Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 2169 résultats
Sa note :
(3)
Sa critique : American Pie fait des émules ! Pour son revival à la toute fin des années 90, le teen-movie nous offre de jolies perles du genre modelées pour les adolescents boutonneux en manque de fesses, de blagues crados et de répliques connes. Ainsi, surfant naturellement sur la mode, le réalisateur Todd Phillips sort en 2000 Road Trip, un road-movie déjanté au pitch plutôt original : Josh a envoyé par mégarde à sa petite amie la vidéo de ses ébats avec une autre fille. Il part aussitôt avec trois autres potes pour le Texas récupérer la VHS avant que sa dulcinée ne contemple le cocuage. Accompagné donc d'un fêtard invétéré (Seann William Scott, à la présence obligatoire), d'un fumeur de marijuana notoire (Paulo Costanzo, de la série "Animorphs") et d'un timide maigrichon (l'atypique DJ Qualls), notre jeune héros (Breckin Meyer, vu dans... pas mal de teen-movies déjà !) va vivre une aventure pour le moins explosive à travers le pays, rencontrant des tas de personnages tous plus délirants les uns que les autres tels qu'un vieux lubrique ou encore une bande d'Afro-Américains anti-blancs, le tout après que leur voiture ait explosé et que le père d'un des garçons ne se lance à leur poursuite. Vous l'aurez bien compris : gags exagérés, personnages improbables et humour en bas de la ceinture sont constamment présents pour faire rire les ados en manque de fesse et de blagues lourdingues. Pourtant, bien moins bête que l'on pourrait penser et au contraire très fendard dans sa forme, Road Trip s'avère être une comédie suffisamment bien menée pour rire à gorge déployée et sans honte aucune pendant une bonne heure trente. On verra bien pire par la suite dans le genre...
Sa note :
(4)
Sa critique : Le retour du film de sabres chinois, le wuxia, ayant fait un come-back renversant avec le mondialement acclamé Tigre & Dragon, il était presque évident que le cinéma chinois se lance à la conquête de nouvelles productions similaires. C'est donc dans cet optique que s'est lancé le réalisateur Zhang Yimou avec un long-métrage épique et visuellement époustouflant. Car Hero est avant tout une prouesse visuelle à couper le souffle dont seuls les artistes chinois ont le secret : beaucoup de moyens, de main-d'œuvre, de patience et de talent font donc des décors et autres chorégraphies un véritable plaisir pour les yeux. Découpée en plusieurs segments "colorés" pour être différenciés par le spectateur, l'histoire nous entraîne dans la Chine du Ve siècle av. J.-C. où régnaient encore les Sept Dynasties. Ainsi, autour d'une histoire principale, celle de ce tueur des assassins du roi venu apporter la preuve de son succès au roi, nous suivons le récit de ce tueur anonyme (fabuleux Jet Li, délaissant enfin ses frasques hollywoodiennes pour du grand cinéma bien de chez lui) expliquant à sa majesté sa version du meurtre desdits assassins. Mais l'intrigue se complexifie au fur et à mesure lorsque le roi imagine une autre version de l'histoire. C'est l'occasion pour le metteur en scène de nous introduire à un nouveau décor, changeant par conséquent les couleurs dominantes. Et cela continue avec la version que le roi imagine et enfin la vérité. Certes difficile à suivre, l'intrigue n'en demeure pas moins engagée et historique, intéressante même pour peu que l'on se laisse bercer par l'Histoire chinoise, peu inculquée à nous autres Occidentaux. De plus, outre son esthétisme renversant et son interprétation soutenue (le casting comporte les excellents Tony Leung, Maggie Cheung et la jeune révélation Zhang Ziyi), le long-métrage contient des morceaux de bravoure tout simplement ébouriffants. Nous faisons donc face à plusieurs affrontements dantesques comme ce combat Jet Li / Donnie Yen sous une pluie gracieuse, celui de ce même Li accompagné de Cheung terrassant une tempête de flèches sur le toit d'une école de calligraphie ou encore un duel d'une rare intensité entre les deux personnages féminins du film dans une forêt couverte de roses d'un rouge éclatant. Au final, plus visuellement intéressant que narratif, Hero reste un wuxia de luxe, une superproduction chinoise rarement égalée et dont on ne peut que sortir émerveillé et ce, malgré un scénario fortement alambiqué.
De Yves Fajnberg
Avec Didier Bourdon, Alexandra Lamy
Film français - Comédie
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Les comédies françaises. Parfois des histoires envolées pleines de légèreté et d'un charme typiquement tricolore, parfois des étrangetés au but incertain, à l'humour difficilement cernable et aux sujets dramatiques pas forcément bienvenus. C'est donc le cas de Vive la vie, premier long-métrage d'Yves Fajnberg, réalisateur inconnu n'ayant à son actif qu'un court-métrage datant de 1996. Dix ans plus tard il revient derrière la caméra et signe une comédie plus penchée vers son côté dramatique que son côté burlesque, alors pourtant présenté comme tel dans une bande-annonce aguicheuse. Il faut dire qu'avec Didier Bourdon en première ligne, on pouvait s'attendre à une franche rigolade suffisamment poilante pour rire allégrement. Malheureusement, l'idée principale du scénario, soit le patron d'une grosse société qui se remet entièrement en question après avoir découvert que son Q.I. est très bas, vole en éclat une fois le sujet amorcé. En effet, le film tourne très vite en rectangle amoureux insipide et déjà-vu où les quatre protagonistes principaux sont s'amouracher les uns les autres avec secrets et fracas. C'est gentil, sans prétention voire même intéressant mais hélas ici très très mal fichu... De l'inconsistance à chaque recoin, des dialogues inégaux, un rythme lent au possible, des situations parfois inutilement lourdingues et une intrigue qui avance à reculons nous font vite déchanter, la plupart des comédiens pourtant excellents (Alexandra Lamy, Zinedine Soualem, Armelle Deutsch) n'arrivant visiblement pas à mettre du pétillant dans cette histoire ennuyeuse où chacun couche avec tout le monde et où maladies graves et problèmes de situations viennent s'entremêler à tout ce joli bazar. Bref, Vive la vie appartient aux comédies françaises dont on se serait bien passé.
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Tout le monde connait Peter Pan et ses merveilleuses aventures au Pays Imaginaire. Et tout le monde ne connait de son auteur, James Matthew Barrie, que cette fabuleuse pièce qui continue d'enchanter petits et grands depuis UN siècle. Mais comment cette histoire lui est venue en tête ? Était-ce une pure stratégie commerciale pour redorer son blason d'auteur dramatique alors terni par de nombreux échecs, une invention totalement fortuite sortie de son imagination ou bien alors un mélange d'évènements marquants qu'il aurait regroupé à travers une aventure féérique ? C'est ce que va raconter le réalisateur allemand Marc Forster (À l'ombre de la haine) dans ce biopic finalement moins romancé qu'on ne l'aurait pensé. En effet, reprenant énormément de faits réels tirés de la vie de J.M. Barrie, Neverland nous plonge dans l'Angleterre de la fin du XIXe siècle et nous présente un homme inlassablement rêveur et un écrivain raté mais surtout un grand enfant qui va se lier d'amitié avec une petite famille londonienne dont les cinq turbulents enfants seront une véritable source d'inspiration pour celui qui écrira "Peter Pan". La relation entre Barrie et la famille Davies est filmée avec légèreté et pudeur, Forster prenant le soin de ne jamais trop en faire malgré quelques passages larmoyants quasi-obligatoires. On regrettera cependant ce choix de réfréner la folie visuelle de nombreux passages magiques sortis de la tête de notre héros campé avec justesse et ce qu'il faut de malice par un Johnny Depp autrement parfait. À ses côtés, la toujours aussi agréable Kate Winslet, ici très sobre en mère de famille malade mais aimante, chérissant plus que tout ses enfants, dont l'un (Freddie Highmore) qui va se lier des liens d'abord tendus puis très forts avec l'écrivain. Entourée d'autres acteurs tout aussi convaincants (Julie Christie, Radha Mitchell, Dustin Hoffman), la petite compagnie va nous émouvoir simplement à travers cette histoire aussi vraie que touchante, mélangeant donc avec ambiguïté histoire d'amour et d'amitié profonde. Mise en scène envolée (mais encore une fois trop soutenue par moments), photographie resplendissante, magnifique musique et interprétation haut de gamme nous transporte donc dans un biopic non pas engagé comme la plupart mais bel et bien poétique comme on aimerait en voir plus souvent.
De Roman Polanski
Avec Johnny Depp, Frank Langella
Film espagnol,français,américain - Fantastique
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Thriller à étapes nous faisant voyager de New York jusqu'en Europe, La Neuvième Porte possède malheureusement de nombreuses baisses de rythme et une atmosphère que l'on qualifierai de nonchalante et qui pourrai bien perdre les spectateurs les plus impatients. Certes un poil trop longuet, le film porte néanmoins la patte de Polanski : sa façon de balayer une pièce gracieusement avec sa caméra, sa photographie suintante de mystères, son goût prononcé pour le bizarre et le surnaturel sans ne jamais tout dévoiler d'un claquement de doigts... Le réalisateur de Rosemary's Baby filme donc un Johnny Depp très naturel, parfait en expert de livres rares arnaqueur et direct, délaissant fioritures et politesse pour aller droit au but. Un chasseur de trésor moderne qui va, comme tout bon aventurier, se retrouver mêlé à de violentes péripéties auxquelles il se serait bien passé. Accompagné malgré lui d'une étrange jeune femme anonyme (Emmanuelle Seigner, Madame Polanski), notre héros va s'enfoncer de plus en plus dans la bouche du diable, pas certain de pouvoir jamais en revenir... S'il comporte donc des lenteurs malvenues, quelques séquences dispensables et parfois même des incohérences (notamment ces disparitions impromptues de ce sidekick féminin, réapparaissant comme un cheveu sur la soupe à tel ou tel moment), La Neuvième Porte demeure néanmoins un très bon thriller teinté de fantastique lugubre et intrigant qui ne restera pas forcément dans les mémoires mais conservera cependant cette volupté rare que l'on observe peu dans le cinéma de genre.
Sa note :
(4)
Sa critique : Après son adaptation alambiquée de la série Mission: Impossible, Brian De Palma revient au thriller avec l'un de ses derniers films les plus réussis : Snake Eyes, où l'on retrouve les caractéristiques principales d'un film de De Palma soit une ouverture en plan-séquence (ici d'une durée de dix grosses minutes), des plans filmés avec la maestria qu'on lui connait et un scénario complexe alliant machination et faux-semblants. Le film met donc en scène un Nicolas Cage survolté dans la peau d'un flic un brin corrompu assistant malgré lui à l'assassinat d'un haut dirigeant de l'État pendant un match de boxe important. Dès le départ, De Palma brouille les pistes, nous filme à travers son magnifique plan-séquence une foule de personnages, certains plus importants à l'intrigue qu'il n'y parait, fait virevolter sa caméra et ce, jusqu'au coup de feu tuant le secrétaire d'État à la Défense, nous amenant immédiatement dans le vif du sujet : l'enquête de Rick Santoro, alias Nic Cage, dans le palais des sports d'Atlantic City où se trouvent actuellement 14,000 personnes. Car parmi la foule se trouvent une rousse aguicheuse suspecte, une fausse-blonde touchée au bras par le tireur, un boxeur corrompu et un vieil ami de Santoro chargé de la sécurité de la victime. Tous vont être, entre autres, liés au drame et tous vont nous expliquer chacun à leur tour leur point de vue sur ce qui s'est passé, le metteur en scène optant pour des flashbacks filmés de manière subjective aussi déroutants qu'efficaces qui nous brouillent un peu plus le cerveau avant la limpidité finale. Ainsi, Snake Eyes s'avère être un thriller puissant, une enquête haletante filmée avec génie par un Brian De Palma toujours aussi inspiré qui nous livre ici un retour aux sources magnifiquement mis en scène, dénonçant par la même occasion le pouvoir des images. Un must à voir absolument.
De Bruce Robinson
Avec Johnny Depp, Aaron Eckhart
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Treize ans après Las Vegas Parano, Johnny Depp se retrouve dans une nouvelle adaptation d'un roman du déjanté Hunter S. Thompson, "Rhum Express", narrant les mésaventures exotiques d'un journaliste new-yorkais en plein Porto Rico qui va se retrouver dans des situations désastreuses au fil des jours passés sur l'île paradisiaque... Engagé par un journal minable composé de bras cassés et d'alcooliques, il est parallèlement sollicité par une organisation de requins de l'immobilier trempant dans des magouilles afin de vanter les mérites de leur plan illégal dans un article trompeur. Si l'intrigue s'annonce un brin alambiquée, elle est bien heureusement parsemée de passages hilarants, le film étant immergé dans une ambiance délirante où notre pauvre héros inconsciemment porté sur la boisson va enchaîner les péripéties les plus folles comme s'embrouiller avec des autochtones patibulaires, se faire arrêter par la police locale ou encore se précipiter dans des courses-poursuites vrombissantes. Ce héros terriblement humain est interprété à la perfection par le Johnny Depp des beaux jours, étalant sa palette de figures allant du touriste étonné à l'ivrogne titubant avec l'aisance qu'on lui connait. À ses côtés, le génial mais trop rare Michael Rispoli, ici dans un hallucinant rôle de coéquipier journalistique, véritable aimant à emmerdes participant à des combats de coqs et aux goûts aussi simples que désastreux. Les bankables Aaron Eckhart, Amber Heard et Richard Jenkins se joignent également à cette aventure envolée. Et si la mise en scène de Bruce Robinson (inactif depuis le remarqué Jennifer 8 en 1992) n'est pas forcément très distinguable, elle demeure néanmoins agréable, parsemée de dialogues cinglants et de séquences acérées qui font de Rhum Express une comédie atypique fortement recommandable.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : La descente dans le mini-oubli de Johnny Depp a commencé en 1999. Il faut dire qu'on ne comprend pas trop pourquoi, entre un Polanski et un Burton, l'acteur américain a choisi de participer à ce thriller basique mis en scène par le scénariste de Candyman 2. Peut-être pour casser (encore) un peu son image et interpréter pour la première fois un méchant à l'écran, peut-être pour cachetonner aussi tiens. Dans tous les cas, Intrusion n'est pas un film glorieux à citer dans la filmographie de l'acteur. Il se fait d'ailleurs ici voler la vedette par une Charlize Theron convaincante, reprenant quelque peu son rôle d'épouse inquiète et torturée comme dans L'Associé du Diable. L'actrice sud-africaine incarne donc la femme d'un astronaute qui, après un souci inexpliqué dans l'espace, revient sur Terre et se comporte très bizarrement, comme si l'évènement spatial aurait eu un impact dangereux sur le charmant bonhomme. Tombée enceinte de jumeaux, notre héroïne va vite déchanter quand elle commence à comprendre que l'homme qui l'a enfanté n'est pas vraiment son mari. Mélange de Rosemary's Baby et de La mutante 2, Intrusion n'est pas un film forcément raté mais juste anodin, peu mémorable et surtout très dispensable, le rythme du film étant en dents de scie, à peine dynamisé par quelques jump scares faciles appuyés par des effets sonores éculés. Johnny Depp, lui, tente tant bien que mal de paraître inquiétant, réussit certes, mais sans transcender, apparemment pas très emballé par ce rôle de bad guy soft sans réel travail scénaristique derrière. Nous suivons donc tranquillement l'intrigue de ce film mineur mis en scène platement qui, sans l'aide de son casting, aurait fini en vulgaire direct-to-video. "Sympathique mais sans plus" est donc la sentence allouée à ce thriller teinté de science-fiction qui fait l'effet d'une tâche brune sur la filmo de Johnny Depp.
De John Woo
Avec John Travolta, Christian Slater
Film américain - Aventure
Sa note :
(3)
Sa critique : Pour son deuxième long-métrage aux États-Unis (après un Chasse à l'homme excellent mais hélas quelque peu charcuté par la production), le réalisateur hong kongais John Woo nous livre un nouveau film d'action au budget encore plus élevé et au casting flamboyant. Un John Travolta en grande forme contre un Christian Slater dans l'un de ses derniers films d'action, un scénario mêlant armée et terrorisme, beaucoup d'explosions et des punchlines à tous les recoins pour un pur film d'action des années 90. Certes bien moins impressionnant que Rock ou encore Ultime décision, sortis la même année, Broken Arrow demeure néanmoins un blockbuster efficace sans temps mort où John Woo délivre son savoir-faire avec entrain et virtuosité, n'hésitant pas à enchaîner les scènes d'action les plus époustouflantes pour le plus grand plaisir des pupilles, avec bien évidemment sa propre patte : ralentis typiques, gunfights percutants et affrontement final mano a mano. Ne manquent que les colombes donc. Bien entendu, le long-métrage n'a rien d'exceptionnel, notamment au niveau de ce scénario classique où un traître à sa nation va devoir affronter son coéquipier intègre, ici dans le désert d'Utah. Heureusement, ça flingue non-stop, ça s'envoie des vannes à tout bout de champ et ça se bastonne avec entrain sous l'inoubliable musique de Hans Zimmer. Au final, sans être le meilleur film de son réalisateur, Broken Arrow reste tout de même un agréable action movie mettant face à face deux acteurs aujourd'hui déchus.
De Josh Trank
Avec Dane DeHaan, Alex Russell
Film américain,britannique - Drame
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3)
Sa critique : Le concept du found footage continue de perdurer. Ainsi, après les flamboyants succès de Cloverfield, [●REC] et toute une flopée de films d'horreur pas franchement égaux, voici un nouveau film faussement filmé avec une caméra amateur parsemé d'effets spéciaux et d'effets de style. Autour d'une histoire intéressante, celle de trois adolescents se découvrant des super-pouvoirs après avoir été en contact avec un étrange minerai sous-terrain, le premier film de Josh Trank joue en premier lieu la carte de la surenchère d'effets spéciaux et l'utilisation au maximum des nouvelles capacités de nos jeunes héros. Nous découvrons ainsi pendant une bonne heure leurs différentes frasques télékinésiques allant de soulever les jupes des filles jusqu'à devenir populaire en effectuant des "tours de magie" devant les autres lycéens en passant par jouer au football entre les nuages et effrayer les gosses dans un magasin de jouets. Sans cesse filmés par la caméra HD de l'un de nos héros, le timide Andrew, le côté réaliste est alors conservé durant une bonne partie du métrage... jusqu'à la fin, hélas poussive où, malgré l'utilisation de plusieurs autres médias filmiques, on n'y croit plus vraiment. En effet, arrivés en fin de bobine, le concept s'essouffle pour laisser place à une véritable dégringolade d'action et d'effets spéciaux sacrément bien inspirée par le "Akira" de Katsuhiro Ôtomo. L'intrigue se force donc à être sombre et violente, démontrant l'abus de ces pouvoirs particuliers et la folie qu'ils peuvent créer face à un simple gosse. Arrivant presque comme un cheveu sur la soupe, ce changement de situation est hélas mal exploité à mon goût. Reste toutefois de Chronicle une jolie surprise pas toujours bien maîtrisée et très tape-à-l'œil mais néanmoins divertissante et suffisamment fendarde pour passer un bon moment.

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