driost-sandrovna
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Toutes ses critiques
  • Ses critiques de films
Django Unchained
   4 - Très bien
La griffe tarantinienne y est inaliénable et peut d'ailleurs prendre de court les non-initiés. Tarantino reste fidèle à ses références folkloriques, il joue des genres et cassent les codes pour dépoussiérer le western. Dans la lignée des westerns spaghettis, il se concentre par contre d'avantage sur le côté sarcastique que comique. Le florilège, l'excès d’hémoglobine confère un aspect jubilatoire auquel il nous avait bien habitué. En plein contexte pré-Guerre de Sécession, on ne s'attarde pourtant guère plus sur le contexte historique, mais plutôt sur l'hypocrisie qui qualifie tout autant qu'ils sont chacun des personnages. Tarantino remue la saleté humaine regorgeant n'importe où, dans quelle qu'époque que soit. La bande son est juste sublime ! Mention spéciale au titre éponyme "Django" de Luis Bacalov, mais aussi à "Freedom" d'Anthony Hamilton et Elayna Boynton - "Who Did That To You" de John Legend et "His name is King". 2h44 c'est un peu long et le scénario aurait pu s'alléger de quelques scènes, mais Tarantino nous prend à partit et ne nous épargne pas jusqu'à la fin et au final, on ne compte pas plus les minutes passées que les balles tirées.
Scream
   5 - Chef d'oeuvre
Un classique de renom, parmi les plus grands classiques ... Un catalogue de références au genre horrifique, Une comédie horrifique subtile, Un slasher intemporel, Un chef d’œuvre ! S'il ne fallait en voir qu'un ...
Maniac
   3 - Pas mal
Si on oublie les "scalpages éclairs" et leur bruit de sparadrap qu'on arrache, le scénario est plutôt tangible et la fin assez satisfaisante. La réalisation est honnête, malgré une caméra subjective qui aurait pu se montrer redondante, voire oppressante. Niveau effets spéciaux, c'est pour la scène finale qu'on y croit ! Elijah Wood possède une faciès qui s'adapte aussi bien aux rôles angéliques (Le Seigneur des Anneaux), qu'à ceux de dangereux psychopathes (Sin City). La seule interprétation à retenir pour ce film est le rôle principal, pour les autres, on repassera !
American Beauty
   5 - Chef d'oeuvre
Chaque fois que je visionne ce film, il me laisse un profond sentiment de bien-être. Lester Burnham décide de reprendre sa vie en main, parce qu'après tout, c'est pas à 50 balais qu'on va encore se laisser marcher sur les pieds ! A travers le dédain qu'il affiche, il nous dit tout simplement : "merde je veux vivre ma vie !" et il a bien raison. Abordant les principaux sujets tabous de notre société et les frustrations qu'ils engendrent, American Beauty nous rappelle également que Desperate Housewives n'a rien inventé ! Tout y est parfaitement dosé, ce film n'est autre que le génie Mendes en concentré ! A voir avant de mourir, ne serait-ce que pour la prestation convaincante et très touchante de Kevin Spacey !
The Violent Kind
   2.5 - Moyen
Bof. En vérité je ne m'attendais pas trop à ça. Je voyais plus ce film à l'image d'un bon Tarantino. J'ai beaucoup aimé le concept des Rockabilly dangereusement hystériques, décalés et sadiques. Le fait aussi qu'on ne nous explique pas directement s'ils ont traversés le temps depuis les années 50, ou bien si ce sont des usurpateurs. Cette partie là m'a vraiment plus ! Mais le scénar aurait dû en rester là ! Vouloir s'attaquer à la question de la "survie de l'humanité" avec tous ces flashs bleus, ça me laisse perplexe. Le film aurait pu être nettement plus efficace s'il ne s'était pas encombré de tant de lourdeur fantastique. La femme possédé version l'exorciste, c'est too much.
Cannibal Holocaust
   3 - Pas mal
Après un survole en vue hélicoptère de l’"Enfer Vert", on atterri à New York où un journaliste nous explique que quatre journalistes y sont partis pour réaliser un reportage sur les tribus cannibales et qu’ils ne sont jamais revenus. On voit des images de leur départ. Le fait que les deux équipes partis avant eux ne soient jamais revenus ne les effraient pas, ils sont audacieux, ils disent que le groupe de français par exemple « n’avait aucune expérience du terrain », ils n’en n’ont sûrement pas plus eux-mêmes ! Je pense que Ruggero aurait pu plus développer ce qu’est vraiment « L’Enfer Vert » (oui on retient bien ce terme, car ils le disent plusieurs fois dans le film, donc justement, autant le mettre en avant). On voit bien à un moment le mec qui se plaint du dessous de ces pieds couverts de pleins de petites "cloques" rougeâtres et qui maudit cette « saleté de jungle » (scène où l’autre homme, vers l’arbre d’à côté, à gauche de l'écran, plante les papillons sur une planche de bois), mais c'est tout. Pourtant, la forêt amazonienne est connue pour être impitoyable, la rigueur de son climat, sa végétation très dense, la forte humidité ambiante en font un lieu péniblement vivable pour des gentils citoyens américains. Vu l’ampleur, Ruggero n’aurait pas du passé à côté, même s’il a préféré se concentrer sur le fait que l’Enfer c’est les hommes blancs qui viennent finalement que foutre le bordel chez des indigènes n’ayant rien demandé, il aurait pu développer cette valeur. Les journalistes sans gêne semble très bien vivre dans la forêt, il se la coule douce, ce qui fait aussi qu’on les déteste encore plus, après c’est peut être une volonté finalement, que le spectateur comprenne vraiment le message délivré : les journalistes l’ont bien mérité. Et puis les six et même sept animaux tués (deux singes pour une même scène qu’ils ont dû refaire). Je me dis que vu ce qu’ils sont arrivés à faire niveau effets spéciaux avec les humains, ils auraient quand même pu essayer de ne pas délibérément tuer de sang-froid ces pauvres bêtes. Peut-être que c’est dur de dire à un rat d’eau et à un porcelet de faire le mort (et encore, le dressage existe, le montage aussi !), mais pour le serpent, la mygale et la tortue c’est facile de faire des redécoupes de plans ! Au passage, en tant que fan d’horreur, je tiens à dire que la scène de la tortue est presque insoutenable. En conclusion ce film est plutôt il faut bien l’avouer : une réussite, tant au niveau dégoût du spectateur, que des effets spéciaux pour l’époque, ainsi que le message délivré, la dénonciation des méthodes barbares employés par certains journalistes pas très professionnels juste pour l’avidité de l’information, de l’image. Une dernière chose : la musique qui rythme toutes les scènes gores est absolument horrible, dans le sens où elle vous hante des mois après. Vous priez à chaque moment de suspens pour ne pas qu’elle réapparaisse ! En revanche celle du générique de début et de fin est sympa je trouve ^^
Un Chauffeur pour Vera
   4.5 - Excellent
Un film méconnu en France et c'est compréhensible, je crois qu'il se trouve exclusivement en russe sous titré anglais, ça a peut-être de quoi en décourager plus d'un. Pourtant, Водитель для Веры est très certainement l'un des films russes les plus réussit de ces dernières années ! Les cadrages sont parfaits, les paysages de la Crimée (Ukraine) font rêver et sentent bon la douceur de la saison. On est au passage surprit par l'air de "Let's Twist Again" de Chubby Checker. Un film vraiment à découvrir, avant tout pour constater le talent russo-ukrainien en matière de cinéma, mais aussi pour savourer cette délicieuse histoire. Celle de Viktor, jeune sergent devenant chauffeur pour le compte du général Sérov. Tout d'abord très hostile en vers lui, Véra, fille du général, physiquement handicapée, découvre peu à peu son amour naissant. Le film a reçu entre autres le Grand prix " La rose d'or " comme meilleur film, le Prix de la meilleure réalisation, le meilleur scenario et le meilleur projet de production au Festival du Film russe " Kinotavre " en 2004.
Inglourious Basterds
   5 - Chef d'oeuvre
Du 100% Tarantino, décalé, juteux, jouissif, à point, culte! De plus très bien contextualisé, avec une esthétique soignée et un casting bien évidemment trié sur le volet.
Hugo Cabret
   3.5 - Bien
Des décors absolument somptueux. Si je devais conseiller le film, ce serait avant tout pour ce splendide Paris de la fin des années 40 que Scorsese dépeint principalement à travers cette gare vintage. C'est vraiment le point fort du film. Je regrette de n'avoir pas pris la 3D, rien que pour le beau travelling entre les voyageurs du début. Il est toujours ardu de faire jouer des enfants-héros dans les films, tout repose alors sur leur jeu de petit acteur, ils endossent des émotions trop matures et c'est parfois peu crédible. Toutefois, Asa Butterfield et Chloe Moretz sont ici plutôt convainquant. Seul point négatif au film : l'énorme flash-back relatant la vie de George Méliès venant, comme une lame, trancher à vif le scénario. Une séquence un peu lourde ne réussissant qu'à faire boiter la fin du film. Mais la vraie beauté de l’œuvre réside dans l'amour que voue Scorsese au cinéma : voilà l'essence même dont on est imprégné en fin de séance !
Black Swan
   4.5 - Excellent
Une fresque noire sur l'une des plus belle musique de Чайковский (Tchaïkovski), celle du Лебединое озеро (Lac des Cygnes). Splendide. Aronofsky au sommet de son art dans l'histoire épique d'une jeune femme se battant contre elle-même (on note également le brillant jeu de Natalie Portman). Un ultime purgatoire qui n'est pas sans rappeler son cadet Requiem for a Dream tant par sa musique devenu culte que par la même détresse qui emplit ses personnages. Dans les deux, tout s'accélère en fin de partie et l'issue est inévitable. Les milles façons de toucher le fond, en outre.
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