Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Accueil > Communauté > Membres > Akamaru
1 - 10 sur 2738 résultats
De David Cronenberg
Avec Robert Pattinson, Juliette Binoche
Film français,canadien - Drame
Bande-annonce | Séances (411)
Sa note :
(3)
Sa critique : David Cronenberg n'en finit pas d'alimenter les fantasmes."Cosmopolis" annonçé comme un retour aux sources sans concession est au final un objet obscur,déconcertant,mais tout aussi excitant et imprévisible.Il prendra indéniablement de la valeur avec le temps,au fil des visionnages.Par contre,oubliez la bande-annonce mensongère.Ce thriller financier prend son temps,se complaît dans de longues plages de dialogues.Certains sont brillants,d'autres abscons,mais tous signifiants.A travers la prose visionnaire de Don De Lillo(le romancier adapté),on reconnaît une descente en règle du capitalisme,arrivé au bout d'un cycle.Comme si le système s'apprêtait à s'effondrer.J'ai entendu aussi parler de société régie par l'informatique,le virtuel,ou toute humanité tendait à disparaître au profit du cynisme,du pragmatisme.La limousine est le ticket d'entrée dans la psyché de Packer,golden-boy dont l'empire s'apprête à s'effondrer,qui voit défiler tous ses conseillers dans la même journée.Différentes interprétations sont possibles,ce qui est toujours appréciable.Robert Pattinson détonne.Il fera oublier "Twilight",et je suis le premier surpris à l'admettre.Cronenberg ne fait rien pour rendre son film accessible,de surcroît trop bavard et chiche en rebondissements.Mais il conserve ce petit quelque chose,insondable et attirant.
De Cédric Kahn
Avec Guillaume Canet, Leïla Bekhti
Film français,canadien - Drame
Sa note :
(2,5)
Sa critique : "Une vie meilleure",c'est un peu l'anti "Toutes nos envies".Les deux traitent du surendettement et de sa spirale infernale,mais là où le second agit comme un poignant révélateur,le premier est plombant,morose et surtout pas très réaliste.Cédric Kahn ne semble pas trop savoir quelle direction privilégier.Le couple naissant?Balayé en quelques scènes convenues.Le combat de cet homme pour sauver ce qui peut l'être?Pas assez fouillé,trop anecdotique.Et tout est comme ça.Guillaume Canet,de tous les plans ou presque,a l'occasion d'élargir sa palette dramatique,entre rage sourde et courage désespéré,et d'être un père de substitution honorable pour le jeune Slimane Khettabi.Leila Bekhti est positivement surprenante,en serveuse qui prend la poudre d'escampette.Dommage qu'elle disparaisse les deux tiers du film.Kahn rend bien compte de cette descente aux enfers,certes trop didactique et émaillée de longueurs.Par contre,opter pour une mise en scène naturaliste à la Pialat est indéniablement une bonne chose.La force du sujet n'en est que renforcée.En fin de compte,un film complètement d'actualité,mais hermétique.
De David Cronenberg
Avec Marilyn Chambers, Frank Moore
Film américain,canadien - Epouvante-horreur
Sa note :
(1)
Sa critique : Même le très respecté David Cronenberg aura signé des bouses irrécupérables..."Rage"(1976)qui prend place dans une trilogie horrifique,ne possède ni le visuel choc de "Frissons",ni la psychologie déviante de "Chromosome 3".Il s'intéresse à une jeune femme,accidentée en moto,qui a recours à la chirurgie esthétique pour son visage.A son réveil,elle est devenue une sorte de mutante assoiffé de sang et porteuse d'un virus.Les thématiques sont typiques de Cronenberg,avec les dérives médicales,les sévices corporels,la contamination et la déshumanisation.Seulement,le film est tellement fauché qu'il ne peut échapper au cheap.L'interprétation est désastreuse,et ce n'est pas Marilyn Chambers,actrice issue du poron,qui peut frelever le niveau.Quel idée saugrenue aussi de faire d'une aisselle à la pointe rétractable un dard tueur?De plus,le caractère répétitif qui implique l'extension du virus n'a rien de folichon.Non,vraiment,si ce n'était pas signé Cronenberg,on hurlerait tout de suite au nanar métaphorique,et on aurait pas tort!
Sa note :
(3,5)
Sa critique : David Schwimmer,l'ex-Ross de la série "Friends" étonne de plus en plus,et confirme qu'il est un réalisateur de très bon niveau,sur un sujet casse-gueule en plus.Parler de la cyber-pédophilie sans tomber dans le pathos ou le démonstratif est une qualité inestimable.Schwimmer suit à pas les pas de la jeune victime(Liana Liberato,14 ans,époustouflante),qui passe de la joie,à la circonspection,puis au déni et enfin à la terrible prise de conscience.La lame de fond de la révélation manque d'emporter cette paisible famille banlieusarde dans un puits sans fond.Il est révoltant de voir des hommes largement trentenaires manipuler,profiter d'une jeunesse peut-être plus mature qu'avant mais tout aussi naïve et vulnérable.Ca fait froid dans le dos de savoir que les enfants ne sont en sécurité nulle part,avec les moyens de communication actuels.On épouse là le point de vue de la victime,l'agresseur ne faisant lui que 2 apparitions édifiantes.Clive Owen et Catherine Keener jouent des parents inquiets,vengeurs,mais peut-être trop compréhensifs pour ce soit crédible.En tout cas,la mise en scène sèche,dure et l'empathie que l'on éprouve pour cette gamine brisée font de "Trust",un drame qu'on n'oublie pas de sitôt.
De Takashi Miike
Avec Kô Shibasaki, Shinichi Tsutsumi
Film japonais - Thriller
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Pour un film du prolifique et iconoclaste Takashi Miike,"La mort en ligne"(2004)apparaît bien fade et linéaire.Il faut dire que le genre du fantastique japonais est extrêmement codifié,et qu'il est difficile,voire impossible de passer après la référence "Ring" ou même le poisseux "Dark Water",tout deux du même Hidéo Nakata.Le problème ici,c'est que tous les effets de surprise sont anticipés à des kilomètres,et qu'ainsi la peur ne peut apparaître naturellement,ou alors de façon très diffuse,avec des images fugaces particulièrement marquantes.C'est un téléphone portable incassable et sa petite sonnerie entêtante qui annonçe les meurtres à venir.Ceux-ci sont bizarrement exécutés.Et surtout,on cherche à son sens à cette malédiction,ce que Miike tente d'expliquer très maladroitement dans une seconde partie interminable,où il fait ressortir les traumas de l'enfance,gamine aux cheveux noirs corbeaux à l'appui.L'angoisse ne survient pas,la faute à une trop longue mise en place des évènements et une photographie mal choisie.De fait,on a peine à tout comprendre,surtout le final à twist,même si chez Miike,le style prévaudra toujours sur le contenu.
De Johnnie To, Wai Ka-Fai
Avec Andy Lau, Takashi Sorimachi
Film hong-kongais - Action
Sa note :
(2)
Sa critique : Le "Fulltime Killer"(2001)de Johnnie To est un savant mélange de gunfights ininterrompus à la John Woo et d'ambiance mutique et désespérée à la Jean-Pierre Melville.Il n'est pas désagréable à regarder,tant les scènes d'actions sont admirablement mise en scène(montage et cadrages).Mais il est aussi très obscur dans son propos.Il n'utilise pas au mieux le personnage du flic obsédé(Simon Yam),ni celui de la femme timide prise entre deux feux(Kelly Lin).Au moins,le duel entre les 2 tueurs à gages au tempérament opposé tient t-il toutes ses promesses.La flamboyance et la démesure d'Andy Lau face à la sobriété et le professionnalisme de Takashi Sorimachi.L'un des deux mourir,lequel?La séquence dans l'entrepôt avec les armes cachées ressemble à un FPS(pour les connaisseurs),celle de l'exécution d'un contrat en pleine rue est également saillante.To multiplie les références aux grands maîtres,tant il est imprégné de la la culture du polar occidental,auquel il insuffle la verve décalée toute orientale,et la trépidance urbaine toute hong-kongaise.Mais comme toujours chez To,la bonne impression s'évapore sitôt le film terminé,tant les enjeux et la psychologie manquent...
De Eva Ionesco
Avec Isabelle Huppert, Anamaria Vartolomei
Film français - Drame
Sa note :
(1)
Sa critique : Malaisant.Dérangeant.Choquant.Révoltant.Le film semi-autobiographique de Eva Ionesco,victime elle-aussi d'une mère abusive durant son enfance ne fait pas dans la demi-mesure.C'est un cri de rage qui sort,incontrôlé et provocateur."My little princess" provoque le dégoût,pas tant par son sujet(il est important de savoir que la pédopornographie existe),que par le fait d'assister à un règlement de compte répétitif,vulgaire et vain.Je ne trouve pas Isabelle Huppert formidable dans ce registe.Elle semble surjouer en permanence.La petite Anamaria Vartolomei,à la fois victime consentante et égérie glam,est bien plus captivante.Leur relation intrigue,puis on finit par s'en désintéresser,le systématisme des rapports faussant le jeu.En somme,la mère était une folle inconsciente,et la petite une perturbée braillarde.La mise en scène s'approche des contes horrifiques,et les hommes ne sont ici que des oiseaux de mauvais augure.Au moins,Ionesco nous épargne t-elle des images indécentes.La psychologie de bazar,même très réductrice,est plus politiquement correcte.
Sa note :
(1,5)
Sa critique : C'est con comme la lune,c'est excessif en permanence et c'est souvent laid,et pourtant "Hell Driver" se regarde gentiment comme l'objet décomplexé et nanaresque qu'il est.Le film est une sorte d'hommage aux road-movies vrombissants et sanglants qui ont fait les beaux jours du sous-cinéma américain des années 70 et 80,celui que chérissent Quentin Tarantino et Robert Rodriguez.Mais Patrick Lussier n'a pas le quart de leur talent,et sa série B lorgne plus largement vers la série Z.Le point de départ est tenu,avec un vengeur en manteau de cuir et mono-expressif à la recherche des kidnappeurs de sa petite-fille.Avec un Nicolas Cage toujours aussi badasse,dont la seconde carrière est uniquement consacré à ces rôles musculeux et vides de sens.A ses côtés,la splendide Amber Heard,blonde typique de chez l'Oncle Sam qui castagne à tout va.Et puis,il y a aussi William Fichtner en agent mystérieux aux pouvoirs surnaturels.Ca verse rapidement dans le n'importe quoi,entre batte enfonçée dans le coeur,fusillade en plein coït,et camion de kérosène qui vole.Les effets numériques sont d'une atroceté peu commune,ça devait pas être triste en 3D!
Sa note :
(2)
Sa critique : Johnnie To enchaîne les polars hong-kongais à la vitesse de l'éclair.Celui-ci est stylé,vif,virtuose et s'accompagne d'une thématique bienvenue sur l'utilisation des médias,aussi bien par les forces de l'ordre que par les gangsters,comme si la réussite de l'un ou de l'autre dépendait du public posté devant son écran de télévision.To fait de "Breaking News"(2004)un objet,qui va droit au but,sans fioritures ni effets de manches.Ici,les gunfights sont filmés aussi naturellement que s'il s'agissait d'une marche.le paln-séquence introductif de 8 minutes force le respect.La suite est tout aussi trépidante,avec un humour typiquement oriental et des ruptures de ton gaguesques.Malheureusement,la psychologie sommaire des personnages(y compris de la fliquette tenace interprétée par Kelly Chen),la présence des médias comme arguments factices et la sensation de bâclage,font que ce polar théorique est aussitôt vu,aussitôt oublié.La chorégraphie des flingues est là,mais il manque constamment quelque chose,de l'ordre de la rigueur scénaristique,sans cette impression d'être mystifiés par un tour de passe-passe.
De Francis Lawrence
Avec Reese Witherspoon, Robert Pattinson
Film américain - Drame
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(2)
Sa critique : Drame romanesque,mélodrame rétro,"De l'eau pour les éléphants" se charge de faire revivre les épopées aux grands sentiments amoureux,aux reconstitutioons luxueux,et au lyrisme assumé.Agréable à l'oeil,valorisé par un casting finalement réussi;le film de Francis lawrence,nous plonge au coeur d'un cirque itinérant,pendant la Grande Dépression.Cette troupe de saltimbanque représentait en quelque sorte le rêve,l'évasion à travers ses numéros grandioses.Immersion réussie dans cet univers très cinématographique,même si le must du genre demeure l'inégalable "Bronco Billy" de Clint Eastwood.On est également impressionné par l'éléphante,pivot du récit.Par contre,que le triangle amoureux est niaiseux,prévisble et manichéen.Si Christoph Waltz procure quelques moments électriques en chef de cirque intolérant et jaloux,on ne peut en dire autant de Reese Witherspoon,complètement à côté de ses pompes et de Robert Pattinson,qui en restait à ses 2 expressions tièdes.Et finalement,on se rend qu'il manque l'essentiel:le souffle romanesque,la grâce,l'âme pourrait-on conclure...

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
| Tous les cinémas | Toutes les séries | Mes réservations ciné
Plan du site
Des idées, des remarques à nous suggérer sur notre site. Donner mon avis !
avec
Partenaires : Goom Radio (musique), Au féminin (magazine féminin), Up Concert (concerts)