De Stanley Kubrick
Avec Ryan O'Neal, Marisa Berenson
Film
britannique
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Historique
Bande-annonce
Sa critique :
Barry Lyndon est un diamant finement taillé, un chef d'oeuvre d'une sensibilité infinie qui ne peut qu'ébranler celui qui le voit. Des scènes qui défilent comme une succession de tableaux de Gainsborough, une musique magistrale et lancinante qui sacralise les émotions, un épilogue cynique et cinglant qui vient sonner le glas : l'humanité n'est qu'une pute vérolée, pourrie et pitoyable. Au milieu de ce marais fangieux patauge un jeune homme bien naïf, triste bouffon dévoré tout cru par une ambition carnassière qui va lui faire miroiter des "sommets" avant de le précipiter au fond du gouffre de la déréliction. Si l'ascension de ce Rastignac captive, sa chute a l'effet d'un poison qui s'insinue lentement dans nos veines avant de nous terrasser. Notre haine du genre humain est alors poussée à son paroxysme. Sous un voile de velours et de classicisme, Kubrick dissimule une lame bien affûtée avec laquelle il trace le portrait acerbe d'une société perverse et prédatrice. Une sorte de Candide tragique qui tire toute sa puissance de son intemporalité. "L'homme est naturellement bon (je suis reservé à ce sujet), c'est la société qui le corrompt" (ou qui du moins achève de le gangrèner!). Allez, trêve de blabla, c'est un film qui se vit alors laissez-vous emporter par la sarabande.