LoreleiXScorpio
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LoreleiXScorpio

 

Membre depuis 689 jours | Dernière activité : 19/05/2013

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Death Note
  5 - Chef d'oeuvre
En bref : Death Note, c'est exactement le genre de manga qu'on aimerait voir un peu plus souvent. Outre les graphismes, tout simplement superbes, les personnages sont développés à l'extrême, l'histoire baigne dans une atmosphère fantastique très noire, les questions soulevées ne manquent pas d'intérêt... Et ne manque pas d'humour (en la personne de Ryuk par exemple). Palpitant, intrigant, émouvant ou inquiétant, la palette d'émotion qui émane du manga ne cesse de surprendre. Cette série est à découvrir d'urgence, d'une part pour les fans du chef d'oeuvre de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata, bien sûr, mais aussi pour tout les autres.
Confessions d'un homme dangereux
  0.5 - Nul
Confessions d’un homme dangereux en bref : l’histoire était intéressante, la bande-annonce laissait d’ores et déjà présager une biopic mêlée d’action et d’humour noir. Tout faux. C’est long, inintéressant, voir même, à certains moments soporifiques… Sam Rockwell signe sa pire prestation : son interprétation du héros n’est pas du tout charismatique et ne suscite aucun intérêt ! C’est exactement l’inverse de ce qu’on s’attendait à voir sur la vie d’un personnage aussi hors-normes que Chuck Barris ! Seuls Georges Clooney et Drew Barrymore se distinguent, lui avec son flegme naturel et elle avec son caractère extraverti, déjanté. Sans eux, le film tournait au désastre. Clooney est mieux devant la caméra que derrière.
Le Maître des sorciers
  4 - Très bien
Le maître des Sorciers (Krabat) : la jaquette de la version française laissait présager un film fantastique banal (tant par son titre que par les couleurs criardes) qui essaierait vainement d’égaler la franchise « Harry Potter ». Et c’est là que le marketing n’a pas du tout remplit son job. En réalité, Krabat (le titre original et prénom du héros) est – et de très loin – l’une des bonnes surprises des sorties DVD de l’année. Succès littéraire et cinématographique en Allemagne, il a pourtant fallu attendre 3 ans pour que le film débarque chez nous ! Krabat s’éloigne des clichés habituels qu’on retrouve d’ordinaire sur ce thème : il est même plutôt à l’opposé du sorcier binoclard et sympathique de Rowling. Le film suit le parcours d’un jeune orphelin talentueux qui cherche à survivre dans un monde hostile (un côté qui n’est pas sans rappeler Oliver Twist). Guidé mystérieusement jusqu’à un moulin sinistre, sous la gouverne d’un vieillard manipulateur et cruel, Krabat devra désormais lutter contre des forces autrement plus dangereuses… Le climat est volontairement inquiétant, très sombre et au final, empreint d’une mélancolie et d’une poésie insoupçonnées. La sobriété de la mise en scène, le choix des couleurs, ajoutent encore à l’efficacité du film. On peut tout de même regretter que les effets spéciaux soient, au final, peu employés, car le réalisateur Marco Kreuzpaintner a fait le pari assez osé de se concentrer sur la psychologie de ses personnages. Et cela fonctionne à merveille ! La reconstitution d’une époque troublée, qui succède à la Guerre de Trente ans, est particulièrement réussie. L’autre coup de maître du film, c’est sûrement son jeune casting, très bien choisi, avec en tête : David Kross (révélé dans The Reader, avec Kate Winslet) dans le rôle du personnage principal et le talentueux Daniel Brühl pour sa performance aussi nerveuse que marquante dans le second rôle de Tonda. Kreuzpaintner signe ainsi un magnifique hommage au chef d’œuvre d’Otfried Preussler qui devrait séduire même les plus récalcitrants.
Le Portrait de Dorian Gray
  5 - Chef d'oeuvre
S’attaquer aux chefs-d’œuvre d’Oscar Wilde n’est jamais facile. Pourtant Oliver Parker l’a fait. Et avant de s’attaquer à la nouvelle la plus connue de Wilde, il avait déjà connu quelques belles réussites : Un mari idéal (en 1999) et L’importance d’être constant (en 2002). Oscar Wilde n’aurait donc pu rêver mieux pour adapter son classique gothique. Evidemment, l’histoire subie quelques modifications. Dorian Gray doit répondre aux critères de beauté de notre époque : exit donc le blond aux joues roses du livre ! Dorian est désormais un brun ténébreux, aux grands yeux sombres et au charme typiquement anglais. Pour répondre à cette description, Parker choisit Ben Barnes. Un choix qui, au début, n’est pas sans surprendre. Certes, ce jeune Londonien s’était illustré avec talent dans le film indépendant Bigga than Ben, où sa prestation de Cobakka avait été saluée par la critique… Mais il était avant tout connu du grand public pour son rôle (un peu trop lisse) de Caspian dans les Chroniques de Narnia II. Dans ces conditions, on pouvait avoir des doutes sur son interprétation. Ben Barnes signe pourtant ici sa meilleure prestation : il incarne Dorian Gray, tout d’abord timide et candide, puis exalté et immoral, enfin, dévoué et brisé par le pacte qu’il a conclu avec le Diable. Le second choix judicieux repose sûrement sur Colin Firth : son Henry Wotton, cynique et charismatique, est irréprochable ! Difficile d’imaginer désormais quelqu’un d’autre dans les traits du dandy manipulateur. Enfin, la grande nouveauté du film est féminine : Emily Wotton. Ce nom ne vous dit rien ? Normal : elle n’apparait pas dans le roman d’origine ! Alors que Dorian ne connait qu’une grande passion dans le livre avec l’actrice Sybil Vane (Rachel Hurd-Wood, charmante mais effacée) cette relation est ici reléguée au second plan par sa liaison avec la fille d’Henry et Victoria Wotton. Emily est ici une femme de caractère, inscrite au mouvement des Suffragettes, qui donne bien des difficultés à son père ! Indépendante et courageuse, avec un côté assez masculin, elle s’intéresse à Dorian et ce dernier ne tarde pas à s’éprendre d’elle. Elle scellera d’ailleurs sa fin. Elle est ici campée par la géniale Rebecca Hall. N’en déplaise aux puristes d’Oscar Wilde, ce changement est le bienvenu : car, face à des personnages masculins aussi forts que Dorian ou Henry Wotton, il fallait une femme au tempérament volcanique, rôle auquel Sybil ne pouvait prétendre. Les sous-entendus homosexuels concernant les conquêtes amoureuses de Dorian sont ici clairement explicites, de même que sa relation avec Basil Hallward. L’enfance de Dorian est ici bien plus malheureuse que dans le livre, des souvenirs l’assaillent continuellement sous forme de flash-backs où sa souffrance et sa peur sont perceptibles : élevé par son grand-père, il subit les coups et les insultes de ce dernier. Au final, ces changements ne choquent pas, au contraire, ils s’inscrivent dans notre génération, ce qui permet de donner un souffle nouveau au chef-d’œuvre de Wilde. La seule chose que l’on peut regretter demeure la scène finale avec le portrait : cette avalanche d’effets spéciaux criards fait l’effet d’une douche froide ! Sans cela, le film est une vraie merveille, à découvrir d’urgence. Oliver Parker s’en tire une fois de plus avec brio !
Solstice
  1 - Très mauvais
On s’attendait à un thriller fantastique, au scénario surprenant. Résultat : un divertissement tout juste bon au direct-to-dvd, à peine convaincant, dont les dialogues manquent cruellement de consistance. L’histoire est soporifique et cherche à taper dans la case psychologique, où elle échoue encore une fois… Comble du ridicule, pour un film classé dans le genre « horreur » c’est tout juste si l’on sursaute. Quant aux personnages, ils sont si fades qu’on ne parvient pas à s’y attacher. Voilà sûrement pourquoi le dénouement laisse de marbre.
L'Abominable vérité
  3 - Pas mal
L’Abominable vérité en bref : c’est drôle, audacieux, très politiquement incorrect. Le duo de charme et de choc formé par Gérard Butler et Katherine Heighl fonctionne à merveille. Si l’intrigue reste simplette et la fin prévisible, cette confrontation des sexes ne manque pas d’intérêt et prend le contrepied des comédies romantiques actuelles. Gentiment trash mais toujours drôle, elle est l’une des bonnes surprises réservées par l’année 2009.
Le Chaperon Rouge
  2 - Pas terrible
Le film véhicule une - grosse - part de clichés... Que voulez-vous, le public visé est clairement celui des adolescents amateurs de Vampires alors, difficile d'y couper ! Certains dialogues sont d'une niaiserie affligeante : est-ce dû à la traduction française ? Si oui, ceux qui ont fait la transcription mériteraient un procès ! Parfois, les effets spéciaux laissent à désirer : les apparitions du loup-garou sont peu convaincantes et la voix prêtée à l'animal est digne d'un film TV horrifique à petit budget ! Ajoutons à cela que les chansons du film (pas la musique en elle-même) ne sont pas appropriées la plupart du temps... Alors que reste-t-il au dernier film de Catherine Hardwicke ? Tout d'abord, ce Chaperon Rouge a aussi sa part de surprises. Les deux acteurs masculins principaux Shiloh Fernandez (jusque là inconnu, ténébreux et vaguement inquiétant) et Max Irons (tout aussi inconnu en France, dont le personnage marque une progression tout au loin du film) sont la véritable trouvaille de Catherine Hardwicke. Le trio amoureux (Henry, Peter, Valérie) fonctionne mieux que dans Twilight pour la bonne raison que l'héroïne sait ce qu'elle veut. Pas d'attente inutile donc : son choix est clair, elle est décidée et fera tout pour œuvrer dans ce sens. Une femme moderne donc, la sublime Amanda Seyfried tient ici toutes ses promesses ! A tout niveau, le casting est excellent : de Julie Christie dans le rôle de la Mère-Grand, sombre et mystérieuse, à Gary Oldman en prêtre fanatique, tous les acteurs ont bel et bien trouvé leur place. Amanda Seyfriend en tête : car qui aurait pu mieux porter le personnage de Valérie à son sommet ? Diaphane et fragile, comme perdue dans sa longue cape rouge, elle cache en réalité un tempérament de feu et une endurance à toute épreuve. La relation du couple Shiloh/Amanda est physique et sensuelle, aventureuse et défendue. La scène de la danse est une réussite à tout niveau : la jalousie, la sensualité et la provocation qui s'en dégage sont perceptibles. Innovatrice aussi : pour éveiller la jalousie de Peter, ce n'est pas avec son autre prétendant, Henry, que Valérie se livre à une danse langoureuse. Mais bel et bien avec une autre femme (la marque de Hardwicke est ici bien visible, un vague rappel de sa période Thirteen en quelque sorte) ! Le travail réalisé sur les décors est tout simplement extraordinaire : parachuté dans un décor blanc à couper le souffle, le spectateur découvre un univers feutré et immaculé bientôt dévasté par le Loup. La lumière, la couleur, sont travaillées à l'extrême et apportent à certaines scènes tout leur côté mystique. Un bon point pour les costumes et le dénouement... La fin se détache une bonne fois pour toute des contes de fées. Alors, si Catherine Hardwicke est loin du Alice au Pays des Merveilles de Tim Burton ou des Frères Grimm de Terry Gilliam, on ne peut que saluer sa mise en scène, son goût de l'esthétique et son excellent soin de casting. A voir dans son salon entre amis plutôt qu'au ciné donc.
Pirates des Caraïbes : la Fontaine de Jouvence
  3 - Pas mal
Comme toujours avec la saga, ce dernier film s’annonçait déjà comme du grand spectacle. Toujours produit par Jerry Bruckeimer le 4ème film de la franchise était cette fois réalisé par Rob Marshall, qui succédait aux talentueux Gore Verbinski. De nombreux fans s’étaient demandés si ce choix était judicieux : Marshall est connu à Hollywood comme la star des comédies musicales. Comme Baz Luhrmann (Moulin Rouge !), il s’était imposé en deux films (Nine et Chicago) tel le nouveau Messie du monde musical, auparavant délimité par des règles et des clichés à n’en plus finir. Il avait apporté un nouveau souffle délicieusement rétro avec Chicago, petit bijou qui lui avait valu d’être nominé aux Oscars et aux Golden Globes. Alors, était-ce un choix avisé ? Oui, sans conteste… Délaissant les effets spéciaux tape-à-l’œil qui avaient envahi les deux derniers Pirates, Marshall favorise le côté artistique du film, son amour pour le monde musical se retrouve ainsi souvent dans la mise en scène. L’une des premières scènes de combat, à la fois élégante et emportée, ressemble étrangement à un tango passionné, symbolisant du même coup la liaison dévastatrice et complexe qui lie Jack Sparrow à Angelica Teach. Car ce nouveau couple est bel et bien au centre de ce Pirates. Dans le personnage de Jack, Johnny Depp s’en donne une nouvelle fois à cœur joie ; son pirate reprend les ingrédients qui avaient fait son succès dans la première trilogie : séducteur, charismatique, provocateur et moqueur, le capitaine Sparrow reprend du service pour livrer une nouvelle prestation à la hauteur de son talent. Quant à Pénélope Cruz dans le rôle de la vénéneuse fille de Barbe-Noire, elle répond à toutes les espérances : manipulatrice, sensuelle et fine lame. Une forme de Jack au féminin, formes avantageuses inclues. Après Blow, on retrouve dix ans plus tard le duo Depp/Cruz, doté d’une alchimie toujours intacte. En grand méchant, Ian McEwan tire également son épingle du jeu, évitant avec aisance les stéréotypes du pirate sanguinaire : en Barbe-Noire, il est parfait, délicieusement haïssable. On retrouve également avec plaisir Geoffrey Rush (Barbossa) qui, trop rare au cinéma, est encore une fois excellent : la jambe de bois en plus (une allusion au célèbre Long John Silver), on sent que son personnage a encore pris de l’ampleur. Eternellement le meilleur ennemi de Jack, le célèbre duo de capitaines déjantés mène une nouvelle fois une joute verbale et physique, pour notre plus grande joie. La scène la plus mémorable et la plus réussie du film demeure le passage des Sirènes : à la fois inquiétant, romantique à souhait et d’une beauté visuelle à couper le souffle, ce moment est d’une élégance et d’une angoisse rares, porté par le charme envoûtant de la reine des Sirènes Tamara (interprétée par Gemma Ward)… Cette scène à tout pour s’inscrire dans les passages cultes de la saga, au même titre que la transformation des pirates en squelettes dans le premier, le combat dans la roue du deuxième et la bataille finale du troisième. En parlant de Sirène… On retrouvait sous les écailles de l’une d’entre elles une jeune actrice française méconnue : Àstrid Bergès-Frisbey dans le rôle de… Syrena ! Pas très original comme nom certes mais, à la décharge du scénariste, sirène se dit Mermaid en anglais. Difficile pour lui d’imaginer que la version française « Syrena la Sirène » ne sonnerait pas aussi bien que « Syrena the Mermaid ». Enfin passons. Le couple de Philipp et Syrena (formé par Àstrid Bergès-Frisbey et Sam Claffin) devait remplacer celui, très populaire, de Will Turner et Elisabeth Swan. Et si le scénario pêche sous certains aspects, c’est bien celui-là : le couple du missionnaire et de la Sirène n’a pas le charisme de celui formé par le forgeron et sa jeune noble intrépide. Il y aurait beaucoup à redire sur leur histoire, trop « conte de fées » et fade pour apparaître comme étant crédible, surtout face au couple, sensuel et exotique, de Jack et d’Angelica. Leur utilité en elle-même peut-être remise en question. Et le pire, c’est que le couple de jeunes comédiens talentueux et séduisants qui l’interprète n’y est pour rien : le scénario n’a pas prévu de leur laisser prendre de l’ampleur et ainsi, ils finissent par s’enliser, trop niais. Côté BO, on retrouve une nouvelle fois l’irremplaçable Hans Zimmer qui, lui aussi, parvient à donner un nouveau souffle à la saga grâce à son alliance avec un talentueux duo : Rodrigo Y Gabriela. Les musiques, plus poussées, plus variées, sont d’une force incroyable et accompagnent le film sans se laisser distancer par les images (prouesse que le secret du Coffre Maudit n’était pas parvenue à réaliser). Ainsi, ce dernier pirate est un véritable divertissement, élégant, palpitant, riche en rebondissement et en action. Le casting tient ses promesses (enfin presque), le réalisateur entraîne déjà les spectateurs vers une nouvelle trilogie aussi passionnante que la première.
Kaiji
  4 - Très bien
Kaiji s'inscrit dans la lignée des thrillers psychologiques. Le personnage principal éponyme, anti-héros par excellence (fainéant, amateur de bière et de jolies filles), est aussi doté d’une grande intelligence. Moins sanglant que Battle Royal et plus développé que Hunger Games, ce film est une réussite. Angoissant, surprenant, excitant, le film a pour base l’intrigue suivante : jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour de l’argent ? Quelle épreuve seriez-vous prêt à accepter pour être libérer de vos dettes et empocher d’un même coup une somme conséquente ? Le personnage de Kaiji est remarquablement interprété par Tatsuya Fujiwara, qui confirme ici son talent après une première prestation remarquée dans Battle Royal et un rôle inoubliable dans Death Note : celui de Light Yagami. Yuki Amami, dans le rôle de Rinko Endo, signe également une prestation mémorable : en femme d’affaire manipulatrice et impitoyable, elle excelle. Un film surprenant, une mise en scène sobre et efficace, une tension omniprésente (tension qui est à son comble durant une scène vertigineuse où les héros doivent passer d’un immeuble à l’autre, au moyen de passerelles électrifiées, suspendues à plusieurs dizaines de mètres au-dessus du sol)… Kaiji est stupéfiant, à voir si vous avez les nerfs bien accrochés ! A noter : L’apparition de Kenichi Matsuyama, qui avait déjà joué aux côtés de Tatsuya Fujiwara dans Death Note. Alors qu’ils sont alliés dans Kaiji, Kenichi et Tatsuya s’affrontaient dans les rôles respectifs de L et Light. Un duo qui fonctionne toujours aussi bien.
Casanova
  5 - Chef d'oeuvre
Ce film est sûrement l’un des meilleurs de Lasse Hällstrom. Il repose sur un scénario solide et surprenant, des décors magnifiques (le réalisateur a réussi à tourner à Venise elle-même, ce qui est loin d’être facile), une musique entraînante… Au lieu d’un banal biopic, Hällstrom prend le parti de se pencher non pas sur les réussites amoureuses de Casanova mais sur la liaison mouvementée qui le lie à la belle Francesca Bruni. Le film se veut résolument moderne : Francesca est une féministe accomplie qui, pour laisser libre court à sa passion, publie ses essais sous l’identité d’un homme. Sienna Miller est tout simplement parfaite, étincelante : son personnage à la fois impétueux et empreint d’un romantisme, malicieux et libéré. L’Eglise, en la présence de l’évêque inquisiteur Pucci (impeccable Jeremy Irons, comme toujours) est ici ridiculisée. Jeremy Irons s’en donne à cœur joie et cela est visible tout le long du film : il ne lésine ni sur les répliques absurdes (la scène de l’interrogatoire par exemple), ni sur les mimiques exagérées. Lui qui cherche à tout prix à mettre la main sur Casanova et sur l’écrivain hérétique Guardi (le nom de plume de Francesca) voient finalement le jeune couple lui glisser entre les doigts ! Casanova étant le centre de l’intrigue, le personnage autour duquel tous les autres gravitent, il fallait un homme de charme et de talent… Ou plutôt L’Homme de charme et de talent. Cet homme, c’est Heath Ledger (RIP). Très vite, son rôle de séducteur lui colle à la peau comme une évidence, une seconde nature. Sourire malicieux, petites lunettes noires, révérences gracieuses, port majestueux… Bien qu’il se soit déjà illustré dans les rôles de jeunes premiers (Chevalier, The patriot), Heath Ledger ajoute cette fois au personnage de Casanova une forme de génie manipulateur. Nul doute que le duo explosif qu’il forme avec Sienna Miller y est pour beaucoup dans la réussite du film. Les cascades et l’humour omniprésent feront le reste : le Casanova d’Hällstrom est un pur divertissement romanesque, incluant des scènes de duel, des conquêtes amoureuses sur fond d’intrigue religieuse. Le dénouement, fort et surprenant, sur lequel flotte durant quelques instants une ombre tragique, clos le film en beauté. Une réussite.
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