Ex. : Dark Shadows, Madagascar 3, UGC Paris, 69001, Marseille...
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1 - 10 sur 19 résultats
De Jean-Luc Godard
Avec Marino Mase, Genevieve Galea
Film italien,français - Fantastique
Sa note :
(3)
Sa critique : Les carabiniers est un film dur à critiquer car il est insaissisable. Historiquement, Les carabiniers est contemporain au Mépris, mais admettez que cela ne vous éclaire en rien sur l'oeuvre en elle-même. Le contexte est critique, le film a été tourné en trois semaines avec un budget dérisoire. C'est notamment pour cette raison que, techniquement, les lacunes sont évidentes; mais chez Godard il faut dépasser le stade des effets visuels pour parvenir à la grandeur de l'oeuvre. Les carabiniers est une fable cynique sur l'aliénation idéologique fondée sur de fausses promesses. Les deux héros, récrutés par des carabiniers leur promettant monts et merveilles quand la hache de guerre sera enterrée, finiront assassinés par ces mêmes carabiniers ayant reçu l'ordre d'exécuter les anciens criminels de guerre puisque le conflit s'est soldé par une capitulation de ce "roi" dont on entend toujours parler sans jamais le voir que par le biais de missives. Une réalisation humble, doté d'un propos bien développé mais on ne peut se défaire de l'impression que tout y est monté vaille que vaille, que l'intrigue, prenant place dans un royaume imaginaire, est artificielle et que certains passages sont d'un ennui redoutable à l'instar des descriptions de cartes postales. Néanmoins, on passe un agréable moment de cinéma, tout en subtilité.
De Michael Curtiz
Avec Humphrey Bogart, Ingrid Bergman
Film américain - Romance
Sa note :
(3)
Sa critique : Certes, Casablanca est un film culte, mais permettez moi de vous dire qu'il n'est pas exempt de tous reproches. Non seulement le film n'a pas d'action principale mais en plus il traîne avec lui une sentimentalité à l'eau de rose qui en effraierait plus d'un; enfin, les scènes d'extérieurs apparaissent comme les archétypes des artifices hollywoodiens. En dépit de ces défauts incontestables, Casablanca présente également d'évidentes qualités comme l'humour cinglant maitrisé à merveille, un romantisme réservé, le portrait d'un homme en apparence cynique mais qui cache au fond de lui un idéaliste convaincu. Casablanca est donc certainement un film surcôté mais qui n'est pas vide pour autant.
Sa note :
(2)
Sa critique : Aussi étrange que cela puisse paraître, je m'attendais à pire. Je ne prétends pas avoir été transcendé par Irréversible mais on a vu bien plus médiocre, principalement chez les réalisateurs français actuels. La structure narrative est montée de façon intéressante, en partant de l'épilogue pour revenir aux prémices de cette sombre affaire. Hélas, cette idée originale est gâchée par une utilisation prétentieuse et malhabile de la caméra qui ne confère pas la gravité souhaitée. Pour autant, je ne rejoins en aucun cas les détracteurs arguant de la soi-disant "horreur" voire de la "pornographie pour discréditer ce film. C'est un argument fallacieux car Verhoeven, Trier, Kubrick, Cronenberg même ont montré des choses bien plus osées sur l'écran. En contrepartie, j'admets l'inutilité de certaines scènes dont la violence ouverte est totalement gratuite. Que dire de plus sur cet "Irréversible" sinon que c'est un film mineur du cinéma ?
De Blake Edwards
Avec Peter Sellers, Claudine Longet
Film américain - Comédie
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(1)
Sa critique : Cela faisait déjà fort longtemps que Peter Sellers et Blake Edwards étaient descendus de leurs piédestal dans mon esprit, The party en est un exemple criant. Ce film, d'une nullité absolue et d'une bêtise confondante, ne présente qu'une succession de gaffes au cours d'une soirée, profond n'est-ce pas ? Encore une de ces comédies plates, incapables d'aller plus loin que leurs intrigues... Cela dit, même l'humour est douteux.
De Roman Polanski
Avec Jack Nicholson, Faye Dunaway
Film américain - Policier
Sa note :
(1,5)
Sa critique : Je vois déjà les faux intellectuels se répandre en compliments pour l'hommage aux films noirs qu'est Chinatown. Foutaises ! Ce n'est pas un hommage mais bel et bien une réplique aseptisée ! A partir de là pourquoi s'éterniser dessus ? Polanski était en panne d'inspiration, voilà tout, ce n'est en rien blâmable; mais de là à recycler tous les vieux stéréotypes du film noir des années quarantes, il y a une limite à ne pas franchir.
Sa note :
(4)
Sa critique : Jim Jarmusch est né dans une époque où les genres ne naissent plus, ils meurent. De ce fait, sa carrière est passée par différentes étapes, du road movie volontiers absurde aux micro-fictions contenant diverses histoires sans intérêt, mais toujours teintées d'humour. C'est dans ce contexte que Dead man arrive, en 1995 et il constitue une rupture totale avec les anciens gestes d'écriture de Jarmusch. Si, au premier abord, dead man paraît assez conforme au western basique, ce n'est pas le cas. La portée du film serait bien ténue si elle s'en tenait à reconstituer les motifs majeurs du western. Là, Jarmusch mène la réflexion plus loin, c'est le voyage intérieur de Blake qui passe à l'alambic, son parcours initiatique qui s'achèvera irrémédiablement sur sa mort. Cette mort n'est toutefois pas anodine, elle a une signification: elle constitue un dépassement des barrières étroites et matérielles de la vie.
De David Cronenberg
Avec Ralph Fiennes, Bradley Hall
Film britannique,canadien - Thriller
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(4)
Sa critique : Spider n'est pas que la simple histoire d'un névrosé se souvenant des causes de son traumatisme, c'est avant tout une recherche de vérité, une recherche délibérée ayant pour but de reconstituer les circonstances dans lesquelles son père a tué sa mère. Ce besoin ne peut que nous étonner, on sait depuis Proust que nous subissons les réminiscences et non pas que nous les créons volontairement, dans un but précis. Ainsi, les rapports au temps deviennent plus complexes, il n'est pas simple de dissocier présente et passé et, par-là même, les rapports aux corps en sont fortement influencés. D'autant plus que Cronenberg exploite cette ambiguïté en mettant en scène, lors des séquences remémorées, le corps du Spider enfant, petit garçon blond, chétif et taciturne, et le Spider d'aujourd'hui qui a sombré dans la folie. Si le film se termine sur une conclusion parfaitement rationnelle, le mystère est toujours bien présent.
De Roy Rowland
Avec Mickey Spillane, Shirley Eaton
Film britannique - Policier
Sa note :
(2,5)
Sa critique : A l'occasion de cette rétrospective que j'ai jugé intéressante, je suis allé voir ce "Solo pour une blonde" qui a fait plus parler de lui en une semaine qu'en quarante ans d'existence. Au final, il ne rentrera pas dans les perles oubliées du septième art, on a vu largement mieux dans les films noirs américains. Toutefois, si le film est tout ce qu'il y a de plus banal, notons que l'auteur de l'ouvrage sur lequel se fonde la réalisation est aussi l'acteur principal, ce qui nous amène à réfléchir le film sous un angle plus théorique: qu'est-ce que l'auteur a voulu dire au travers de ces aventures ? Pourquoi avoir opté pour un style aussi iconoclaste, une atmosphère aussi tortueuse, un new york aussi désenchanté ? Hélas, toutes ces questions restent en suspens et seule la trame artificielle qui est celle de l'intrigue policière, sera résolue. Emblème de la fiction pulp, on a vraiment la désagréable impression de ne voir là qu'une compilation de clichés. Robert Aldrich qui, lui aussi, s'était essayé à adapter un roman de Spillane s'y était bien mieux pris. Pour les amateurs de polars, je le conseille; pour les autres, passez votre chemin.
Sa note :
(2)
Sa critique : Généralement, je suis le premier à défendre Cassavetes car, idéologiquement, je me repère tout à fait dans sa conception du cinéma. On va vers la spontanéité, le naturel, on filme l'intimité des gens, qu'elle soit banale ou sublime, peu nous importe: la dramaturgie est au diapason de l'être humain. Mais là, Gloria ne m'a pas ému le moins du monde. Loin de ses succès indépendants, Cassavetes n'est plus que l'ombre de lui-même. L'histoire se cantonne à un road movie convenu avec des acteurs terriblement caricaturaux que ce soit les hommes aux intentions peu scrupuleuses, exerçant leur malignité sur une femme tombée au mauvais endroit au mauvais moment et qui doit fuir pour aider un gosse porto-ricain livré à lui-même... Je suis convaincu que même Jean Girault aurait ét plus inspiré, et pourtant je fais peu cas de son cinéma. D'autant plus que le dénouement est d'une banalité confondante. Le courant n'est pas passé cette fois-ci. Une grande déception, la seule que j'aie eue avec Cassavetes.
De Brian De Palma
Avec Josh Hartnett, Scarlett Johansson
Film américain,allemand - Policier
Bande-annonce | Séances (1)
Sa note :
(3)
Sa critique : Brian de Palma a toujours été en odeur de sainteté chez moi. Là, je reste partagé: d'un côté, nous avons une adaptation d'un livre édifiant de James Ellroy où les personnages sont interprétés par des acteurs doués, on ne peut plus crédibles et où la trame tient miraculeusement, en dépit d'un nombre conséquent de rebondissements, tous aussi imprévus les uns que les autres. De l'autre, nous avons une criante pauvreté technique, de la réserve inutile sur l'horreur que pourrait contenir quelques scènes, une utilisation prétentieuse des ralentis qui n'ont que faire ici et une intrigue inutilement compliquée. Ces deux versants du Dahlia noir sont acceptables, reste à savoir s'il a, ou non, répondu à vos attentes. Moi, je demeure mitigé.

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