Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
Accueil > Communauté > Membres > costox
1 - 10 sur 673 résultats
De Michael Sucsy
Avec Rachel McAdams, Channing Tatum
Film américain,français,britannique,brésilien,australien,allemand - Drame
Bande-annonce | Séances (170)
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Gros succès aux Etat-Unis lors de sa sortie à la St-Valentin, "Je te promets" retrace l'histoire d'un couple bouleversé par un accident de voiture. Tous les deux survivent mais l'épouse se réveillera en ayant oublié les derniers mois de sa vie, dont ceux où elle a rencontré son mari qui apparaît à ses yeux comme un parfait inconnu. Prônant l'adaptation d'une histoire vraie comme argument de vente, je n'ai pas du tout été sensible à ce drame romantique. Je ne me suis pas ennuyé mais j'ai quand même eu l'impression de perdre mon temps. Huit ans après "N'oublie jamais", Rachel McAdams joue à nouveau dans un film dont l'héroïne perd la mémoire. Après Ryan Gosling, c'est au tour de Channing Tatum d'essayer de reconquérir son cœur. On avait aussi le même genre de scénario avec "La vie d'une autre" sortie en début d'année avec Juliette Binoche. Le mélo est bien présent et les coups de théâtre (si on peut les appeler comme ça) s’enchaînent, freinant les retrouvailles des deux tourtereaux photogéniques au possible. On ne fait que rappeler les souvenirs, raconter le passé pour la convaincre de ce qu'elle était vraiment. Du coup, il y a pas beaucoup d'action mais beaucoup de paroles, et c'est lourd. Je m'attendais pas à un chef-d'oeuvre mais la scène de l'accident m'avait parût prometteuse malgré des répliques totalement "à chier", c'est le cas de le dire ("t'as pété?" "Non, enfin, peut-être un peu"...). La présence de Jessica Lange et de Sam Neil (Jurassik Park) dans le rôle des parents profitant de ce trou de mémoire pour réécrire le passé m'a semblé désuet et inutile. Les personnages ne défendent rien et voir ces acteurs confirmés dans une telle médiocrité m'a beaucoup déçu car le scénario ne leur propose aucune scène intéressante. Channing Tatum et Rachel McAdams n'ont que leur physique et les fausses larmes rajoutées en post-production pour faire genre. Sinon, aucune surprises, des révélations mais bien en dessous de nos espérances et il n'y a pas grand chose pour nous émoustiller. On sait dès le départ comment ça va se finir, c'est ça après tout les comédies romantiques, et je me demande pourquoi on se fait toujours avoir...
De Jacques Audiard
Avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts
Film belge,français - Drame
Bande-annonce | Séances (647)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Toutes les critiques le glorifient, la nouvelle production de Jacques Audiard met en scène l'internationale Marion Cotillard, friande de rôles complexes, et le belge encore nouveau dans le cinéma Matthias Schoenaerts (récemment vu dans "Bullhead, que je n'ai pas vu). Mais cependant, ce premier film de la Compétition Officielle du festival de Cannes ne m'a pas pris au tripes, un peu comme "Un prophète" en fait. Je reconnais l'ingéniosité minimaliste et précise du réalisateur mais cette poésie et cette violence ne me touchent ou m'émeuvent pas comme chez certains. Pourtant, il y a quelques ressemblances avec le style de Lars Von Trier (lui étant beaucoup plus fantastique et Audiard plus réaliste), que j'apprécie beaucoup, notamment pour son goût de l'extrême, du débris chaotique des corps et des extrêmes des pulsions humaines. Et "De rouille et d'os", c'est çà, un mélo honnête amorcé par la rencontre improbable entre un sans domicile démuni accompagné de son fils de cinq ans et d'une belle animatrice dans un parc aquatique, dresseuse d'orques. Leur relation, a priori sans lendemain, se retrouve fortifier par l'accident grave de cette dernière, désormais infirme et dépendante des autres. Deux solitudes au besoin de l'autre inavoué. L'image est brillante et les acteurs au sommet de leur potentiel ; l'une remotivée pour se relever et l'autre perdu qui passe son temps à faire des combats clandestins et n'arrivant pas à assumer son rôle de père. Audiard ne s’empêtre pas dans une succession de scènes où on pleure à chaudes larmes, et c'est tant mieux mais même si la musique d'Alexandre Desplat est super et que le montage vaut le détour (la scène de l'accident est imprévisible), le scénario est fragilisé par de belles longueurs où le jeu des comédiens n'arrive plus à nous captiver, et où on se tourne les pouces, n'ayons pas peur des mots. "Un prohète" m'avait laissé dans le même état dubitatif et peu convaincu de la grandeur du "masterpiece", bien que les acteurs soient formidables et que certaines scènes mettent le spectateur dans une position réticente, ceci marquant la puissance du scénario et des acteurs (ici, le personnage qui frappe contre la banquise) ou encore dans une position plus malsaine : le garçon qui joue dans la merde de chiens, l'handicapé qui pue, et d'autres... Cela m'amène à aborder l'esthétique autour des jambes du personnage de Cotillard, c'est d'ailleurs la première partie du corps qu'on voit d'elle. Quand elle marche encore, les gros plans s’enchaînent, et une fois amputée, le choc est aussi trash pour nous et l'effet-spécial de ses jambes en moins et la posture ainsi que l'attitude de l'actrice face à un tel changement sont bluffants. Malgré tout cet éloge, "De rouille et d'os" m'a parfois gêné dans son esthétique et sa manière d'explorer les choses (des fois trop brutal), touché par sa poésie violente et réaliste ainsi que par l'interprétation de Cotillard (la scène où elle retrouve l'orque ainsi que les différents mouvements pour les diriger qu'elle avait l'habitude de faire) mais malheureusement peu emporté dans son ensemble, bien que l'histoire soit belle et l'univers propre au cinéaste. C'est juste pas trop mon kiffe.
De Tim Burton
Avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (679)
Sa note :
(4)
Sa critique : Après la grande déception d'"Alice au pays des merveilles", j'avais un mauvais pressentiment pour cette comédie gothique adaptée d'une vieille série télé des années 60. Huitième collaboration de Tim Burton avec Johnny Depp, "Dark Shadows" ne semblait pas être une exception dans leur carrière, même s'ils ont totalement su s'imprégner de cet univers, si bien qu'on pourrait croire que Burton se repose sur ses lauriers, n'osant plus trop prendre de risques dans ses délires fantasmagoriques. Mais tout de même, "Dark Shadows" m'a prouvé que le duo tenait encore la route ! Cette histoire fantastique a priori très saugrenue, et qui semble d'abord bêtement imiter "Les visiteurs" (ouioui le film avec Jacquouille!), se révèle très drôle grâce à un Johnny Depp roucoulant (il s'en sort pas mal mais au final ne fait rien d'extraordinaire) et une tripotée d'acteurs surprenants. Les décors sont splendides et l'exploitation des 70's est originale (hippies en folie !) ; on y retrouve des références à d'autres films du réalisateur : l'entrée du château rappelle celui d"'Edward aux mains d'argents" et l'intérieur très gothique fait écho au sanglant "Sleepy Hollow",... Le vocabulaire ultra-soutenu façon XIXéme de Depp fait rire et le décalage par rapport aux descendants de sa famille encore plus : Michelle Pfeiffer est revigorée et charmante dans ce rôle de matriarche, Helena Bonham Carter est brève mais funky (bien que je vois pas son rapport à la famille...), Eva Green est flamboyante sous tout rapport tandis que Chloé Grace Moretz est parfaite pour faire l'ado rebelle, mais la double facette du personnage m'a parût too much. J'avais peur que l'histoire de vampire soit bancale et remâchée mais le personnage de Depp se veut comique et sinistre par moment, monstre et à la fois humain... On en oublie les autres références ! Je n'ai pas senti de longueurs dans le scénario, les passages dans l'entreprise familial sont cela dit moins intéressants que l'arrivée de Barnabas au sein de sa famille et que ses retrouvailles torrides avec la belle Eva ! Tous les personnages sont bien construits et joliment interprétés. Il y a de bonnes idées scénaristiques et les couleurs mi-pâles mi-pimpantes sont parfaites ! La musique de Danny Elfman, dont le style est reconnaissable, n'assure pas comme d'habitude, car je n'ai pas trouvé de particularité dans la bande originale, contrairement à ses autres collaborations avec Burton. Ici, j'avais tendance à l'oublier alors que généralement, elle fait partie de l'action et chaque film à son hymne, et là, je ne l'ai pas entendu... Mais bon, on va dire que c'est secondaire car j'ai passé un excellent moment alors que je m'étais demandé, après avoir vu une bonne dizaine de fois la bande-annonce, où allait nous amener l'histoire ? L'air de rien, c'est un beau conte, géré par de très bons acteurs. Je redoutais la fin essentiellement, et je n'ai pas du tout été déçu : explosif, virevoltant, magistrale avec un nombre de rebondissements adéquats et des effets spéciaux saisissants (Eva Green en poupée désarticulée!), j'ai été agréablement surpris. Après, je ne dirai pas que le duo mythique signe un nouvel exploit, je trouve le film très sage (voire sobre) par rapport à leurs collaborations précédentes ! Mais çà reste un bon divertissement. Les curieux, laissez-vous tenter !
Sa note :
(5)
Sa critique : Ce film de 1932 réalisé par Tod Browning a fait scandale lors de sa sortie aux États-Unis. Même après avoir supprimé certaines scènes jugées trop choquantes (pas moins de trente minutes du film initial), rajouté un prologue bien explicatif et tourné une fin alternative plus optimiste, l'œuvre est restée interdite à la diffusion dans plusieurs pays... Hors-norme mais moralisateur, dérangeant mais à la fois rassurant, Freaks détourne les certitudes figées des mentalités de l'époque, quant à la différence physique de l'autre, et joue à humaniser le monstrueux et démunir la beauté parfaite de toutes valeurs morales. La particularité sensible du film, ayant en partie causé son succès moindre, réside dans l'exhibition des corps anormaux ; genre de divertissement de l'époque se rapportant au monde du cirque. Bien que l'action se déroule dans un cirque, lieu déjà propice à l'étonnement, ce n'est pas le spectacle sur la piste qui formule notre intérêt, il est d'ailleurs à peine représenté. Le cinéma a la faculté de créer le spectacle ailleurs, au dehors de la scène, et cela permet d'explorer des lieux inédits auxquels le spectateur de cirque n'a pas accès. En effet, c'est au sein de leur lieu de vie, aux alentours des roulottes ambulantes qu'on découvre ces artistes si peu communs. Dénaturés de leur fonction scénique et loin du regard friand du public, ils sont mis à nu dans leur quotidien, perdent de leur saveur merveilleuse (ou mystérieuse) qui nous captive tant pour laisser transparaitre leur part d'humanité qui, avec grande surprise, apparaît là où on ne l'attendait pas. Comment vivent ces hommes itinérants ? Mais surtout, qui sont ces « êtres » qui les accompagnent ? Sont-ils aussi effrayant qu'on ne le laisse paraître ? En tout les cas, toute l'ingéniosité est amenée subtilement par une palette de comédiens tenaces et des scènes poignantes où la véritable personnalité de chacun fait surface. Cléopâtre, la trapéziste au corps sublimé et magnifique, est le pilier de l'action. En effet, tout le monde ne parle que d'elle et de sa relation de plus en plus concrète avec Hans, un nain du cirque qu'elle a séduit. Par la suite, on apprend que ce dernier est un riche héritier et Cléo, motivée par sa relation langoureuse avec Hercule (l'homme muscle, qu'on peut considérer aussi comme un monstre par sa puissance et sa carrure), va mettre en œuvre un plan pour l'amadouer afin d'hériter de cette fortune. Contrairement à Phroso et Vénus, deux personnages bienveillants qui acceptent totalement de vivre en communauté avec les monstres, Cléo s'en répugne et dévoile sa vraie nature lors de son repas de noce arrosé avec Hans. Tod Browning établit ici un frein à nos propres impressions. Il déconstruit notre première image de Cléopâtre ; assise sur son trapèze, lumineuse et gracieuse, mais rapidement ravagée par la cruauté et la haine. L'objet de beauté pourrit de l'intérieur. À l'opposé, l'apparition des freaks est surprenante car elle rentre en totale contradiction avec la réticence que l'on imagine face à leur monstruosité, terme faisant écho à la peur et au désordre. La ronde joyeuse dans la clairière installe un climat serein et Mme. Tetrallini les présente comme ses enfants, mais aussi les enfants de Dieu. Les autres apparaissent progressivement, leur différence physique est assumée et ils se distinguent par leur déambulation mais on s'aperçoit vite qu'ils sont dotés de sentiments, d'intelligence voire même d'humour. La question du corps est primordiale car première ; est monstrueux ce qui n'est pas en adéquation avec les normes. Ils sont authentiques, sincères et ne se cachent pas. C'est un renversement pour le moins choquant de la croyance des valeurs communes : le beau devient monstrueux et l'affreux aimable. Personnellement, je crois que l'époque de la réalisation du film participe à la puissance de sa sincérité car il n'y a pas d'effets spéciaux, les acteurs monstres jouent pour ainsi dire leur propre rôle. Toute l'horreur est reflétée dans un final où règne la vengeance des freaks sur l'indéniable inhumanité des personnages de Cléopâtre et Hercule. Une image inattendue, en parfait accord avec la première apparition du personnage, tel un oiseau spectaculaire... C'est déstabilisant car on est amené à se repositionner face à notre propre regard (de dégout, de moquerie ou de peur ?), et d'en tirer les conclusions. Comme l'annonce le prologue : « Jamais plus une telle histoire ne pourra être filmée ». Freaks est une exception, un bijoux du septième art qu'il faut préserver à sa juste valeur. Il retrace également un temps fort mais éphémère du cirque, celui de l'exposition de ces « curiosités », divertissement qui préservera toute son horreur et son mystère, symbole d'une époque et de sa mentalité. Mais ne serait-ce pas pour l'Homme amené à en montrer d'autres en spectacle que l'on a pitié ? N'est-ce pas lui qui nous fait peur ? Tout comme le personnage de Cléo à l'égard des freaks ?
De Drew Goddard
Avec Kristen Connolly, Chris Hemsworth
Film américain - Epouvante-horreur
Bande-annonce | Séances (92)
Sa note :
(4)
Sa critique : Quelle surprise ! Etant amateur du genre, je craignais que la bande-annonce fasse semblant d'être originale pour en fait retomber dans un déjà-vu soporifique, mais pas du tout ! Dès la scène d'ouverture, on pressent que ce film d'horreur n'est pas comme les autres et il déjoue avec subtilité les codes du genre, jusqu'à s'en moquer. Le scénario établit un parallèle intéressant entre un groupe de jeune prêt pour aller passer le week-end dans une cabane isolée en pleine forêt (le scénario vu et revu du film d'horreur type) et des employés a priori normaux qui les observent et les manipulent grâce à tout une série de boutons pouvant influer sur leur comportement, leur façon de penser ou leur positionnement dans l'espace. Ce sont les marionnettistes du film d'horreur qu'ils sont en train d'inventer. C'est eux qui décident de leur mort et du rôle qu'ils jouent. J'ai trouvé le concept très original et surprenant alliant l'horreur avec un côté thriller / science-fiction rythmé à toute allure. Les codes du genre se transforment en un jeu malsain et aléatoire. De plus en plus intriguant, plusieurs indices nous font comprendre qui sont ces gens, pourquoi ils font ça et comment ils y arrivent. Et ce qui semble être une fin évidente, dont on aurait pu se contenter, n'est qu'en fait que le début de la fin que j'ai vraiment adoré. Elle est surprenante et met en scène une série impressionnante de monstres en tout genre (je n'en dit pas plus) et achève en beauté et d'une façon imprévisible ce film qui semblait tant ressembler à tant d'autres. L'apparition "guest-star" de Sigourney Weaver vaut le coup d'oeil et est plutôt bien pensé. C'est le genre de film qu'on a envie de voir deux fois pour vérifier si l'on a tout compris. Le concept est original et m'a beaucoup intrigué. On aimerait en savoir plus sur l'origine de tout ça car c'est tellement gros qu'on voudrait avoir toutes les réponses mais ça reste ouvert à la réflexion : les images du Japon par exemple. En tout cas, c'est très surprenant et malin. Joss Whedon, réalisateur de "Avengers" et producteur de "La Cabane dans les bois" retranscrit un univers singulier et trash qui peut faire penser à celui fantastique et dérangeant (seulement certains épisodes) de la série "Buffy contre les vampires" dont il est le créateur... Ce qui semble être un survival banal se révèle être un florilège de tous les méchants conçus pour ce genre, répondant aux besoins d'une grande cause, très grande cause. Alléchant et inattendu : un jamais vu qui a du charme !
De John Madden
Avec Judi Dench, Tom Wilkinson
Film britannique - Comédie dramatique
Bande-annonce | Séances (243)
Sa note :
(3)
Sa critique : J'avais qu'une hâte en allant voir "Indian Palace", celle de revoir Maggie Smith à l'écran ; la plus grande actrice qui soit, avec Meryl Streep selon moi. J'ai pas été déçu car son personnage a priori raciste est très touchant et participe amplement à l'humour du film. Son personnage handicapé ayant besoin d'une prothèse à la hanche ne peut se faire opérer en Angleterre et remédie à ce problème en se rendant en Inde où l'intervention est bien plus rapide. Lors de son séjour à l'hôtel Marigold, faussement somptueux et plutôt miteux, elle s'entoure d'une bande de retraités venus en Inde pour diverses raisons ; Judi Dench est toujours aussi forte et tente de repartir de zéro après le décès de son mari, Tom Wilkinson revient sur son passé sinueux, Bill Nighy et sa femme ne peuvent se contenter d'un bungalow minuscule et découvrent un nouveau rythme de vie tandis que d'autres viennent pour trouver l'âme soeur ou encore pour s'amuser. Vous l'avez compris, "Indian Palace", au casting sexagénaire de luxe, présente autant de personnages que d'intrigues, ce qui fait qu'on s'attarde plus ou moins sur certain et que des longueurs prennent place afin de mettre à égalité les personnages. Seul le personnage de l'indien Dev Patel, propriétaire de l'hôtel, empatte le scénario par un jeu comique et lourd et dont l'histoire d'amour fait tâche parmi les seniors qui l'encerclent. Le résultat n'est pas mauvais ni sublime ; les décors aux couleurs chaudes et surpeuplés garantissent un dépaysement adéquat et la palette d'acteurs préservent notre attention qui serait totalement absente sans eux. Le début qui présente les personnages et l'arrivée en Inde sont super mais ce n'est qu'après qu'on se met à stagner... En tout cas, ça fait plaisir de voir des acteurs si vieux avec autant de patate.
De Alexandra Leclère
Avec Josiane Balasko, Mathilde Seigner
Film français - Comédie dramatique
Bande-annonce | Séances (410)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : N'ayant pas vu la bande-annonce, je ne savais pas à quoi m'attendre. Le trio féminin me tentait bien et je prévoyais d'avantage une comédie burlesque vu l'affiche. Loin de ma première impression, j'ai été très étonné de voir la tournure dramatique et profonde que revêt le troisième long-métrage de la réalisatrice Alexandra Leclère. "Maman" s'attache aux liens pourris et oubliés entre une mère absente depuis vingt ans et ses deux filles qui ont appris à faire avec, qui se sont soutenues pendant toutes ces années et qui ont su combler ce manque par l'affection fraternelle. Mais ce manque laisse des marques conséquentes sur leur mode de vie et leur caractère ; l'une étant trop froide et dure avec les hommes pour construire une relation stable et l'autre incapable d'avoir des enfants, terrorisée à l'idée d'être comme sa mère. Suite à son divorce, la mère remonte sur Paris, comme si de rien n'était, et demande à ses filles de l'aider à emménager. Les retrouvailles sont crues et brutales et les scènes familiales qui s'en suivent vont même jusqu'à être désagréables tellement les répliques de la mère sèment la zizanie et ne font qu'enfoncer le couteau dans la plaie. Les deux soeurs décident alors de kidnapper leur mère dans une maison recluse pour comprendre le pourquoi de ce désamour. Sans le jeu des actrices, cette histoire n'aurait aucun intérêt car elle requiert une telle ténacité intérieure que ça en devient toute la puissance du film. Les personnages, surtout dans la maison isolée où ils sont obligés de se confronter, sont littéralement à bout de nerfs et s'épuisent à s'exprimer. Ces scènes sur le fil du rasoir sont puissantes par ses actrices irréprochables qui laissent toutes transparaître une part d'intimité précieuse à la force émotionnelle qui émane du film ; et aussi par la mise en scène qui pourrait être ennuyeuse ou longue par moment mais qui sait justement accorder les silences et les révélations enfouis des personnages. Josiane Balasko est balaise ! C'est la première que la voit dans un tel rôle, si loin de la comédie légère dont elle a coutume. Son personnages est culotté et insensible. Marina Foïs se délivre dans des émotions fortes tandis que Mathilde Seigner s'approprie un personnage complexe mais bien maîtrisé. On peut croire que l'idée de séquestration est exagérée mais le propos est juste et fin, pas du tout exagéré, ce qui fait qu'on ne peut omettre cette sincérité violente. J'ai trouvé ce film touchant, même si le scénario met de côté comment les deux femmes sont amenées à séquestrer leur mère par une ellipse et que la fin, inattendue et ouverte, laisse planer le mystère.
De Arnaud Lemort
Avec Fred Testot, Jonathan Lambert
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (136)
Sa note :
(3)
Sa critique : Un petit film sympathique produit par Dominique Farrugia, l'ancien Nul, qui s'inscrit dans la même lignée que "L'amour, c'est mieux à deux", première réalisation d'Arnaud Lemort. Le scénario raconte l'histoire d'une bande de potes trentenaire, chacun au mode de vie différent mais bousculé par l'un d'entre eux (Fred Testot) qui tombe en dépression. Ils vont s'investir pour lui faire remonter la pente mais on s'aperçoit très vite qu'ils sont aussi déprimés que lui. Malgré un début mal amorcé et après la présentation des personnages, on suit cette histoire comique (sans être loufoque) avec grand plaisir. Le casting est friand ; je ne sais pas si c'est l'état de faiblesse du personnage de Fred Testot qui amoindrit quelque peu son jeu mais c'est bizarrement celui que j'ai le moins apprécié... Ses trois acolytes, peu connus sur grand écrans ou sinon dans des films comiques, sont très drôles et se complètent très bien. Les seconds rôles sont efficaces pour une fois ; j'ai tout de même eu un coup de coeur pour Laurence Arné, dans le rôle d'une aveugle fofolle sans complexe. Les parents juifs opticiens et l'américaine qui se traduit à chaque phrase participent à quelques situations cocasses. L'humour se traduit essentiellement par des jeux de mots barrés et du comique de situation. Là, c'est globalement positif mais le résultat reste approximatif dans sa réalisation, certaines blagues ont du mal à passer, des seconds rôles peu convaincants ralentissent le rythme (la brésilienne) et le tout reste trop simpliste. Des fois, le pathos ridicule prend le dessus, notamment quand les personnages se disputent pour savoir qui est le plus gros looser du groupe. Sinon, on passe un bon moment mais sans se délecter les papilles !
De Joss Whedon
Avec Robert Downey Jr., Chris Evans
Film américain - Action
Bande-annonce | Séances (532)
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Que dire ? Un film où tous les super héros à la mode se retrouvent pour vaincre un méchant pas si terrifiant ; on aurait pu avoir quelque chose de plus croustillant à se mettre sous la dent ! Bien que ce soit Joss Whedon le réalisateur (le créateur de la série "Buffy contre les vampires"), que le casting quatre étoiles réunis les bonnes coqueluches des derniers blockbusters (Robert Downey Jr., Chris Evans, Scarlett Johannson, Chris Hemsworth) et qu'on est envahi d'images de synthèses et d'effet spéciaux en tout genre, j'ai pas accroché. Bizarre, mais en même temps j'étais ni chaud ni froid pour aller le voir et les films de super héros, ça doit être super méga giga cool à jouer en tant qu'acteur, mais en tant que spectateur, c'est toujours la même chose ! Le scénario est trop simple (un méchant qui veut anéantir la Terre... Wouhou, jamais vu!) et la force maléfique est pour le coup décevante (Loki, dieu déjà méchant dans "Thor"), si bien qu'on a du mal à croire qu'il faut faire appel à cette horde de super héros pour le vaincre. Cela dit, l'humour est maintenu (Robert Downey Jr. s'y prend à merveille) et les scènes d'action s’enchaînent à toute vitesse ! Sa m'a pas empêché de piquer du nez, à mon réveil, j'ai pas eu du mal à me repérer, c'est toujours pareil. Les personnages établissent des liens peu percutant entre eux, tous individualistes à l'égo sur-dimensionné. Les dialogues sont pas très futfut et les personnages de Scarlett et Jeremy Renner passent en second plan. La scène finale se démarque un peu plus et voit les choses en grand en s'étendant dans toute la ville de New-York ; très impressionnante, les buildings s'effondrent comme des dominos et deviennent un terrain de jeu fun ! Après, les relations entre les personnages importent peu et je pense que seuls les fans trouveront l’intérêt de cette réunification, car franchement, moi, ça me passe au dessus. Trop de super héros tue le super héros. Mais il faut admettre que le résultat est bluffant techniquement et visuellement parlant mais pour le fond, il faut creuser, ou être un véritable fan car il n'y a aucune surprises mais on se réjouit déjà pour le deuxième volet de leurs aventures où un autre méchant va perdre son temps à se faire attraper par les héros ! Zut !
De Alexandre de La Patellière, Matthieu Delaporte
Avec Patrick Bruel, Valérie Benguigui
Film français - Comédie
Bande-annonce | Séances (726)
Sa note :
(4)
Sa critique : Malgré une bande-annonce ultra-redondante, qui ne met absolument pas le jeu des comédiens ni les variations dans le scénario en avant, j'y suis allé pour faire mon critiqueur sans pitié et bizarrement, j'ai passé un très bon moment, loin de moi ma première impression... Cette famille bourge bobo qui s'effrite sur l'histoire d'un prénom me paraissait trop légere, heureusement le scénario réserve des surprises. Le début présente les différents personnages ; leur statut, leur rencontre entre eux et remonte à l'enfance ; tout ça à l'américaine (ça m'a fait pensé au début des épisodes de "Desperate Housewives") où les plans s’enchaînent rapidement pour dynamiser le tout, avec une pincée d'humour et une voix-off. Et une fois les présentations faites, on passe au plat de résistance avec la soirée du samedi soir entre amis qui va tout faire flamber ! L'histoire du prénom n'est en fait que l'amorce d'une bonne série de quiproquos, malentendus, engueulades, secrets dévoilés et de règlements de compte servis par une bande de comédiens beaucoup plus subtils que j'aurais pu le penser. Très surpris par Patrick Bruel et Valérie Benguigui et Charles Berling sont incroyablement fins et comiques ! Si bien que je dirais qu'ils arrivent à la hauteur du quatuor de "Carnage" (Jodie Foster, Kate Winslet, etc...) de Roman Polanski où toute l'action du film se concentre aussi dans un appartement, où ça part en cacahuète (et c'est aussi l'adaptation d'une pièce de théâtre pour le coup). Donc oui, j'ai été agréablement surpris par le scénario riche en révélations et en scandales familiaux diamétralement hilarants grâce à des répliques efficaces. On partage le plaisir des acteurs qui s'amusent dans ces nombreuses situations cocasses. La mise en scène est très propre (j'ai quand même repéré un bon nombre de faux raccord!), alternant gros plans et vue d'ensemble dans cet appartement ; c'est rythmé et drôle. Là, on regrette pas une seule fois que ce soit des Français!

Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
| Tous les cinémas | Toutes les séries | Mes réservations ciné
Plan du site
Des idées, des remarques à nous suggérer sur notre site. Donner mon avis !
avec
Partenaires : Goom Radio (musique), Au féminin (magazine féminin), Up Concert (concerts)