûts, mais qui ne trouvera pas le salut de l'oeil critique du public. Un raté monumental que n'aurait pas renié un certain Uwe Boll.
Alice au Pays des Merveilles

Critique de Alice au Pays des Merveilles

   2.5 - Moyen
Laissez moi vous raconter une histoire : celle de Johnny Depp et Tim Burton, deux grandes personnalités en plein déclin constant, qui ne parviennent plus à se renouveler et retrouver l'aura qui faisait, il y a vingt ans déjà, leur grand intérêt. C'est leur personnalité extravagante et géniale qui semble les avoir quittés, la personnalité unique de leur art somme toute différent l'un de l'autre, mais tellement complémentaires lorsqu'on les associe entre eux. Depuis Wood, Edward, Sleepy, Charlie, les deux hommes semblaient avoir trouvé un terrain d'entente suffisamment prometteur et crédible pour pouvoir s'attirer les yeux rêveurs d'une foule de nouveaux fans en érection. Et c'est à la vue de cet Alice au Pays des Merveilles que l'on laissera un horrible constat s'imposer à nous : ce temps ci est définitivement révolu, enterrant deux grands d'hier fans aux nouveaux géants d'aujourd'hui. Car si Burton et Depp n'auront pas su passer les années 2000 avec ce génie si particulier qui animait leurs débuts de carrière, c'est que leurs films en ont largement pâti. Ainsi, cet Alice perd toute l'âme des oeuvres de Burton, ou la folie mesurée du jeu auparavant sublime d'un Depp qui manque ici d'inspiration. Recyclant toutes les mimiques qu'il pu utiliser ici ou là, il se contente de nous jouer un éternel Jack Sparrow, grotesque dans son attitude, avec pour seul différence que la folie sera ici poussée à son paroxysme. Forcément que la recette prendra pour les moins exigeants d'entre nous, pour les amateurs de son jeu si unique, mais ne soyons pas si sûrs que les autres l'apprécient tout autant. L'on pourrait même commencer à sentir un certain air de lassitude chez ceux qui trouveront ici le point d'overdose d'un jeu certes répétitif, mais toujours suffisamment efficace pour ne pas nous endormir. Une prestation passablement banale qui croulera facilement sous le jeu endiablé d'un Carter inoubliable par son surjeu et son phrasé enfantin, étrange gosse démoniaque à la tête de pastèque. Irritante jusqu'à sa voix de crécelle, elle relèvera le niveau jusqu'à la toute conclusion de l'oeuvre, étrange méli-mélo d'action que n'aurait guère renié un certain Peter Jackson. Et s'il est une chose qui déçoit par dessus tout le spectateur un tant soit peu exigeant, c'est que la dite chose concerne la mise en scène de Burton. Nous prouvant qu'il n'est plus que l'ombre du génial artiste qu'il fut, l'homme nous sert une drôle de bouillasse dégoulinant d'un numérique abjecte et mal posé, souvent mal incrusté sur des décors refoulant le fond vert bon marché. Son film manque d'âme, de peps : il est vide, fade, sans saveur, comme tous ces produits surgelés qui viennent remplacer le savoir-faire ancestral d'artisans amoureux de leur profession. Remplacés par un numérique malvenu, les décors habituellement construits des films de Burton ne laissent plus aucune place à la magie ou la rêverie, l'homme tentant de nous faire croire que son art est toujours intact, au travers de quatre pauvres arbres en putréfaction qui ne sont pas sans rappeler un certain Sleepy Hollow, le génie en moins. Vide et sans aucune saveur, Alice au Pays des Merveilles n'a pour lui que son aspect divertissement primaire : si l'on omet tous ses défauts, si l'on oublie ses airs vrais d'attraction de Disney pour Lapin sous coke avec des lunettes 3D, l'on pourra y passer le temps sans disconvenu. Car au final, cette version "Burtonienne" des aventures d'Alice pourra distraire par un après-midi pluvieux, si l'on n'a rien d'autre à voir. A trop prendre le melon, le célèbre duo d'artistes commence à sérieusement nous prendre la tête.
Legend

Critique de Legend

   2.5 - Moyen
Legend, je l'attendais avec une grande impatience, doublée de la certitude que le résultat serait prodigieux. Tom Hardy dans un double rôle de mafieux, les bande-annonces fort attrayantes, l'histoire complexe et intéressante, tout laissait présager que le résultat serait dantesque. Mais alors, qu'est-ce qui a foutu les couilles de pépé dans le potage? Qu'est-ce qui a déconné au point d'en faire un film aussi médiocre? Sûrement pas la prestation grandiose d'un Tom Hardy charismatique à l'extrême, et qui trouve ici deux rôles opposés mais pourtant bien complémentaires. A l'aise comme aucun autre avant lui dans ce genre de rôles, il impose sa patte à l'oeuvre toute entière, la marquant au fer rouge de sa présence démesurée. Il sait jouer la complexité des personnalités, sait passer, l'espace d'un instant, pour une toute autre personne. Une interprétation ingénieuse qui laissait présager le meilleur pour la suite. Seulement, il y a bien quelque chose qui coince : le rythme de l'oeuvre, qui commençait pourtant si bien. De ses débuts, l'on retiendra une plongée dans le monde de la mafia passionnante et efficace, un brin originale et très bien menée. Le ton était donné, l'esprit vendu : c'était du neuf, de l'intéressant. En bref, c'était quelque chose de rafraichissant. Mais c'était sans compter les erreurs qui suivirent, aberrantes au point d'en devenir énervantes. Car si le film commençait bien, il fallait reconnaître à la mise en scène un manque flagrant de personnalité. Un léger défaut que l'on se dit, un détail facilement corrigible. Mais bien entendu, tout ceci n'est pas revu à la hausse. C'est tout le contraire qui survient, la réalisation de Brian Helgeland faisant tomber le film dans une linéarité affreusement lassante, détruisant dès lors tout le rythme que ses débuts pouvaient posséder. Sans réel tension permanente, le métrage se vautre également dans son écriture qui gère mal le rythme de déroulé du film, nous livrant des passages d'interminables dialogues filmés de manière très plate. Au final, on s'ennuie très vite, trop vite, au point de ne plus ressentir de réelle empathie pour des personnages somme toute manichéens, cela jusqu'au sursaut final, qui prendra conscience du côté "gentil/méchant" des deux frères, équilibrant la balance des personnalités. Il était temps, dites moi ! La fin s'avèrera plutôt réussie, même si sa conclusion se révèlera finalement trop rapide, trop vite amenée et bien vite clôturée. Un film qui n'est guère parfait, qui pourra énormément décevoir par son manque de rythme flagrant, mais qui vaut tout de même le coup pour la prestation marquante d'un Tom Hardy plus convaincant que jamais. Meh.
The Nice Guys

Critique de The Nice Guys

   4 - Très bien
The Nice Guys est un film qui sait faire plaisir à l'amateur de films des années 80 que je suis : martelant, de toute sa durée, ce spectateur avide de toujours plus de références culturelles, il y va bon train sur l'hommage sublime à la décennie cinématographique de genre la plus importante. Le film prend place à l'époque où l'on voyait pondre de nouvelles légendes ( Schwarzy, Harrison Ford, Cronenberg, Carpenter ) et des mythes entièrement nouveaux ( Terminator, Predator, Vador ) suite à la fin des années 70 et l'amoncellement des années 80. De cet état de fait, Shane Black s'en sort avec grand talent, assumant toutes ses influences diverses et variées, plongeant le spectateur dans un road-trip avec une âme, une vraie. C'est un film qui a un cachet, qui a de la personnalité, et qui se démarque dès lors de tout ce que l'on peut faire de vide et de fade de nos jours. Plus proche d'une Arme Fatale que d'un Very Bad Trip, il nous plonge dans un retour en arrière, dans un retour vers le passé au temps de Retour vers le futur. Car si le film aura une réelle aura des années 80, il y aura toujours cette mise en scène pour briser le voile de l'hommage : se prêtant gentiment à un jeu de dupes qui le vieillit volontairement, The Nice Guys ne trompe cependant pas son spectateur, ni même l'amateur de films d'action des années 80. Car si l'on y retrouvera ce qui faisait les codes des films de l'époque, il paraîtra évident que les codes de mise en scène, que la manière des filmer et les caméras utilisées pour y parvenir auront considérablement évolué. L'on se retrouve donc avec une sorte de fossé entre l'atmosphère du film et la manière employée pour l'illustrer. Un résultat curieux qui pourra vous faire tilter si vous chercher plus qu'un divertissement, ou si vous préférez pousser la réflexion bien après le film. Dans le cas contraire, ne vous en faîtes pas, cela ne sera guère gênant; ce n'est qu'un détail, aussi vrai que le film possède nombre d'autres arguments convaincants pour nous faire oublier ce point ambigu. Pour principale qualité, l'on pourra citer l'excellente interprétation de ses deux interprètes principaux, surprenants Ryan Gosling et Russell Crowe dans des rôles qui leur collent à la peau. Leurs personnages, très bien écrits, les rendent encore plus attachants, leur offrant une profondeur de personnalité très agréable. On s'identifie facilement à eux, à ces deux gros loosers qui se pensaient différents sans savoir ô combien ils se ressemblent. Attendez-vous aussi à de l'action qui tabasse, à du badass sacrément casse-gueule. Fichtrement bourru, le film retrouve ce côté généreusement violent des films des années 80, avec ce ton si particulier qui mélange à la perfection l'humour et les coups lancés en pleine gueule, sans aucune mesure de prévention. Voilà donc un excellent divertissement, sombre et matûre, comique et bien rythmé, dosé avec parcimonie et mené avec un savoir-faire certain. Un vrai régal.
Piranha 3D

Critique de Piranha 3D

   2.5 - Moyen
Piranha 3D a ceci de particulier que c'est un film idiot qui s'assume, une oeuvre prétendument stupide qui gâche bien l'intelligence de son propos. Volontiers blagueur, assurément farceur, il se moque de tout un genre cinématographique, le parodiant où nombre de personnes y verront une mauvaise qualité. Mais cette qualité douteuse est justement voulue par les scénaristes, le réalisateur, par toute l'équipe du film. Joyeux bordel qui s'amuse à tomber dans le plus mauvais des mauvais goûts, ce remake d'un film déjà peu recommandable mais à la violence fort surprenante se complet dans ses travers et ses excès, explosant le baromètre de la retenue. Rebordant de bikinis, de faux seins et de fossettes profondes, de belles créatures dévorées par des monstres hideux et de membres déchirés, ce film surprenant ne parvient cependant pas à cacher ses défauts. Car à défaut de parodier un genre, il n'arrive jamais à se rendre crédible, à s'offrir une réelle qualité. Portée par des acteurs tous plus mauvais les uns que les autres ( on se demandera ce qu'y feront Christopher Lloyd ou Elizabeth Shue, simples parodies des acteurs talentueux qu'ils furent ), cette série volontairement z ne fait pas même attention à bien écrire son déroulé, nous livrant des personnages toujours plus fades et inintéressants, en plus d'incohérences qui pullulent comme des poissons dans l'océan. Là où l'appréciation est complexe à mener, c'est que le film était obligatoirement mauvais : dès lors qu'il fut annoncé, tout le monde s'attendait à une daube supplémentaire, au désastre cinématographique de l'année. Seulement, des films qui s'assument autant, qui ont à ce point conscience de leur grande stupidité, c'est trop rare pour détruire celui-ci. Forcément que le film prendra des airs de faux nanars, des airs qu'il aura lui-même provoqués, à la manière d'un énième Sharknado. Mais s'il est une certitude, c'est que Piranha 3D restera l'un des meilleurs films du genre depuis belles lurettes, tant il est drôle, assumé, violent et généreux dans sa stupidité maladive. Pour l'apprécier, il faut juste savoir à quoi s'attendre en le regardant, puis laisser son cerveau reposer bien au chaud, le temps d'un court repos.
Assaut sur le central 13

Critique de Assaut sur le central 13

   2 - Pas terrible
John Carpenter et les remakes, c'est une histoire fort compliquée. Depuis son Halloween, nombre de ses films ont été revisités, avec plus ou moins de fracas et de tracas. Très embarrassants, certains n'avouent même pas la duperie ( n'est-ce pas, Lock out? ), préférant postuler au rang de scénario original quand ils n'étaient qu'une vaste repompe d'une oeuvre à succès. The Thing, Halloween, cet Assaut sur le central 13, les remakes et les reboots de ses oeuvres oscillent du meilleur au pire. De quel côté se trouve donc cet Assaut? Le constat est difficile à prononcer. Il y avait une vraie hype autour du film : Ethan Hawke, Laurence Fishburne, Gabriel Byrne et John Leguizamo dans un même film d'action, remake du très bon Assault de Big John, y'avait de quoi foutre la pâtée aux autres productions du genre. Seulement, le coche est raté, le film planté. Explications. Au départ, ça partait plutôt bien : intéressant, il nous présentait des personnages un minimum attachants, bien que caricaturaux. Attendant que la tempête vienne, c'est une attente fébrile qui nous était proposée. L'attente avec le drame, le calme avant la tempête. Mais rapidement, on déchante. Car si le film aura pour principal attrait son casting intéressant, il ne saura que rarement quoi en faire. Plombé par sa mise en scène répétitive et terriblement clipesque, cet Assaut souffre du symptôme des films d'action médiocres post-années 2000 : filmé avec les pieds, bourré de cuts bordéliques, haché comme pas possible, y prédomine une forte impression de bordel ambiant. L'action manque globalement de netteté, de soin : parfois très efficace, elle ne parvient jamais à vraiment convaincre, tant son niveau est globalement médiocre. Il en ira de même pour l'écriture, elle aussi bordélique et ne maîtrisant jamais vraiment la psychologie de ses personnages. Tous les clichés persisteront au sein de l'équipe des protagonistes : du junkie malhonnête à la nympho de service, tous les stéréotypes seront de la partie. Peu fin, jamais habile, Assaut sur le central 13 part sur de mauvaises bases. Malheureusement pour lui, la bande-son ne viendra jamais relever le niveau : commune, peu inventive, elle fait l'effet de simple support technique à des scènes d'action convenues, ne trouvant jamais ses marques dans un art où le neuf est dur à dénicher. L'art du film d'action ne trouve aucunement de pistes pour relever son niveau. Il en ira de même pour ses acteurs peu investis, encore qu'Ethan Hawke tire plutôt bien son épingle du jeu, en nous présentant une prestation largement au dessus de celles des autres acteurs. On ne mentionnera pas le surjeu complet de John Leguizamo, ni même le jeu de Laurence Fishburne, identique à celui qu'il tenait pour le rôle de Morpheus. Seul Byrne convaincra tout autant qu'Hawke, de part son charisme naturel propice à n'importe quel rôle de bad guy. Assaut sur le central 13 aurait pu être un très bon remake. Heureusement divertissant, il ne trouvera de réel intérêt qu'en débranchant son cerveau et toutes les attentes que l'on aurait pu avoir à son sujet. Ni vraiment mauvais ni vraiment bon, il n'est jamais assez maîtrisé pour rester en mémoire. Un film convenu, sans grande surprise si ce n'est une mort surprenante et bienvenue.
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Centurion

Critique de Centurion

   3.5 - Bien
Dans les diptyques surprenants, Centurion vient compléter L'aigle de la neuvième légion; sorte de prologue aux actions rédemptrices d'un Channing Tatum en quête de revanche ( avec quelques éléments empêchant la cohésion totale ), Centurion préfère la fureur sanglante à la quête grandiose ( qui manquait d'ailleurs de souffle dans The Eagle, de son titre anglais ). Survival violent entre deux peuples bestiaux, il nous propose des combats mâtinés de sang numérique à gerber et de démembrements tous plus spectaculaires les uns que les autres. Car si le film pourra prendre des airs de sous-300, il trouvera rapidement ses aises en nous proposant une intrigue bien menée ainsi qu'un rythme intense pour une chasse à l'homme véritablement passionnante. Brutal au point d'en devenir jouissif, Centurion marque l'apogée de la violence guerrière la plus absolue. Très bien porté par un Michael Fassbender toujours aussi charismatique, le film impressionne d'autant plus lorsque l'on connaît son faible budget : 12 millions de dollars pour une oeuvre si réussie, pour un film à ce point passionnant, intense et divertissant, cela prouve bien qu'il ne faut pas des milliards pour plaire au peuple. Prenez en de la graine, vous là, les blockbusters vides et identiques les uns aux autres. Très intimiste où L'aigle de la neuvième légion se voulait plus épique, Centurion se veut aussi largement meilleur. Fait avec moins de budget, il est plus bref et plus maîtrisé que son frère inavoué : ses acteurs charismatiques lui apporteront une touche d'efficacité supplémentaire. Outre Fassbender, on comptera également le seul rôle de gentil de Dominic West ( connu pour avoir joué dans 300, notamment ) et la très charismatique Olga Kurylenko, simplement parfaite dans son rôle de chasseresse. On pourra lui reprocher quelques maladresses d'écriture, notamment au niveau de ses dialogues qui manquent parfois de finesse, mais la qualité globale restera fort honnête. La bande-son offrira du rythme à un film qui n'en manquait déjà pas, parfaitement soutenu par une mise en scène pleine de maîtrise et de moments forts. C'est intense, c'est barbare, sanglant et sans concession, en bref, c'est tout ce que l'on demandait d'un péplum version survival.
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