De James Mangold
Avec Joaquin Phoenix, Reese Witherspoon
Film
américain
-
Drame
Bande-annonce
Sa critique :
Je ne connais pas du tout la vie de ce célèbre chanteur de country, je ne pourrai donc pas juger de la fidélité de l’interprétation cinématographique.
Je ne parlerai donc que de l’impression que m’a laissé le film.
J’ai envie de m’en tenir à ce simple constat : Aucune beauté, aucune émotion, aucune crédibilité.
Je ne veux pas faire la critique facile, mais il faut bien considérer l’évidence, c’était typiquement hollywoodien : jeu d’acteur formaté, dialogues pauvres parsemés de répliques clichés, aucune crédibilité, aucune profondeur, et on s’arrête sur la happy end.
Les acteurs sont terriblement irritants. Que d’attitudes artificielles selon les situations, pour des dialogues d’une pauvreté désespérante…
Johnny Cash apparaît comme un homme terriblement creux. Pourquoi a-t-il écrit ces textes ? Est-il vraiment passionné par ce qu’il fait ? On ne dirait pas. On ne comprend rien. Le Johnny Cash du film, c’est un type qui fait le traumatisé quand il parle de son frère mort, qui fait le drogué pathétique quand il disjoncte sous les amphéts, qui fait le séducteur avec ces petites blagues dites d’un ton sérieux, qui fait l’amoureux transi qu’il n’en dort plus, qui fait ci, qui fait ça, à coups de grandes mimiques déjà vues sur tant de gueules similaires dans les navets et téléfilms de bas niveau. On n’y croit pas. Il n’y a aucune humanité.
Ce qu’il ressent vraiment, ce qui fait sa personnalité, on n’en aperçoit pas une parcelle. Si on s’en tient au film, Johnny Cash n’est qu’un personnage pathétique sans profondeur dans une intrigue pour grand public. Voilà ce qu’on a jugé bon de réaliser à partir de sa vie.
Mais je ne peux pas tout rejeter sur la prestation de Joaquin Phoenix. Tout le film baigne dans la même atmosphère, tous les acteurs stagnent dans les clichés qu’ils doivent représenter, dans cette lumière et ces cadrages si éloignés de l’esthétisme qui me parle… Avis personnel, donc.