Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 1710 résultats
Sa note :
(4)
Sa critique : Jamais le quotidien des forces de l’ordre n’a été traité avec une telle véracité crue que dans ce long-métrage que Bertrand Tavernier tira du témoignage d’un enquêteur de la brigade des stupéfiants parisienne. En se documentant sur les conditions de travail harassantes de ses flics, sur la condition des toxicomanes et les méthodes illégales de leurs dealers, il détaille à la manière d’un documentariste cet univers sordide et cruel et en fait un réquisitoire puissant. Bien loin des clichés des polars classiques, il s’agit bien d’un drame social engagé, rythmé comme un excellent thriller et porté par un casting parfaitement crédible.
Sa note :
(5)
Sa critique : Ce grand classique est sans conteste la plus belle œuvre cinématographique que nous ait apporté le cinéma japonais. Akira Kurosawa parvient à rendre passionnante cette histoire sur une durée de trois en chapitrant son récit en trois parties d’une même durée, entre le recrutement des samouraïs, leur vie dans le village et la bataille finale. La mise en scène très détaillée, la musique et le charisme des acteurs permettent de rendre aussi les scènes de batailles palpitantes que les relations entre paysans et rônins émouvantes et drôles. Mêler ainsi drame social, la violence et l'amour à pertir d'un scénario qui aujourd'hui parrait désuet est un coup de génie de la part du réalisateur nippon. La morale et la splendide photographie noire et blanc rappellent forcément les classiques américains, ce qui explique qu’il inspira un remake en western.
De Alain Cavalier
Avec Vincent Lindon, Alain Cavalier
Film français - Comédie dramatique
Sa note :
(2,5)
Sa critique : Cet étrange exercice de style de Alain Cavalier consiste à se filmer, Vincent Lindon et lui, à jouer les rôles d’un président et de son premier ministre. Cette curiosité artistique est donc à la fois un thriller politique et son propre making-of, ce qui peut aisément décontenancer le public. La maitrise des longs plans séquences, le rythme bien ciselé et l’alchimie entre les deux acteurs-personnages rendent le résultat intéressant à voir. Mais, au delà de la singularité de cette narration, le coté fictionnel se base sur des discussions stratégiques entre les responsables politiques qui parviennent à rendre captivantes certaines scènes de ce long-métrage inclassable.
De Martin Scorsese
Avec Paul Newman, Tom Cruise
Film américain - Comédie dramatique
Sa note :
(3,5)
Sa critique : 25 ans après L’ARNACOEUR de Robert Rossein, Paul Newman reprend son rôle d’Eddie Felton devant l’habile caméra de Martin Scorsese. Si le fil conducteur du film n’est plus la psychologie tourmentée de l’ancien pro du billard reconverti dans le commerce de l’alcool, le scénario se basant sur l’apprentissage de l’art du bluff à un jeune disciple est une excellente opportunité pour le réalisateur de revenir à ses thèmes de prédilection, les magouilles et le pouvoir de l’argent. Dans le rôle du novice prometteur, Tom Cruise semble en faire trop pour équilibrer la froideur du vieux Newman mais leur talent donne un énorme charisme à leur duo. La qualité des scènes de billard est splendide et le rythme des défis les rendent passionnants. Ce que nous offre là Scorsese n’est donc réservé ni aux joueurs de billards ni aux fans du premier film.
Sa note :
(3,5)
Sa critique : Robert Rossein parvient à filmer le monde du jeu avec un ton si pessimiste que sa vision du monde des paris et des salles de billards semble parfaitement adaptée à son film noir. Au-delà de la photographie très obscure et de la prestation pleine d’intensité du casting, dans lequel George C. Scott m’a davantage impressionné que Paul Newman, la puissance du film me semble provenir de la tension ressentie au cœur des interactions entre les personnages d’où naissent la passion, le suspense et même certaines interrogations philosophiques sur l’honnêteté et le triomphalisme facile.
De Jacques Audiard
Avec Mathieu Kassovitz, Anouk Grinberg
Film français - Comédie dramatique
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Le récit redondant et appuyé par une voix-off omniprésente fait perdre tout son rythme à l’adaptation que Jacques Audiard a fait du roman de J.F. Deniau. Pour son deuxième film, Le jeune réalisateur avait encore bien du mal à donner de l’épaisseur à ses personnages et de la force à sa mise en scène. Heureusement la prestation de Mathieu Kassovitz et la reconstitution de cette époque troublée d’après guerre donnent un semblant de crédibilité à son histoire romanesque. En cherchant à insérer son sujet, le mensonge, tant dans le fond que dans la forme de son film, on en vient à ne plus savoir où a voulu en venir le cinéaste.
De Jacques Audiard
Avec Jean-Louis Trintignant, Jean Yanne
Film français - Policier
Sa note :
(2)
Sa critique : Malgré sa double narration mal alambiquée et son manque de sentiments, le coup d’essai de Jacques Audiard était à l’époque la preuve que le réalisateur a un certain potentiel qu’aujourd’hui personne n’oserait nier. En choisissant de réaliser un thriller très noir il s’est risqué à entrer dans une intrigue classique sur le thème de la vengeance, mais il parvient à la rendre originale en essayant de mettre en parallèle les histoires du vengeur et du couple de tueurs, mais le résultat est si amer qu'il semble ne mener que vers une surenchère de dramatisation autour de ces trois personnages. Le film n’est finalement à voir que pour ses interprètes et bien sûr pour les fans d’Audiard curieux de redécouvrir son premier passage derrière la caméra.
De David Cronenberg
Avec Jennifer Jason Leigh, Jude Law
Film canadien,français,britannique - Science fiction
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Rien d’étonnant qu’à la fin des années 90 David Cronenberg, qui a toujours eu pou sujet de prédilection la quête d’identité au cœur de mutations tant physiques que spirituelles, ait voulu tenter de donner sa version de cette thématique alors très à la mode, la limite entre mondes réel et virtuel. Le réalisateur nous entraine dans une énigme confuse mêlant des questions sans réponses et l’imagerie d’une technologie organique écœurante. Cependant, ces sentiments de confusions, de doute et d’écœurement pourrait sembler une bonne idée pour déstabiliser intelligemment le spectateur si ils n’entravaient le suspense et que le tout n’était pas esthétiquement et narrativement mal filmé. C’est dommage qu’il faille attendre le rebondissement final pour trouver de l’intérêt à cet OVNI prometteur.
Sa note :
(2,5)
Sa critique : La petite histoire dans la grande Histoire, voilà ce que nous propose Wargnier dans son film. La petite histoire est celle d’une passion entre un soldat français et une jeune rebelle indochinoise observée depuis le point de vue de la mère adoptive de cette dernière attirée elle aussi par le même jeune homme. La grande Histoire est celui de la lutte armée qu’entraina la décolonisation de l’Indochine. Le point de vue de la première et le traitement peu documentée de la seconde me laisse l’impression que le réalisateur est passé à coté de son sujet. Sur la forme cependant, le travail est bien mieux maitrisé. La qualité de la musique, des images et des décors devient ainsi l’avantage premier du film. Reste encore le casting dont on pouvait attendre mieux que ce jeu très théâtral.
De Rachid Bouchareb
Avec Jamel Debbouze, Samy Naceri
Film français,algérien,belge,marocain - Guerre
Sa note :
(4)
Sa critique : Filmée avec autant de justesse que de brutalité, cette superbe leçon d’histoire nous permet de découvrir la lutte de ces héros oubliés de furent ces habitants de régions colonisés envoyés en missions suicides en France occupée. Aussi bien la caractérisation des personnages que la mise en scène des fusillades sont dignes des superproductions dont Rachid Bouchareb semble s’inspirer, mais à cette qualité de la réalisation, que l’on pourrait qualifier de conventionnelle, vient s’ajouter la sincérité des interprètes. Si Jamel Debbouze et Samy Nacery ont du mal à mettre de la subtilité dans leur jeu, Sami Bouajila m’impressionne dans ce rôle à travers lequel le drame devient un appel dénonciateur très fort. Quand un pamphlet passionné entraine ainsi la polémique jusqu’au plus haut sommet du pouvoir politique, on ne peut le qualifier que de réussite.

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