Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 441 résultats
Sa note :
(2)
Sa critique : Il y a un fantôme dans le musée du Louvre, le commissaire Ménardier enquête. Cette série vaut pour l'atmosphère, la musique, les scènes tournées dans le musée, le personnage joué par Juliette Gréco. Elle est pleine de digressions, de personnages secondaires qui ne font qu'une apparition et dont on n'entend plus parler, ou qui surgissent soudain, sans lien avec le récit. Les ellipses sont étonnantes, très actuelles, mais du coup décalées par rapport à un récit et des dialogues datés. Hormis l'intérieur du musée, les décors, bien choisis, sont mal utilisés. Par ailleurs, de nombreux points sont confus: quel est le vrai but du créateur de Belphégor? Comment Colette a-t-elle retrouvé le jeune qui enquête et est retenu prisonnier? Pourquoi des soeurs jumelles? etc... La scène finale, dont l'idée est excellente, se perd trop en verbiage et voit du coup son intensité dramatique baisser. Evidemment, comparée au film lamentable tourné dans les années 2000 sur le même sujet, cette fiction est honorable. Mais en fait, elle ne captivera que ceux qui ont connu l'époque du tournage, car s'y ajoutera une pincée de nostalgie rendant l'ensemble digestible.
De Claude Chabrol
Avec Ludivine Sagnier, François Berléand
Film français - Drame
Sa note :
(2)
Sa critique : Gabrielle, une jeune présentatrice de météo à la télévision (Ludivine Saignier), tombe sous le charme d’un quinquagénaire (François Berléant). Mais le jeune Paul Gaudens (Benoît Magimel), qui déteste son rival, la veut pour lui. Schéma oh combien convenu donc, mis en scène de manière très professionnelle et très classique, avec d’intéressants dialogues et de riches décors. Nous sommes encore une fois dans la satire sociale de la grande bourgeoisie, dans l’opposition entre parvenus et établis, univers où Gabrielle détonne. Tous les acteurs sont bons, le milieu littéraire et les coulisses de la télévision sont crédibles. Mais le déroulement est tellement prévisible, le scénario manque tellement d’invention, les perversions, supposées ou réelles, sont si peu étonnantes, que l’intérêt faiblit et que l’on a hâte d’arriver au dénouement. La partie finale rehausse le ton, le dilemme dans lequel est prise la jeune femme la brise, elle devient pathétique et dérive à la manière de l’héroïne de La Strada, avec d’ailleurs parfois le même regard. De beaux moments d’émotion donc, mais, hélas, après une heure trente d’un ennui certes diffus, mais tenace.
De Josef von Sternberg
Avec Marlene Dietrich, John Lodge
Film américain - Historique
Sa note :
(4)
Sa critique : Le destin de Catherine II de Russie, depuis son départ de Prusse jusqu’à son couronnement. Sternberg développe une grande fresque baroque centrée sur le personnage de Catherine (Marlène Dietrich), en prenant quelque liberté avec l’histoire. Si le récit ne comporte que des péripéties prévisibles, la forme éblouit presque à chaque instant. Le montage distille de savantes superpositions, des contreplongées, de nombreux fondus enchaînés ainsi que de subtils jeux d’éclairage, jouant d’ombre et de lumière. Le décor extravaguant de Saint-Pétersbourg allie icônes et statues grimaçantes, cherchant à symboliser plus qu’à montrer, à la manière de l’expressionnisme allemand. A l’aise aussi bien dans les panoramiques de mouvements de foule (inspirés par « octobre » d’Eisenstein), qu’n filmant les chevauchées ou les banquets, Sternberg abuse d’une partition musicale à base de marches militaires dues à des compositeurs classiques et revisitées, mais cet appui est cohérent avec les exagérations visuelles. Marlène Dietrich campe avec bonheur une Catherine apeurée dans la première partie de l’œuvre, mais n’inspire guère l’autorité que devait avoir la monarque « éclairée » dans la seconde. Sam Jaffe, dans le rôle d’un Pierre III sanguinaire et demeuré est irrésistible. L’ensemble donne de la Russie une image assez détestable, en accord sans doute avec l’antisoviétisme américain de l’époque du tournage. On a donc affaire à un film flamboyant, inspiré ; une production survivra au temps, malgré son scénario peu inventif.
De Xavier Beauvois
Avec Nathalie Baye, Jalil Lespert
Film français - Policier
Sa note :
(4)
Sa critique : 4 Le petit lieutenant (2004) – Xavier Beauvois Caroline Vaudieu intègre dans son groupe de la PJ le jeune Antoine (Jalil Lespert) ; elle s’attache à ce jeune homme qui lui rappelle son fils disparu. Ensemble, ils vont enquêter sur le meurtre d’un SDF. Beauvois centre son étude sur ce groupe de la police judiciaire, caméra à l’épaule, laissant vivre les acteurs à la manière d’un Cassavetes., donnant à l’oeuvre l’allure d’un reportage, effet accentué par l’absence de musique, et l’ensemble acquiert une présence étonnante. L’enquête elle-même n’est pas sans intérêt, ses péripéties sonnent vraies, mais l’essentiel est le destin malheureux de cette Caroline Vaudieu, interprétée magnifiquement par Nathalie Baye, destin décrit par petites touches, sans aucun effet mélodramatique. Toute la troupe joue en fait très bien, chacun semblant être vraiment son personnage, aidé par des dialogues cherchant encore une fois davantage le naturel que l’effet. Les contraintes d’austérité que se donne l’auteur ont pour contrepartie d’allonger subjectivement chaque scène, et, pour éviter la perte d’attention, un découpage plus nerveux, plus ramassé, aurait été préférable. Malgré cette réserve, ce film est une réussite tant par l’achèvement de la forme qu’il a choisi que par l’excellence des acteurs.
De Thomas Vincent
Avec Clovis Cornillac, Marie-Josée Croze
Film français - Thriller
Sa note :
(3)
Sa critique : Lui (Clovis Cornillac), son fils prenait des médicaments et meurt dans un accident de voiture. Elle (Marie-Josée Croze), son mari est mort après avoir testé d’autres médicaments. Tous deux veulent savoir la vérité. Ce polar semble, de prime abord, être une charge manichéenne contre les laboratoires pharmaceutiques qui utilisent les êtres humains comme cobaye, puis il s’avère plus complexe, donc plus intéressant. Les scènes d’action sont réussies, Cornillac est parfaitement à son aise dans ce rôle de bûcheron, Croze beaucoup moins, surjouant, trop hystérique. L’intrigue, bien ficelée, ne laisse que peu de répit, soutenant un bon rythme. Malgré un final assez remarquable, beaucoup de zones d’ombres subsistent, pourquoi pas, mais ici cela nuit à la cohérence, de même que la séquence conclusive, qui nous ramène vers le pamphlet contre les laboratoires. A vouloir mélanger ainsi une trame de polar avec le traitement d’un problème de société, Thomas Vincent s’égare un peu, et amoindrit les qualités intrinsèques de son film.
De Luc Besson
Avec Anne Parillaud, Tchéky Karyo
Film italien,français - Policier
Sa note :
(4)
Sa critique : Survivante d’un groupe de délinquants abattus par la police, Nikita (Anne Parillaud), est récupérée par les services secrets, et affectée à des missions spéciales. La réussite du film est double, due à l’originalité du scénario, et à l’abondance des morceaux choisis. La production est à la fois jubilatoire et inquiétante, effet que l’on ressent dès la séquence d’ouverture, une séquence proche, dans l’esprit et la prise de vue, des premières images d’ orange mécanique (Stanley Kubrick). Mais ici la violence n’est pas esthétisée, elle conserve sa barbarie, même parée d’un manteau d’humour noir. Le rythme convient globalement, alternant stress et calme, le récit est plausible, rien à reprocher aux décors, sinon évidemment que ce qui était high-tech en 1990 a pris un sérieux coup de vieux. Côté acteur, un rôle écrasant est donné à Anne Parillaud, qui excelle en louloute de banlieue, dans les scènes d’action, mais qui est beaucoup moins crédible en agent secret. Les seconds rôles sont acceptables sans plus, avec mention spéciale pour Jeanne Moreau, et surtout pour Jean Reno, en « nettoyeur », dans une séquence faisant date. A noter de beaux effets de transition pour indiquer que le temps a passé. Un récit mémorable, fort, haletant, filmé sans recherche particulière, mais solidement, auquel on peut seulement reprocher quelques petites longueurs, et une fin en eau de boudin.
Sa note :
(3)
Sa critique : Le bateau que le capitaine Cournot (Lino Ventura) veut acheter est volé. Sa propriétaire convainc Cournot de le rechercher. Parmi les premiers films de Sautet, ces débuts étant consacrés au film policier. Film en deux parties, l’une décrivant le milieu et les protagonistes, l’autre, plus longue, un huis clos sur le bateau retrouvé. Dans ces deux registres, le réalisateur produit un travail de bonne facture : bon croquis de la ville tropicale traditionnelle, et progressivité parfaite de l’exposition du mystère d’un côté, heureux découpage des séquences dramatiques et ambiance joliment tendue de l’autre. Le point fort du film en est le scénario, qui, à partir d’une trame simple, enchaîne les trouvailles pour maintenir le suspens de façon réaliste (Beaucoup moins téléphoné que « calme blanc », par exemple). Lino Ventura reste fidèle à lui-même, en baroudeur en charge d’âmes ; il ne cabotine pas, et gagne ainsi en épaisseur. Le bandit Morrisson (Leo Gordon) fait froid dans le dos, la propriétaire (Sylva Koscina) est plus falote. La réduction des dialogues explicatifs à leur simple expression, rare à l’époque, rend l’œuvre plus dense, lui conférant le climat adéquat. Une production peu connue qui mérite d’être exhumée.
De Olivier Marchal
Avec Shirley Bousquet, Richard Anconina
Film français,belge - Policier
Sa note :
(4)
Sa critique : Deux suspects (Anne Parillaud et Richard Ancinona) subissent un interrogatoire éprouvant suite à un vol ayant conduit à une tuerie. Mais parmi les cinq policiers qui les malmènent se trouvent deux ripous qui souhaitent récupérer le butin. L’essentiel du film consiste en un interrogatoire des deux suspects. Dans ce huis clos, et pour son premier film, Marchal excelle, tant par les dialogues que par les situations choisies et le découpage. On pourrait écrire « hélas ! », ce qui se passe dans ce commissariat étant peu digne d’une démocratie. Anne Parillaud, les deux principaux enquêteurs (François Levantal et Gérald Laroche) et le principal malfrat (Jean-Louis Tribes) sont remarquables de justesse. Le jeu d’Anconina laisse un peu à désirer, il n’a pas en lui la dureté qu’il veut afficher. Plus généralement, tous les personnages sont étudiés soigneusement, de manière crédible, et leur agencement sonne juste ; on parierait que cette équipe existe. La reconstruction du passé par flashbacks mélangés et certes intéressante, ménageant le suspens, mais aussi alambiquée, prêtant à confusion lors d’une première vision. Bien sûr, tout s’éclaire parfaitement si l’on regarde la production deux fois, mais est-ce l’objectif ? Une réussite dans le domaine du polar, un film captivant dans toute sa durée, qui aurait gagné à un peu plus de clarté, et qui s’achève sur une belle chanson accompagnant générique de fin (Partir, par Nancy Danino).
De John Huston
Avec Richard Burton, Ava Gardner
Film américain,britannique - Drame
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3)
Sa critique : Un pasteur défroqué (Richard Burton), devenu guide touristique au Mexique, est balloté entre plusieurs femmes. Huston installe le décor de la pièce de Tennessee Williams dans un hôtel au bord de la mer, l’agrémentant d’une première partie se déroulant lors du voyage qui y conduit. Le texte est travaillé, symbolique, profond, mais il manque de naturel. Trop souvent il recherche l’effet plus que la fluidité, son côté mélodramatique est gênant, les situations sont parfois convenues, et le message véhiculé est simpliste. La galerie de personnages a une suffisante variété, chacun est crédible, les rapports entre eux sonnent vrais. Conscient des difficultés de transposition, Huston s’efforce de pimenter l’œuvre par quelques scènes plus dynamique, plus propres média qu’il utilise. Néanmoins cela a ses limites, et comme il s’interdit de jouer de la beauté des décors, ou de par trop s’éloigner de l’esprit du texte, le film reste trop statique, trop alangui. Malgré un tournage semble-t-il difficile, les acteurs font corps avec leurs personnages, leur jeu n’est pas excessif, et ils s’efforcent de donner un peu de spontanéité à un texte très, ou même trop littéraire. Ava Gardner et Deborah Kerr sont particulièrement remarquables. On peut être plus ou moins accroché par cette œuvre soignée, selon qu’on y voit une peinture juste des problématiques humaines, ou une construction artificielle qui se préoccupe plus d’être brillante que d’entraîner le spectateur à sa suite.
De Phillip Noyce
Avec Michael Caine, Brendan Fraser
Film français,américain,britannique,allemand - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Indochine 1952 : Fawler, un correspondant de journal anglais qui vit avec une indigène fait la connaissance de Pyle, un américain responsable d’une mission d’aide médicale. Le film est la seconde adaptation d’un roman assez prémonitoire de Graham Greene, et en suit la trame. Son scénario ne souffre donc pas de reproche, mêlant habilement histoire d’amour et témoignage sur ce conflit que les français sont en train de perdre, le tout dans une bonne unité d’action. L’apport de Noyce vient avant tout de l’atmosphère qu’il parvient à créer : une ambiance douce-amère, faite de musique alanguie, de décors à dominante brune, de costumes élégants, de scènes nocturnes, dans laquelle les faits de guerre apparaissent décalés, incongrus, d’autant plus choquants. Pour ce faire, il utilise l’artifice d’un flashback global, induisant une part de récit en voix off, mais cette facilité ne nuit pas à l’ensemble. La distribution est sans défauts, le jeu de Michael Caine particulièrement remarquable de sobriété et d’intensité, celui de ses deux partenaires (Brendan Fraser – Do Ti Hai Yen) est également très adapté.

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