LoreleiXScorpio
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LoreleiXScorpio

 

Membre depuis 1125 jours | Dernière activité : 22/07/2014

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Toutes ses critiques
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The Birdcage
   4 - Très bien
Seconde adaptation de la pièce "La Cage aux folles" signée Jean Poiret, "The Birdcage" succède à la version éponyme de 1978... Exit la France : Saint-Tropez disparaît au profit de South Beach - même histoire, nouveau pays et donc, nouveaux codes. Dès lors, le pire était à craindre. Pourtant, une fois n'est pas coutume, cette vision américanisée n'a pas à rougir devant son illustre prédécesseur : une BO latino rythmée, une réalisation virevoltante et un casting impeccable, où Robin Williams et Nathan Lane parviennent - miracle ! - à égaler le duo mythique Ugo Tognazzi/Michel Serrault. A souligner, également, que le personnage de la fiancée à été étoffé, sous les traits de la pétillante Calista Flockhart. Celle-ci (beaucoup plus séduisante que la Luisa Maneri de la version française) forme un duo complice avec Dan Futterman. "The Birdcage" est sans aucun doute à classer dans la catégorie rarissime des bonnes adaptations !
The Canyons
   2 - Pas terrible
On attendait le miracle. "The Canyons" était le film qui allait révolutionner ce mois de mars bien endormi, un sombre joyau irrespectueux et brillant... Entre Paul Schrader à la réalisation, l'écrivain controversé Bret Easton Ellis au scénario, James Deen pour ses premiers pas au cinéma "traditionnel" et la starlette Disney déchue Lindsey Lohan dans le rôle titre, on tenait sans aucun doute l'équipe la plus inattendue de 2014. Pourtant, il s'avère vite que sous la réalisation criarde et les scènes érotiques aussi excitantes que du Mommy Porn, "The Canyons" manque de profondeur et - un comble - de réelles ambitions artistiques. Si sûrs de leur talent, Ellis et Schrader semblent avoir perdu leur verve et leur art du choc dans ce thriller faussement sensuel, prétentieux et insipide jusqu'au dénouement. Le constat est là et il est sévère : le film a autant d'intérêt qu'un téléfilm érotique diffusé sur M6 à deux heures du matin. Face à une Lindsey Lohan plus figée et fade que jamais, James Deen et Nolan Funk, parfaits, mettent tout leur talent à défendre une cause déjà perdue d'avance. L'unique atout du film repose entièrement sur eux ; on retrouve un peu le talent d'Ellis dans leurs personnages, torturés, sombres, jaloux... Le reste n'est qu'une déception amère.
Clochette et la fée pirate
   3 - Pas mal
A voir de préférence en VO, "Clochette et la fée pirate" est dans la continuité du quatrième volet : toujours aussi lisse visuellement, il a au moins le mérite de bénéficier d'un scénario plus intelligent et riche en rebondissements. Sans se départir de sa morale pailletée qui donne hélas une aura bien mièvre à la petite compagne de Peter Pan, Peggy Holmes signe le meilleur épisode de la série. La réussite tient à une exploration plus poussée de Neverland, un personnage principal moins fade (la fée Zarina) et un guest-star de luxe : Tom Hiddleston en Capitaine James Crochet, qui a même le privilège de pousser la chansonnette. A quoi bon bouder son plaisir devant cette saga gentillette qui se bonifie avec le temps ? A l'abordage !
Bad Education (2012)
   3.5 - Bien
Crée en 2012 par Jack Whitehall, Bad Education ne peut se targuer d’être la meilleure sitcom anglaise du moment… Après une première saison de six épisodes, elle peine encore visiblement à trouver son rythme et sa patte ! Rien de bien novateur non plus niveau scénario, puisqu’elle décrit le quotidien – plus ou moins chaotique – d’une classe et du personnel enseignant d’Abbey Grove School, un lycée de banlieue. Là où la série innove vraiment, c’est au niveau du ton, déjanté, volontiers vulgaire et méchamment ironique qu’elle emploi, prétexte à toutes les répliques vachardes entre les profs et leurs élèves ! À défaut d’être indispensable, Bad Education se révèle ainsi très divertissante et agréable à suivre, notamment grâce à un casting exemplaire ; Charlie Wernham, Layton Williams et Nikki Runeckles s’éclatent visiblement à jouer les élèves dissipés, tout comme Mathew Horne en directeur excentrique. Mais l’intérêt majeur de la série repose bien attendu sur son anti-héros principal, Alfie Walkers, prof d’histoire extravagant, inexpérimenté, puéril et peu consciencieux, aux méthodes pédagogiques souvent contestables ! Alfie est ici campé à merveille par le créateur de la sitcom, Jack Whitehall lui-même. Depuis le début de sa carrière, le talent de Whitehall, one-man-show reconnu du Royaume-Uni, n’a jamais été contesté. Il réitère une fois de plus l’exploit de transformer un personnage antipathique et pitoyable en véritable pilier comique, attachant et déjanté, sans jamais faiblir. Bad Education, imparfaite mais burlesque dans le meilleur sens du terme, plus politiquement incorrecte que trash, mérite donc une seconde saison, histoire de voir jusqu’où Whitehall sera en mesure de mener sa classe de bras cassés.
Carrie 2 : la haine
   3 - Pas mal
Dès les premières images, une observation s’impose clairement : "Carrie 2 : la haine" pâtie surtout de la notoriété de son illustre aîné, signé Brian De Palma. La réalisation de De Palma a beau être davantage travaillée et l’angoisse beaucoup plus présente dans "Le Bal du Diable", cette suite n’en est pas moins dénuée d’intérêt – bien que le style classique de Katt Shea peine évidement à s’imposer face à de telles références. En réalité, l’ensemble du film repose en grande partie sur la nouvelle héroïne, Rachel, interprétée à merveille par Emily Bergl : celle-ci est beaucoup moins passive que ne l’était Carrie, notamment face aux humiliations et aux moqueries dont elles sont toutes deux victimes au lycée. La victime n’en est plus vraiment une, ne s’oppose pas aux autres par le seul moyen de la télékinésie. Son sens de la répartie et ses failles familiales sont des forces dont n’usaient pas forcément Carrie. Elle a su faire de sa marginalité un réel pouvoir. Autres temps autres mœurs… Bergl, pour son premier grand rôle, est entourée de noms connus, tels Amy Irving (qui tient le même rôle que dans "Carrie au Bal du Diable") ou Jason London (la révélation d’"Un été en Louisiane") – tous deux livrent une interprétation très honorable de leurs personnages. Pour ce qui est des tortionnaires lycéens, ils sont aussi stéréotypés que les antagonistes de 1977, si ce n’est que la technologie leur offre le moyen d’être encore plus malsains et pervers – les souffrances infligées à Rachel sont davantage psychologiques qu’autre chose. Hélas, les performances des acteurs sont beaucoup moins crédibles que leurs rôles. Qu’importe, "Carrie 2 : la haine" se suit sans déplaisir. Avouons-le franchement, c’est même plutôt l’inverse : l’intrigue est dévoilée sous un angle nouveau, dont découle un intérêt certain, ajoutant même au film un souffle romantique inattendu… Jusqu’au dénouement, grandiose et dramatique. Plus que de l’horreur, c’est donc à un thriller fantastique que le spectateur est confronté. Différent mais efficace, ce qui n’est pas forcément un mal.
Hansel & Gretel : Witch Hunters
   3.5 - Bien
"Hansel and Gretel : Witch Hunters" s'inscrit directement dans la grande tradition du comico-horrifique dans ce qu'il a de plus cool et de plus noble. Adaptation sanglante et désinhibée du célèbre conte des Frères Grimm, "Hansel & Gretel" vise clairement un public ado ou adulte amateur de sensations fortes. Âmes sensibles s’abstenir ! Une fois passé les premières minutes qui exposent le passé tragique des deux orphelins, suivi par un générique fantastique, le film débute pour frapper vite et fort. Ça extermine à chaque plan, ça flingue, incinère et taille dans le vif à chaque scène et surtout... Ça ne se prend pas au sérieux, ce qui, à l'heure actuelle, est totalement jouissif ! La mise en scène déjantée de Tommy Wirkola (à qui on doit déjà "Dead Snow" film d'horreur barré sur des nazis zombis) est assez efficace pour emmener le spectateur dans une heure et demie d'action délirante. En cela, "Hansel & Gretel" n’a rien à envier au scénario des "Frères Grimm" de Terry Gilliam ! De même, le couple explosif formé par Gemma Arterton et Jeremy Renner est assez inattendu pour ne pas rougir de la concurrence du duo Heath Ledger/Matt Damon. Car il faut avouer que la complicité visible entre la jeune actrice échappée du cinéma d’auteur anglais et du bad-boy des blockbusters américains est aussi imprévue qu’irrésistible. Évidemment, le casting trois étoiles que s’est offert Wirkola n’est pas étranger à la réussite du film : Famke Janssen en sorcière vénéneuse est au sommet de sa forme, Thomas Mann (la révélation de "Projet X") campe un fan très convaincant… Quant à Arterton et Renner, encore une fois, ils sont parfaits. Leur enthousiasme contagieux porte une histoire pourtant banale à ses sommets, une hauteur qu’elle n’aurait pas pu atteindre sans leur présence. Pour le reste, Wirkola a su instaurer une ambiance fantastique et sombre, qui regorge d’idées sensas : la maladie du sucre notamment, les géniales panoplies d’Hansel et Gretel, l’interprétation nouvelle et inattendue du célèbre conte, les combats superbement chorégraphiés et l’abus décomplexé d’hémoglobine… Dans ce monde moyenâgeux et ésotérique se côtoient sorcières en tout genre, trolls gigantesques et forêts enchantées, pour notre plus grand plaisir. La critique n’a certes pas été tendre avec ces Witch Hunters mais qu’importe ! Avec ce genre de film, le spectateur ne s’attend de toute façon pas à du Malick ou du Fellini… "Hansel and Gretel", pourtant, se savoure à l’image de la formidable maison de pain d’épices : du pur plaisir coupable.
Animaux et Cie
   2.5 - Moyen
Malgré une galerie de personnages sympathiques et de décors grandioses, Animaux et Cie jure par son manque total de fraîcheur. Bien vite étouffé par son message écolo et l’impression grandissante de déjà-vu qu’il dégage, ce dessin animé allemand se vautre avant même de prendre son essor. Mélange improbable du Roi Lion, de Madagascar et L’Âge de Glace, Animaux et Cie mixe le tout sans parvenir à égaler ses modèles. À se demander pourquoi Disney, Dreamworks et Blue Sky n’ont pas porté plainte pour plagiat ! En voyant cette tentative désespérée du cinéma européen, la réponse est évidente : ils n’ont pas dû juger la concurrence suffisamment sérieuse pour s’y intéresser… Au final, Animaux et Cie se regarde donc sans déplaisir mais sans grand plaisir non plus – vite vu et vite oublié.
The Doom Generation
   2 - Pas terrible
The Doom Generation ou la Descente aux Enfers façon Gregg Araki. Les habitués du réalisateur retrouveront les thèmes qui lui sont chers : le désir, le sexe, la drogue, la découverte, la jalousie, le meurtre, toutes ces pulsions plus ou moins maîtrisées et avouables… Jusque-là, rien de bien nouveau. The Doom Generation dresse le parcours d’une jeunesse perdue et désillusionnée dont le long voyage initiatique, prétexte à toutes les horreurs, va davantage les affaiblir que les sauver. Ici, cette jeunesse s’appelle Jordan et Amy, bientôt rejoint par X, un homme instable, violent mais charismatique, qui va les mener au bout de leurs limites. Sorte de road movie pessimiste sous ecsta, Araki, hélas, réitère les erreurs du passé. Parfois remarquablement inspiré et filmé (notamment lors des réflexions philosophiques de Jordan), le film s’embarque vite dans le chemin de la facilité où la débauche, la luxure et le gore cachent mal un scénario trop frêle. Rapidement, Araki s’emploie à instaurer une ambiance glauque et plutôt malsaine, au détriment de ces personnages égarés et pourtant fascinants. Alors que ces (anti)héros démontraient parfois un semblant d’humanité qui les rendait attachants, l’histoire se charge de balayer toute trace d’empathie. Dès lors, difficile pour le spectateur de manifester le moindre intérêt pour ce trio infernal, dont la chute semble bien prévisible. Reste de cette histoire courue d’avance, l’impression de sortir d’un mauvais trip psychédélique, entre cauchemar et course frénétique, où chaque minute passée rapproche d’une issue tragique. Le trio de jeunes adonis filmé avec une certaine tendresse par Araki peine à relever le niveau. Seul James Duval, la « muse » d’Araki qui l’avait déjà dirigé dans Totally f***ed up, sort vraiment grandi de ce film chaotique et sans grand intérêt : Ange énigmatique et candide, il rayonne au milieu de ces âmes damnées jusqu’à se brûler les ailes.
Le Lorax
   3 - Pas mal
Sorti en Mars 2012 sur les écrans, Le Lorax, film d’animation de Chris Renaud (le créateur de Moi, moche et méchant), avait créé la surprise en prenant la tête du box-office américain. Ce curieux petit être écolo à moustache a depuis conquis le monde entier. Alors, tapage médiatique justifié ou non ? Le Lorax assume pleinement sa différence dès les premières minutes du film ; il surprend par son graphisme et son déluge de couleurs vives, très éloignés des dessins animés actuels, de tout ce que l’on voit régulièrement sur nos écrans. Savoir se démarquer de la concurrence face aux magnats de l’animation (Dreamworks et Disney en tête) était bien sûr la priorité de Renaud. Les teintes flashy, symbole d’un monde industriel et superficiel où aucun arbre n’a pu subsister, est évidement une idée sensas… Le problème, c’est que ces couleurs s’étendent aussi au monde du Lorax, sorte d’esprit protecteur version citrouille : son univers à lui, censé représenter la nature, semble bien vite tout aussi faux que la ville dans laquelle le héros, Ted, évolue. Dès lors l’omniprésence de tons (trop) vifs, qui parasitent l’écran, s’insinue comme une drogue psychédélique dont on peine à contrôler les effets. L’ensemble est de ce fait assez désagréable à regarder, renvoyant une image très toc que les personnages originaux ne parviennent jamais tout à fait à compenser. Le Lorax ne brille pas par sa réalisation ou ses décors – qui sont, avouons-le, d’une laideur repoussante – mais bel et bien par son scénario ! C’est la vraie surprise que réserve le film, c’est là où son vrai génie repose entièrement : conçu sur le mode des flash-backs (le Gash-pilleur raconte au jeune Ted ce qui a provoqué l’extinction de la nature), le scénario réserve de bonnes surprises. Loin des histoires contées habituellement aux enfants, Le Lorax se fait un devoir d’être à la fois écolo et amusant, d’inciter au respect de l’environnement, tout en évitant de dégainer un indigeste manuel vert à chaque plan. Par son humour décalé et ses aventures captivantes, le réalisateur pousse son public à embrasser la cause écologique. Ce qu’il fait avec assez de tact pour ne pas appesantir le récit. Bien qu’on puisse lui reprocher son dénouement un peu trop rapide, le résultat est une histoire universelle, drôle et touchante, où chaque personnage brille par son tempérament hors-du-commun mais étrangement actuel. Il y a bien sûr Ted (Kev Adams) : portrait saisissant de l’ado moderne, il s’intéresse d’abord aux arbres pour les beaux yeux d’une fille avant de réellement s’impliquer dans la sauvegarde de l’environnement ; puis il y a sa grand-mère, extravagante, totalement délirante, qui s’approprie chaque scène où elle apparaît ! Ensuite, le Gash-pilleur, jeune inventeur crédule allant jusqu’à anéantir la forêt pour les besoins de son entreprise et qui résonne tel un cruel écho au monde actuel, où la réussite individuelle prime sur toute chose. Le méchant de l’histoire est bien sûr un industriel sans scrupule, homme d’affaire coriace qui lutte contre le renouveau. Evidemment, le Lorax est le cœur même de l’histoire : lui et sa farandole de petits êtres mignons – oursons, poissons et oiseaux en tout genre – sont les porte-drapeaux inégalables de cette fable verte délirante. Le scénario réussit donc à prendre les devants sur le graphisme et c’est tant mieux ! Au final, s’il aurait pu soigner un peu plus l’apparence de son film, Chris Renaud remporte haut la main l’objectif qu’il s’est fixé : sensibiliser son jeune public à la cause verte. Les plus jeunes adoreront, leurs parents sans doute un peu moins mais tous devraient se mettre d’accord sur le fond : Le Lorax est une histoire originale, touchante de simplicité, comme on aimerait en voir plus souvent.
Target
   2 - Pas terrible
Presque une décennie après Charlie’s Angels, Target signe le grand retour du réalisateur McG sur les écrans, dans ses genres de prédilection : l’action et l’humour… Target semble évoquer directement la glorieuse époque de Charlie et ses drôles de dames où Lucy Liu, Drew Barrymore et Cameron Diaz affrontaient des colosses sur vingt centimètres de talons avant de jouer les danseuses à gogo sur le thème de « La Panthère Rose ». Charmant, chic et choc. La comédie décomplexée, furieuse et sexy, c’est lui. Dix ans après, que reste-il à McG ? Target (This Means War en VO) débute comme n’importe quel film d’action. Deux agents secrets, amis de longue date, FDR et Tuck, sont envoyés à Hong-Kong dans le but d’arrêter un malfrat : Karl Heinrich… Malheureusement, la mission se solde par un échec lorsque le frère d’Heinrich est tué. Retour aux Etats-Unis, où FDR et Tuck vont devoir faire face à une mission beaucoup plus dangereuse : Lauren Scott. Lauren qui serait parfaite si elle n’avait pas eu la mauvaise idée de sortir avec les deux amis… En même temps ! Pour gagner définitivement la belle, tout les coups sont permis, quitte à délaisser leur métier, quand Heinrich est prêt à tout pour avoir leur peau… Mettons les choses au clair : le seul véritable intérêt du film repose sur le duo Tom Hardy/Chris Pine et les mauvais coups que ces deux agents surentraînés vont s’infliger pour séduire la belle Reese Witherspoon… La concurrence s’annonce laborieuse : fléchettes anesthésiantes, alarmes détournées, caméras de surveillance, rendez-vous sabotés. Tuck et FDR, telles deux bombes à retardement, vont mettre leur ingéniosité à rude épreuve, enchaînant les tours pendables et délirants durant presque quarante minutes. Et après ? Après… Rien. Le vide. Le scénario tient sur un flingue, les deux protagonistes révèlent une mentalité d’ados attardés et l’héroïne devient vite capricieuse, insupportable et superficielle – Rappelez-nous pourquoi Hardy et Pine se battent pour elle déjà ? Comme toujours à Hollywood, on suit les modes ; celle des trios amoureux semble bien décider à durer, pour le meilleur et pour le pire. Dans ce cas précis, il s’agit plutôt du pire : durant le premier quart d’heure, la réalisation efficace de McG donne un sens à cette intrigue cousue de fils blancs, avant de s’embourber dans la rivalité déloyale qui oppose les deux « amis ». Passons donc sur un scénario courut d’avance et une fin prévisible au possible, le tout centré sur trois personnages dont l’intérêt est hautement discutable… Après tout, sans chercher le chef-d’œuvre, c’est surtout l’action et la comédie qui sont censées être au cœur du film. Encore une fois, l’ennui prend rapidement le dessus. D’un point de vue comique, les spectateurs peinent à sourire, désemparés par le nombre de clichés qu’on leur injecte à la minute, jusqu’à l’overdose… Non, quelques répliques gentiment cinglantes et trois moments drôles ne suffisent pas à faire de Target une bonne comédie. Le problème, c’est qu’il n’est pas non plus un bon film d’action, d’où la frustration face à un tel spectacle. Car si les scènes d’action s’enchaînent, elles ne parviennent jamais à dynamiter l’ambiance soporifique qui s’est installée progressivement : loin des numéros ultra-stylisés de Charlie’s Angels, ce sont des combats aux chorégraphies obsolètes, digne d’un 007 bâclé, qui prennent le dessus. Misère misère. Une seule question se pose encore. Comment des acteurs aussi talentueux ont-ils pu jouer dans une telle daube ? Quoiqu’il en soit, en dépit d’une volonté évidente de renouer avec la comédie musclée, cela ne fait aucun doute : avec Target, McG a bel et bien raté sa cible, par manque d’innovation ou d’humour. A moins que ce ne soit les deux…
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