Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Accueil > Communauté > Membres > darklog66
1 - 10 sur 54 résultats
De Eric Rohmer
Avec Arielle Dombasle, Amanda Langlet
Film français - Comédie dramatique
Sa note :
(4)
Sa critique : Pauline à la plage appartient à un autre cycle, nommé "comédies et proverbes" contenant six films et que "La femme de l'aviateur" avait initié. Pauline à la plage est à une place charnière, placé exactement à la troisième place. Au premier abord, Pauline à la plage est une réflexion modeste sur l'amour des adultes manquant de spontanéité, de probité, de confiance et perpétuellement ennuyé par les caprices de l'un des deux partis; et sur l'amour des enfants qui est franc et direct, disparaissant dès que les adultes s'en mêlent. On en tire une conclusion, plus ou moins juste, que les adolescents jugent avec plus de justesse leurs sentiments profonds. Ce discours est moins profond que ce qui nous est généralement livré par Rohmer. En effet, il se consacre avec plus d'aisance à la description de caractères totalement hétérogènes, en passant de l'amoureux courtois -qui donne à la citation du début tout son sens- à l'ethnologue libertin pour finir avec la femme rêvant de l'amour tout feu tout flamme mais qui tombe dans les bras du premier inconnu qu'elle croise. L'amour, ce sentiment noble mais, hélas, indissociable de sentiments plus néfastes comme la jalousie ou l'égocentrisme, s'achève dans ce film sur une note d'espoir. A un amour perdu, en succède un autre qui ne demande qu'à naître.
Sa note :
(1)
Sa critique : Généralement, j'ai du mal à apprécier les comédies de bas étage, essentiellement divertissantes et sans éclat particulier. Tootsie entre dans cette catégorie et colle parfaitement avec les clichés du genre. Un scénario inconsistant, dénué d'originalité que ce soit dans le traitement ou dans les dialogues, des gags grossiers venant renforcer la lourdeur de l'humour ici proposé. Dustin Hoffman est insipide, tel, à son habitude et le reste de la distribution n'en est que plus affligeant tant ils surjouent et ne donnent jamais ne serais-ce qu'une once de cohérence au scénario. Encore un de ces films populaires dont la célébrité illustre parfaitement le consensus mou de notre époque.
De Roy Rowland
Avec Mickey Spillane, Shirley Eaton
Film britannique - Policier
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Etonné de voir que les cinémas du quartier latin et certains Mk2 diffusaient ce film, je me suis dit qu'il méritait qu'on s'y arrêtât. Je n'ai pas été déçu, sans être transcendé pour autant. Au final, je suis très partagé. D'un côté, on y retrouve tous les ingrédients du film noir des années soixantes, l'intrigue est inutilement compliquée -il me semble même avoir perdu le fil un moment-, les personnages abondent, la femme fatale n'est que le pur produit des grands clichés classiques... Mais d'un autre côté, on regretterait presque ces films noirs qui reflétait une époque sortie des convulsions de l'Histoire, où les protagonistes ont des relations équivoques, où les émotions demeuraient indiscernables, où tout le monde semble suspecter tout le monde. Un petit élan de nostalgie m'est venu durant le visionnage et quel bonheur de voir un travail aussi pointilleux sur les éclairages, les ambiguïtés de lumières et d'ombres. Si ce film est très conforme aux coutumes d'une époque bien définie et ancrée dans l'histoire du cinéma, une trame peu ordinaire lui confère toute son originalité. A voir !
De Jean-Luc Godard
Avec Anna Karina, Jean-Claude Brialy
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Une comédie tout ce qu'il y a de plus banal. Des auteurs moyennement convaincants à l'instar d'un Anna Karina inaudible à cause de son accent à couper au couteau, un Jean-Paul Belmondo fanfaron à l'excès, un Jean-Claude Brialy empêtré dans un rôle destiné à faire crever l'écran sans jamais y parvenir... Mais si la catastrophe s'arrêtait là, on aurait été soulagé ! Ajoutez à cela une histoire à mi-chemin entre le mélodrame qui ne s'assume pas et une comédie musicale désuète, des séquences fantaisistes à satiété et des jeux de mots qui confine à la bêtise. Malgré tout, ça reste du Jean-Luc Godard alors admettons que le travail original sur le son, que ceraines répliques méritent qu'on s'y arrête. Mais comme cela est bien maigre pour sauver un film, par ailleurs ce ne sera même pas suffisant pour cet effet. Considérons ce film comme mineur dans la filmographie du réalisateur et passons à autre chose.
De Woody Allen
Avec Woody Allen, Diane Keaton
Film américain - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Mais dites moi, c'est le premier essai de Woody Allen au film d'horreur ou je me trompe ? Pourtant, on pourrait vraiment le croire tant j'ai été épouvanté par la bassesse cinématographique de cette réalisation. Décidément, le new-yorkais est tenace,il persiste dans ses intrigues pseudos-policières contrebalancées par une tonalité sentimentale d'un ridicule et d'un écoeurant comme peu ont réussi à le faire. L'intrigue est guidée avec des ficelles larges, dégoulinante de pus et de chantilly, c'est gras, monotone, prévisible et laborieux. Les acteurs sont des ectoplasmes avec une Diane Keaton qui se démène pour se décrotter de la chevalerie insolente du réalisateur, un Allan Alda qui s'évertue à susciter l'angoisse sans jamais parvenir qu'à nous arracher un rire jaune etle reste du casting lui est à peu près conforme. Je ne vois pas l'intérêt de m'éterniser là dessus, Woody Allen ne fait que réitérer ses velléités de faire un film policier mais sa prétention ne peut que nous laisser interdit.
De Woody Allen
Avec Scarlett Johansson, Hugh Jackman
Film américain,britannique - Comédie
Sa note :
(0,5)
Sa critique : J'ai un mépris insatiable pour les débuts de Woody Allen et mes sentiments à son égard sont à peu près les mêmes sur la fin de son "oeuvre". Scoop est la comédie la plus grossière, la moins travaillée, la plus bâclée et la moins cocasse de ses dernières années. On oscille entre la farce de bas étag et la comédie de boulevard. Quel large éventail dites moi ! En outre, on retrouve la vieille habitude de ce cuistre sans nom: faire des allusion à des sujets qui n'ont absolument aucun rapport avec l'intrigue. Avant, Allen tournait en dérision les faux intellectuels (dont il est un des plus fameux protoypes), maintenant ce son les arabes, je vous laisse imaginer les prochains sujets compte tenu de la direction que s'est en train de prendre. Enfin, Woody Allen se consacre à rendre hommage (ce qui est assez représentatif de son niveau intellectuel de fumiste invétéré) à l'humour anglais. Au moins, il a trouvé un pays où le manque de raffinement est une monnaie courante, un peu comme la majorité de ses films.
De Tomas Alfredson
Avec Kare Hedebrant, Lina Leandersson
Film suédois - Epouvante-horreur
Bande-annonce | Séances (3)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Morse est un de ces films où on hésite, où l'angoisse est toujours en demi-teinte, où les protagonistes sont tous objets de soupçons. Pour ma part, j'ai trouvé que Morse avaient quelques défauts comme quelques scènes inutilse, des dialogues mal maitrisés, placés de manière aléatoire et une intrigue tout juste entre la convenance des films moyens de vampires et la romance aux sentiments foncièrement surannés. Toutefois, Alfredson parvient à faire de son film quelque chose de tout à fait original, pour ne pas dire flambant neuf. Est-ce le mélange aigre-doux des tonalités, est-ce l'atmosphère pesante accentuée par la blancheur immaculée de la neige, est-ce la touche enfantine peu commune dans ce genre de réalisations ? A vrai dire, on pourrait arguer de ces trois éléments pour décréter que ce film n'a pas d'égal dans le domaine aspetisé des films d'épouvante. D'ailleurs est-ce réellement un film d'épouvante ? Certes, on frissonne, on vit avec cet enfant, on est en pleine compassion et on se demande sans cesse ce qui va lui arriver, notre anxiété est à son apogée. Mais finalement, si le film ne trouvait pas sa tournure la plus noble dans cet amour impossible mais tendre entre ces deux être que le monde rejette ? Si cette réflexion peu transcendante a la truffe modeste, elle n'en est pas moins débordante d'humanité et de tolérance. Alors, on peut y voir toutes sortes de défauts dans la forme mais le fond est amené avec ingéniosité et mérite qu'on s'y arrête.
Sa note :
(0,5)
Sa critique : Quand Gaspar Noé nous épârgnera-t-il l'insulte de sa bêtise ? Probablement jamais. Entre la tonalité méldramatique graveleuse et les aphorismes ultra-intellectuels du genre "le temps détruit tout". Mais la n'est pas le pire, si vous pensiez que le manque flagrant de professionnalisme de Noé s'arrêtait aux platitudes débitées par les personnages qu'il met tant bien que mal en scène, vous vous trompiez. En effet, ce dernier se permet d'utiliser une caméra vievoltante, faisant des tourbillons, avançan en faisant des spirales. Alors au-delà de ce mauvais goût inqualifiable, cela confère une atmosphère écoeurante, sans cohérence. Sans oublier le récit à la structure complètement éclatée, bourré d'analepses, d'ébats dépourvus d'intérêts, le tout enrobé d'une ambiance molle et ouatée. On est toujours pris entre le mélodrame indigeste et l'horreur inutile liée à la violence des rues. Le cinéma français s'enfonce dans des abîmes de bêtise année après année.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Cronenberg est à ses débuts et pourtant ses leitmotivs sont déjà forts ancrés dans Scanners. La mutation, bien qu'elle ne paraisse pas physiquement, provenant d'un médicament aux effets secondaires ravageurs, la manipulation génétique etc. Le scénario n'a en lui-même rien de bien paradoxal, toutefois la manière dont Cronenberg le traite m'a laissé un peu indifférent. J'ai surtout ressenti un désagréable manichéisme ( les méchants scanners contre les bons scanners...) et une action ingérable tant elle verse dans l'abracadabrant. Mais là où le problème se corse c'est au moment du dénouement: tel l'archétype du film fantastique raté, on apprend les liens familiaux entre le gentil scanner et le méchant ( à nous donner la chair de poule, n'est-ce pas ?). Il s'ensuit alors un combat final avec la désintégration de l'un des deux (ne comptez pas sur moi pour vous dire lequel), très métaphysique, non ? Ah, et j'oubliais aussi l'autodestruction d'un ordinateur où sont stockées des données (sans commentaire). Mais restons juste, au-delà de sa bêtise avérée, Scanners est plutôt plaisant à voir avec une atmosphère plombée parfaitement rendue.
Sa note :
(4,5)
Sa critique : Vampyr de Dreyer est un monument, la quintessence de la finesse esthétique, de la subtilité des éclairages, de l'atmosphère angoissante et de la poésie dans le surnaturel. Réalisé en 1932, il est sans aucun dotute le film instigateur de tous les clichés des films insipides que nous propose la science fiction aujourd'hui: un héros voyageur, une halte dans une auberge peu sûre, la victime féminine, le rituel de la mise à mort du vampire... Néanmoins, et c'est en cel qu'il est exceptionnel, Vampyr ne se limite pas à une histoire banale comme nous avons l'habitude d'en voir, bien au contraire. La majestuosité des plans où Dreyer parvient à filmer l'invisible, où la moindre ombre suspecte semble devenir une créature mystique, où tout se conjugue avec une beauté ineffable... Que d'audaces visuelles ( a-t-on déjà vu plus belle séquence que quand David Gay est dans son cercueil et qu'il voit par une ouverture vitrée le chemin menant au cimétière ? Permettez moi d'en douter.) et que de prouesses cinématographiques pour un film qui ne dure même pas 1h30 ! Toutefois, je ne peux pas mettre les cinq étoiles car le manichéisme (d'un côté les bons et de l'autre, les gentils) teinté d'un insupportable christianisme m'a un peu refroidi quant à la portée intellectuelle de ce film. Mais il ne fait aucun doute que Vampyr est une perle du septième art.

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
| Tous les cinémas | Toutes les séries | Mes réservations ciné
Plan du site
Des idées, des remarques à nous suggérer sur notre site. Donner mon avis !
avec
Partenaires : Goom Radio (musique), Au féminin (magazine féminin), Up Concert (concerts)