Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 7 sur 7 résultats
De Franck Mancuso
Avec Jean Dujardin, Laurent Lucas
Film français - Policier
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Un film prônant la justice personnelle contre l'échec de la justice d'un État de droit, c'est à dire en l'occurrence pro-peine de mort pour les tueurs d'enfants et donc démagogique, populiste et simpliste dans son propos. Sous tous ces aspects se révèle alors la véritable nature du film : fasciste et par cela dangereux et détestable.
De Claire Denis
Avec Isabelle Huppert, Isaach de Bankolé
Film français - Comédie dramatique
Sa note :
(5)
Sa critique : Un Isabelle Huppert(ici émouvante, étonnante, rappelant l'héroïne de Barrage contre le pacifique de Marguerite Duras),luttant seule contre tous, évoluant dans la moiteur de l'Afrique tropicale, au cœur d'une région en crise sociétale (de celle que seule ce continent peut connaître) : voilà ce que nous propose Claire Denis dans son nouveau film, White Material. Mais ne nous trompons pas, il ne s'agit pas ici d'un mélo manichéen post-colonialiste comme beaucoup existent déjà : ici la réalisatrice créé (grâce à une mise en scène osée et une musique hypnotique des plus pertinentes) une véritable fournaise, dans laquelle Isabelle Huppert évolue avec grâce et candeur. Car c'est bien la femme blanche, dans son sens poétique, qui se dévoile ici à l'écran. Échappant à toute tentation simplificatrice, le film se construit de manière subtile : les personnages sont forts, l'esthétique travaillée. Le spectateur se retrouve vite plongé au cœur-même de l'Afrique, dans ce qu'elle a de plus terrible (c'est à dire la violence, la corruption, les enfants soldats etc.) mais sans jamais montrer, la réalisatrice suggère avec talent et stimule les émotions des spectateurs. Un grand moment de Cinéma français, mêlant à merveille l'émotion, la subtilité, l'esthétisme, la réflexion. Claire Denis signe ici un très grand film.
De Werner Herzog
Avec Nicolas Cage, Eva Mendes
Film américain - Policier
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Le Herzog nouveau est annoncé ! Absent des écrans en France depuis maintenant trop longtemps, c'est avec impatience que ce Bad Lieutenant (Remake distant et démenti du film éponyme de Abel Ferrara) était attendu par les amoureux du réalisateur. C'est donc avec cette histoire de flic cocaïné, un tantinet mégalo et surtout perdant très vite patience que Herzog renoue avec les salles françaises. Dès les premières images (un serpent se faufilant dans les ruines innondées de la Nouvelle Orléans post-Katrina), la couleur est annoncée : le film sera noir. Très vite, la violence prend place dans le film mais sans pour autant empêcher le metteur en scène de déployer un humour (noir également), agréablement diffusé tout au long des 2 heures que dure le long-métrage. Et c'est ce personnage complexe, campé par un Nicolas Cage au meilleur de sa forme depuis le prodigieux Sailor et Lula de David Lynch, qui nous fait frémir mais aussi rire. Un scénario bien ficelé, une réalisation impeccable (ce qui ne surprend plus avec Werner Herzog), une photo pertinente, un jeu d'acteurs et une bande originale tonitruants sont les principales caractéristiques du dernier cru du célèbre metteur en scène allemand. Et c'est avec un grand plaisir que la cuvée suivante est attendue ! A consommer, une fois n'est pas coutume, sans modération !
De Frédéric Chignac
Avec Stéphane Guillon, Aïssa Maïga
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Porté par une interprétation lourde du célèbre Stéphane Guillon (lourd/Guillon, oserais-je dire lapalissade ?) ce film ressemble plus à un sketch interprété par le chroniqueur (je ne me permettrais pas d'utiliser le mot acteur, ayons un peu de respect pour ceux dont c'est réellement le métier) qu'à une vraie œuvre digne de ce nom. Les autres personnages graviteraient alors autour de la prestation du protagoniste, ici représentant ce qu'on peut appeler le "Nord" sans originalité aucune. Ce personnage étouffe, suffoque, transpire, s'ennuie etc. tout comme le spectateur qui après un film pourtant court (un peu plus d'une heure et demie) à l'impression d'avoir effectivement passé plus d'une semaine dans le désert. Mais le véritable problème réside dans le fait que non seulement le jeu d'acteur est rarement pertinent (principalement celui de Stéphane Guillon, mais les autres personnages ne sont pas en reste avec notamment à noter la grande carence en crédibilité du premier routier qui s'arrête dans le village), les dialogues mal équilibrés, mais le filmage, plutôt agréable par moment, est souvent maladroit et ne fait qu'enfoncer plus profondément encore le spectateur dans l'exaspération. Car c'est bien exaspéré et étouffé qu'on ressort de ce film, avec la désagréable sensation d'avoir perdu son l'argent, son temps mais en plus sa patience.
De Yasmina Reza
Avec André Dussollier, Emmanuelle Seigner
Film français - Comédie dramatique
Sa note :
(1)
Sa critique : Yasmina Reza, talentueuse écrivain, réalise ici son premier film (qu'elle a par ailleurs aussi écrit, naturellement). Un casting alléchant (parmi lequel les connus et reconnus André Dussolier, Emmanuelle Seigner ...) et une ecrivain de renom peuvent donc tout naturellement attisé la curiosité et tenter le spectateur : ce qui a été mon cas. Mais très vite, une fois passées les premières minutes du film rythmés par la musique endiablée des Gypsies King, le spectateur se retrouve pris dans une histoire sans réelle consistance, avec des personnages certes interprétés justement, mais qui peinent malgré tout à intéresser. En effet, si on ne peut douter du talent des acteurs ici, c'est bien le rôle qui leur a été confié ainsi que les situations dans lesquelles ils se trouvent qui sont à remettre en cause : du début à la fin, on assiste à une suite de rebondissements, de pleurs, de rire, de cocufiage, de confidences etc. qui finissent par plonger le spectateur dans une profonde létahrgie (le film durant uniquement 1h24, on peut noter la belle performance de Yasmina Reza qui en un laps de temps si court arrive à endormir la moitié de la salle). Les situations cocasses ne provoquent aucun rire, et celles plus enclinent à émouvoir laissent de marbre la quasi-totalité de l'auditoire. En effet, le sentiment qui se dégage globalement de ce film n'est pas de ceux qui peuvent flatter un réalisateur : car c'est bien l'ennui qui domine pendant les (longues !) 84 minutes de ce film. Sur ce, je vais de ce pas relire le théâtre de Mme Reza, histoire de me rappeler pourquoi je l'apprécie en tant qu'artiste.
De Steve Jacobs
Avec John Malkovich, Natalie Becker
Film sud-africain,australien - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Il ya des films durs, des films qui choquent, des films qui se déroulent devant les yeux du spectateur sans jamais lui demander son avis, sans lui permettre d'émettre la moindre remarque. Disgrace fait partie intégrante de ces films : du début à la fin le spectateur se retrouve interloqué, malmené. Son "bon sens" moral est mis à mal, il doit se remettre en question lui-même : Qu'est-ce que le bien ? Qu'est-ce qui est mal ? En effet tout au long du film nous suivons John Malkovich, dans une interprétation remarquable, et pourtant une (dés?)agréable sensation s'imisce en nous, celle de la remise en question intense. Il est facile de réfléchir à certains problèmes dans un cadre occidental, riche, aisé. Mais la force du film réside dont le cadre qui est dressé avec talent par Steve jacobs : l'Afrique du Sud, oui mais l'action principale se déroule non seulement dans ce pays des plus dangereux et chaotique (Le Cap est toujours une des villes les plus dangereuses du monde) mais dans une zone rurale, isolée. Du début à la fin, une succession (adroite) de rebondissements prend forme sur l'écran. Et ça marche ! Les personnages sont profonds (le personnage de Petrus notamment est très intéressant), le spectateur forme petit à petit son raisonnement et devient une partie intégrante du film. Et c'est là que Jacobs et Malkovich réussissent leur pari : le spectateur ressort non seulement avec la conviction d'avoir passé un bon moment, mais aussi le sentiment de ne pas en être sorti tout à fait indemne.
Sa note :
(2)
Sa critique : Dès que la première image surgit à l'écran, c'est toutes les années 60 qui se fondent dans nos rétines avec elles. Ici réside en effet l'intérêt principal du film : une photographie somptueuse, des acteurs impeccables, un décor de ces années passées somptueusement reconstitué. Mais cela ne suffit pas à faire un film (hélas pour Tom Ford ?). En effet si le côté esthétique est agréablement travaillé, le film lui-même ne surprend pas et surtout n'émerveille pas. Passées les premières découvertes filmiques, l'histoire s'enlise dans un mélo qui ne force pourtant pas à l'empathie mais plutôt à l'apathie. Malgré un travail au niveau de l'image plutôt impeccable (surtout pour un premier film !), le film par ses moments de vacuités scénaristiques tombe souvent dans l'impasse et le spectateur se retrouve finalement peu rassasié. Dommage !
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