Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 14 résultats
De Gaspar Noé
Avec Nathaniel Brown, Paz de la Huerta
Film canadien,italien,allemand,français - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : Un film pas loin d'être raté, qui n'en reste pas moins une DATE dans l'Histoire du cinéma. De l'audace, une technique ahurissante, un trip psychédélique immersif et éprouvant, au sortir de la séance vous n'en retiendrez que les mauvais côtés. Mais passés quelques jours, lorsque le film continuera à vous hanter, à vous obséder, à vous fasciner, vous finirez peut-être comme moi à en venir à cette évidence : non, il ne s'agit peut être pas d'un chef d'œuvre, car il est difficile de viser la perfection lorsque vous êtes le premier à vous attaquer à une nouvelle race de film. Et vous aurez vous aussi beaucoup de mal à le juger, étant donné que vous n'aurez pas les références nécessaires pour situer votre opinion. Donc "aimer Enter The Void", ou "ne pas aimer Enter The Void", ça n'a pour le moment pas beaucoup de sens. Sachez juste que vous n'avez jamais vu ça au cinéma, et qu'il y aura un avant et un après "Enter the Void". Juste un génie un brin puéril qui vient de mettre un grand coup de latte dans un cinéma français moribond. Et vous savez quoi ? Même si ça fait un peu mal au crâne, ça fait quand même un bien fou. Allez-y. Car même si vous allez peut être le regretter, vous n'aurez pourtant pas perdu votre temps. Loin de là. L'Histoire a juste besoin de témoins, autant que possible, elle n'est pas spécialement là pour faire plaisir...
Sa note :
(4)
Sa critique : Hilarant !! Les anglais sont définitivement les plus forts quand il s'agit de faire sourire un spectateur choqué et nauséeux... On passe donc du rire au malaise en permanence dans cette divine comédie horrifique encore inédite au pays du camembert et des reconduites à la frontière (je sens que tout le monde est surpris là... Un bon film inédit en France ??? Voyons c'est impossible, et pourquoi ne pas expulser des réfugiés politiques afghans tant qu'on y est !! Rooh que c’était gratuit ça… Hé hé). Je reste encore au bord du fou-rire en repensant à ce cher Papounet malsain et psychopathe qui, en plein réveillon de Noël, hurle un magistral "Pourquoi tout le monde fait la gueule, c'est Noël merde !!" à l’assistance, dans un living room décoré de cadavres enguirlandés, alors que la fille naturelle du couple est en train de vomir sa compote à cause de l'épuisement provoqué par les tortures permanentes et incestueuses de son géniteur... Un joyau de scène à l’humour noir et cinglant, sooo british, qui mérite à elle seule le visionnage de ce pitit film fort sympathoche ! Un film aussi drôle qu’infâme, ça ne se refuse pas...
Sa note :
(4)
Sa critique : Bon, je ne vais m'attarder à vous expliquer pourquoi ce film ma emballé, car c'est inutile. Sachez juste que j'aime de tout mon coeur les films d'horreur, et que j'ai adoré celui-là. Ca résume tout non ? C'est trash mais sexy, esthétisant mais crade, vu et revu mais sincère, stupide maist grisant. Un p'tain de bon film d'horreur quoi ! Prions donc pour qu'il rapplique par chez nous au plus vite. En DVD bien-sûr, au cinoche on aura bel et bien qu'une Saw6 grasse et indigeste à se mettre sous la dent... Distributeurs français, vous me navrez et persistez à jouer les culs gelés hypocrites et castrateurs. Soit. C'est juste triste, et tellement français... Mais parlons d'autre chose ou je vais m'énerver. Vous voulez qu'on parle de quoi les p'tits gars ? Des fesses de Sophie Monk ?? OK chui chaud.
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Aaaah bin ça fait plaisir !! En voilà un de putain de bon film !! Imparfait, décousu, bizarrement écrit, excessif, et un merci à tonton Kubrick au passage, oui, tout cela est vrai, on ne vous a pas menti. Mais s'attarder sur ces détails ne serait que snobisme lorsque je prends en compte l'énorme pied que j'ai ressenti devant cette péloche jouissive et hilarante. Car selon moi, il s'agit bel est bien d'une des toutes meilleures comédies de ces dernières années, ni plus ni moins. Oui, ce Bronson m'aura vraiment fait rire aux éclats !! Quel personnage magnifique, dont l’unique raison de vivre, cristalline s'il en est, consiste surtout à foutre un maximum la merde en zonzon, histoire de "faire connaître (son) nom" comme il le dit si bien. Le destin a privé de show-biz cet acteur né, le numéro se fera donc au mitard, qu'à cela ne tienne. Et tout le film est à l'image de ce concept des plus excitants. Bien entendu, il faut bien sûr parler de la prestation du Père Hardy, furieuse et iconique, qui campe un Bronson potache dont le potentiel comique est ici poussé à un paroxysme inattendu. Car non, je ne m'attendais pas à rire autant. Mais comment ne pas esquisser un franc sourire devant la sincère et espiègle joie de notre taulard avant chaque intervention du service d'ordre dans sa cellule, intervention qui succède toujours à une sacrée grosse connerie perpétrée sciemment par le lascar et qui précède immanquablement une volée de tatane générale dans laquelle le même Bronson semble à chaque fois prendre un plaisir surréaliste. Refn distille donc son sens aigu du comique par l’absurde tout le long du film, cela avec une maîtrise formelle implacable, et une influence Kubrickienne revendiquée (on nous parle souvent de « Clockwork Orange », mais l’esthétique purement graphique m’a plutôt rappelé « Full metal Jacket »). Bref : c’est drôle, jouissif, nouveau, inspiré, pop, décalé… Cultissime en somme ! Moi j’en redemande, merci pour ça les gars !
De David Morley
Avec Hélène de Fougerolles, Francis Renaud
Film français - Epouvante-horreur
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Pffff, ça m'énerve tiens... Ca m'énerve parce qu'à la vue du nombre de sorties de films de genre en France, il est probable que ce machin ait piqué la place d'un autre forcément plus intéressant... En gros, Morley a voulu refaire des choses que l'on a déjà vu cent fois, mais très souvent avec deux fois plus de talent et dix fois plus d'argent... Vouloir refaire du Boyle ou du Cronenberg à la maison avec la caméra de papa : quel intérêt, le résultat étant bien évidemment bien en dessous de celui de ses modèles, surtout avec une telle absence d’audace. Je ne comprends pas bien la démarche... Il n'y a que la photo à sauver, mais encore faut-il aimer les filtres bien costauds et les vitesses d'obturation épileptiques... Même les maquillages, dont on parlait tant, sont d'une banalité désarmante. Non, je ne comprends vraiment pas l'accueil chaleureux réservé au film par la presse spécialisée, Mad Movies et L'Ecran Fantastique en tête... Mmmh... Un zeste de chauvinisme mal placé sans doute, ou des amitiés avec des membres du staf quelque peu incitantes... Hé hé, allez les gars, c'pô bien grave, c'est pas un mal d'aider les potes, on n'en parle plus, affaire classée...
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Pour être honnête je voulais en mettre trois. Des étoiles. Trois parce que j'ai toujours pensé à tort que Ben Affleck était un tocard, trois parce que c'est un premier film, et trois parce qu'il y a Ed Harris. Et que, je me dois de l'admettre (j'aimais pô Ben Affleck j'vous diiis !), ce film et très bien foutu. Et le Ben ne se fout pas de la gueule du monde sur ce coup là. Et le frangin en tête d'affiche fait très bien son taf, mais ça c'est déjà moins étonnant (Casey j'l'ai toujours bien kiffé). Mais deux, quand même. Deux parce que les scénarios à tiroirs ça commence à me gonfler, deux parce que la fin est stupide (ah si), deux parce que la première fois que j'ai essayé de le voir je n'ai pas tenu (mais c'était sans doute de mon fait, soit) et j'ai lâché au bout de trois quarts d'heure, et deux parce que Morgan Freeman commence à m'énerver à toujours jouer dans des films qui ne sont toujours pas à sa mesure, quoique là il se surpasse si on regarde son bilan filmique (lamentable) de ses dernières années... Mais peut-être qu'on ne lui propose que du pâté et qu'il choisit malgré tout le meilleur... C'est bien triste dans ce cas. Mais voilà : si vous aimez les bon thrillers ricains genre "quand tu crois que c'est fini y en a encore, et c'est rien de le dire", jetez-vous sur celui-là. C'est très bien filmé, très sobre, très classe en même temps, il y a de solides acteurs qu’il fait toujours chaud au cœur de revoir, et le personnage campé par Casey Affleck est vraiment singulier et particulièrement attachant. Et mon mea culpa maintenant : Mr Ben ? Mes excuses bro', si ça, ce n'est que ton premier film derrière la caméra (et VRAIMENT le tiens, mmmh...), alors je retire tout ce que j'ai pu dire sur toi et ta moumoute, et je ne peux que respecter un talent que je ne t'accordais pas, et qui s'annonce très prometteur. Et je serai l’un des premiers motivés à voir le deuxième essai, là-dessus je m'y engage, car je sais ce qu’on dit sur ceux qui ne changent jamais d’avis...
De David Fincher
Avec Brad Pitt, Cate Blanchett
Film américain - Drame
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Je suis vraiment très chagriné. Sur le papier, le synopsis est un fantasme de cinéphile, le King Fincher est aux manettes, mon poto Pitt et la Grande Blanchett dont je suis fou amoureux se partagent l’affiche… Ca donnait vraiment envie. Commence alors le film : les images sont enchanteresses, certains plans sont techniquement ahurissants (et je pèse mes mots), les acteurs assurent, la reconstitution historique est à couper le souffle. Non vraiment, tout cela s’annonce très bien. Mais quelque chose cloche, même si je ne sais pas encore trop quoi. Tout est réuni pour rassasier les mirettes, faire couler des litres de larmes, se laisser aller dans un voyage à travers le Monde et le Temps avec l’une des histoires les plus excitantes jamais écrites. Et c’est pourtant bien le scénario qui constitue le poison de cette œuvre : Roth prend son 'Forrest Gump' en guise de patron, enchaîne les fautes de rythme, foire nombre de transitions (notamment la réapparition de Daisy/Blanchett, totalement ratée) et, comble de l’ignominie, finit par transformer le merveilleux pitch de départ en fausse bonne idée. Pourquoi ? Tout simplement en s’évertuant à trop «normaliser» la vie de Button. On sent que sous prétexte de faire un film qui parlerait à tous, Roth gâche tout bonnement le travail de génie effectué par les équipes de SFX et par Pitt. Car si ces derniers nous font croire dur comme fer au destin extraordinaire du malheureux Button, Roth désamorce tous ces efforts avec un scénario creux, où l’infirmité du personnage semble à peine exister. Il se contente de livrer un négatif de ‘Forrest’ : un homme extraordinaire vivant une vie ordinaire. Ne restent plus alors au spectateur que les yeux pour admirer certains plans de toute beauté, notamment ce jeune Pitt ressuscité, semblant tout droit sorti du désert de 'Thelma & Louise', qui regarde mélancoliquement le visage d’une Blanchett vieillissante. Rarement effet numérique n’aura eu autant d’impact. Quel gâchis... Cours David, cours !
De Marcus Nispel
Avec Jared Padalecki, Derek Mears
Film américain - Epouvante-horreur
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Une honte toute consacrée au remplissage nauséabond de tiroir caisse. Le reboot raté d'une des pires franchises du cinéma d'horreur. Les anciens avaient au moins le mérite de ne pas forcément se prendre au sérieux. Celui-ci est puant d'orgueil, sans idée, trop long, chiant, laid et même pas drôle. Michael Bay devrait arrêter ses conneries maintenant avant de passer définitivement pour un con (ah bon trop tard ?... ah), et Nispel devrait commencer à faire ses propres films, ou il risque bien d'arriver à rupture de stock d'effets de caméra moisis. Bref, tout ceci est lamentable, mes fellicitations messieurs. A qui le tour maintenant : "The Thing" ? AAAAAH ! AH ! AH ! Mouais, mieux vaut en rire hein !
De Francis Ford Coppola
Avec Martin Sheen, Marlon Brando
Film américain - Guerre
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(5)
Sa critique : "Apocalypse Now", ce n'est pas du cinéma. Voilà tout ce qu’il faut en retenir. La folie de Brando n'est pas feinte. Le désespoir de Sheen est réel. Coppola se comportait tel un Général des armées sur un plateau qui devint rapidement un véritable champ de bataille. En terme de mise en scène, "Apocalypse Now" est ce que la performance de De Niro dans "Raging Bull" est pour le jeu d’acteur : une totale et dangereuse immersion. Ce qui le hisse bien au-delà d'un énième film sur le Viêt-Nam : c'est un film d'hommes, sur l'Homme. Ni plus ni moins. Car rarement la nature humaine n'aura été exhibée de manière si troublante au cinéma. Le projet habitait littéralement tout le monde, du perchiste au rôle principal, isolement prolongé et substances illicites aidant... Certains plans sont parmi les plus puissants jamais tournés. C'est le film d'une vie, celui qui a changé celle de ceux qui y ont participé et qui changera celle de ceux qui le verront. Il a changé la mienne. J'avais 16 ans. Et ce jour-là j'ai compris que l'Homme portait son propre poison en lui. Que toute guerre est repos de l'esprit, suspension temporaire et absurde de tous les codes moraux qui régissent nos sociétés. Que l'Homme est mensonge et la guerre le nez en bois qui s'allonge pour le confondre. Rien que ça. Bien sûr, le lendemain, j'ai relativisé tout cela, et j'ai finit par oublier. Mais à chaque fois que je le revois, ces évidences me hantent à nouveau, et mon esprit devient amer : l'Homme est un loup pour l'Homme, c’est vrai. Et on n'est pas dans la merde. Mais bon, oubliez toutes ces bêtises, après tout ce n'est peut-être que du cinéma finalement. Et le naufrage spirituel engendré après chaque vision n’est que temporaire, le lendemain le mensonge fonctionnera à nouveau, n’ayez crainte. Vous ne comprenez pas un mot de ce que je raconte ? Vous avez bien de la chance dans ce cas. Evitez de voir ce film, car devenir Homme assombrira vos rêves et votre regard à jamais.
De Jean-Francois Richet
Avec Vincent Cassel, Ludivine Sagnier
Film français - Policier
Sa note :
(4)
Sa critique : Ah que ça fait du bien de voir un VRAI film de gangster 100% français ! Ma remarque peut paraître chauvine et stérile, mais voilà : c'est tellement bon de voir une France des années 70 si bien restituée, de grands acteurs semblant tous unis par la même motivation, celle de faire renaître le gros polar qui tache à la franchouillarde !! Même si, et le film n'est pas à ce paradoxe près, on sent à chaque plan savamment léché l'influence ricaine du père Richet, et son expérience "Assaut sur le central 13". Le travail transparait partout, tant au niveau technique qu'au niveau des interprétations. Bien-sûr il y a Cassel, bosseur compulsif, qui hante tous les plans du métrage de sa présence physique phénoménale. Je ne suis pourtant pas adepte du comédien, mais il nous "refait le coup" de "Sur tes lèvres", et le fait est qu'il est vraiment à l'aise dans ce rôle de voyou attachant et marqué au fer rouge par le traumatisme des QHS. Et il est d'ailleurs bien plus efficace dans ce deuxième volet, emprunt de folie égocentrique et de fureur de vivre à en brûler la corde. Les seconds couteaux sont pour la plupart des monstres de charisme, anciennes gloires ou acteurs du moment, il crèvent l'écran avec leur looks 70's sauvages et tout en rouflaquettes, inondant l'écran de leur implication sûrement dictée par le sérieux qui régit ce projet. Car tout ceci est très sérieux, il est important de le souligner. Comme si l'aspect particulièrement casse-gueule de ce biopic avait obligé ses artisans à en faire trois fois plus que la normale dans la documentation, la précision de la reconstitution et le soin apporté au traitement moral de l'ensemble, forcément délicat et glissant. Richet semble avoir effectivement tout fait pour ne pas être critiqué. Et le fait est que cela semble lui avoir réussi. Alors un grand merci à lui, et à ses personnages d'une autre époque, faite de liberté et d'expérimentations, où même le crime avait ses artistes. Tudjieu, ça avait quand même d'la gueule les 70's !

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