Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 7 sur 7 résultats
De Robert Guédiguian
Avec Michel Bouquet, Jalil Lespert
Film français - Historique
Sa note :
(5)
Sa critique : "Quelle est la couleur de la France?" interroge François Mitterrand dans un TGV qui file vers la province. "Non pas la couleur politique - je la connais - mais sa vraie couleur? " poursuit le président. L'interlocuteur ne répond pas. Alors François Mitterrand: "le gris...Mais il existe une multitude de gris. C'est beau le gris. les gens qui n'aiment pas le gris sont des imbéciles..." François Mitterrand a-t-il prononcé ces paroles? Peu importe tant le mélange de la cocasserie et du dérisoire porte sa signature. Telle est force du film de Robert Guédidian: dessiner un portrait de l'ancien président de la république qui sonne juste, écrire un dialoque irrigué par la vérité. Michel Bouquet est le troisième argument de cette réussite. Il incarne - au sens propre - François Mitterrand. Il l'interprète, il le démasque. Mais jamais il ne l'imite. MIchel Bouquet s'amuse, ironise, jubile. Le roi est nu, le roi est seul: monarque des bibliothèques, expert sur la question féminine, Robin des Bois du 10 mai 1981. Robert Guédidian parle pourtant peu de l'action politique mis à part la période de Vichy et un discours dit à Liévin. Le plus souvent, il raconte un Mitterrand intime qui combat la mort et aime éperdument sa fille. C'est l'heure des confidences; un journaliste les recueille; elles seront pour la postérité. Un film intelligent, drôle, émouvant qui rappelle que François Mitterrand est vivant.
De Olivier Marchal
Avec Daniel Auteuil, Gérard Depardieu
Film français - Policier
Sa note :
(5)
Sa critique : Une histoire solide, 2 monstres sacrés dans les premiers rôles, des figures et des gueules dans les seconds, des caractères tranchés, une atmosphère noire, 36 quai des orfèvres est un polar comme Alain Corneau (Police python 357), Georges Lautner (Mort d'un pourri) ou Jacques Deray (3 hommes à abattre) en ont réalisé jadis. O.Marchal perpétue cette tradition du classique à la française. Daniel Auteuil est un héros comme le cinéma de France n'en propose plus. Il vit paré de toutes les vertus: courage, fidélité, générosité, simplicité, gratitude et même amour. Daniel Auteuil est formidable. Comme toujours. A l'opposé, Gérard Depardieu joue un salaud qui parle peu et boit beaucoup. C'est magnifique de redécouvrir un comédien qu'on croit connaître par coeur et qui compose un rôle inattendu. Voix monocorde, jeu sans effet, G.Depardieu est immense en crapule alcoolique. La thèse d'Olivier Marchal est sans équivoque: courber l'échine, rentrer dans le rang, ne pas faire de vagues servent la carrière du flic de l'an 2000. L'époque est frileuse, d'Artagnan est mort, les ronds de cuir ont pris le pouvoir. "le métier de policier s'exerce le doigt sur la couture du pantalon." explique André Dussolier qui joue avec subtilité Ponce Pilate à la brigade criminelle. Mylène Demongeot est une pute qui a de la mémoire, Daniel Duval impose son humanité cabossée au personnage d'Eddy Valence. O.Marchal aime les acteurs et sait raconter les histoires. Il réussit un grand film populaire, il exprime un point de vue. Un film d'auteur en somme. L'alchimie parfaite.
Sa note :
(1)
Sa critique : Michael Mann est un virtuose, c'est incontestable. Mise en scène, mise en image, climat, B.O., dialogues, personnages sont réussis. Le problème est ailleurs, l'intrigue du film est cousue de fil blanc. Le spectateur devine tout. Dès le début, il connait la fin. C'est évidemment très ennuyeux pour un polar...
De Jane Campion
Avec Meg Ryan, Jennifer Jason Leigh
Film américain - Thriller
Sa note :
(5)
Sa critique : In the cut est le portrait d'une femme. L'histoire policière, même si elle est reussie, n'est qu'un prétexte. Meg Ryan joue cette femme de 40 ans, happée par l'amour, le sexe et la sensualité. Jane Campion est un auteur. Elle voit donc le monde d'une façon personnelle. Elle réalise un film sur le désir feminin, sur la confiance qui éxiste si peu entre un homme et une femme. Elle parle d'amour et elle a raison. Quoi d'intéressant sinon aimer ? Tout le reste, argent, gloire, pouvoir ne sont que des lots de consolation. Le jackpot, c'est le sexe au service des sentiments. Jane Campion l'a touché avec son film. Le spectateur est ensorcelé par le climat, la mise en scène, les images de In the cut. Magnifique, émouvant, dopant. Je n'oublierai pas les cheveux baguettes de tambour de Meg Ryan, ses lunettes noires, ses chaussures plates. A voir comme l'un des films de l'année.
De Richard Curtis
Avec Hugh Grant, Liam Neeson
Film français,américain,britannique,irlandais - Romance
Sa note :
(5)
Sa critique : Noêl, la neige à Londres, les villes sous les lumières bariolées de décembre, des inconnus qui s'embrassent dans un aéroport, des hommes, des femmes et des enfants qui s'aiment : voici la meilleure comédie romantique de l'année. Bien sûr, tout cela n'est pas vrai. Bien sûr, il faut accepter un poil de regresser. Bien sûr, vous oublierez peut-être le film. Toutefois, vous retiendrez l'émotion. Que demander de plus à un film quand il vous fait pleurer ? On peut lire Cioran et apprécier Love Actually. On peut aimer Godard (prénom Jean-Luc) et raffoler d'un autre cinéma. Il n'y a pas d'incompatibilité dans le plaisir. Tout est une question de moment. C'est Noêl, courez voir Love Actually.
De Lucas Belvaux
Avec Lucas Belvaux, Catherine Frot
Film français,belge - Thriller
Sa note :
(1)
Sa critique : Cavale est le premier film de la trilogie que j'ai vu. Il ne m'incite pas à découvrir les deux autres. L'idée de trois films différents avec des personnages communs m'avait pourtant séduit. Hélas, l'histoire de Cavale s'enlise, le héros irrite, Lucas Belveaux insupporte. Après un début reussi, le récit s'égare dans des chemins sans issue. Que vient faire Ornella Mutti dans cette histoire ? Comment croire à la réalité du personnage joué par Dominique Blanc ? Sans doute le scénariste cherche t-il des idées pour tenir 110 minutes. De ce fait, toute la deuxième partie du film ennuie. Le rythme ralentit, les plans rallongent, la fin s'éternise. Par ailleurs, je suis certain d'avoir entendu une bande-son comparable dans un polar français des années 70 ou 80.
De Philippe Muyl
Avec Michel Serrault, Claire Bouanich
Film français - Comédie dramatique
Sa note :
(5)
Sa critique : Je viens de lire les critiques des professionnels et je suis surpris. Ils admettent du bout des lèvres que le film est touchant, émouvant, séduisant. Toutefois, ils évoquent un ton guimauve, un style mièvre. Certains affirment que le film prônent le retour de l'ordre moral. Je rêve de convoquer tous ces critiques au festival de Cannes. De leur proposer le même scénario, réalisé cette fois par un cinéaste suédois (ou japonais), si possible inconnu. Le film serait joué par des acteurs issus du théâtre suédois (ou japonnais). J'entends les louanges. La divine surprise. L'émotion à fleur de peau. Enfin, un récit qui échappe au standard américain. Vive la simplicité de l'histoire. Bravo pour les images subimes de la campagne suédoise, si romantique, si troublante, si envoûtante. Bergman n'est pas loin. Je vois beaucoup de films. Je m'interroge souvent. Porquoi Jeanne Labrune est-elle encensée ? Pourquoi Philippe Muyl ne l'est-il pas ? That is the question...
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