Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 383 résultats
Sa note :
(4)
Sa critique : Chaussure à son pied (Hobson’s Choice ), 1954, de David Lean, avec Charles Laughton, John Mills et Brenda De Branzie. Adaptation d’une pièce de théâtre à succès réinterprétant audacieusement la tragédie shakespearienne Le Roi Lear. Surprenante et délicieuse comédie britannique, pleine de sens moral et social, mise en scène de façon pétillante et en images noir et blanc, belles et précises cadrant de justesse un colossal et désopilant Charles Laughton. Un père tyrannique exploitant ses trois filles dans sa boutique de maître bottier, court à la déchéance, logique pour un ivrogne avaricieux. La fille aînée prend son destin en main, en même temps qu’un mari, talentueux ouvrier illettré, et entraîne ses jeunes sœurs dans une rébellion savamment orchestrée. La rédemption du vieil homme, qui touche le fond et subit sa première crise de delirium est-elle possible ? Remarquable scène nocturne, au cours de laquelle le héros, en équilibre instable, cherche à écraser la lune dans les flaques d’eau…Pour mémoire, David Lean est l’auteur de Le Pont de la Rivière Kwaï (1957), Laurence d’Arabie (1963), Docteur Jivago (1966)…d’un style épique totalement différent !
De Thaddeus O'Sullivan
Avec Kevin Spacey, Linda Fiorentino
Film américain,allemand,irlandais - Policier
Sa note :
(1)
Sa critique : Ordinary Decent Criminal, 2000, de Thaddeus O’Sullivan, avec Kevin Spacey et Linda Fiorentino. Petite comédie vaguement policière, loin, très loin de l’histoire de Martin Cahill, bandit irlandais légendaire, si bien évoqué dans Le Général (1997) de John Boorman. Kevin Spacey, dans son cabotinage agité, est loin aussi du jeu subtil d’American Beauty (2000, de Sam Mendes) et à des années lumière de sa brillante prestation dans Usual Suspects (1995, de Bryan Singer). On ne pouvait pourtant compter que sur lui pour sortir ce scénario bien plat de l’ornière dans laquelle il s’enlise très vite. Tout juste distractif si l’on n’est pas trop exigeant en matière d’humour.
De Josef von Sternberg
Avec Marlene Dietrich, Clive Brook
Film américain - Aventure
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Shanghai Express, 1932, de Joseph von Sternberg, avec Marlene Dietrich. Huis clos dans et autour d’un train de studio (remarquable locomotive crachant sa vapeur), traversant une Chine pleine de clichés sur fond de guerre civile, autour du personnage magique de Shanghaï Lily, femme fatale que se disputent un gentil capitaine anglais (ancien amant) et un vilain chef des bandits, homme raffiné et cruel. Bien entendu, l’histoire n’est qu’un écrin exotique pour la sublime Marlène, merveilleusement photographiée, surtout quand d’un geste ample, souple et circulaire, presque une caresse…elle allume une clope et pose sa main sur la hanche opposée…Ce qui me frappe dans la beauté du visage de Marlène, c’est l’extraordinaire modernité de ses traits et la luminosité de ses expressions.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Irma la Douce, 1963, de Billy Wilder, avec Jack Lemmon et Shirley MacLaine. D’après la comédie musicale d’Alexandre Breffort. Dommage que cette comédie loufoque traîne en longueur (2h30 !!!), diluant le propos, sympathique, et les profils des personnages, globalement drôles. Un flic tout bête se fait mac et Lord…pour se réserver les faveurs de la belle et douce Irma, qui bosse rue Saint-Denis, à Paris. Le couple d’acteurs fonctionne bien, comme c’était le cas dans La Garçonnière, du même Billy Wilder, comédie plus enlevée et percutante. Décors remarquables d’Alexandre Trauner.
De Julian Schnabel
Avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner
Film français,américain - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Le Scaphandre et le papillon, 2007, de Julian Schnabel, avec Mathieu Almaric, Emmanuelle Seigner, Niels Arelstp et une foule de comédiens célèbres et épatants. Histoire de la fin de vie de Jean-Dominique Bauby (mort en 1997), rédacteur en chef du magazine Elle, atteint du Locked-in syndrome, adapté de l’ouvrage éponyme qu’il a dicté à l’aide du seul battement de sa paupière, unique élément mobile de son corps, suite à un AVC. Le film est très réussi, non seulement parce qu’il est fidèle au témoignage laissé par le journaliste, mais aussi parce qu’il réussit, au prix de quelques tortures visuelles, à enfermer le spectateur dans le scaphandre, tout en lui permettant de saisir les papillonnements profondément humains de l’esprit vif de Jean-Dominique Bauby, son humour, son cynisme, son réalisme dans l’attente d’une mort inévitablement souhaitée, qui intervient dans la semaine suivant la parution de l’ouvrage. On entend longtemps après avoir vu le film, le rythme angoissant de cet alphabet récité entre les murs de l’hôpital de Berck, ponctué du clignement de l’œil qui accepte ou refuse la lettre. Les mots prennent forme, les idées se révèlent, les douleurs jaillissent.
De Woody Allen
Avec Larry David, Evan Rachel Wood
Film français,américain - Comédie
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Whatever Works, 2009, de Woody Allen, avec Larry David, Evan Rachel Wood. Petite comédie réjouissante, fabriquée en deux temps trois mouvements à partir d’un scénario qui traînait dans les fonds de tiroir du talentueux cinéaste. Ce n’est pas le grand jeu cinématographique et cette pochade théâtrale vaudevillesque, bavarde et un peu poussive au début, n’a pas l’envergure de Match Point ni l’élan narratif de Vicky Christina Barcelona. Mais le propos est plein de fraîcheur, le casting parfait et les répliques souvent excellentes. Le vieux maître semble moins torturé par sa sexualité, son judaïsme, et permet à son alter ego, le héros du film, de contrer ses tendances parano par une posture « carpe diem ». Ainsi, « du moment que ça marche » (traduction possible du titre), soyons nous-mêmes, devenons simplement ce que nous sommes profondément. Dans un remarquable élan d’optimisme, Woody va même jusqu’à réconcilier son vieux bougon misanthrope avec autrui, Sudistes et Nordistes, conservateurs et libéraux, croyants et athées. Presque le bonheur quoi !
De George Miller
Avec Jack Nicholson, Susan Sarandon
Film américain,australien - Comédie
Sa note :
(1)
Sa critique : Les Sorcières d’Eastwick (The Witches of Eastwick), 1987, de George Miller, avec Jack Nicholson, Susan Sarandon, Michelle Pfeiffer et Cher. D’après un roman de John Updike. Comédie fantastique enjouée qui s’essouffle dans la deuxième partie jusqu’à flirter avec le mauvais goût faute de pouvoir s’appuyer sur un scénario solide. Les rapports homme / femmes sont présentés ici comme relevant de la magie dans le meilleur des cas, de la sorcellerie dans le pire. Et le pire se produit le plus souvent dès qu’une femme rencontre le sexe opposé ! Les comédiennes, charmantes sorcières pleines d’énergie, tiennent le film à bout de bras, face à un Nicholson toujours diaboliquement parfait dès qu’il s’agit de jouer dans l’outrance. Récréatif.
De Karel Reisz
Avec Meryl Streep, Jeremy Irons
Film britannique - Drame
Sa note :
(5)
Sa critique : La Maîtresse du Lieutenant français (The French Lieutenant’s Woman), 1981, de Karel Reisz, avec Meryl Streep et Jeremy Irons. Scénario d’Harold Pinter, dramaturge et prix Nobel de Littérature en 2005. Pinter était le scénariste de The Servant (Losey, 1964). D’après l’œuvre de John Fowles. Si le film était seulement un émouvant mélodrame, ce serait déjà une belle réussite, tant les décors, costumes, images et comédiens sont impeccables. Mais le scénario, en plus, est un petit bijou d’écriture. Deux histoires d’amour sont menées en parallèles, se relançant mutuellement dans leur intensité, chacune faisant écho à l’autre, approfondissant les caractères, les sentiments développés : deux comédiens mènent une relation amoureuse, tandis qu’ils tournent un film (en costumes d’époque victorienne) dans lequel ils vivent une vraie passion. Les personnages de la femme, celle qui aurait été la maîtresse d’un militaire français, est joué par une Meryl Streep absolument ensorcelante, tout comme la version moderne de comédienne au travail, quelqu’un de carré, de libre. Elle entend bien que son aventure (extraconjugale) ne dépasse pas la durée du tournage. Son partenaire est-il vraiment épris d’elle ou du personnage extrêmement romanesque qu’elle joue ? Rêve et réalité, romantisme et modernisme, comédie et vérité, passé et présent, tout se confronte sans ne jamais s’opposer, pour évoquer, avec une distance subtile grâce au procédé narratif, des destins profondément humains et intemporels. Très beau film.
De Douglas McGrath
Avec Toby Jones, Sandra Bullock
Film américain - Drame
Sa note :
(4)
Sa critique : Scandaleusement célèbre (Infamous), 2006, de Douglas McGrath, avec Toby Jones, Daniel Craig, Sandra Bullock, Sigourney Weaver, Gwyneth Paltrow, Isabella Rossellini et Jeff Daniels. Adaptation du livre de George Plimpton sur Truman Capote. Ce bon film, extrêmement troublant, a conservé dans son écriture, le style biographique de l’ouvrage, avec des témoignages d’amants, d’amis, surtout d’amies (toutes ces femmes belles, élégantes, cancanières !!), de collègues etc., ce qui donne beaucoup de relief au contexte, celui de la création du « non roman » ou de la « fiction véridique », de De Sang Froid paru en 1966 après cinq années de gestation. Cinq années au cours desquelles l’écrivain Truman Capote, dandy extravagant, homosexuel affiché, mondain, commère, agaçant autant qu’attachant, va puiser sa matière, auprès de deux criminels. La narration de la relation ambiguë que Truman va créer avec Perry (très bon Daniel Craig), au fil de ses conversations en prison, jusqu’à l’exécution de la sentence de mort est passionnante. Elle dessine avec finesse la façon dont l’écrivain, vampirise son « ami », et dont il est lui-même vampirisé par son œuvre en devenir. Mystère de la création, autant que des relations humaines, puisque c’est le cheminement vers la mort des condamnés qui permet la naissance d’une oeuvre. A aucun moment, on n’arrive à savoir quelle est la part de sincérité de cet homme complexe, qui joue de sa personnalité, de son homosexualité, de sa voix, de ses relations. Ainsi, la complexité de l’écrivain, de son être et son paraître, nous est rendue de façon troublante. Les thèmes du « respect » et de « l’humain » que Perry revendique, malgré son ignoble crime, semblent faire écho aux souffrances originelles chez Capote. Casting impeccable, costumes, décors, dialogues, images, bling-bling ambiant, tout est parfaitement en place pour que les apparences permettent de dévoiler subtilement les abysses des humains.
De Carlos Saldanha, Mike Thurmeier
Avec Ray Romano, John Leguizamo
Film américain - Animation
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(2,5)
Sa critique : L’Age de glace 3, Le temps des dinosaures, 2009, de Douglas McGrath. Studio Blue Sky. On rigole peut-être un peu moins qu’avec les deux premiers opus, mais le film (pas vu en 3D) reste un très bon divertissement. Les gags se suivent à un rythme digne des meilleurs Tex Avery. L’âge de glace a fait long feu, puisque l’essentiel du film se passe sous terre, dans une forêt tropicale sous la conduite de Buck, une belette de compète très allumée, qui vole (un peu trop ?) la vedette aux personnages récurrents. Il faut dire que ces derniers s’embourgeoisent, perdent leur côté pétant pour cause de soucis familiaux. Les mammouths font un bébé, ce qui les rends plus conventionnels, Sid le paresseux en fait une grossesse nerveuse, et même l’écureuil obsédé par son gland fait une rencontre…On évite de justesse les bons sentiments à la Disney !

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