Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 36 résultats
De Hideaki Anno, Kazuya Tsurumaki
Avec Megumi Ogata, Megumi Hayashibara
Film japonais - Animation
Sa note :
(2)
Sa critique : Après un premier film qui restait bien arrimé à la trame de la série originelle mais ou l'on entrevoyait déjà des changements notables quant à la suite (cf. le bras de l'Eva 01 qui ne protège plus Shinji lors de la chute du plafond tout au début), j'attendais impatiemment ce nouvel opus de Rebuild pour enfin voir ce dont la Gainax allait nous servir de nouveau. Et le résultat fut assez surprenant : Déjà dès le début apparait le fameux nouveau personnage au prise avec un ange dans un tout nouvel endroit, avec une nouvelle Eva ... le changement a donc commencé, et ce dès les premières minutes, tant mieux se dit on alors. Sauf que ça va aller de pire en pire dans ce film ; Revenons sur le nouveau personnage qui au final m'a laissé très perplexe quant à son impact dans l'histoire, un combat au début, une apparition vers les 3/4 sortit d'on ne sait trop ou, un dernier combat et rideau... Mouais, super, si encore ce nouveau personnage se montrait plus et avait plus d'impact sur l'histoire, mais là ... bref passons, mais déjà les premiers sentiments négatifs apparaissent. Le film se déroule alors : Asuka (qui a changé de nom, Soryu Asuka Langley laisse place à Asuka Shikinami) apparait, toujours aussi sur d'elle et doté d'un melon surdimensionné prenant les autres pour des moins que rien, Rei toujours aussi mystérieuse, Shinji toujours enclin à fuir ses responsabilités, Gendo toujours le même crevard, Kaji le même charmeur, bref les tetes connues réapparaissent. Sauf que ... c'est là ou ça va vraiment partir en sucette : Non content de virer la grande majorité des questionements internes de Shinji, le film va alors se placer dans l'optique des relations entre Asuka, Shinji et Rei... Rei va alors devenir moins mystérieuse s'ouvrant alors d'avantage aux autres et ne masquant plus son amour pour Shinji, Asuka va alors devenir le personnage attitré pour le fan service et Shinji va alors devenir beaucoup plus sur de lui, et tout ceci en une bonne heure de film. Les changements de personnalité sont beaucoup trop rapide, beaucoup trop brusque pour que j'y adhère. La Gainax avait promis du changement, il a bien eu lieu, car même si ce film ose revendiquer le fait d'appartenir à un ensemble se nommant Evangelion, je ne retrouve plus en ce film la série originelle. En dépit du fait que le film soit très impressionnant sur le plan de la technique (surtout en haute déf'), il n'en demeure pas moins que ce film m'a vraiment déçu, n'arrivant jamais à me faire adhérer aux changements aussi bien scénaristique que de personnalités des protagonistes. J'attendais ce deuxième opus avec une certaine envie, j'attends désormais le troisième opus avec une certaine appréhension.
De Kazuya Tsurumaki, Hideaki Anno
Avec Megumi Ogata, Megumi Hayashibara
Film japonais - Animation
Sa note :
(3,5)
Sa critique : You are [not] alone était certainement un des films les plus attendus de l'année 2007, notamment par les millions de fan d'Evangelion. Etant l'un d'entre eux, j'ai un avis plutôt mitigé. Ce film, premier d'une tétralogie, se contente de reprendre la série du tout début jusqu'à l'épisode 6. Et personnellement, je considère que c'est ce qui pose problème dès le départ. En effet, si You are [not] alone ciblait uniquement ceux qui ne connaissent pas encore Evangelion, ce parti pris scénaristique serait légitime. Mais vu toute la médiatisation qui a suivi l'annonce de ces films, on sent bien que ce se sont surtout les fans de la première heure qui sont ciblés. Et ceux ci seront partiellement déçus. On aurait pu espérer quelques petites modifications dans le scénario, quelques gags supplémentaires, cela afin de relancer l'intérêt. Mais ce n'est pas le cas, le scénario du film suit EXACTEMENT celui de la série, quelquefois à la scène près. Il n'y a donc pas la moindre surprise, ni la moindre curiosité durant toute la première heure. Néanmoins, il convient de préciser que le film a réussi à conserver le questionnement psychologique de Shinji qui est le principal intérêt de la série... En fait, on a un peu l'impression de voir une version remastérisée de l’anime original, avec une très (trop?) légère amélioration graphique. C'est d’ailleurs l'autre point faible de ce film. Bien évidemment comparé à l'anime de 1995, le graphisme est ici supérieur. Par contre, il ne tient pas la comparaison avec les autres films sortis en 2007. Même s’il est tout à fait normal que le charadesign ne change pas, on était en droit d'attendre une évolution concernant les décors et l'animation. Il y a toutefois une exception à la fin du film lors du combat contre le 5ème ange Ramiel. Sans rien dévoiler, je peux dire que son système d'attaque est bien plus développé que dans la série. C’est en fait la seule fois où on sent que l'équipe technique a utilisé les moyens technologiques actuels. Couplé avec le palpitant scénario de base, il en résulte une tension importante et les spectateurs se régaleront au cours de ce combat, même si la plupart connaissent déjà son issue. Il est difficile de juger un film qui reprend totalement une histoire connue depuis près de 12 ans. Si You are [not] alone est très loin d'être un mauvais film, on aurait pu attendre mieux au vu des moyens énormes dont disposaient les équipes techniques pour combler les fans qui resteront sur leur faim.
Sa note :
(5)
Sa critique : La série qui aura crée la plus grande incompréhension entre son créateur et son public, voilà comment je qualifierais Evangelion. Car il faut bien avouer que le public fidèle au studio Gainax n'avait pas été habitué à ça : Crée en 1984, la Gainax s'était déjà faite, bien avant la diffusion d'Evangelion, une solide réputation de studio crée par des otakus et réalisant es animes uniquement pour otakus, allant même jusqu'à expérimenter le "fan service" puis à l'étendre massivement par la suite. C'est alors qu'au cours des années 90, alors qu'une nouvelle série était dans les tuyaux, un des membres historique du studio et otaku de la première heure fait une grave dépression, l'éloignant ainsi pendant plusieurs mois du studio; ce personnage n'est autre que Hideaki Anno, futur créateur de la série Evangelion. Au sortir de cette dépression, Anno n'est plus le même car il a pris conscience de son statut misérable que représente l'otaku et décide de se lancer à la poursuite des autres otakus en leur mettant en face la réalité : qu'ils sont en gros des moins que riens isolés du reste de la population et ayant peur du contact avec les autres. Mais comment faire passer ce message tout en finesse pour ne pas se mettre à dos son public ? En les attirant dans un piège, c'est à dire une toute nouvelle série qui servira d'électrochoc pour toute une génération de japonnais. Evangelion était né. Le concept posé, Anno décide que sa série, pour attirer le plus possible d'otakus fidèles de la Gainax, devra ressembler, dans un premier temps, à une série classique sortant de ce studio : un melting pot de combats de méchas, des filles plus ou moins dénudés, de pervers ainsi que différents signes issus de la Kabbale ou de la Bible. On s'aperçoit lors bien vite que les Evas, ces supers robots humanoïdes crées par les humains, sont bien plus que de simples robots et paraissent parfois plus dangereux que les Anges à combattre ; de plus, de nombreuses questions sont soulevées au cours des premiers épisodes (qui sont les Anges ? Qu'est ce que le 2e Impact en réalité ? Qu'est ce que le plan de complémentarité des Hommes ? ...). Dès les premiers épisodes, les otakus regardent en masse et sont comblés par ces combats ainsi que cet aspect de plus en plus mystérieux de la série ; quant à Anno, son piège a fonctionné, il va maintenant pouvoir le refermer. Car au milieu de la série s’amorce un changement radical, les Anges disparaissent de plus en plus et leurs apparitions sont relégués aux fins d'épisodes. En lieu et place des combats entre Evas et Anges, on ne voit plus que la psychologie humaine très poussée au travers des personnages. Anno ne se préocupe d'ailleurs même plus de donner des pistes de réponses aux questions précédentes puisqu'elles ne sont que des prétextes. L'écran est alors monopolisé par Shinji, le "héros" ce cette série, mais qui représente en fait l'otaku de base : toujours seul, ayant des relations plus ou moins difficiles avec les autres, fuyant ses responsabilités dès que le moment se présente et ne vivant que dans son monde caractérisé par le walkman toujours sur ces oreilles. On observe alors son évolution, sa psychologie et ses doutes de manière plus poussée, jusqu'au fameux 2 derniers épisodes de la série, restés dans les annales de l'animation et qui servent de moment ou Anno, à travers les différents personnages de la série, s'adresse de manière très critique aux otakus représentés par Shinji. Évidemment, la toile de fond sur les Anges est totalement abandonnée au profit d'un voyage dans l'esprit de Shinji jusqu'au moment ou il accepte finalement de vivre tel qu'il est, avec ses défauts et surtout avec les autres. Shinji, en se confrontant aux autres, a donc appris à aimer et à se faire aimer en évoluant. Seulement, tout ne s'est pas fini par une évolution et une prise de conscience générale des otakus japonais ; si Shinji a évolué, beaucoup dans la réalité ne l'ont pas fait et ont alors criés au scandale, qualifiant même Evangelion d'arnaque du siècle après ses 2 derniers épisodes. Hideaki Anno ira même jusqu'à se faire menacer de mort par des fans de la série voulant avoir les réponses aux questions posées par la série. Devant cette incompréhension, fatigué par les critiques et cette haine déversée contre lui, Anno créera 2 films en 1997: le premier s'intitule "Death & Rebirth" et résume la trame principale de la série en 1h40 ! Le deuxième film s'intitule "The End of Evangelion" et représente l'apogée de la haine d'Anno contre les otakus incapables de comprendre la portée de sa série : ce film, qui remplace les 2 derniers épisodes de la série par 1 film d'une durée d'1h20, culmine dans la violence car de nombreux personnages de la série y trouvent la mort de façon très violente. Oeuvre majeure, Evangelion, en plus d'être donc une série très efficace dans la mise en scène, est donc une remarquable série très recherchée, surement celle qui va le plus loin dans la psychologie humaine. Chef d'oeuvre !
De Stanley Kubrick
Avec Malcolm McDowell, Patrick Magee
Film britannique,américain - Science fiction
Bande-annonce | Séances (4)
Sa note :
(5)
Sa critique : 9e film de Stanley Kubrick et aussi beau que la 9e symphonie de Beethoven, Orange Mécanique est une oeuvre incroyable et unique datant déjà de 1971 mais plus que jamais en phase avec son époque et le message que véhicule le film. En grand intellectuel qu'il est, Kubrick s'est longtemps interrogé sur le sens de l'humanité, la distance que prenait chacun envers les autres et l'aliénation dans les choses futiles ; tout ses films traitent de manière différente de ces interrogations et celui ci ne fait pas défaut à ça : se situant dans une période charnière en Angleterre qui voit l'émergence d'un mouvement de contestation social et culturel de la part des jeunes qui aboutira au néfaste "sentiment d'insécurité" de la part des personnes plus strictes qui gangrène aujourd'hui notre propre société, le film nous raconte justement le quotidien dans un pays ravagé par l'ultra-violence d'un jeune qui ne trouve satisfaction dans la violence ou le sexe et se sert des compositions de Beethoven comme stimulant. Emprisonné pour une affaire de meurtre, Alex suivra une thérapie censée l'aider à expulser son côté violent et sortira de prisons ou il sera victime des personnes qu'il a agressé lui même quelques années plus tôt. Par cette histoire, Kubrick tente de nous alerter sur les sociétés qui considèrent que la sécurité est la première des libertés, ayant des pouvoirs corrompus sourds au véritable problèmes et amenant à de véritables tragédies, tel que le lavage de cerveau d'Alex et sa tentative de suicide. Le lavage de cerveau conduit d'ailleurs Alex à devenir une machine, une mécanique bien rodée et faisant tout ce pourquoi elle a été (re)programmé, en substance : une orange mécanique ; car comme l'explique le prêtre dans le film, Alex n'a plus le choix, il ne doit faire que le bien, même quand on l'humilie ("quand un homme n'a plus le choix, il cesse d'être un homme !") . Le côté sombre du message ressort encore plus quand à la fin Alex retrouve son côté violent car pour Kubrick les expérimentations pratiquées sur les gens sont inefficaces puisque le rythme est cycliquement infini, oscillant sans arrêt entre sage et violent du fait de l'incompréhension des classes dirigeantes et de l'inefficacité de leurs réponses aux problèmes. Et tout ceci amène la violence que l'on voit dans le film qui ne sert pas en tant que causes mais en tant qu'effets : les jeunes incapables de créer, détruisent. Pour ce qui est du film en lui même, on atteint là ce que se fait de mieux, que ce soit dans l'esthétique (je ne compte même plus le nombre de fois ou je me suis dit "ah ouais, ce plan/travelling, qu'est ce qu'il est beau, quelle beauté !") servie par des musiques classiques qui accompagnent de manière parfaite ce qu'on voit à l'image (Kubrick avait vraiment un don pour choisir les musiques qui convenaient parfaitement) montrant une interprétation parfaite des acteurs ou dans le scénario à couper le souffle, le film est impeccable de maitrise, on voit que le film est crée par quelqu'un qui maitrise sa caméra et qui a demandé de la recherche approfondie. Orange Mécanique est donc un film de très grande qualité, surement l'un des meilleurs de Kubrick de part son message et sa maitrise à tout les niveaux de son film. Film Culte !
Sa note :
(4)
Sa critique : Après s'être attardé à retracer la carrière de JFK, Oliver Stone s'attaque cette fois dans ce film à un autre président américain ayant marqué son époque mais pour d'autres raisons que Kennedy : Richard Nixon, joué ici par un excellent Anthony Hopkins. Dans ce film, Stone retrace toute la vie du futur président américain, de son enfance douloureuse à sa démission suite au scandale du Watergate en 1974. Mais là où je n'attendais qu'un un film pointant du doigt de manière virulente ce président suite à ses actions et ses dires, le film possède une autre facette, un côté qui essaye de comprendre l'homme meurtri derrière la fonction présidentielle, une face pleine de compassion et montrant l'héritage laissé par Nixon à la fin du film finalement pas si catastrophique qu'on pouvait l'imaginer (traités de désarmement, détente avec le bloc de l’est, ouverture de la Chine ...) ; à travers cette facette, Oliver Stone tente de percer les sentiments les plus personnels de Nixon et se demande même si toutes cette haine contre lui était bien mérité. On en arrive même à s'émouvoir devant certaines scènes poignantes mettant à nu un homme ayant du mal à vivre avec les autres, souffrant mais ne voulant pas le montrer car son éducation lui interdit ; la scène de rature de ses insultes vers la fin du film est d'ailleurs très forte, tout comme la scène de la prière après la signature de sa démission. Mais au delà de raconter l'histoire de ce président tellement haï, Stone glisse dans son film une critique du personnage présidentiel servant uniquement de pantin pour le complexe militaro-industriel qui tient les ficelles du pouvoir ; la scène la plus significative de cette critique est la rencontre de Nixon avec une jeune fille dans le Lincoln Memorial et ou cette dernière comprend que Nixon, devant son absence de réponses, ne contrôle rien et ne peut pas arrêter avec sa propre volonté "La Bête", le complexe responsable de la guerre au Vietnam. Le seul reproche que j'aurais à faire de ce film serait du au fait qu'il donne une quantité assez importante d'informations et qu'il faut s'accrocher pour comprendre les aboutissements de chaque décision. Mais au final, ce film s'avère une éclatante réussite de la part de Stone, un film clair-obscur dévoilant un personnage très humain, voulant aider son pays de la meilleure des manières mais "possédant les défauts de ses qualités" d'après Kissinger après un discours de Nixon et en étant dépassé par le poids de sa fonction et des enjeux qu'elle implique.
De Luc Besson
Avec Louise Bourgoin, Gilles Lellouche
Film français - Aventure
Sa note :
(0,5)
Sa critique : "Alors pour réveiller les gens y'a personne, mais pour les endormir, là y'a du monde" Adèle Blanc-Sec. Une phrase qui a résonné pour moi comme une évidence : cette phrase colle à merveille à Luc Besson ; comprenez par là que pour éveiller les gens à la sensibilité cinématographique, Besson est bien le dernier à y faire attention. A la place que nous sert il depuis plus de 10 ans ? De la merde infâme et irregardable sauf par ses disciples les plus fanatiques et lobotomisés par ses nombreux films. Et celui ci ne fait pas défaut à ce constat : Ce film est un navet sans nom, un film d'une qualité tellement affligeante que je me demande comment Besson n'a pas eu honte en voyant le résultat final ; ce film est un sketch, une succession de scènes et de situations plus ridicules les unes que les autres (les déguisements pour sortir le professeur de prison, la chasse du colonial, le sauvetage de l'exécution capitale et surtout les momies se baladant dans Paris) et joués par des acteurs au dessous de tout : Louise Bourgoin est peut être jolie (quoique à certains moments ...) mais son jeu, son interprétation et ses répliques sont tellement mauvais qu'elle en devient vraiment chiante, on a juste envie qu'elle se taise et qu'arrive la fin du film au plus vite. Elle est juste une très mauvaise actrice qui est arrivée à ce qu'elle est avec ses mauvais sketchs pour présenter la météo sur la chaine cryptée. Quant aux autres personnages, disons qu'ils sont justes là pour faire de la figuration, aucun développement des autres protagonistes n'est entrepris. De plus, ce film regorge également d'anachronisme assez monstrueux (la chanson devant le ptérodactyle) ou d’invraisemblances assez honteuses à ce niveau là tel que le Titanic à la fin à Cherbourg : pour les plus incultes, il n'a jamais accosté, il est resté aux larges car le quai ne pouvait pas l'accueillir. Enfin, rajoutons que les effets spéciaux sont juste hideux, à la limite du regardable. D'ailleurs, je ne comprends pas Besson : si le film ne tient que par ses effets spéciaux, pourquoi n'a t'il pas mis le paquet dessus ? Au lieu de ça, ces derniers sont affreux. Bref, ce film est une honte qui ne justifie pas l'argent engloutit dedans, fait par un type qui a surement du oublier son cerveau dans une course poursuite avec ses taxis.
De Chris Columbus
Avec Logan Lerman, Brandon T. Jackson
Film américain - Fantastique
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Ah ouais finalement, Harry Potter sur l'Olympe, c'est quand même nul ... Je savais pas que J.K Rowling avait écrit un nouveau tome ... Quoi ? Il ne s'agit pas de Harry Potter mais de Percy Jackson ? Ah mais je sais pas ce qu'il vous faut : un ado un peu introverti qui ne sait rien de ses pouvoirs, fait des trucs bizarre comme rester immergé plus de 7 minutes et se fait attaquer sans avoir d'explications, se retrouve dans une école pour les gens comme lui, s'entoure d'une fille et d'un garçon, désobéit aux ordres et s'en va botter les fesses des méchants avec sa petite troupe. Y'a quand même des sacrés ressemblances vous trouvez pas ? Ca sent le vulgaire copié-collé à plein nez tout ça. Mais attendez, on vous rajoute quelques trucs pour paraitre dans son temps ; l'exemple le plus frappant est le personnage principal incarné par Justin Bieber ... heu non, Zack Efron... Heu non plus, ah, Logan Lerman, voilà qui est un personnage bien dans son époque et dans son temps, parce qu'il possède une coupe de cheveux à vous démanger d'attraper des ciseaux pour les lui couper, un ipod parce que c'est trop stylé et que ça permet de vaincre Medusa et des converses censés symboliser les chaussures volantes d'Hermès (véridique). Rajoutons ensuite une belle bande d'amis décérébrés et inutiles, si ce n'est accumuler les clichés (le noir qui se la joue gangsta, chaud lapin et amateur de belles voitures et la tombeuse). Mais attendez, saupoudrez le tout d'une histoire qui tient sur le dos d'une coccinelle avec des dieux ayant émigrés en masse vers les Etats-Unis et faisant de l'Empire State le nouvel Olympe (...), d'effets spéciaux à la ramasse et de personnages secondaires aux noms ronflants mais inexploités (Pierce Brosnan doit bien regretter l'époque ou il se promenait en costume et en sirotant des vodkas-martini) de méchants ridicules et à la psychologie pour gamin de 10 ans en manque de repères ("le monde c'est trop nul, faut prendre le pouvoir et refaire un gentil monde de bisounours lolilol") et au look assez minable (Hadès ressemble plus à une rockstar sur le déclin qu'au Dieu des enfers...). Mais que serait un mauvais film sans mauvaises musiques, ce film là en regorge puisque pour bien coller à la génération d'ados actuelle, le film se paye le luxe de passer du lady gaga dans une boite de nuit, avec le satyre qui danse entouré de bimbos ... Le rapport avec la mythologie ? Nan mais on s'en fout, ce film c'est fait pour des ados, faut pas chercher de liens dans cette scène, elle est là uniquement pour passer de la soupe afin que les gamins s'identifient à ce ce film, le trouve cool et qu'ils sentent que parce que ça passe dans ce film alors c'est forcément de la bonne musique ... Ce film est donc une belle honte, un étron comme Hollywood sait si bien le faire, un de ces films à gros effets spéciaux qui se la joue cool mais qui se permet quand même de moraliser les jeunes sur certains aspects ... Allez bouse infâme, va rejoindre le Styx et qu'on ne te revoit jamais plus !
De Davis Guggenheim
Avec Al Gore, Charles Berling
Film américain - Documentaire
Sa note :
(1)
Sa critique : Le réchauffement climatique et ses conséquences ont tellement pris d'importance (à juste titre) aujourd'hui que nombreux sont ceux qui désormais essaient d'alerter la population sur ce phénomène ; parmi eux, Al Gore a sortit son documentaire dans ce but. Seulement, ce qu'a fait Al Gore n'est pas un documentaire, c'est une propagande, un matraquage d'esprit mis en scène de manière abominable par quelqu'un qui essaie de vendre son image de messie auprès des gens : tout est fait pour que le public aime Al Gore, le trouve sympathique, en témoigne ses nombreuses parties ou il parle de lui même, de sa famille, de son engagement en politique et sa défaite face à Bush, son engagement sur le terrain ... Tout cela dégouline dans le bon sentiment, dans le larmoyant, en clair, dans la mièvrerie pure et dure. Mais, ça ne s'arrête pas là, autant on pourrait pardonner à Al Gore de se mettre tellement en avant si ce qu'il disait était juste et bien présenté, mais aucun de ces deux contraintes n'est présente ! On assiste à un monologue qui lasse au bout d'un moment à la façon d'un professeur qui fait défiler sur son tableau graphiques, photos catastrophique sur fond de musique triste, on a l'impression que le public est pris pour des enfants sans cervelle qui écouterait la parole saine du professeur Al Gore. Ensuite, j'ai dit que ce qu'il disait n'était pas vrai, et c'est le cas ; d'ailleurs un autre documentaire intitulé "la grande arnaque du réchauffement climatique et présenté par de vrais scientifiques ayant suffisament fait d'étude pour garantir qu'ils ne parlent pas sans savoir, répond à Al Gore. Ce dernier nous balance de liens qui n'ont ni été vérifiés ni jamais observés par d'autres scientifiques, mis à part l'équipe d'Al Gore, tout dans ce clip qu'est ce film n'est que contre vérité scientifique. Quand on sait que le réchauffement climatique est un enjeu considérable pour les années à venir, les documentaires qui en traitent (et que les médias, au détriment des autres documentaires mettent en avant sans en expliquer la raison) sont de vastes blagues, en témoigne ce film d'Al Gore ou également ceux d'Arthus Bertrand qui vante l'écologie en ayant une caravane de soutiens cotés au CAC 40 et dont l'écologie ne représente pas grand chose pour eux. Pour en revenir à ce film, vous aurez compris que je ne l'ai pas du tout apprécié de la part de quelqu'un qui debite des anneries et se met en valeur tout le temps en se présentant pour le messie qui sauvera le monde (j'exagère à peine).
De Ethan Coen, Joel Coen
Avec Jeff Bridges, Matt Damon
Film américain - Western
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Encore une énième démonstration qu'une bande annonce bien montée peut engendrer l'envie d'aller voir un film qui au final n'est vraiment pas terrible. Pourtant, l'histoire commence bien, une fillette nommée Mattie Ross arrive en ville avec son caractère bien trempée avec la ferme intention d'engager quelqu'un afin de venger son paternel. Jusque là, tout va bien. En fait, c'est à partir du moment ou le marshal Rosster Cogburn apparait que cette dernière disparait petit à petit pour faire place à ce marshal aux habitudes et aux façons de faire hors des sentiers battus puisque sa première apparition se fait alors qu'il est jugé sur une affaire dont la conclusion qui s'était faite colt à la main n'est pas très claire. A partir de là, les frères Cohen abandonnent totalement le personnage de Ross pour exclusivement se consacrer aux blagues et pratiques du marshal qui au début amusent mais ennuient bien vite devant la répétition des situations ; à trop mettre en avant un personnage, le film devient très bancal. Et ne parlons pas de Matt Damon, qui se contente d'un rôle très secondaire, pas du tout en vue. La chasse se fait alors dans des contrées hostiles et sauvages qui renforcent l'ennui devant ce film ; la photographie est belle certes, mais que c'est lent ! La fin arrive alors sans qu'aucun liens entre les personnage ne se soit tissé, rien ne se passe entre les personnages, on suit la chasse d'un point de vue extérieur, on suit les personnages dans leurs aventures pour retrouver le meurtrier mais sans jamais s'y intéresser. Au final, ce film restera pour ma part une très grande déception, ce n'est pas avec ce film que je me réconcilierai avec les frères Cohen.
De Darren Aronofsky
Avec Natalie Portman, Mila Kunis
Film américain - Drame
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Après avoir filmé la fin tragique d'un ancien catcheur, voilà maintenant que Darren Aronofsky s'attaque à la descente aux enfers d'une danseuse de ballet new-yorkais. Dans ce film, la fragile et réservée Nina, jouée par une incroyable Natalie Portman, se voit confier le très convoité rôle de la reine des cygnes mais en interprétant à la fois le cygne blanc et le cygne noir selon le souhait du metteur en scène, le très bon Vincent Cassel. Seulement, ce dernier fait rapidement comprendre à Nina que si elle fait un exceptionnel cygne blanc du fait de sa nature fragile, elle n'arrive pas assez à se libérer et à se lâcher pour jouer à la perfection le cynique cygne noir, il lui manque encore une nature cynique. Du fait d'être une acharnée du travail et de la perfection, Nina s'entrainera d'arrache pied (au sens propre comme au sens figuré d'ailleurs) pour acquérir cette nature du cygne noir. Mais ce faisant, la jeune danseuse va alors peu à peu perdre pied et sombrer peu à peu dans la folie avec des répercussions sur la vie personnelle, du fait que la nature noire s'accentue de plus en plus à travers elle. Au final, cette seconde nature va prendre le dessus sur la première nature fragile de Nina dans la fameuse scène du ou elle croit poignarder Lilly, sa rivale, alors qu'elle se poignarde en réalité elle même ; à travers cette scène, Nina laisse libre cours à la nature parfaite du cygne noir et peut donc accomplir parfaitement le ballet, la jeune fille craintive du début meurt pour donner naissance à une femme pleine d'assurance sur scène comme en dehors (cf. le baiser à Thomas après son passage réussi et son regard qui a changé). Avec ce film, Aronofsky raconte donc à la fois la descente aux enfers d'une danseuse mais également sa résurrection pour revenir encore meilleure en ayant maitrisé tout les aspects de son personnage à force de travail et de douleur aussi bien physique que morale.

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