Filmosaure
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Membre depuis 532 jours | Dernière activité : 23/05/2013

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Les Frères Grimm
  1 - Très mauvais
Une nullasserie parsemée d’accents ridicules et d’humour grossier. Avec des personnages principaux dotés du charisme d’un crapaud en rut et des personnages secondaires à baffer. On se dit qu’avec des héros aussi caricaturaux et un humour aussi foireux, c’est peut-être un film pour les enfants, mais même pas : c’est plein de morts, de petites filles qui se font bouffer par un cheval et de vieilles sorcières, perso, je ne mettrais pas mon gosse devant ça. Et pour réussir à rendre Matt Damon et Heath Ledger moches, fallait quand même y aller. Bref, j’ai vomi.
The Trip
  2.5 - Moyen
J’ai eu beaucoup de mal à noter ce film. Je sais qu’il détient un potentiel de petite merveille lorsque l’on en comprend toutes les références et subtilités, mais nous français, avec nos gros sabots, n’en saisirons que difficilement toute la saveur culturelle, d’où quelques longueurs. Steve Coogan et Rob Brydon y sont hilarants et touchants, l’on appréciera les imitations d’acteurs et nombreux craquages d’humour british tout au long de leur voyage, ainsi que d’irrésistibles plans sur leurs découvertes culinaires (parsemées de second degré). A voir lorsqu’on a bien mangé ou que l’on est en possession d’un cornet de pop-corn, donc, sous peine de décès par inanition.
Les Schtroumpfs
  1 - Très mauvais
Bon. Comment te dire. Je n’ai pas vomi mon pop-corn lors de cette expérience risquée (pourtant, je m’y étais préparée psychologiquement) mais j’y ai perdu l’intégralité de mes neurones. La note, tout d’abord. Un point pour le début qui ne respecte pas trop mal l’univers de Peyo. Un point pour les yeux de Jayma Mays, décidément aussi attachante que dans Glee. Neil Patrick Harris y est tellement fade et décevant qu’il ne mérite pas son point… Je pense que je m’attendais à une telle horreur que j’ai été presque pas déçue par la qualité visuelle qui aurait pu être celle du film. Rien de bien folichon mais de belles images sur les 15 premières minutes (ils y ont mis tout leur budget, avant de jeter la suite aux oubliettes). Le scénario tient, comme prévu, sur une feuille de PQ. Les scènes d’émotion sont bien entendu à vomir et dignes du pire des nanars allemands de l’après-midi en semaine sur M6. Un film qui fera plaisir aux plus jeunes, et en particuliers ceux qui n’auront pas connu la BD, en fait. Les autres auront le sentiment de voir leur enfance vomie, piétinée, remangée, puis re-vomie (en plus d’être pris pour des cons). Et pour une fois, la VO m’a tuer… Pourquoi ? Pourquoi New York ? Pourquoi en anglais nom d’un petit Schtroumpf ? Les Schtroumpfs c’est BELGE et ce n’est pas en casant du name-dropping de Peyo à tout-va dans le film que vous vous rattraperez les mecs. Rah ces américains… P.S. spécial publicitaires : et sinon dedans y’a un type qui se fait briefer en une phrase (“faites moi une pub”) fait la conception, rédaction, “DA” d’un print publicitaire, l’envoie à sa boss, reçoit le ok, ne fait aucune modif, l’envoie au presta sans mettre sa boss en copie pour qu’elle check, et les pubs sont affichées le lendemain en board + écrans dans toute la ville. LE TOUT EN 48 HEURES LOLILOL
Submarine
  4.5 - Excellent
Submarine est le genre de petit bijou que l’on voit un peu par hasard car il ne bénéficie pas de la promotion accordée à des block-busters décérébrants (tel Transformers 3, au hasard). Sans bande-annonce, il ne nous reste comme seul indice qu’un résumé racoleur qui nous fait présager d’une bizarrerie un peu malsaine. Mais en aucun cas, ce film n’est malsain. Il est magique. Il se fait le témoin d’une adolescence anglaise non stéréotypée, plongée dans un univers que l’œuvre s’approprie entièrement en moins de deux heures. Triste, drôle, touchant, comme une photo vieillie par le temps (ou un filtre Instagram…), sublimée par le B.O. d’Alex Turner.
Les Maîtres de l'Horreur
  3 - Pas mal
Masters of Horror, c’est la série récente qui a déjà mal vieilli, mais que l’on aime pour ça. elle ravive la nostalgie des films d’horreur des années 80 et 90. Revenons en 2002. Mick Garris (responsable de la seule adaptation – et donc, chère à nos cœurs – du Fléau de Stephen King), organise un dîner avec une bande de rigolos notoires tels Joe Dante (Gremlins, Piranha), Guillermo del Toro (Mimic), John Carpenter (Halloween), etc. Lors de ce repas, ils souhaitent un bon anniversaire à une table voisine “de la part des Maîtres de l’Horreur”, créant ainsi ce qui allait devenir le titre d’une série sortie en 2005. D’autres dîner s’ensuivent, incluant Wes Craven ou encore David Cronenberg. Masters & Commanders baby. Au vu de ses créateurs, rien d’étonnant, donc, à ce que Masters of Horror tire des tréfonds de nos âmes d’enfants et adolescents des remous de souvenirs de nos films d’horreur préférés précédant les années 2000. Cette série, prétexte à un comeback d’acteurs ayant sombré dans l’oubli, leur a permis de raviver la flamme des gloires passées le temps d’un épisode. Chaque chapitre (13 par saison, bien entendu) dispose d’un univers bien particulier, issu de la personnalité de son réalisateur propre, puisqu’ils diffèrent et s’alternent. Alliant gore rigolo, second degré à outrance et un peu (mais pas trop) d’émotion, la série offre du bon et du moins bon sans toucher à l’insupportable ou au traumatisant. Le format (56 min) est très agréable (le temps de se plonger dans l’histoire, mais sans s’ennuyer). Personnellement, je recommande “Family”, “Jenifer” et “Sick Girl”, qui sont des petits bijoux d’humour et / ou de gore, mais chacun a ses préférences.
L'Art de séduire
  3.5 - Bien
J’ai beaucoup ri et ce film aurait pu mériter un 8 ou un 9 s’il était passé outre le stade de superficialité et avait creusé un peu plus tant ses personnages que la psychologie générale de l’œuvre. En positif, un humour agréablement subtil qui apporte une bouffée d’oxygène, principalement due au jeu des acteurs et surtout de l’excellent (et charmant) Mathieu Demy. De beaux plans de la capitale, une scène agréable, une atmosphère qui sort un peu des sentiers battus malgré un scénario simple. Cela dit, je n’ai su déterminer si la psychologie sommaire qui semble accompagner l’intégralité de l’œuvre était de l’ordre du second degré (et en phase avec le personnage principal, psy blasé et douteusement compétent) ou volontaire. Ce qui est en outre vraiment dommage et nuit énormément au film, c’est cette fin en queue de poisson (hu hu) qui déçoit et nous laisse sur notre faim… ce qui n’empêche pas d’en ressortir avec le sourire.
United States of Tara
  4 - Très bien
Tara est atteinte d’un trouble typiquement présent dans la culture américaine : le trouble de la personnalité multiple. Régulièrement, plusieurs personnalités entièrement différentes s’alternent, ces changements souvent provoqués par une situation de stress. Ainsi, Tara est mère de famille et artiste dans l’âme, mais se métamorphose à tour de rôle en adolescente rebelle (T.), en femme au foyer exemplaire des années 50 (Alice) ou encore en redneck vétéran du Vietnam (Buck). La série se focalise sur les conséquences de ces changements sur sa vie de famille : ses proches, pourtant habitués, se retrouvent face à des situations difficiles à gérer car ces personnalités alternatives ont toutes un sacré caractère… ainsi, son mari et ses deux enfants doivent gérer les virées alcooliques ou amoureuses de Buck, et les caprices de T. et Alice. Lorsque Tara revient, elle se réveille dans des endroits inconnus et n’a aucun souvenir de ce qui s’est passé. Une des quêtes de Tara sera de découvrir quel événement traumatique de son enfance a bien pu provoquer ce trouble. Cette série est intéressante et traite d’un sujet peu abordé à la télévision : il est effectivement difficile d’accès, cette maladie ayant toujours rencontré des problèmes de pertinence et étant difficilement étayé de preuves tangibles. Le DSM-IV (indice de classification des troubles mentaux) l’a d’ailleurs renommé Trouble Dissociatif de la Personnalité, qui diffère quelque peu. D’autre part, elle semblait n’exister qu’aux Etats-Unis, où elle a fait l’objet de nombreux excès, notamment dans le domaine de la justice. Les scénaristes ont pourtant pris le parti de traiter le trouble de Tara comme une véritable maladie à part entière, ainsi que l’incompréhension et le scepticisme en découlant de la part de l’entourage. La première saison est excellente, en grande partie grâce au jeu impeccable de Toni Collette qui alterne les personnalités avec brio. La deuxième met beaucoup d’emphase sur la quête des causes de ce trouble. J’ai personnellement moins aimé la dernière, malgré de nombreux rebondissements, car elle manquait en crédibilité, mais l’ensemble de la série est vraiment agréable et réussit à rester léger. A voir donc, pour changer des séries policières et autres : un petit bijou d’originalité !
Absent
  4.5 - Excellent
Rares sont les films qui tiennent les promesses annoncées par le trailer. Celui-ci les respecte complètement et va au-delà de l’impression que nous en avions déjà. Ausente, thriller argentin, développe avec brio toutes les subtilités d’une tension sexuelle entre un élève et son professeur, sur fond d’interdits, de tabous et à la merci du regard de l’autre. Lorsque Martin, lycéen de 16 ans, invente un mensonge afin de passer la nuit chez Sebastian, son professeur de natation, ses intentions sont toutes particulières. En réalité, il se languit de désir (et d’amour ?) pour son aîné, qui a pourtant une petite amie et n’affiche de prime abord aucun signe d’homosexualité. Avec subtilité, lenteur, discrétion, la tension se déroule peu à peu, enfermant Sebastian malgré lui dans une toile de non-dits et de malaise. Rien n’est clairement exprimé de la part de son élève, pourtant, son malaise lui souffle à l’oreille ce qui est réellement en train de se tramer. Gêné, il se doit de gérer les malentendus découlant de cette situation – un élève beaucoup plus jeune prenant une douche chez lui et aperçu semi-nu par une voisine, ou encore le regard accusateur d’un voisin les remarquant le lendemain matin, sortant ensemble de sa maison. Les malentendus s’enchaînent, et pourtant… L’on ne sait jamais clairement quels sont les réels sentiments de Sebastian à l’égard de cet élève : au départ, il ne semble ressentir que malaise, gêne, voir agacement, et pourtant se laisse entraîner dans cette situation, presque malgré lui. Lorsque Martin lui avoue ses intentions, la violence de sa réaction en est suspicieuse. Le dernier tiers du film, que je ne révèlerai pas, est tout aussi prenant, et révèle la réelle complexité de la relation tissée entre les deux hommes, ainsi que la culpabilité en découlant pour Sebastian, hanté par les événements de ces derniers jours. La relation s’inverse et le pouvoir change de camp. Personnellement, je n’aime pas les films lents (soyons clairs : ils me gonflent au plus haut point) mais celui-ci m’a fascinée : en peu de mots, sans sombrer dans le mélodrame, et grâce aux jeux extraordinaires de Javier de Petro et Carlos Echevarria, l’atmosphère en est prenante, saturée de suspense et d’un malaise indéfinissable. La dernière scène est simplement magnifique. Ausente a reçu le Teddy Award au Festival International du Film de Berlin, récompense distribuée aux films évoquant l’homosexualité au cinéma. Un de ces films tristement méconnus et peu promus que je recommande vivement.
Green Lantern
  1.5 - Mauvais
Le scénario est décousu et tient en une ligne, le héros a le charisme d’un bulot tétraplégique, le faux méchant-parce-qu-il-a-pas-de-chance terrien est un gros loser même en tant que méchant, l’héroïne est inutile et absolument insupportable. Tout le film, l’on attend qu’il se passe quelque chose, un boss de fin, un moment classe, je ne sais pas moi. Mais non. Le rythme est plat et soporifique, ses pouvoirs font plus pitié qu’autre chose, tout y est téléphoné y compris l’épilogue et la scène post-générique. Les deux-trois répliques censées être drôles sont des caricatures d’humour de block-buster américain (genre film de Michael Bay). Seul le vrai méchant exilé est un peu stylé, dommage ATTENTION SPOILER qu’il se fasse dézinguer à la fin. Quelques scènes d’action vaguement sympa, en fait, on ne s’ennuie pas, mais il n’y a aucune stimulation visuelle ou intellectuelle d’aucune sorte. Ça se laisse regarder, l’œil hagard et le neurone… éteint. Pas brillant…
The Island
  3 - Pas mal
The Island est le film qui aurait pu être un chef-d’œuvre de réflexion sur les problématiques éthique apportées par les progrès de la médecine contemporaine et ses conséquences sur la longévité de l’être humain ainsi que la monétisation de la santé. Malheureusement, il a été réalisé à la sauce Michael Bay, ce qui en fait un bon divertissement, abordant superficiellement ces réflexions, mais rien de plus (restant néanmoins le meilleur de Michael Bay à ma connaissance). Avec le développement de la culture d’organes et l’apparition du clonage, des règles (parfois floues dans certains pays) ont été mises en place pour assurer la sauvegarde d’une certaine éthique : interdiction du clonage humain, ou encore de l’utilisation d’embryons comme garantie de remplacement d’organes défectueux… Mais que se passerait-il si ces règles étaient bafouées ? Et si une entreprise peu scrupuleuse allait encore plus loin ? Le scénario de The Island ne relève quasiment plus de la science-fiction puisque ce qui s’y joue est parfaitement réalisable de nos jours. Un thème a été abordé, certes survolé mais tout de même présent : la déshumanisation. Ces clones, ces êtres sans prénoms classifiés et affublés de sobriquets à base de chiffres et lettres grecques (6 Echo, 4 Delta…) sont dénués de leur individualité (mêmes vêtements), du plaisir de l’excès (nourriture) et surtout, de toute dimension sexuelle qui ferait d’eux non seulement des hommes et des femmes, mais également des êtres vivants. Les femmes se font dérober leur enfant dès la naissance, simples porteuses vouées à ne jamais être mères. Un parallèle (certes grossier) est même effectué avec l’holocauste (théâtre de la déshumanisation par excellence) lorsque certains d’entre eux se retrouvent en chambre à gaz. Lincoln s’affranchit de ce statut déshumanisé lorsqu’il se fait appeler 6 Echo et répond, dans un accès de colère “Mon nom est Tom Lincoln !”. L’on ne peut s’empêcher de repenser à la litanie du Prisonnier qui affirmait ne pas être un numéro, mais un homme. Tout comme leurs commanditaires s’offrent une deuxième vie grâce à ces pratiques moralement discutables, les clones font l’expérience d’une renaissance (symbolisée par ce long couloir, image d’une véritable naissance qu’il n’ont jamais connue) lorsqu’ils s’échappent du complexe, réalisant enfin qu’il s’agit d’un leurre. Ce thème de renaissance est également omniprésent durant tout le film, jusqu’à la fin, porté par ce bateau du même nom :”Renovatio”. Un des plus du film est cette petite originalité du scénario qui s’éloigne du thème rebattu d’une société totalitaire à la 1984 / Farenheit 451 / Meilleur des mondes etc. puisqu’il ne s’agit quasiment plus d’une dystopie : cette société est un leurre. Bref, un film sympathique et non un chef-d’œuvre, parsemé de longueurs (a-t-on besoin d’une course-poursuite de 20 minutes à grand coups de véhicules cramés et d’explosions dans un film traitant d’un tel sujet ? Bay n’a pas pu s’en empêcher.) et de scènes grandiloquentes filmées à la grue tournante (burp), le tout sur une bande originale fadasse (Michael, on sait que tu adores Steve Jablonsky, mais il y avait tant de meilleurs compositeurs que lui pour ce thème – ce n’est pas Transformers hein). Il a au moins eu le bon goût de ne pas transformer Scarlett Johansson en bonasse décérébrée – et rien que pour ça, ça mérite plus de la moyenne.
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