Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 33 résultats
De Christopher Nolan
Avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard
Film américain,britannique - Science fiction
Sa note :
(2)
Sa critique : Comme souvent lorsqu'il s'agit de regarder un film pour la première fois, on doit s'efforcer autant que possible de faire abstraction des critiques, tant des éloges que des diatribes, de sorte à avoir l'esprit le plus vierge possible et ainsi éviter les avatars de lecture. Malgré tout, en allant voir un nouveau Nolan, même en prenant les précautions qui s'imposent, il est difficile voire impossible de ne pas avoir le prisme déformant du cinéphile qui a savouré "Memento" ou "Insomnia", qui a vibré et redécouvert avec jubilation le personnage de Batman ou qui a eu une vraie jouissance ainsi qu'un plaisir naïf et infantile à être mystifié par "Le Prestige". De ce postulat forcément subjectif, on s'attend à être, une fois encore, bluffé... Ainsi, dans un futur très proche où une technologie assez simple permet d'accéder aux rêves des gens, "Inception" nous fait le récit d'un homme, Dom Cobb (Di Caprio), accusé d'avoir assassiné son épouse (Cotillard) et qui a dû quitter les États-Unis pour éviter d'être arrêté, laissant derrière lui ses enfants. Pour financer sa cavale, prouver son innocence et retourner au pays, Cobb fournit ses talents en infiltration de rêves au plus offrant, généralement des multinationales désireuses qu'il leur fournisse des "idées", volées dans les rêves des responsables de la concurrence. Jusqu'au jour où le directeur d'une importante firme japonaise (Ken Watanabe) lui propose de jouer de son influence pour le blanchir aux yeux de la justice américaine en échange d'une "inception", autrement dit du fait d'introduire une idée dans l'esprit de quelqu'un. Le concept du film et du scénario est donc plus que séduisant sur le papier, surtout dans les mains de Christopher et Jonathan Nolan. Pourtant, le résultat est on ne peut plus décevant… La construction narrative est sans saveur, sans surprise, d'une platitude totale, ce qui ne fait qu'accentuer le contenu réel de l'histoire, d'une banalité affligeante compte tenu des ambitions portées par la thématique des rêves. Sans cesse au cours du film, on est pris par le sentiment d'un certain déjà-vu ; certes, le support du concept, les rêves, est original dans une certaine mesure, mais rien de neuf sous le soleil quant à l'approche intellectuelle qui en est faite. Les péripéties s'enchaînent avec linéarité et grande prévisibilité. L'ennui fini par se faire sentir, et ce n'est pas la main très (trop) lourde sur le saupoudrage d'action et d'effets visuels qui relève le niveau, au contraire, car si action et explosions en tous genres sont toujours de ce beau réalisme et de cette école 80's/90's chez qui puise judicieusement Nolan, si les effets numériques sont très réussis, le tout n'est pas au service d'un scénario riche mais donne vraiment l'impression de faire du remplissage… Pour couronner le tout, les personnages sont inintéressants, sans profondeur, en particulier le personnage principal qui n'est que d'une profondeur très convenue… Impossible de s'attacher à eux de quelque manière que ce soit… Et donc rien d'étonnant à ce que les comédiens soient moyens, ni vraiment bons, ni vraiment mauvais non-plus: Di Caprio, s'il déborde d'énergie, est inexpressif au possible, ne transmettant aucune émotion ou si peu, y compris dans des scènes où cela était évident, notamment sur la fin entre lui et Marion Cotillard, où elle, parvient à nous tirer un petit quelque chose et où lui est d'une neutralité totalement inappropriée… Il en va de même pour les autres (Cillian Murphy est transparent), seul Michael Caine (qu'on ne voit que deux minutes) s'en tire avec les honneurs. Au final, on se dit que le film est une accumulation de bonnes idées qui auraient pu être brillantes si elles avaient été au service d'un script complexe, intellectuellement torturé et intelligemment narré par les frères Nolan: on aurait adoré être manipulé, déstabilisé avec le personnage principal qui l'aurait été également, perdu avec intelligence et subtilité entre rêve et réalité, le tout avant de se prendre une pure baffe au moment du dénouement. Mais il n'en est rien… Seule la dernière minute du film est à l'image du minimum de ce que l'on aurait pu espérer pour l'ensemble du métrage, même si, compte tenu de la prévisibilité générale, là aussi, et malgré la pointe d'ironie et de finesse, on s'y attend… "Inception" est un immense plaisir gâché qui ne survit que par les quelques bonnes idées et parce que cela demeure un bon Nolan sur la forme (photographie, montage, choix artistiques,…) en dépit du fond…
Sa note :
(0,5)
Sa critique : NUL! Moi qui adore David Fincher pour les innombrables qualités dont il a pu faire preuve dans ses précédents films, je suis plus que consterné face à ce navet indigne de lui. Ne vous fiez surtout pas aux "critiques" presse qui encensent ce "film"... Oubliez la tension de "Panic Room", oubliez la psychologie de "Fight Club", oubliez l'angoisse de "Seven" et oubliez la manipulation de "The Game"... Oubliez également la patte visuelle et photographie "Fincher". Zodiac ne ressemble en rien à du Fincher, Zodiac ne ressemble en rien à un film digne de cette dénomination! Le réalisateur américain est très (trop) loin de ce qu'il sait faire. Dans Zodiac, seuls trois plans sont évocateurs du travail visuel auquel Fincher nous a habitué, et je dis bien trois plans! Le traitement de l'image, le cadrage et la photographie sont tout juste bons pour un téléfilm de mauvaise facture, aux antipodes de la saveur visuelle combinée à cette singularité que Fincher a su démontrer dans les quatre films précédemment cités. Et j'ose à peine aborder la narration qui est tout bonnement catastrophique: des scènes s'enchaînant de façon déstructurée, des dialogues bien trop confus se répondant dans un rythme étouffant, sans compter l'absence totale de connecteurs d'une séquence à l'autre. C'est complètement décousu, haché et manquant cruellement de clarté. De plus, le récit se perd dans des quantités d'éléments inutiles, délaissant tous ceux qui auraient pu et dû lui donner une certaine consistance. Ce "film" ressemble plus à un ramassis de colonnes "faits divers" dont on n'a pas tiré le plus intéressant ; un numéro de "Faites Entrer l'Accusé" est bien mieux construit et l'investigation plus palpable. Dans Zodiac, on croit suivre une enquête policière mais il n'en est rien ; ce n'est ni plus ni moins qu'une chronologie faite d'un imbroglio d'événements mal choisis, mal construits desquels on ne tire aucun sens. La psychologie et le suspens sont absents, mais l'ennui, lui, est bien présent!
De Sofia Coppola
Avec Kirsten Dunst, James Woods
Film américain - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Bien avant de se lancer dans le biopic historique douteux où l'on apprend que le Versailles louis-seizien était le lieu des drames à l'eau de rose people et que la musique pop parcourrait la Galerie des Glaces (bon OK, je caricature mais quand même!), Sofia savait faire de très bons films! "The Virgin Suicides" est d'ailleurs l'exemple le plus probant de ce que sait réellement faire la fille du grand Francis Ford Coppola. Lent et très pesant émotionnellement, le film traite du problème de l'adolescence, de ce passage de l'enfance à l'âge adulte, prenant cas d'une famille puritaine et surprotectrice en décalage avec l'émancipation des murs de la société américaine des 70s. Cinq surs font l'objet de la curiosité et de l'amour naïf, platonique et secret d'un groupe de jeunes copains, qui rêvent du mystère qu'elles représentent, recluses la plupart du temps chez elles à cause d'une mère (Kathleen Turner) dont les valeurs religieuses la sortent de toute réalité humaine, et ce malgré la présence d'un père (James Woods) plus ouvert. L'une des surs, désespérée d'attendre une issue à cette oppression maternelle, se suicide. Là commence alors pour les quatre autres, et en particulier pour Lux (Kirsten Dunst, formidablement touchante dans ce rôle), un mélange d'euphorie pour mordre la vie à pleines dents et d'une profonde détresse. Peu à peu, piégée par leur mère, les jeunes filles, adulées pour leur beauté, se fanent et dépérissent. La construction de la narration se fait chronologiquement, étape après étape, émotion après émotion, allant à l'essentiel malgré la lenteur, encore une fois pesante, mais justement pesante, qui fait pleinement prendre conscience au spectateur du malaise, du mal-être et de la souffrance de ces jeunes filles, comme de ces garçons assistant, impuissants, à la chute irréversible de celles-ci vers la mort. Déroutant par une mise en scène très psychologique, "The Virgin Suicides" dompte le risque d'ennui du spectateur et s'affirme comme culte!!
De Sam Raimi
Avec Tobey Maguire, Kirsten Dunst
Film américain - Fantastique
Sa note :
(4)
Sa critique : Dernier opus de cette première trilogie, Spider-Man 3 conserve nombre des qualités qui caractérisaient les deux premiers. Et ça, on le doit principalement à Sam Raimi, resté aux commandes de toute la saga. Celle-ci est donc parfaitement homogène et cohérente techniquement, chose plutôt rare dans les sagas à grand spectacle où les changements d'équipe détruisent souvent l'unité que devrait former l'ensemble. Comme pour les deux premiers films, le rythme visuel est très bon, la qualité de la photographie également et les effets spéciaux sont saisissants. Ce film nous offre un regard plus sombre que les deux précédents: si naturellement l'arrivée de la "matière alien" Venom noircit Spidey et le rend méchant, elle ne se contente que d'intervenir à un moment où Peter est inconsciemment en prise avec la dualité de sa personne que le deuxième film avait commencé à aborder. À cet égard, Tobey Maguire développe avec aisance cette facette de son personnage, celle d'un homme grisé par la reconnaissance qu'on porte à son double et qui, ne sachant plus de Spidey ou de Peter lequel est l'alter-ego de l'autre, se noie dans l'avarice du pouvoir. De là naît un jeu savoureux et psychologique entre les trois compères Maguire/Dunst/Franco ; certes clichée, LA scène du film reste pour moi celle de "Dark" Peter dans le cabaret, faisant une danse méprisante, quasi sadique, à la pauvre M-J. Cependant, le principal défaut du film est que Sony n'a pas confirmé la seconde trilogie avant le tournage de ce troisième volet. Résultat: pour tenter de satisfaire les fans, Raimi a surchargé son récit d'un méchant de trop, Sand-Man, qui par sa présence, réduit le temps consacré à l'approfondissement de Dark Spidey/Peter et surtout d'Eddie Brock (le convainquant Topher Grace) qui devient le tant attendu Venom (très réussit visuellement, mais trop peu à l'écran)... Voulant donc faire tenir dans un seul film des éléments qui en auraient nécessités deux, Raimi clôture cette trilogie sur une note nuancée.
De Louis Leterrier
Avec Jet Li, Bob Hoskins
Film français,américain - Thriller
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Malgré une réalisation propre, hollywoodienne, et en dépit d'un casting correct, "Danny the dog" tombe dans les travers d'un scénario "made by Besson"... Partant d'un bon sentiment, Besson tente et je dis bien tente d'aborder le thème de la brutalité humaine au travers du personnage de Danny (Jet Li), un homme qui depuis l'enfance a été élevé comme on dresse un chien de combat. Le dresseur, un malfrat de première interprété par Bob Hoskins, est donc porté par le récit comme le bourreau de Danny et apparaît logiquement comme "le créateur de la créature", de fait encore plus brutal psychologiquement que sa création. Intervient alors le personnage de Morgan Freeman, un musicien/accordeur de piano, aveugle, qui devient, par un concours de circonstances, l'homme par qui Danny réapprend à vivre, car il est bien connu que "la musique adoucit les murs". Partant de là, outre la piètre prestation des acteurs, certainement prisonniers d'un script (trop) simpliste où s'affrontent de façon (trop) naïve et manichéenne victime, bourreau et rédempteur, le spectateur se trouve désemparé devant la médiocre métaphore de Besson... Quel sens donner à ce film si ce n'est que oui, la vie est faite de manipulateurs qui brisent des individus, et que oui, il y a certaines personnes qui donnent spontanément d'eux-mêmes pour corriger le tir? Quand bien même on se satisferait de cet enfoncement de portes ouvertes si cher à Besson (il n'y a qu'a voir "Angela" pour s'en convaincre), reste que le film s'appuie commercialement sur la figure de Jet Li et que par conséquent, les scènes de baston s'enchaînent à un rythme effréné, tuant le semblant de propos du film: la violence paraît condamnée, et pourtant, c'est par la violence que Danny se libère physiquement de son maître... Un film bancal, très naïf et qui aurait pu se concevoir sous forme de court-métrage (d'ailleurs sous ce format, le manque cruel de développement et la simplicité de l'histoire auraient paradoxalement pu fonctionner)...
De Martin Campbell
Avec Daniel Craig, Eva Green
Film américain,britannique,italien,tchèque - Espionnage
Sa note :
(4)
Sa critique : Indéniablement, ce 21ème opus apporte énormément à la saga 007. Il officialise le 1er livre écrit par Ian Fleming (il était temps!). De plus, le soin apporté par l'équipe du film de vouloir humaniser James Bond, de le rendre vulnérable, plus réaliste, est très bien et offre un passionnant nouveau regard sur le personnage. Le parcours initiatique présenté dépeint James qui peu à peu devient BOND. Daniel Craig est d'ailleurs très convainquant dans ce personnage sur sa vulnérabilité et réussit, en dépit de ses détracteurs, à être Bond à la fin (flegme british inclut). Bien plus réaliste, cet opus, tout en conservant un caractère "grand spectacle", est plus soft question explosions. Plus psychologique et brutal, il se focalise sur le héros et offre réellement une facette inconnue et savoureuse de 007. Cependant, si la réalisation de Martin Campbell (qui avait déjà signé GoldenEye) s'avère impeccable quant aux objectifs qu'il s'est fixé, on regrettera qu'il ait pris un certain nombre de libertés avec la "tradition Bond" établie depuis 40 ans. En outre, l'ouverture du film ne se fait pas directement sur le légendaire tir dans le canon (qui vient un peu après) et le générique n'arrive pas après la première grosse scène du film. Ce générique est d'ailleurs en décalage avec les côtés lyrique et féminin habituels. De plus, on n'a pas le sentiment d'avoir affaire à James Bond ; quand les personnages le nomme "Bond", ça n'a pas l'effet attendu. Enfin, le point le plus noir du film réside dans l'anachronisme qu'il représente, empêchant l'opus de s'intégrer logiquement à la saga: la première mission de Bond n'est-elle pas censée se dérouler dans les 60s en pleine Guerre Froide plutôt que dans un contexte 2006 de terrorisme international très High-Tech? Vu que le film tourne essentiellement autour d'une partie de poker, un espionnage plus stratégique donc, le débordement de GSM (Sony) et d'ordinateurs (Sony!) était sans intérêt, l'histoire aurait pu se passer à l'époque d'origine.
De Charles Pratt, Marc Cherry
Avec Teri Hatcher, Felicity Huffman
Série américaine - Comédie
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Desperate Housewives, c'est un peu comme une nouvelle boisson que vous ne connaissez pas... Au début, c'est frais, fruité et légèrement gazeux, on se laisse porter par les petites bulles et enivrer par le goût original. On en boit quelques gorgées sans se rendre compte qu'on est déjà à la fin de la bouteille, enfin je veux dire de la première saison... On est tellement réjouit de l'impression sur laquelle la première bouteille nous a laissé que l'on est impatient d'ouvrir la seconde... La seconde saison arrive et... on ouvre la deuxième bouteille... Les premières gorgées sont savoureuses, on se rappelle des bonnes sensations de la première. Mais peu à peu, au fil des gorgées (ou des épisodes), on a l'impression que la bouteille se réchauffe, que la boisson dégaze... D'un coup, ce n'est plus si savoureux. C'est répétitif et de moins en moins bon. On tarde à finir la bouteille... La troisième bouteille nous est tendue et on la déclinerait presque... Voilà! Desperate Housewives, c'est un peu ça. La première saison est très prenante, pleine de mystères et de fantaisies, on se laisse très agréablement prendre au jeu des mésaventures du quotidien peu ordinaire de ces femmes au foyer toutes différentes et toutes complémentaires. La deuxième saison, elle, part sur les mêmes bases mais peu à peu, on a le sentiment désagréable que ça traîne en longueur et que c'est répétitif... Quelques personnages ne sont pas suffisamment approfondis, certains commencent à sérieusement agacer, d'autres tournent en rond dans leur malheur et d'autres encore deviennent pathétiques par leur manque de maturité chronique (non pas que ce ne soit pas amusant, mais quand on stagne sans apprendre de ses erreurs, sans grandir un peu quand il est indispensable de le faire, à la longue, c'est pénible!). Au final, on se laisse malgré tout tenter par la future saison 3, prévue pour octobre sur ABC, mais les réserves sont grandes quant au visionnage intégral de cette nouvelle saison... "Wait & See..."
De Baz Luhrmann
Avec Nicole Kidman, Ewan McGregor
Film australien,américain - Comédie musicale
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(5)
Sa critique : De premier abord, et ce comme beaucoup de gens l'ont pensé à tord, j'ai conspué ce film et l'ai regardé la première fois plus qu'en diagonale, m'arrêtant systématiquement à toutes les incohérences historiques, anachronismes des chansons, j'en passe et des meilleures... Puis en fin de compte, une fois qu'on met tout ça un peu de côté et que l'on se décide à prendre le film comme il se doit, à savoir un conte et toutes les libertés qu'un conte peut se permettre, la magie opère. On se plonge dans l'histoire, on s'éprend des personnages, on se laisser pénétrer par les chansons. En parlant des chansons, à noter que si elles ont été toutes choisies en fonction de leur thème et leur possibilité à s'accorder avec le scénario et donc qu'elles sont relativement très différentes les unes des autres, le charme naît de l'orchestration qui a très bien permis d'unifier toutes ces inspirations multiples et diverses pour former le plus justement possible un tout homogène. Ainsi, on passe de Nirvana à Elton John en passant par Queen et bien d'autres dans une flamboyance musicale unique qui s'adapte merveilleusement à ce Moulin Rouge de 1897 résolument décalé qui à cette occasion devient, dans une certaine mesure, intemporel. Toujours sur la question du chant, les comédiens, Ewan McGregor le premier, nous offrent une performance énorme et montrent l'étendue de leurs différents talents. Au travers de ce monde magique et esthétiquement surprenant que nous donne à découvrir Baz Luhrmann, on entre en plein drame sur fond du règne de la Beauté, de la Liberté, de la Vérité et par dessus tout de l'Amour! Que l'on soit allergique ou pas aux histoires d'amour, ce petit bijou est absolument à découvrir ou à redécouvrir par ceux qui seraient passés à côté de l'essence et de la beauté de ce film! "The Show Must Go On "
De Tim Burton
Avec Michael Keaton, Kim Basinger
Film américain,britannique - Fantastique
Sa note :
(5)
Sa critique : Sans aucun doute le meilleur Batman de toute la saga. Par quoi commencer? Burton a revu, sans corriger, l'univers du Dark Knight en le teintant de ses propres inspirations sombres et folles. A ce titre, si il ne déforme pas l'esthétique du monde de Gotham selon ses propres mondes torturés, c'est au travers de la mise en place des personnages et de leur comportement que Burton s'exprime ; c'est dans le cadrage notamment que l'on s'aperçoit de la patte burtonienne, l'approche visuelle des personnages. Ce Batman est très sombre, mêlé d'une grande schizophrénie ambiante (mélange de Burton et des différentes approches que Bob Kane et ses successeurs ont eu de l'Homme-Chauve-souris, de son monde et de ses adversaires) et d'un humour très décalé, très Burton. Sous le masque, Michael Keaton propose une des versions possibles de Wayne/Batman, la plus convaincante à égalité avec l'autre approche interprétée par Christian Bale dans le dernier "Batman Begins", l'une et l'autre très loin devant les ridicules et piètres prestations de Kilmer et Clooney... A noter qu'en parlant de masque, c'est cet opus de Batman qui nous propose la meilleure panoplie d'un bon Batman: du costume à la Batmobile en passant par le Batplane, tous les meilleurs accessoires se trouvent dans cette version! Vient ensuite le méchant: Burton ne s'y trompe pas, pas de Dark Knight sans Joker!! Et quelle fantastique interprétation nous offre Jack Nicholson du voyou-rieur le plus dangereusement tordu de tous les personnages de comics!! Honnêtement, qui d'autre pouvait jouer le Joker?? La relève pour le prochain "Dark Knight" de Nolan risque d'être très difficile... Le film est superbe: visuellement c'est du bonheur, l'ambiance est envoutante et déjantée, les acteurs solides et bien dans le délire insufflé par Burton, le tout baigné des excellentes musiques de Danny Elfman! Une référence à posséder absolument!!!
De Tim Burton
Avec Johnny Depp, Freddie Highmore
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Dommage, ce n'est pas le Burton que l'on a le plaisir de voir habituellement... Les ingrédients sont là, mais pourtant, quelque chose ne fonctionne pas... Même Johnny Depp semble avoir quelques soucis avec son personnage. Le film s'inscrit bien dans la lignée des univers propres au réalisateur déjanté mais il n'est pas aussi percutant que ce à quoi on aurait pu s'attendre. Burton cherche, comme à son habitude, à faire de son film le vecteur d'une satire de la société moderne. Or si cela fonctionne admirablement bien dans "Ed Wood" ou dans "Edward Scissorhands" (pour reprendre d'anciens duos Burton-Depp), ici, la sauce "au chocolat", pourtant caractéristique de l'usine de Willy Wonka (Depp), ne prend pas... L'idée était de faire s'affronter le monde des riches pourris-gâtés, snobes et égocentriques à celui des plus modestes, plus ouverts, plus généreux, frustrés et découragés par l'élitisme financier de la société. À cela, Burton ajoute tout un ensemble de petites diatribes sur le fonctionnement du marché mondial, de l'économie, etc... Le problème, c'est que malgré le regard "caricaturalement caricaturé" caractéristique de Burton (dites-le à voix haute, c'est amusant!), le film n'est pas assez critique, le message est superficiel et manque de saveur. L'invitation gustative était pourtant bien présente par le prétexte du film, à savoir la fameuse chocolaterie. Là encore, le flop! Le maître des lieux Wonka/Depp aurait dû se poser en juge de paix, en arbitre sanctionnant les "méchants". Il se devait d'être la voix de Burton, mais n'est en réalité qu'un amusant et pathétique frustré d'une incompréhension paternelle, hors propos quant au thème initial... D'un scénario qui part un peu dans tous les sens faisant perdre l'essence même du sujet abordé, en passant par des petites chansons agaçantes au possible, jusqu'à des personnages sans saveur et pas attachant, Burton signe ici un beau raté. Sympathique et bien fait visuellement mais pour l'essentiel, une grosse déception!!

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